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Le Faouët (Morbihan)

commune française du département du Morbihan
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Faouët.

Le Faouët
Le Faouët (Morbihan)
La chapelle Sainte-Barbe du Faouët.
Blason de Le Faouët
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Gourin
Intercommunalité Roi Morvan Communauté
Maire
Mandat
André Le Corre
2014-2020
Code postal 56320
Code commune 56057
Démographie
Gentilé Faouëtais, Faouëtaises
Population
municipale
2 811 hab. (2016 en diminution de 1,02 % par rapport à 2011)
Densité 83 hab./km2
Population
aire urbaine
25 412 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 02″ nord, 3° 29′ 25″ ouest
Altitude Min. 53 m
Max. 202 m
Superficie 34,03 km2
Localisation

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Le Faouët

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Le Faouët
Liens
Site web lefaouet.fr

Le Faouët [lə fawɛt] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

Le Faouët (Ar Faoued en breton) fait partie de la Cornouaille morbihannaise. Son territoire est délimité à l'ouest par le cours du ruisseau du Moulin du Duc (frontière avec la commune limitrophe de Le Saint), au sud-ouest par celui de la rivière Inam (frontière avec les communes limitrophes de Guiscriff et Lanvénégen) et à l'est par celui de la rivière Ellé (frontière avec les communes limitrophes de Priziac et Meslan). La confluence de l'Ellé et de l'Inam constitue l'extrémité sud de la commune.

La ville est installée sur une colline qui culmine à 152 mètres d'altitude. Au centre de la ville, se trouvent les halles du XVIe siècle, vers lesquelles convergent les routes des villages voisins. La route départementale 769, une voie rapide reliant Lorient à Roscoff, contourne par l'est la ville en décrivant une grande courbe. Le plateau de Sainte Barbe, au nord-est de la petite cité, sur lequel est construit un clocher-beffroi abritant une cloche, surplombe de plus de 100 mètres le cours de l'Ellé. Ses versants abrupts, au sud et à l'est, sont occupés par une futaie. Au XVIe siècle, sur un terrain exigu, une chapelle dédiée à sainte Barbe a été construite.

À environ 2 km au sud de la ville, le bourg de Saint-Fiacre, qui s'est développé à proximité de la chapelle homonyme, constitue une importante agglomération secondaire. En 1793, y étaient recensés 129 habitants.

Description du bourgModifier

André Mussat a décrit en ces termes le bourg du Faouët :

« Au Faouët, la célèbre halle du XVIe siècle occupe le centre d'une très vaste place loin du château, disparu dès le XVe siècle, et de l'église, un peu à l'écart et sans dégagement. Autour de cette halle, le souci de garder des terrains libres explique une ampleur dans laquelle pouvait se loger, en 1715, une chapelle de la Congrégation (abattue en 1953) et, dès le XVIIe siècle, le couvent des Ursulines. Toute la vie se concentra alors autour de ce grand espace[1]. »

Liste des lieux-ditsModifier

  • Barregan
  • Beg er Roch
  • Beg Roz
  • Bodez
  • Bois Clos, le
  • Bois du Mur
  • Botoharec
  • Boutouloué
  • Brancardic
  • Brugou, (le)
  • Coadic en Ny
  • Coat en Haie
  • Coat Loret
  • Coat Palès
  • Coat Quenven
  • Cosquéric
  • Cravic, (le)
  • Croch Besquellou
  • Croch Morvan
  • Croix Verte, (la)
  • Diarnelez
  • Drezers
  • Faouët, (le)
  • Gohlen, (le)
  • Gorez
  • Grand Pont, (le)
  • Guernalez
  • Guervienne
  • Helles (le)
  • Keranna
  • Ker Baniel
  • Ker Calvez
  • Ker Maria
  • Ker Yannick
  • Keranrouë
  • Keranval
  • Kerauffrédic
  • Kerballec
  • Kerbic
  • Kerbloch
  • Kercadoret
  • Kerdaouscoët
  • Kerdouriou
  • Kerdudou
  • Kerforc'h
  • Kerforc'h Vihan
  • Kergoff
  • Kergroës
  • Kerihuel
  • Keriellou Vihan
  • Keriellou Vras
  • Kerly
  • Kermaguer
  • Kermine
  • Kernot Vian
  • Kernot Vras
  • Kernou
  • Kerosa
  • Kerozec
  • Kerroc'h
  • Kerrousseau
  • Kerscoët
  • Kerscuber
  • Kersoufflet
  • Kervidonnic d'en Haut
  • Kervinien
  • Lambelleguic
  • Lande de Saint Fiacre
  • Leinlosten
  • Leinmeur
  • Lindorum
  • Métairie Neuve, la
  • Miné Cosquer
  • Miné, le
  • Minémeur
  • Moulin Berzen
  • Moulin Blanc
  • Moulin de Barregan
  • Moulin d'en Haut
  • Moulin du Guel
  • Moulin du Mur
  • Moulin du Pont Blanc
  • Ouarioua
  • Parc Charles
  • Parc Marrec
  • Penanrun
  • Penfel
  • Petit Coat Loret
  • Petit Coat Queven
  • Petit Cosqueric
  • Pont Blanc
  • Pont du Duc
  • Pont du Hellès
  • Pont du Mabot
  • Pont er Lann
  • Pont er Mahat
  • Pont Priant
  • Pont Tanguy
  • Porz en Haie
  • Restalgon
  • Restemblaye
  • Rozenlaër
  • Saint Adrien
  • Sainte Barbe
  • Saint Fiacre
  • Saint Jean
  • Saint Sébastien
  • Stang Groez
  • Stéroulin
  • Toulsable
  • Trosalaün
  • Ty Ascouët
  • Ty Blomen
  • Ty Cosquéric
  • Ty Cravic
  • Ty Lann
  • Ty Nehué
  • Ty Parc
  • Ty Planche
  • Ty Poder
  • Villeneuve Barrégan
  • Villeneuve Pont er Lann
  • Villeneuve Rouzen

Distance de plusieurs villes françaisesModifier

Ville Quimperlé Lorient Pontivy Quimper Morlaix Vannes Saint-Brieuc Brest Rennes Nantes Paris Nice
Distance

