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Le Dernier Combat (film, 1983)

film français de 1983
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Dernier Combat.
Le Dernier Combat
Description de cette image, également commentée ci-après
Vue aérienne de la dune du Pilat, où quelques plans du films furent tournés.

Réalisation Luc Besson
Scénario Pierre Jolivet
Luc Besson
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Loup
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre anticipation
Science-fiction post-apocalyptique
Durée 92 minutes[1]
Sortie 1983

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Dernier Combat est un film français d'anticipation réalisé par Luc Besson, sorti en 1983. C'est le premier long-métrage du réalisateur, qui reprend ici l'intrigue de son court métrage L'Avant dernier de 1981. À savoir que Mylène Farmer y est figurante.

SynopsisModifier

Après une apocalypse nucléaire, les rares survivants sont en majorité des hommes, les femmes ayant pratiquement disparu. Ils semblent n'avoir qu'une seule obsession : s'entretuer ou asservir leur prochain. Les hommes ne peuvent plus parler, sans que l'origine de ce handicap soit révélée au spectateur.

Parmi eux, un homme (Pierre Jolivet) tente de survivre dans une ville dévastée. Il se réfugie auprès d'un vieux médecin (Jean Bouise), qui détient une jeune femme dans une pièce de son logement. Ils sont bientôt assiégés par un colosse aux intentions hostiles (Jean Reno).

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DistributionModifier

ProductionModifier

Genèse et développementModifier

À l'origine, Luc Besson veut mettre en scène Subway, mais faute de moyens, il décide de faire un long-métrage d'après L'Avant dernier, court-métrage dont l'intrigue sera développée dans Le Dernier Combat.

CastingModifier

Avant de revenir à Pierre Jolivet, le premier rôle était prévu pour François Cluzet, mais ce dernier doit refuser en raison d'un problème d'emploi du temps[4],[3].

Pour le rôle du médecin, le choix se porte sur Jean Bouise, acteur réputé qui a auparavant obtenu le César du meilleur second rôle masculin pour Coup de tête, qui accepte de le faire. Bouise et Besson retourneront ensemble dans Subway, Le Grand Bleu et Nikita, devenant au même titre que Jean Reno l'acteur fétiche du réalisateur. Dans un livre consacré au Dernier Combat, Luc Besson raconte sa rencontre avec Jean Bouise :

« Pour le personnage du vieux médecin fou, on a pensé à Jean Bouise. J'aimais beaucoup cet acteur, qui correspondait exactement au rôle, mais je ne le connaissais pas... Le problème, c'est qu'il était à l'époque dans l'agence d'acteurs la plus importante de Paris, Artmedia, et que son agent nous avait dit qu'il ne voulait pas faire le film... On l'a contacté par un autre biais - un ami qui le connaissait - et là, on a appris que Jean n'était même pas au courant du projet. Il est venu avec Isabelle Sadoyan, sa femme, à un rendez-vous fixé dans un café. Je lui ai raconté notre histoire, fait lire le scénario de vingt pages, et il m'a dit oui, avec enthousiasme ! C'était quand même gonflé de sa part ! Longtemps après, il m'a raconté : “C'est vrai, tu étais tout jeune, mais on sentait que tu n'étais pas là pour faire le malin, pour briller, tu étais vraiment là pour ton film, tu y croyais, tu l'avais en toi !...” Bien sûr, à l'époque, je n'avais guère d'arguments, si ce n'est la foi, l'envie, la pêche, mon court métrage et mes vingt pages ! Mais, quelque part, il y avait l'essentiel... Après cette rencontre, c'est Jean Bouise qui s'est battu contre Artmedia pour négocier son cachet, en demandant qu'on n'assomme pas ces jeunes sans le sou avec les exigences habituelles : il a fait ça cent fois dans sa vie. Les gens de la profession ne savent pas combien ils doivent à cet homme-là. Il a aidé, encouragé, épaulé tous ceux qu'il a croisés... C'était un être formidable. »

— Luc Besson, extrait de L'histoire du Dernier Combat, édition Bordas[4].

