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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir LBC.

Le Bon Coin
logo de Le Bon Coin
Logo de leboncoin.fr

Création Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actions simplifiée à associé unique
Slogan « Le bonheur des uns fait le bonheur des autres »
Siège social Paris
Drapeau de France France
Direction Adevinta France

Antoine Jouteau[1]

Actionnaires Adevinta
Activité Portails internet
Produits Petites annonces gratuites
Société mère Adevinta France 490 072 063
Filiales Agriaffaires MB Diffusion 432 255 966

AvendreAlouer (intégré)

Locasun 488 157 389

Videdressing 511 958 886

Effectif 1000 en 2019
SIREN 521 724 336
Site web https://leboncoin.fr

Fonds propres 21 687 800 € au 31 décembre 2018
Chiffre d'affaires 212 562 400 € au 31 décembre 2018
Résultat net 73 458 700 € au 31 décembre 2018

Le Bon Coin ou, dans son écriture stylisée, leboncoin ou leboncoin.fr, est un site web d’annonces commerciales, fondé en France, durant l'année 2006, à l'initiative du conglomérat norvégien Schibsted. Son modèle économique repose sur la gratuité de son service pour les particuliers et la mise en relation de l'offre et de la demande locales. La société exploitante porte le nom de LBC France[2].

Sommaire

HistoireModifier

En 1996, un informaticien suédois crée le site web Blocket.se (sv), une plateforme de commerce électronique entre particuliers habitant Skåne, une région du Sud de la Suède. En 2003, l'éditeur norvégien Schibsted débourse 19 millions d’euros pour acquérir la plateforme dont l'audience s'est étendue à tout le territoire suédois[3],[4]. Trois années plus tard, afin d'implanter son service en France, Schibsted scelle un partenariat avec Spir Communication, filiale du groupe Ouest-France et acteur du secteur de la presse gratuite d'annonces[5]. Le nom « Le Bon Coin » de la version française du site Blocket.se est adopté après un sondage auprès de 400 internautes français. Il s'ajoute à une liste de trente déclinaisons internationales du site suédois (Italie, Espagne, Hongrie, Inde, Brésiletc.)[4]. En 2010, Schibsted devient l'unique propriétaire du site d'annonces, rentable depuis 2009[5],[6]. L'année suivante, avec 13,7 millions de visiteurs uniques (octobre 2011), Le Bon Coin, qui emploie une trentaine de salariés et affiche un chiffre d'affaires (CA) d'environ quarante millions d'euros, se hisse parmi les quinze sites internet les plus visités en France, devant le site de vente aux enchères américain eBay[7]. En 2013, son CA atteint 124,3 millions d’euros et son effectif salarial 200 personnes[8],[5]. À la fin de 2014, la plateforme de commerce en ligne met fin à la gratuité d'insertion d'annonces pour les utilisateurs professionnels ; plus de 500 000 offres sont retirées du site en un mois[8]. Le , Le Bon Coin souffle sa dixième bougie, au Palais Brongniart, à Paris, en présence de François Hollande, alors président de la République française en exercice[3].

En 2017, la place de marché Le Bon Coin enregistre 110 millions de transactions commerciales (hors annonces immobilières), d'un montant total de 27 milliards d'euros, en augmentation de plus de 28 % par rapport à l'année précédente. Le site web, classé 6e par Médiamétrie et dont le CA se monte à 257,4 millions d'euros, se positionne deuxième, derrière Airbnb, dans le domaine de la location de vacances entre particuliers[9].

En octobre 2017, Le Bon Coin fait l'acquisition d'Agriaffaires (société MB Diffusion[10]), qui se revendique comme le leader de la petite annonces de matériel agricole, présent dans plus de 20 pays[11], ainsi que du site d'annonces immobilières A Vendre A Louer, propriété de SoLocal Group[12], puis, en novembre 2018, il rachète le site Videdressing[13], créé en 2009 et spécialisé dans la revente de vêtements et d'accessoires de seconde main[14]. Le chiffre d'affaires s'élève alors à 307 millions d’euros pour l'année 2018[15].