Orientation

19 km

(S)

33 km

(S-E)

39 km

(E)

47 km

(O)

66 km

(N-O)

69 km

(S-E)

75 km

(N-E)

84 km

(N-O)

134 km

(E)

171 km

(S-E)

439 km

(N-E)

959 km

(S-E)

ToponymieModifier

Les plus anciennes graphies connues du nom de la ville sont Fauet vers 1330[Note 1], sous la forme latine Fagetum en 1368 et 1405 et Le Fauoet au XVe siècle. Le nom en breton de la commune est Ar Faoued (à comparer au gallois ffawydd). L'étymologie du lieu (qui se retrouve dans celle du Puy du Fou, de Torfou, Faux, Faye ou dans l'anthroponyme du marquis de La Fayette), provient de faou, lui-même issu du latin fagus (hêtre), et conduit à interpréter le toponyme comme la « hêtraie », cette essence étant en effet très abondante dans la commune[2].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

 
hache de combat en cuivre de Kersoufflet (hache avec le manche)

Plusieurs trouvailles attestent d'une présence humaine à l'âge du bronze sur le territoire de la commune. Ainsi une hache de combat en cuivre arsenié d'un poids de 2 700 grammes datant de l'extrême fin du troisième millénaire avant notre ère (transition Néolithique/Âge du Bronze) a été découverte en 1882 au village de Kersoufflet et un petit dépôt de 14 haches à douille, sorte de monnaie avant l'heure, a été découvert en 1909 au village de Keranval et Rosenlaër[3]. La hache de combat est aujourd'hui en exposition au Musée d'Archéologie nationale. Cette hache avait plus une fonction ostentatoire que pratique. Elle dénote de la maîtrise technique des premiers artisans du métal.

Moyen Âge et Époque moderneModifier

Les seigneurs du FaouëtModifier

 
Gisants de Perronnelle de Boutteville et de Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux.

La châtellenie du Faouët était située tout le long de la partie ouest de la vicomté de Gourin. Cette châtellenie était bornée au nord par la châtellenie de Carhaix et la baronnie de Rostrenen ; à l'est elle joignait les territoires de Rohan et de Guémené ; au sud ceux de la Rochemoisan (près d'Hennebont) et Quimperlé. Une de ses dépendances, la seigneurie de Kerjan, englobait les paroisses de Paule et Glomel, ainsi que la trève de Trégornan.

Le Faouët était le siège d'une seigneurie, l'agglomération devant probablement son existence à un château fort détruit lors de la guerre de Succession de Bretagne au XIVe siècle[4]. Les premiers seigneurs du Faouët, dont nous ignorons le nom, furent sans doute des cadets des vicomtes de Gourin. L'un d'entre eux, Geoffroy du Faouët, participa aux croisades au temps de Saint Louis ; sa veuve vivait encore en 1273 : c'est d'elle qu'il est question dans la "ballade de l'épouse du croisé")[5]. Plusieurs familles se succédèrent par la suite à la tête de celle-ci : les Bouteville[6], originaires de Normandie, du XIVe au XVIe siècle (par exemple Yves de Bouteville est baron du Faouët en 1547), puis à la suite d'une alliance, les Goulaine du XVIe au XVIIe siècle, puis les Du Fresnay et en 1740 les Argouges de Rannes ; enfin à la veille de la Révolution, les Montreuil.

La seigneurie fut érigée en baronnie en 1495 par la duchesse Anne de Bretagne. La famille de Bouteville a laissé le souvenir d'une famille de grands bâtisseurs. On leur doit notamment la construction des chapelles de Saint-Fiacre et de Sainte-Barbe, des joyaux de l'art gothique flamboyant, et des halles du Faouët. Ils occupèrent des charges importantes de chambellan du duc François II et du roi de France François Ier. Leurs armes « d'argent à cinq fusées de gueules en fasce » figurent toujours sur les vitraux des chapelles Sainte-Barbe et Saint-Fiacre. Elles y sont soit entières soit mi-parti avec celles des Quimerch, des Coëtquenan et des du Chastel, les familles avec qui ils étaient alliés. Elles servent aujourd'hui de blason à la ville du Faouët. Les Goulaine participèrent activement aux guerres de la Ligue. Bien qu'ils aient soutenu Mercœur dans ses visées séparatistes, ils réussirent à obtenir le pardon du roi en raison de leur droiture. Claude II de Goulaine, le dernier des Goulaine, démembra le domaine de la baronnie et vendit séparément les différentes parties. René Du Fresnay de Coetcodu, dont la famille était originaire de Langoëlan, lui acheta en 1644 le château du Faouët et de nombreuses terres. Les seigneurs du Faouët percevaient de nombreux droits et taxes dont un droit de passage sur les différents ponts permettant d'accéder à la ville : le pont Dynam à l'ouest, le pont de la Coutume au sud et le pont Tanguy à l'est.

Le château fort des Boutteville au Faouët, que le chroniqueur médiéval Jean Froissart qualifie de « petit fort », fut assiégé en 1342 par les troupes du roi d'Angleterre Édouard III pendant la guerre de Succession de Bretagne. Une garnison anglaise s'y installa mais le château fut successivement repris par les partisans de Charles de Blois et de Jean de Montfort. À la fin de la guerre, le château était ruiné et les seigneurs du Faouët firent de leur manoir à Le Saint leur résidence principale. Ils ne se réinstalleront dans la petite ville qu'au milieu du XVIe siècle.

Les seigneurs du Faouët étaient également seigneur de Barrégan, du nom d'une terre leur appartenant où se dressait autrefois un château-fort dominant la vallée de l'Ellé dont les restes encore impressionnants sont toujours visibles. Cette forteresse constituait peut-être le premier château du Faouët.

L'auditoire de la juridiction seigneurial du faouët et la prison étaient situés sur l'actuelle place des halles[7]. L'auditoire était adossé à la chapelle de la congrégation, aujourd'hui détruite. Il servira après la Révolution pendant un temps de mairie.

Les seigneurs de DiarnelezModifier

 
croquis du manoir de Diarnenez tel qu'il apparaissait au début du vingtième siècle.