Fritz Wepper, comédien allemand, est connu pour son rôle de Harry Klein, le comparse de l’Inspecteur Derrick.

Mylène Farmer, non connue à l'époque, apparaît dans le casting du film en tant que figurante en montrant uniquement la silhouette des jambes d'une femme allongée sur un lit. Luc Besson lui réalisera le clip d'une de ses chansons 10 ans plus tard. Elle doublera aussi en 2006, 2009 et 2010 la voix de la Princesse Sélénia dans Arthur et les minimoys réalisé par Luc Besson.

TournageModifier

Le tournage s'est déroulé d'août à [5].

Les scènes qui montrent des ruines ont été tournées dans les chantiers de Paris et dans le désert tunisien[3]. Quelques plans ont été tournés sur la Dune du Pilat en Gironde[6].

D'un budget de 600 000 francs — soit 91 380 euros, Luc Besson réalisa finalement son film pour la somme de 3 289 949 francs. Le réalisateur, gérant de sa société de production Les Films du Loup, obtint un délai pour payer sa dette et évita ainsi la faillite. Son banquier n'accorda à Luc Besson qu'un découvert de 2 500 francs lorsque celui-ci réclama son soutien.

Bande originaleModifier

Particulièrement impressionné par le talent musical d'Éric Serra quelques années plus tôt, Luc Besson lui demande de composer la musique de son court métrage L'Avant dernier, puis de son premier long métrage le Dernier Combat.

  1. Thème (5:05)
  2. Parking (0:25)
  3. Ballade De Nuit (3:05)
  4. Attaque De La Tour (1:50)
  5. Envol (3:25)
  6. Feu (0:22)
  7. Ruines - Part 1 (3:35)
  8. Alcool (2:35)
  9. Face à Face (1:23)
  10. Le Monstre (2:02)
  11. Blessure (3:30)
  12. Ruines - Part 2 (1:08)
  13. La Découverte - Part 1 (3:33)
  14. La Découverte - Part 2 (0:37)
  15. Thème - Reprise (5:05)

Box-officeModifier

En France, le film totalise 279 139 entrées, dont 46 974 à Paris[7].

DistinctionsModifier

Autour du filmModifier

Le Dernier Combat a la particularité de ne contenir aucun dialogue, mis à part une scène où Jean Bouise et Pierre Jolivet, ayant inhalé un gaz qui permet brièvement de parler, se disent « Bonjour ».

Le film obtient en 1983 le Prix spécial du jury au festival d'Avoriaz. Sa sortie occasionne cependant une brouille entre Luc Besson et Pierre Jolivet. Ce dernier, qui a mal vécu que le réalisateur ne l'appelle pas à ses côtés au moment d'accepter le prix à Avoriaz, en vient à le soupçonner d'avoir délibérément saboté l'exploitation commerciale du film - dont les résultats au box-office sont décevants - sa théorie étant que Besson était gêné de devoir partager la paternité de son premier long-métrage et souhaitait se concentrer sur Subway. Jolivet, qui avait accepté un salaire réduit pour Le Dernier Combat en échange d'un intéressement sur les bénéfices, en arrive à porter plainte contre Besson pour « non-exploitation du film », avec le soutien du coproducteur Constantin Alexandrov ; il est cependant débouté une première fois, puis à nouveau en appel en 1999, la cour estimant que Besson n'était pas tenu à une « obligation de résultat »[9].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Le Dernier combat - Main », IMDb.
  2. a et b (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  3. a b et c « Secrets de tournage », sur Allociné (consulté le 8 mars 2015)
  4. a et b lien
  5. (en) Business sur l’Internet Movie Database
  6. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  7. « Box-office Le Dernier Combat », sur JP box-office.com (consulté le 8 mars 2015)
  8. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  9. Geoffrey Le Guilcher, Luc Besson. L'homme qui voulait être aimé: La biographie non autorisée, Flammarion, 2016

AnnexesModifier