Début 2019, après la scission du groupe Schibsted, Le Bon Coin passe sous la coupe d'une nouvelle entité nommée Adevinta[16]. Adevinta entre en bourse le 10 avril 2019[17].[18]

Début juin 2019, Le Bon Coin achète Paycar[19], une solution de paiements sécurisés pour les transactions liées aux voitures d'occasion ainsi que Locasun[20], un site de réservation de résidences et de locations de vacances[21].

Le siteModifier

FonctionnementModifier

Le Bon Coin est une plateforme de consommation collaborative qui met en relation essentiellement des particuliers souhaitant vendre ou acheter[22]. Son modèle économique repose sur la gratuité de son service pour les particuliers, et la localisation géographique de l'offre et la demande. Le site est accessible sans inscription préalable[4] et des fonctionnalités optionnelles sont payantes (options de visibilité[23] rendues accessibles selon la stratégie commerciale dite du « freemium »[24].). Le dépôt d'annonces est facturé pour les professionnels et les annonceurs publicitaires payent pour diffuser leurs messages sur les pages du site[25],[26].

CatégoriesModifier

Les personnes utilisatrices du site leboncoin.fr peuvent diffuser des petites annonces présentant des biens matériels (voitures, meubles, vêtements, immobilier, etc.), des services (ex. : locations de vacances) ou des offres d’emplois[25],[9].

Faits diversModifier

En 2012, l'assassinat par Mohammed Merah d'un militaire est élucidé grâce à l'identification de l'adresse IP de l'ordinateur du tueur. Celui-ci avait, en effet, consulté, sur leboncoin.fr, une annonce mise en ligne par sa future victime. Sur réquisition judiciaire, la liste de toutes les connexions établies sur la page web exposant l'offre du militaire a été livrée aux enquêteurs par l'hébergeur de l'annonce[27].

En , Le Bon Coin est condamné par un tribunal français pour publicité mensongère, car les règles de diffusion mentionnaient un contrôle préalable de conformité à la loi des annonces avant mise en ligne. Cette affaire faisait suite à un refus par Le Bon Coin de retirer des annonces de vente de maroquinerie de contrefaçon[28]. Le même mois, deux escrocs qui utilisaient le site pour se faire payer des commandes qu'ils n'honoraient jamais ont été condamnés à huit mois de prison ferme et à indemniser leurs victimes à hauteur de 5 666 euros[29]. Malgré les contrôles automatiques mis en place par l'entreprise, les internautes qui utilisent ses services ne sont pas à l'abri d'escroquerie, telles que l'arnaque nigériane[30].

Analyse économique et sociologiqueModifier

FréquentationModifier

D'après une enquête réalisée par Médiamétrie en octobre 2012, Le Bon Coin serait le deuxième site web le plus populaire en France en temps passé par ses utilisateurs, derrière Facebook et devant Google[4]. Début 2017, Le Bon Coin totalise, selon le Le Figaro Magazine, une audience mensuelle de 26 millions de visiteurs uniques. Il est le quatrième site web le plus visité de France après Google, Facebook et YouTube[1].

Analyse sociologiqueModifier

En , le journal Le Monde consacre trois pages au « phénomène » Le Bon Coin [4] et propose une analyse sociologique de son succès, spécifiquement en France. À cette occasion, le sociologue Alain Caillé estime que le site recrée du lien social de proximité sur Internet, et constitue un espace de reconstitution de la solidarité nationale. Il est rejoint en cela par l'historien Jacques Le Goff, qui compare son rôle économique et social à celui des foires médiévales[31].