Le manoir ou château de Diarnelez était situé à 5,5 km au nord-ouest du bourg du Faouët, sur un plateau dominant la vallée du ruisseau du moulin du Duc. La seigneurie de Diarnelez appartenait à la fin du XIVe siècle à un dénommé Daniel Adam. Ensuite la seigneurie passa à la famille Le Rousseau de Lanvaux, par le mariage d'Alix Adam, fille de Daniel, avec un dénommé Alain Le Rousseau. Elle appartiendra à la famille Le Rousseau jusqu'en 1717 et la disparition de Guillaume Colomban Le Rousseau, dernier représentant mâle de cette famille, ces derniers se succédant de père en fils. Le domaine passera par la suite à la famille de Maupéou, par le mariage d'une petite-fille de Guillaume Colomban Le Rousseau avec René Théophile de Maupéou, oncle du chancelier de Louis XV. Le seigneur de Diarnelez avait droit de haute, moyenne et basse justice, et l'auditoire de la juridiction se trouvait à Restangoaquen, sur la paroisse de Langonnet. Les Le Rousseau portaient : d'argent à 3 fasces de gueule . Ces armes figurent à côté de celles des barons du Faouët sur les vitraux de la chapelle Saint-Fiacre[8].

Le manoir de Diarnelez se présentait au début du XXe siècle, avant sa destruction, comme un ensemble composé d'un corps de logis principal datant probablement du règne de Louis XIII bien que portant la date 1702 sur un fronton et d'une aile en équerre à l'ouest plus ancienne. L'aile comportait une belle galerie de sept arcades en arc brisé datant du XVIe siècle et se terminait par une tour massive avec un toit en poivrière, la tour étant peut-être le reste d'un ancien château-fort. Les quatre fenêtres de l'aile étaient surmontées de lucarnes avec gâbles à crochets. La chapelle et le colombier avaient déjà disparus à cette époque. Par la suite la tour sera décapitée et en 1973, l'aile sera démontée et transférée dans le Finistère.

XVe siècleModifier

 
Blasons d'un vitrail de la chapelle Sainte-Barbe du Faouët; y figurent les armes des Bouteville (en entier en supériorité et sinon mi-parti avec celles des familles alliées : du Chastel ; Quimerch ; Coëtquenan) ainsi que les armes entières des Toulbodou.

Dans un acte daté du , Jean de Bouteville, à la demande de Jean de Toulbodou, fait donation d'une parcelle de terre au lieu-dit Roc'h ar Marc'h bran (nom signifiant montagne du corbeau mâle en français) pour l'édification d'une chapelle en l'honneur de sainte Barbe. En effet une légende rapporte que Jean de Toulboudou, seigneur de Guidfoss en Plouray, fut surpris par un violent orage dans les environs de Roc'h ar Marc'h bran alors qu'il était parti à la chasse. Craignant pour sa vie, d'énormes rochers frappés par la foudre étant sur le point de le broyer, il invoqua alors sainte Barbe et lui promit de lui bâtir une chapelle à cet endroit même s'il en réchappait. Ayant eu la vie sauve, ce sera chose faite.

Les hallesModifier

 
Les halles.

L'existence des halles est attestée dès 1542. Celles-ci sont mentionnées dans un aveu du seigneur du Faouët où il est dit qu'elles lui appartenaient de temps immémorial[9]. Il s'y tenait marché tous les mercredis, ainsi que neuf foires annuelles, puis quatorze à partir du XVIIe siècle. Elles constituaient un revenu substantiel pour le seigneur du lieu qui percevait diverses taxes. La plus rentable était celle dite de la « grande verge » prélevée sur les papiers (110 livres par an), venaient ensuite la « place des estaulx » (22 livres/an), la « place de cuyr » (8 livres/an), la « place de laine » (8 livres/an) et la « coutume des mareschaulx » (20 sous/an). L'édifice sera racheté par la municipalité en 1815 à la famille d'Argouges de Ranes alors que celui-ci est à moitié en ruine et fera l'objet par la suite de nombreux travaux de restauration. Une chambre d'horloge sera installée sur le faîtage, remplacée ensuite par un clocher[10].

XVIe siècleModifier

En 1595, La Fontenelle dut abandonner le bourg ; il s'empara du château de Cremenec, situé non loin de là à Priziac.

XVIIe siècleModifier

Cette commune est citée pour avoir participé à la « Révolte des Bonnets rouges » ou « Révolte du papier timbré » survenue en 1675[11].

XVIIIe siècleModifier

 
L'auberge du Lion d'or devenue les Trois-Piliers puis démolie en 1878.

Cette petite ville devient célèbre par les activités de Marion du Faouët, chef d'une bande de brigands. L'agglomération du Faouët dépasse alors le millier d'habitants comme ses voisines de Gourin et Guémené. La place des Halles est entourée de constructions à piliers permettant d'en faire le tour sans être mouillée ce qui fait dire au marquis De Robien en 1756 que les devants des maisons soutenus par des piliers entourant la place forment un porche agréable à la vue. La dernière maison à piliers de l'agglomération, située rue du Château, sera détruite dans les années 1950.

Affaire Louis Le Ravallec (1732)Modifier
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Le cadavre d'un jeune paysan de Langonnet, Louis Le Ravallec, est retrouvé en avril 1732 près du moulin de Barrégan le lendemain d'un jour de pardon à Saint-Fiacre auquel il s'était rendu. Les juges concluent dans un premier temps à une noyade dans la rivière Ellé. Mais très vite une rumeur contredit cette version des faits. Il aurait en fait été assassiné près du lieu-dit Penfel où des bruits suspects auraient été entendus dans la nuit, battu à mort par ses compagnons de route puis traîné jusqu'à la rivière. Le mobile du meurtre serait une jeune fille Trouboul du village de Kerly dont le paysan se serait amouraché. Les parents, inconsolables, entament alors une longue procédure judiciaire, avec pas moins de 90 liasses conservées et la déposition de quarante témoins. La justice à l'époque conclura après quatre années d'enquête sur un non-lieu. Mais la tradition populaire retiendra la thèse du meurtre et ce drame sera à l'origine d'une longue complainte (gwerz en breton) intitulée Pardon Sant Fiakr. Une version de cette gwerz sera retranscrite au XIXe siècle par Théodore Hersart de la Villemarqué qui l'intégrera dans son recueil de chansons populaires intitulé le Barzaz-Breiz.

