Famille Le Cornu

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Blason : D'or au massacre de cerf de gueules, surmonté d'un aigle éployé de sable.

Le Cornu est une famille de la noblesse française.

PatronymeModifier

ReligieuxModifier

Voici quelques mots sur les nombreux membres de la famille Le Cornu qui occupèrent de hautes fonctions dans l'Église au XIIIe siècle:

  1. Bermundus le Cornu est donné par Cl. Bernard comme le 25e archevêque d'Aix (1212-1223).
  2. Gaultier le Cornu, 73e archevêque de Sens (1221-1241)[2]
  3. Gilles ou Gilo le Cornu, frère du précédent, lui succéda (1241-1254)[3].
  4. Henry le Cornu, qui succéda à Gaultier et à Gilles le Cornu, était leur neveu (1254-1258); il mourut, dit-on, empoisonné.
  5. Aubry (Albericus) le Cornu, frère de Gaultier, archevêque de Sens, évêque de Chartres (1236-1244).
  6. Robert le Cornu, frère de Gaultier et d'Aubry, occupait le siège de Nevers (1240-1252).
  7. Guillaume le Cornu, neveu de Robert, lui succéda (1252-1254). Tous ont été particulièrement recommandables par la protection qu'ils accordèrent aux ordres religieux, surtout aux Dominicains et Franciscains qu'ils introduisirent dans leurs diocèses ;

Citons encore aux XVe et XVIe siècles:

  1. Jean Le Cornu, grand maître de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, 1469-1493 ;
  2. Nicolas Le Cornu de la Courbe de Brée[4], évêque de Saintes, 1576-1617.

Voir aussiModifier

Lecornu   Cornu  

SourceModifier

  • Abbé Angot, « Saint-Gervais et Saint-Protais de Brée, monographie paroissiale », 1884 [1][5]
  • Mr Paul Quesvers, "Notes sur les Cornu" ;
  • Mr Gautier de Sibert, "Histoire des Ordres Royaux" ;
  • Mr Gervais de La Rue, "Essai historique sur la ville de Caen et son arrondissement"

Notes et référencesModifier

  1. Originaire d'une très-vieille famille du Bas-Maine, qui portait d'abord le nom de Le Diable et qui changea son nom en celui de Le Cornu, vers 1330.
  2. Voici son épitaphe :
    Præsul Galterus jacet hic in pulvere, verus
    Cultor justitiæ, cleri pater, arca Sophiæ,
    Non parcunt generi, nec honori fata, nec æri.
    Traditur hic cineri fæx modo, præsul heri.
    M. Scribis ad bis C. quater X. addens quoque scribe I. (1241).
    In summa apposita sic finitur sacra vita.
    Dum viguit tua, dum valuit, Galtere, potestas
    Fraus latuit, pax magna fuit, regnavit honestas.
  3. Il fut enterré près de lui dix ans plus tard, et on lui fit cette épitaphe :
    Corpus Gilonis jacet hic, quem plebs regionis
    Hujus patronum plangit obiisse bonum.
    Cantus, mensque pia, facundia, philosophia
    Normaque juris ei dona fuere Dei.
    Conservare fidem satagebat firmiter idem
    Ut conservet eum, posco, rogate Deum.
  4. Voir Revue du Maine, tome XI, p. 267.
  5. L'abbé Angot indique que personnellement, il doit à Jean-Baptiste de Goué d'avoir commis des erreurs dans la Monographie de Brée, qu'il juge a posteriori mauvais travail, qu'il ne recommande pas et qui vaut autant que deux ou trois autres brochures analogues écrites par lui dans le même temps avec aussi peu d'expérience.