Identité visuelleModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ghislain de Montalemebert, « Le Bon Coin v/s Gens De Confiance », Le Figaro Magazine,‎ 24 et 25 février 2017, p. 28.
  2. « LBC France », sur www.societe.com (consulté le 16 juillet 2019)
  3. a et b Clémentine Spiler, « Comment Le Bon Coin est devenu le site français le plus bankable », lesinrocks.com, (consulté en septembre 2017).
  4. a b c d et e Laure Belot, « La France au miroir du « Bon Coin », sur lemonde.fr, Le Monde, .
  5. a b et c Étienne Gless, « Le Bon Coin : la cash-machine des petites annonces », L'Entreprise, (consulté le 9 février 2019).
  6. Julie Delvallée, « Le Bon Coin, cet "ovni" qui a détrôné eBay », Libre Service Actualités, (consulté le 9 février 2019).
  7. Sandrine Bajos, « Cette "start up" de trente personnes qui fait mieux que eBay.fr », sur La Tribune, (consulté le 9 février 2019).
  8. a et b D. L., AFP, « LeBonCoin revoit ses tarifs pour les professionnels », BFM Business, (consulté le 10 avril 2016).
  9. a et b AFP, « Leboncoin veut concurrencer Airbnb, avec un système de paiement en ligne », Midi libre, (consulté le 9 février 2019).
  10. « MB Diffusion », sur www.societe.com (consulté le 16 juillet 2019)
  11. Voir le site de la plate-forme https://www.agriaffaires.com/
  12. AFP, « Leboncoin rachète le site avendrealouer.fr (SoLocal Group) », Le Figaro, (consulté le 2 novembre 2017)
  13. « Videdressing », sur www.societe.com (consulté le 16 juillet 2019)
  14. Bruna Basini, « Leboncoin rachète Videdressing », Le JDD, (consulté le 9 février 2019).
  15. Innocentia Agbe, « Quelle perspective pour LeBonCoin après son introduction en Bourse? », FrenchWeb, (consulté le 28 mai 2019).
  16. http://www.lefigaro.fr/flash-eco/leboncoin-desormais-controle-par-adevinta-20190225
  17. « Adevinta, la maison-mère de Leboncoin, fait ses débuts en Bourse », sur FIGARO, (consulté le 10 avril 2019)
  18. Coordonnées : Adevinta Akersgata 55 PO Box 490 NO-0105 Oslo Norvège
  19. « Paycar », sur www.societe.com (consulté le 16 juillet 2019)
  20. « Locasun », sur www.societe.com (consulté le 16 juillet 2019)
  21. « Leboncoin acquiert un site de transactions de véhicules et un site de location de vacances », sur FIGARO, (consulté le 6 juin 2019)
  22. Vincent Malardé et Thierry Pénard, « Airbnb, Blablacar, Le Bon Coin ... Pourquoi et comment utilise-t-on les plateformes de consommation collaborative ? » [PDF], sur Hyper articles en ligne, (consulté le 9 février 2019), p. 4-5.
  23. Hugo Sedouramane, Jonathan Lascar, Julien Konczaty et Olivier Aizac, « Leboncoin, le site qui valait 400 millions d'euros », sur Le Journal du Net, (consulté le 9 février 2019).
  24. Philippe Duport, « leboncoin.fr, vivastreet.com : les nouveaux sites d'emploi », sur France Info, (consulté le 9 février 2019).
  25. a et b Michel Waintrop, « Le bon filon du « Bon Coin » », La Croix, (consulté le 9 février 2019).
  26. Delphine Denuit, « Le bon filon de la vente d'occasion », Le Parisien, (consulté le 9 février 2019).
  27. AFP, « C'est grâce à une annonce sur "Le bon coin" que la police a pu remonter jusqu'au tueur présumé », Midi libre (consulté le 9 février 2019)
  28. « Le Bon Coin condamné pour pratique commerciale trompeuse », 20 minutes, (consulté le 9 février 2019).
  29. « Deux escrocs sur Leboncoin iront en prison », Clubic, 14 décembre 2015.
  30. Éric Treguier, « Le bon coin: 5 arnaques à connaître avant de répondre à une annonce », Challenges, (consulté le 9 février 2019).
  31. Jacques Le Goff, sur Laure Belot, « La France au miroir du « Bon Coin », sur lemonde.fr, Le Monde,  :

    « D'une certaine façon, Le Bon Coin est au XXIe siècle ce que la foire était au Moyen Âge. À cette époque, il n'y avait pas tellement de boutiques, ni en ville ni à la campagne. Le grand centre où les gens se procuraient de tout, c'était les foires. […] J'analyse plutôt l'essor du Bon Coin comme une expression de la « débrouillardise » française. C'est cet état d'esprit qui a attiré un nombre incalculable de gens vers Paris très tôt. […] Le site démocratise l'acquisition de produits dont une grande partie du prix peut être liée aux intermédiaires. Il propose un retour à la vie de qualité médiévale, avec convivialité et entraide. Il apparaît également très efficace sur le marché de l'immobilier, de l'automobile et de l'emploi, ce dernier point étant particulièrement important actuellement. »