Révolution françaiseModifier

Article détaillé : Bataille du Faouët.

Le Faouët devient chef-lieu d'un district[12] de 1790 à 1795 ; il y est donc créé un tribunal de district. Jean René Maurice Le Souef de Montalembert, né en 1757 à Lanvénégen, y est élu comme juge. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance de Le Faouët et est très vite libéré[12]. La ville devient rapidement acquise aux idées révolutionnaires tandis que la campagne alentour y devient hostile. Ses administrateurs, notamment Jean-Marie Bargain, commissaire du district, font preuve d'un grand zèle républicain. Ils n'hésitent pas à se porter acquéreurs de biens nationaux et appliquent sans hésitation les mesures votées à l'assemblée nationale. La ville est attaquée à trois reprises par les chouans durant cette période troublée. La première attaque se produit dans la nuit du 28 au 29 janvier 1795. Les assaillants attaquent de plusieurs côtés à la fois : par la rue du Poher, la rue du château et l'actuelle rue de Saint-Fiacre. Ils sont repoussés par la petite garnison du Faouët qui s'est retranchée sous les halles. Celle-ci est constituée de 12 canonniers, 90 hommes de la garde nationale, 38 hommes de lignes, 5 chasseurs à cheval et 3 gendarmes. Elle oppose un feu nourri. Les deux canons notamment causent de lourdes pertes. Les chouans laissent sur le terrain 14 morts, 8 blessés et plusieurs prisonniers. La seconde attaque a lieu le 30 juin 1795 mais les chouans ne rencontrent aucune résistance, la garnison étant absente, et sont plutôt bien accueillis par la population. Les patriotes de la ville ont en effet pris la fuite pour trouver refuge à Lorient. La troisième attaque se produit le 6 janvier 1800. Les chouans pénètrent dans une ville une nouvelle fois désertée par sa garnison et ses patriotes. Ils abattent l'arbre de la liberté et pillent les demeures de Jean Marie Bargain et des principaux acquéreurs de biens nationaux[13].

Un bureau de poste est créé en 1791[14].

Le XIXe siècleModifier

15 Faouëtais sont morts dans les ambulances ou les hôpitaux militaires pendant la guerre de Crimée de 1854 à 1855[15].

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Claude-René BellangerModifier

Un faouëtais s'illustra tout particulièrement pendant les guerres du premier empire : Claude-René Bellanger. Né au Faouët le 27 août 1768, chapelier de profession, il commença sa carrière militaire en tant que simple volontaire dans la garde nationale de la municipalité du Faouët le 16 aoüt 1791. Il participa pendant la période révolutionnaire avec le 1er bataillon du Morbihan à la désastreuse expédition à l'île de Saint-Domingue. Promu chef de bataillon, il se distingua pendant le premier empire par sa bravoure lors du siège de Dantzig. A la tête d'un centaine de soldats, le 4 septembre 1813, il force l'ennemi qui s'était emparé du poste de Schidlitz à abandonner sa conquête du moment puis résiste à deux assauts successifs. Ces faits d'arme lui vaudront le commandement de la place de Vannes et la croix de chevalier de la Légion d'honneur. Il quitte définitivement l'armée le 22 décembre 1814. Il sera nommé maire du Faouët en 1830 pour ses idées libérales et le restera pendant six ans. Il fait l'acquisition à l'âge de 73 ans d'une parcelle de terre sur le placître de la colline Saint Barbe, près du campanile qui abrite les cloches de la chapelle et s'y fait construire un tombeau. Ce sera là sa dernière demeure après son décès survenu le 8 avril 1845 [16].

Les peintres du Faouët à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècleModifier

De 1860 à 1920, Le Faouët devint l'un des principaux centres artistiques de la Bretagne intérieure, attirant de nombreux peintres et photographes français et étrangers. Leur venue fut facilitée par l'arrivée du chemin de fer à Quimperlé en 1865, ville distante de 26 kilomètres, puis au Faouët même en 1906. Les artistes sont hébergés principalement dans les deux hôtels, Le Lion d'Or et La Croix d'Or, donnant sur la place des Halles, qui s'équipent d'ateliers pour artistes et de chambres noires pour photographes. Leurs sujets de prédilection sont les scènes de marchés et de vie quotidienne, donnant l’image d’une Bretagne immuable ancrée dans le passé, ainsi que les monuments, principalement les Halles du XVIe siècle et les chapelles du Faouët et de la région, ainsi que les paysages avoisinants.

Les premiers peintres à s'être intéressés au Faouët fut François Hippolyte Lalaisse qui s'intéressa au costume faouëtais, et Léon Gaucherel.

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Guy Wilthew : Le bénitier de la chapelle Saint-Fiacre (1878, Musée du Faouët).

« À la veille de la guerre de 1914, Le Faouët était une véritable ruche d'artistes cosmopolites qui parcouraient la campagne à la recherche de chapelles, de chaumières ou de personnages pittoresques. Ils arrivaient aux beaux jours par le train et logeaient pendant deux ou trois mois à l'Hôtel de la Croix d'Or ou du Lion d'Or, liant amitié avec des notables comme le député-maire[Note 2] ou le pharmacien[17]. »

Parmi ces peintres, l'Anglais Guy Wilthew (1876-1920), qui loge à l'hôtel de la Croix d'Or, épouse l'une des filles du peintre Louis-Marie Le Leuxhe (1847-1896) et séjourne régulièrement au Faouët jusqu'à son décès[18]. Le fils de ce dernier, Alphonse Le Leuxhe[19] (1880-1914), débuta aussi une carrière d'artiste-peintre, prématurément interrompue par son décès pendant la Première Guerre mondiale.

