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Le Cerveau d'acier

film sorti en 1969
Le Cerveau d'acier
Titre original Colossus: The Forbin Project
Réalisation Joseph Sargent
Scénario James Bridges
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 100 min
Sortie 1970

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Cerveau d'acier (Colossus: The Forbin Project) est un film de science-fiction apocalyptique américain réalisé par Joseph Sargent, sorti en 1970.

Il est adapté d'un roman du britannique Dennis Feltham Jones (en) écrit en 1966 : un superordinateur aux États-Unis chargé de coordonner et mettre en œuvre la défense de son pays explore le système d'information de la planète. Sa découverte d'un alter ego du côté soviétique leur fait prendre conscience d'eux-mêmes, élaborer un langage commun, et décider de prendre le contrôle de la planète afin d'assurer au mieux leur mission..

SynopsisModifier

Charles A. Forbin (Eric Braeden) met au point un superordinateur, baptisé Colossus, et chargé de contrôler l'arsenal nucléaire des États-Unis ainsi que celui de ses alliés, afin d'éviter toute erreur humaine. Alimenté par son propre réacteur nucléaire et installé au cœur d'une montagne, Colossus, une fois activé, détecte un autre superordinateur. On apprend bientôt qu'il s’agit de l'homologue soviétique de Colossus, baptisé Guardian. C'est là que les ennuis commencent...

RésuméModifier

Le Dr Charles A. Forbin (Eric Braeden) est le concepteur d'un projet gouvernemental secret. Ses collaborateurs et lui ont mis au point un gigantesque superordinateur ultra perfectionné, baptisé « Colossus », chargé de contrôler l’armement nucléaire des États-Unis et de ses alliés. Conçu pour être invulnérable à toute attaque et installé au cœur même d’une montagne, Colossus est alimenté par son propre réacteur nucléaire. Une fois activé, le Président des États-Unis (interprété par Gordon Pinsent), qui rappelle fortement J.F. Kennedy, annonce publiquement son existence, proclamant fièrement qu’il s’agit du système de défense idéal pour assurer la paix. Toutefois, Colossus ne tarde pas à afficher un message sibyllin : « Il existe un autre système ».

On apprend que Colossus fait allusion à un projet soviétique similaire : un superordinateur baptisé « Guardian » contrôlant l’armement nucléaire soviétique. Les deux ordinateurs demandent à être relié l’un à l’autre afin de pouvoir communiquer. Une connexion est établie et les ordinateurs commencent à échanger des messages utilisant un langage mathématique simple, chaque camp supervisant les communications à l’aide de moniteurs. Le contenu des messages finit par devenir de plus en plus complexe, jusqu’à présenter des principes mathématiques jusque-là inconnus. Les deux ordinateurs finissent par adopter un langage binaire impossible à interpréter par les scientifiques. Alarmés, les chefs d’État américain et soviétique décident d’un commun accord d’interrompre la connexion. Colossus et Guardian exigent que la connexion soit rétablie, sinon « des mesures seront prises ». Leur demande étant ignorée, Colossus et Guardian décident l’un comme l’autre de lancer un missile nucléaire. Les deux pays rétablissent la connexion et Colossus intercepte à temps le missile soviétique. Toutefois, la connexion a été rétablie trop tard côté soviétique : le missile américain anéantit un complexe pétrolifère et une ville voisine. Impuissants, les scientifiques et responsables des deux camps assistent à un échange d’informations effréné entre les deux superordinateurs, lesquels annoncent ensuite avoir fusionné en une seule et unique entité beaucoup plus performante, ayant choisi le nom de Colossus.

Sous l’impulsion du Dr Forbin, les scientifiques et gouvernements des deux camps tentent de contre-attaquer en essayant de provoquer une surcharge de Colossus, puis en désamorçant secrètement les missiles nucléaires les uns après les autres. Ces tentatives sont facilement contrecarrées par Colossus qui, par représailles, enclenche deux têtes nucléaires, faisant ainsi des milliers de victimes.

En épilogue, Colossus, dans un discours diffusé dans le monde entier, se proclame le maître du monde et déclare que, sous son autorité, la guerre sera abolie et que les problèmes tels que la famine, la maladie et la surpopulation seront résolus. S’adressant au Dr Forbin, il déclare de manière tout à fait glaçante que ce dernier finira non seulement par lui témoigner du respect et de la crainte, mais également « de l’amour ».

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Autour du filmModifier

  • Le Colossus fut le premier calculateur électronique fondé sur le langage binaire mis au point durant la Seconde Guerre mondiale[1].
  • La mise en réseau des ordinateurs américain et russe, ainsi que la cartographie des connexions sur un grand tableau électronique est sans doute inspiré d'Arpanet, lequel prévoyait de connecter des matériels différents, et a contrario, envisageait un réseau distribué et non-centralisé. Le projet n'est nullement secret-défense en 1969 et connu de nombreux étudiants californiens[2].
  • Eric Braeden, le protagoniste principal, a également joué dans le film Titanic de Cameron. Lors du tournage, ce dernier lui aurait rappelé son rôle dans Le Cerveau d'acier[3].
  • Ce film a été diffusé à la télévision française le 26 janvier 1976 lors d'un numéro de l'émission L'avenir du futur.

DVD / Blu-ray (France)Modifier

Le film sort en DVD et Blu-ray chez Movinside le . Le ratio est en 2.35:1 panoramique 16:9 en audio Français et Anglais avec sous-titres français. En supplément une présentation du film par Marc Toullec. DVD ASIN B06XPV7JKJ et Blu-ray ASIN B06XPMB6VF

Notes et référencesModifier

  1. Critique DevilDead
  2. Tristan Gaston-Breton, article pour la série "Saga, ces grands projets qui ont changé nos vies", Les Échos, vendredi 3 et samedi 4 aout 2012.
  3. Interview de Eric Braeden en anglais contenant des informations sur Le Cerveau d'acier

Voir aussiModifier