Un autre peintre britannique fréquentant Le Faouët est le gentilhomme gallois Sydney Curnow Vosper (en) (1866-1942); le Belge Oscar Chauvaux[Note 3] (1874-1965), naturalisé français, séjourna aussi à plusieurs reprises au Faouët au début du XXe siècle avant de devenir en 1934 conservateur du Musée de Locronan[20]. Trois peintres y installent un atelier à demeure : les Français Germain David-Nillet, qui vint au Faouët pour la première fois en 1902, et Arthur Midy, ainsi que le Suisse Marius Borgeaud, qui ne passe que quelques années au Faouët entre 1920 et 1922, séjournant principalement à Rochefort-en-terre. De nombreux autres peintres viennent plus brièvement comme Fernand Legout-Gérard, Émile Compard, Auguste Leroux, Henri Barnoin, Charles Rivière, Émile Schmidt-Vehrlin[Note 4], Robert Yan, Étienne Buffet, Jean-Bertrand Pégot-Ogier, Henry Déziré, Alfred Swieykowski[21], etc. ou encore Jeanne-Marie Barbey (1876-1960), également photographe[22]. Élisabeth Sonrel (1874-1953) séjourne également, réalisant plusieurs œuvres au Faouët, peignant notamment Femme et enfants sur la place des Halles du Faouët (vers 1910, Musée du Faouët)[23].

Tous ces peintres ont laissé de nombreux témoignages de la vie au Faouët à cette époque :

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L'émigration vers l'AmériqueModifier

Un faible courant d'émigration vers l'Argentine à partir de Roudouallec et Le Faouët exista aussi aux alentours de 1880[24].

XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

La gare du Faouët est inaugurée le au nord de la commune[25]. C'est une ligne métrique qui va de Lorient à Gourin, exploitée par la Compagnie des chemins de fer du Morbihan (CM). Ce service sera en place jusqu'en 1947. Le tracé de la ligne est toujours visible, repris par la voie cyclable V7. Un morceau de rail serait encore en place au lieu-dit le Petit Coat-Loret. La gare a été détruite récemment pour laisser place au centre des pompiers.

Lors des élections législatives de 1906, le clergé local fit pression sur les électeurs, refusant l'absolution aux hommes et même aux femmes dont les maris ne voteraient pas bien, c'est-à-dire en faveur de Guy de Salvaing de Boissieu, lequel fut d'ailleurs réélu député. Le curé du Faouët aurait prononcé en chaire les paroles suivantes : « Si vous votez aujourd'hui pour le mauvais candidat, le 6 décembre prochain l'église sera fermée et vous n'aurez plus de prêtres »[26].

François Bordier, qui a passé une grande partie de sa jeunesse au Saint, a écrit ses quelques lignes au sujet de la ville du Faouët dans ses souvenirs d'enfance d'avant guerre.

« Le Faouët me semblait joli avec sa grande halle moyenâgeuse, sa belle place plantée d'ormes, son grand hôtel de la Croix d'Or et ses rues qui avaient des noms. Ma grand-mère n'oubliait jamais de me montrer dans la rue Ludu (rue des cendres) la belle maison de M. Marin, l'agent voyer, entièrement cachée, jusqu'au premier étage par des touffes d'hortensias bleu. Ce gros monsieur, à l'air important, venait souvent au Saint, dans la famille de sa femme. M. Marin avait fait planter, sur cinq ou six cents mètres au moins, au bord des grandes routes débouchant au Faouët, des hêtres (faou) donnant à la ville, en justifiant son nom, sûrement un attrait, sinon une noblesse...Ma grand-mère n'allait qu'aux grandes foires. On arrivait toujours assez tôt au Faouët pour se mêler au monde sous la grande halle. Dans la pénombre de cette halle, bourdonnante et agitée comme une ruche, les coiffes du Faouët avec leurs rubans amidonnés, devenaient de grandes abeilles blanches. »

Première Guerre mondialeModifier

 
Le Faouët (Morbihan) : le monument aux morts.
 
Le monument commémoratif en l'honneur de Corentin Carré.

Le nombre de tués sur les champs de bataille ou des suites de leurs blessures reçues au cours des combats, lors de la Première Guerre mondiale, s'élève à 165 pour la seule commune du Faouët et 922 pour l'ensemble du canton. Un chiffre élevé qui s'explique par une population très jeune et constituée majoritairement de paysans faiblement instruits versés de préférence dans les régiments d'infanterie de l'Armée de terre. L'un d'entre eux, Corentin-Jean Carré, engagé volontaire à 15 ans au 410e régiment d'infanterie, ayant devancé l'appel en mentant sur son âge, est considéré comme le plus jeune poilu de France. Il mourut après avoir été abattu lors d'un combat aérien au-dessus de Verdun le .

Entre-deux-guerresModifier

Des « fêtes bardiques » sont organisées au Faouët par le Gorsedd le dimanche , rencontrant selon le journal Ouest-Éclair un grand succès populaire[27].

Seconde Guerre mondialeModifier

 
Soldats allemands procédant à des contrôles d'identité place des Halles le 7 mai 1944.

Deux familles juives, venues de région parisienne, trouvent refuge au Faouët après la rafle du vélodrome d'hiver en juillet 1942. Elles échappent aux recherches et regagnent Paris à la fin de l'année 1944[28].

Le Faouët est occupé dès 1940 par les Allemands.

Une cour martiale allemande siégea momentanément en juin 1944 à l'école Sainte-Barbe (actuellement collège Sainte-Barbe) et fut un lieu d'internement et un centre de torture. Plusieurs dizaines de résistants y furent condamnés à mort en quelques jours seulement[29]. Vingt-huit d'entre eux furent fusillés à Lanvénégen : le , dix-sept résistants, dont six Belges de Blankenberge, sont fusillés à Rosquéo[30]. Deux des morts n'ont pu être identifiés. L'un des Belges, Jean de Coninck, n'est que blessé : il s'enfuit sous les tirs. Il sera soigné et caché par des habitants et survivra[31]. Le même jour, dix résistants de Spézet et un de Saint-Goazec sont fusillés à Rozangat[32]. Un autre fusillé, inconnu, est retrouvé dans une tombe sommaire au Pont-Neuf, toujours en Lanvénégen. Seize résistants furent fusillés le à Landordu[29].

En 1943, la ville de Lorient est bombardée. La population civile est évacuée, certains se réfugient au Faouët[33].

Après la Seconde Guerre mondialeModifier

Le père Caurio, un prêtre originaire du Faouët, fut emprisonné au Brésil en 1982 parce qu'il luttait contre la dictature militaire alors au pouvoir[34].

L'émigration vers l'Amérique du Nord fut importante dans les années d'après-guerre.

Politique et administrationModifier

 
La mairie du Faouët.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 mars 1989 Raymond-Noël Lannuzel   Retraité de la SNCF
mars 1989 juin 1995 Francis Le Pichon PS  
juin 1995 mars 2001 Raymond-Noël Lannuzel   Retraité de la SNCF
mars 2001 mars 2008 Francis Le Pichon PS  
mars 2008 En cours André Le Corre DVD Ingénieur

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2016, la commune comptait 2 811 habitants[Note 5], en diminution de 1,02 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 8002 5802 5702 1292 6622 9112 9583 2283 160
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0382 9452 9772 7602 9223 1053 2583 2773 142
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 2603 5263 7023 7273 7603 5613 5673 8933 307
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 0573 0483 1493 1772 8692 8062 8822 8402 811
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Langue bretonneModifier

Le Faouët dépendait du présidial de Quimper (sénéchaussée de Gourin) et de l'évêché de Cornouaille. La population parlait en majorité le breton cornouaillais jusqu'au basculement linguistique des années 1950-60 qui a vu le français dépasser, puis marginaliser le breton. Le Cornouaillais n'est utilisé que dans quatre communes du canton de Gourin et trois communes du canton du Faouët, tandis que les autres bretonnants du département du Morbihan parlent le breton vannetais. Pour tenir compte de ce particularisme local, on imprima à Vannes jusqu'à la Seconde Guerre mondiale des livres de prière et cantiques particuliers, assortis de la mention : « Escopti Guened, evit bro Gourin hag ar Faoued » (Evêché de Vannes, pour les pays de Gourin et du Faouët). À la rentrée 2016, 28 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 10,3 % de l'ensemble des élèves scolarisés dans le premier degré)[39].

CostumesModifier

 
François Hippolyte Lalaisse : Homme du Faouët (Galerie armoricaine, 1848)

Au XIXe siècle, le costume porté au Faouët était celui également porté dans le pays Pourlet ainsi qu'à Guiscriff, Lanvénégen et Langonnet. Les hommes portaient une culotte bouffante, remplacée plus tard par un pantalon étroit, retenue par une large ceinture de cuir à boucle de métal ciselé, ainsi qu'une veste caractérisée par un empiècement dans le dos, d'où partaient onze raies piquées. Fernand Cadoret rapporte dans ses mémoires que le gilet et les braies de toile écrue du paysan du Faouët ne devaient jamais connaître le contact d'un lavoir. Les femmes portaient en hiver sur la tête un capot dit kapot ribot auquel était fixé à la base arrière un large mantelet triangulaire bordé d'un ruban de velours. Le capot était remplacé en été par une coiffe de toile blanche. Entre 1890 et 1930, les hommes et les femmes du Faouët adoptèrent le costume de Rosporden tout en maintenant certains particularismes locaux. Les hommes adoptèrent un gilet mod skaër qui montait jusqu'au col ainsi qu'un grand chapeau à larges bords dit tok mod skaër qui leur donnaient une fière allure. Les femmes adoptèrent la grande coiffe en dentelle de Rosporden appelée c'hoeff mod skaër[40].

Patrimoine religieuxModifier

La chapelle Sainte-BarbeModifier

Située à flanc de colline, elle domine la vallée de l'Ellé. Elle est accessible, soit à pied en remontant l'Ellé, soit depuis le bourg (distance assez longue). Elle est enchâssée dans un site remarquable : le sommet de la colline offre une vue magnifique de la vallée. En dessous, au pied d'un escalier monumental à balustres, se trouve la chapelle ; seule une cloche pour les pèlerins se trouve en haut. La chapelle est dépourvue de nef en raison de l'exiguïté du terrain sur lequel elle est construite. Les insignes de la noblesse abondent dans le décor sculpté et peint. On peut y voir notamment les armes pleines des Boutteville, des Toulboudou et des Talhouët ; et les écus parti Boutteville-Du Chastel, parti Boutteville-Quimerch, parti Bouteville-Coëtquenan. Elle est classée aux monuments historiques[41]. Dans le voisinage immédiat de la chapelle :

  • L'oratoire Saint-Michel construit sur un piton rocheux, relié par une passerelle à l'escalier conduisant à Sainte-Barbe.
  • La fontaine Sainte-Barbe, en contrebas dans la vallée. Elle porte la date 1708. Autrefois les jeunes filles y laissaient tomber une épingle pour savoir si elles se marieraient dans l'année. Aujourd'hui, les pièces de monnaie les ont remplacées.
  • En descendant dans la vallée, le visiteur peut, par ailleurs, découvrir le monde des fourmis et celui des abeilles dans une ferme-musée.

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La chapelle Saint-FiacreModifier

 
La chapelle Saint-Fiacre.

Elle a été reconstruite à partir de 1450 sur l'ordre des seigneurs de Boutteville. Son exceptionnel jubé de bois polychrome (datant de 1480) valut à son auteur, Olivier Le Loergan, d'être anobli par le duc de Bretagne. Elle possède également des vitraux de qualité. Elle est classée aux monuments historiques[42].

L'Église paroissiale Notre-Dame-de-l'AssomptionModifier

 
L'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption.

Elle date du XVIe siècle ; elle est victime d'un incendie en 1917 qui en détruisit totalement la toiture, mais elle fut restaurée dix ans plus tard. Elle se singularise par son clocher aux formes originales. Elle abrite en outre deux très vieilles pierres tombales ornées des gisants de Peronelle de Bouteville et Bertrand de Trogoff, seigneurs locaux[43].

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La chapelle Saint-SébastienModifier

 
La chapelle Saint-Sébastien.

Construite fin du XVIe siècle et début XVIIe siècle, bas reliefs sculptés sur des sablières représentant divers scènes : sarabande conduite par un diable, martyre de saint sébastien, scène du roman de Renart. Elle est classée aux monuments historiques[44].

Autres monumentsModifier

 
La chapelle Saint-Jean.

Maisons et autres établissementsModifier

Les halles du FaouëtModifier

Les halles du Faouët ont été édifiées entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, au nord de la place Plantée. Elles sont longues de 53 mètres et larges de 19 mètres. Couvert d'une vaste toiture reposant sur de petites colonnes de granite, l'édifice s'ouvre de chaque côté par deux imposants portiques. Elles offrent un magnifique exemple de charpente ancienne, impressionnante par leur qualité et leur volume. Elles sont classées aux monuments historiques[45].

Le musée du FaouëtModifier

Article détaillé : Musée du Faouët.

Situé au no 1, rue de Quimper dans l'ancien couvent des Ursulines du XVIIe siècle, le musée est ouvert en 1987. Il présente en particulier une collection, dédiée aux peintres du Faouët, constituée de dessins, peintures, gravures et sculptures, témoignant de la vie quotidienne au Faouët de 1845 à 1945, et comprend plus de 400 œuvres.

Le Faouët est l'un des rares bourgs de la Bretagne intérieure[Note 6] à avoir intéressé les artistes, généralement plus attirés par le littoral et les thèmes marins. Dès la fin du XIXe siècle, Le Faouët est fréquenté par des peintres comme Emmanuel Lansyer, Léon Germain Pelouse, Peder Severin Krøyer, Léon Couturier, suivis dans les premières décennies du XXe siècle par Germain David-Nillet, Constant Puyo, Philippe Tassier, Charles Lhermitte, Arthur Midy, Fernand Legout-Gérard, Marius Borgeaud, Émile Compard, Élisabeth Sonrel, Charles Rivière[Note 7]. Mais d'autres peintres, sans avoir fréquenté longuement la commune, l'ont aussi représentée comme Maxime Maufra, Henri Alphonse Barnoin ou Mathurin Méheut. Des artistes anglais sont aussi venus au Faouët tels que Charles W. Bartlett, Guy Wilthew, Walter Chetwood Aiken, Claude Marks, etc[46].

Le musée de l'Abeille Vivante et la Cité des FourmisModifier

Le "Musée de l'Abeille Vivante et la Cité des Fourmis" se trouvent dans une ancienne ferme à Kercadoret en forme de longère, dans la commune du Faouët.

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Châteaux et manoirsModifier

  • le château de Barrégan, vestiges
  • Manoir de Diarnelez, propriété de la famille Rousseau depuis le XIVe siècle jusqu'en 1717. En 1973 l'aile Ouest qui comportait une belle galerie à arcades a été démontée et transférée dans le Finistère.
  • Manoir de Kerihuel.

Personnalités liées à la communeModifier

 
Monument à Corentin-Jean Carré (1900-1918).
  • Raoul Le Moal évêque de Quimper de 1496 à 1501[47].
  • Guy de Chemendy, sénéchal du Faouët. Il révèle à la maréchaussée la cachette du marquis de Pontcallec.
  • Marion du Faouët (1717-1755), bandit et chef de bande qui sévissait dans la région.
  • Le Soueff de Montalembert, homme de loi ; membre d'une famille noble de Lanvénégen. Né en 1757. Avant la Révolution française, il est avocat, bailli et juge au siège royal de Gourin. En 1790, il est élu au tribunal de district du Faouët. En septembre 1794, il est mis provisoirement en arrestation par le comité de surveillance de Le Faouët et est très vite libéré. En 1807, il est greffier de justice de paix et proposé comme juge[1].
  • Claude-René Bellanger, (1768-1845) chef de bataillon pendant les guerres d'empire et maire du faouët de 1830 à 1836. La place avec les halles porte son nom.
  • Henri Alphonse Barnoin, (1882-1940), peintre français.
  • Marius Borgeaud, peintre suisse, y a peint plusieurs années de suite, à partir de 1920
  • Corentin-Jean Carré (1900-1918), le plus jeune poilu de la République, engagé à 15 ans, mort en 1918 ;
  • Erwan Evenou, enseignant et écrivain de langue bretonne ;
  • Jean-François Le Ny, (1924-2006), psychologue ;
  • Guy Wilthew, (1876-1930), peintre, œuvres au musée du Faouët.
  • Jean Le Guilly, (1932-2005), cycliste né au Faouët.

HéraldiqueModifier

d'argent à cinq fusées de geules en fasce.

TransportsModifier

ÉconomieModifier

TélécommunicationsModifier

SantéModifier

EnseignementModifier

Voir Enseignement à Roi Morvan Communauté pour les collèges et lycées.

Culture et loisirsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dans le procès en canonisation de Sant Erwan (Saint Yves).
  2. Victor-Robic
  3. Oscar Chauvaux est né à Bruxelles en 1874 et décédé à Montgeron en 1965. Le musée du Faouët possède une toile de lui, représentant la chapelle Saint-Tugen en Primelin (Finistère)
  4. Né en 1850 à Glaris (Suisse), décédé en 1925
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  6. On peut toutefois aussi citer Rochefort-en-Terre, Châteauneuf-du-Faou, Huelgoat
  7. Peintre né à Orléans en 1848 et décédé à Paris en 1920, voir http://fr.topic-topos.com/le-tambour-de-ville-le-faouet-pays-du-roi-morvan

RéférencesModifier

  1. Arts et cultures de Bretagne : un millénaire, Rennes, Editions Ouest-France, , 380 p. (ISBN 978-2-737-31932-7, OCLC 34611255)
  2. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale de Bretagne, Morbihan : cantons Le Faouët et Gourin, Larrieu-Bonnel, , p. 223
  3. "si le pays du Faouêt m'était conté", tome 1, liv'édition, Le Faouët, p. 20
  4. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale de Bretagne, Morbihan : cantons Le Faouët et Gourin, Larrieu-Bonnel, , p. 36
  5. Comtesse du Laz, "La baronnie du Faouët", 1892, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5488320f/f12.image.r=Gourin
  6. Chevalier Amédée de Ternas, "Notice généalogique sur la famille de Bouteville", 1884, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5532739x/f8.image.r=.langFR
  7. :site web de l'office de tourisme du Faouët: http://www.tourismepaysroimorvan.com/preparer-votre-venue/voir-faire/patrimoine-religieux/les-chapelles/chapelle-de-la-congregration-vestiges-1091827
  8. Colonnel Juge, Notes sur Le Diarnelez,société polymathique du Morbihan, 1924, pages 84-103.
  9. Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France. Commission régionale de Bretagne, Morbihan : cantons Le Faouët et Gourin, Larrieu-Bonnel, , p. 32
  10. Secrétariat d'état à la culture Le Faouët et Gourin, inventaire topographique, Imprimerie Nationale, 1975.
  11. in Les Bonnets Rouges, Paris, Union Générale d'Éditions, coll. « 10/18 »,  : Boris Porchnev, Les buts et les revendications des paysans lors de la révolte bretonne de 1675 et Arthur Le Moyne de La Borderie, La Révolte du Papier Timbré advenue en Bretagne en 1675.
  12. a et b Jean-Louis Debauve 1965
  13. Laurent Léna , Le Faouët sous la révolution et l'empire Son district, Saint Michel en Priziac, 1987.
  14. Association mémoire du canton du Faouët, Si lepays du Faouët m'était conté, Le Faouët, Liv'editions, , p39 p. (ISBN 978-2-84497-265-1)
  15. Henri Ferrec, « Hécatombe de Faouëtais pendant la guerre de Crimée », Echo de Sainte Barbe,‎ , p. 5 et 6
  16. Laurent Léna, Le Faouët sous la Révolution et l'Empire, Saint Michel en Priziac, 1987
  17. Bertand Frélaut, La merveilleuse Bretagne des peintres, Georges Naef, 20004 [ (ISBN 2-8313-0387-7)]
  18. http://fr.topic-topos.com/le-benitier-de-la-chapelle-saint-fiacre-le-faouet-pays-du-roi-morvan
  19. Né le au Faouët, tué le à Mesnil-Martinsart (Somme), voir Memorialgenweb.org - Alphonse LE LEUXHE
  20. http://fr.topic-topos.com/oscar-chauvaux
  21. Alfred Swieykowski, peintre polonais venu au Faouët probablement à l'invitation de Germain David-Nillet
  22. http://www.editionsdejuillet.com/products/jeanna-marie-barbey-une-peintre-photographe-en-centre-bretagne et http://www.lumieredesroses.com/expositions/52/jeanne-marie-barbey
  23. http://www.museedufaouet.fr/pages/boutique/article-76-18-0-0-carte_postale_mere_et_enfants_sur_la_place_des_halles_au_faouet-la_premiere_guerre_mondiale_vue_par_les_peintres_de_la_bretagne--.html
  24. Louis Chevalier, L'émigration française au XIXe siècle, "Études d'histoire moderne et contemporaine", 1947, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57335161/f152.image.r=Roudouallec?rk=1394856;4
  25. Si le pays du Faouët m'était conté, p41
  26. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", n° du 2 juillet 1906, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6230676q/f25.image.r=Langonnet?rk=1845502;4
  27. Journal Ouest-Éclair no 12709 du 24 août 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k624547c/f4.image.r=B%C3%A9nodet.langFR
  28. Association Mémoire du canton du Faouët, 39-45 en Centre-Bretagne, Le Faouët, Éditions Liv éditions, (ISBN 2-84497-096-6 et 978-2844970961)
  29. a et b https://www.ouest-france.fr/bretagne/lorient-56100/le-6-juillet-1944-seize-resistants-etaient-fusilles-landordu-710279
  30. Memorialgenweb.org - Lanvénégen : stèle commémorative de Rosquéro
  31. René Le Guénic, Les Maquisards chez nous en 1944; Gourin, Le Faouët, Guémené, Éditions BP 10, 1998
  32. Memorialgenweb.org - Lanvénégen : monument commémoratif de Rozengat et http://www.lesamisdelaresistancedufinistere.com/styled-9/page235/index.html
  33. Si le pays du Faouët m'était conté, Liv'éditions, p 146
  34. Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne), éditions Dialogues, Brest, 2012, (ISBN 978-2-918135-37-1).
  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  39. Sifroù distro-skol ar c'helenn divyezhek e 2013' rapport sur le site de l'Office public de la langue bretonne.
  40. Le Faouët, ouvrage collectif, L'aventure Carto, Quistinic, 2e trimestre 1995
  41. Notice no PA00091189, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  42. Notice no PA00091190, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  43. http://www.morbihan.com/eglise-notre-dame-de-l-assomption/le-faouet/tabid/7430/offreid/da4833e8-218d-461d-a693-4532fc035224/detail-visites.aspx
  44. Notice no PA00091192, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  45. Notice no PA00091195, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. Henri Belbéoch et René Le Bihan, 100 peintres en Bretagne, éditions Palantines, 1995 (ISBN 2-9504685-7-8).
  47. "Si lepays du Fazouët m'était conté tome 1 p. 90.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • R. Bouexel, Au pays du Faouët. E bro Ar Faoued, Quistinic, L'aventure Carto, , 40 p.
  • R. Bouexel, Y. Kervinio, D. Le Mestre, Le Faouët, Quistinic, L'aventure Carto, , 143 p.
  • B. Cadoret, « Le Faouët vers 1900 », Ar Men, no 108,‎
  • A.-L. Charles, Le Faouët autrefois. Ar Favoet gwechall, Le Faouët, Association « Mémoire de le Faouët », , 222 p.
  • J. Danigo, Le Faouët et ses chapelles, Châteaulin, Ed. Jos Le Doare, , 32 p.
  • L. Lena, Le Faouët au temps des seigneurs : des origines à la Révolution de 1789, Priziac, Presses de Saint-Michel, , 225 p.
  • L. Lena, Le Faouët sous la Révolution et l'Empire, Priziac, Presses de Saint-Michel, , 408 p.
  • L. Lena, Le Faouët, la chapelle Saint-Fiacre : son histoire et ses merveilles, Priziac, Presses de Saint-Michel, , 104 p.
  • G. Peron, Les Brizeux au Faouët, Carhaix, C.G.H.P, , 8 p.
  • E. Royer, Le Faouët, Rennes, Ed. Ouest-France, , 32 p.
  • Jean-Louis Debauve, La Justice révolutionnaire dans le Morbihan, Paris, à compte d'auteur,
  • Secrétariat d'état à la culture, Inventaire général des monuments & des richesses artistiques de la France, Le Faouët et Gourin. Inventaire topographique, Paris, Imprimerie Nationale, , 678 p.