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Mauve royale

Plante de la famille des Malvaceae
(Redirigé depuis Lavatera arborea)

Malva arborea

La Mauve royale (Malva arborea ou Malva dendromorpha) est un arbrisseau poussant sur le littoral méditerranéen et sur les côtes atlantiques, dont les grandes fleurs pourpres ou violacées sont assez semblables à celles des mauves véritables, même si leur coloris est souvent plus vif. Elle appartient au genre Malva et à la famille des Malvaceae.

SynonymeModifier

Le nom scientifique de l'espèce fut longtemps Lavatera arborea L.. Cela explique l'autre nom vernaculaire de la plante : Lavatère arborescente. Néanmoins, une révision taxonomique en 1998 place l'espèce parmi le genre Malva, légitimant indirectement le nom de « Mauve ».

CaractéristiquesModifier

Plante vivace haute de 1 à 3 m.

Habitat et répartitionModifier

  • Habitat type : friches vivaces mésoxérophiles, subméditerranéennes, proches du littoral.
  • Aire de répartition : méditerranéen-atlantique.

UtilisationModifier

Les feuilles de cette espèce sont utilisées en phytothérapie pour traiter les entorses. On trempe les feuilles dans l'eau chaude et on les applique en cataplasmes sur la zone touchée. Les gardiens de phare propageaient la plante pour utiliser les feuilles comme cataplasme pour soigner les brûlures ou même comme alternative au papier toilette. Les feuilles et les graines sont comestibles.

La Mauve royale était considérée comme un aliment nutritionnel des animaux en Grande-Bretagne au XIXe siècle et a été parfois utilisée comme fourrage en Europe.

Plante envahissanteModifier

Elle est souvent plantée dans les jardins, notamment sur le littoral atlantique, d'où elle s'échappe parfois.

La Mauve royale peut devenir une plante envahissante. Ses graines peuvent être transportées entre zones côtières par des fruits flottants et des oiseaux marins. Les graines sont imperméables et peuvent rester viables pendant des années, même après une immersion prolongée dans l'eau salée.

La récente pullulation de cette plante dans les îles écossaises a soulevé des inquiétudes pour la faune et la flore indigène, notamment pour la population de macareux moine (Fratercula arctica) qui a régressé. La plante forme également des peuplements denses le long des côtes islandaises qui inhibent la reproduction, et poussent les macareux à abandonner leurs nids.

Sa propagation dans les îles australiennes ces dernières décennies a aussi contribué à réduire la biodiversité, la conservation des sols et l'habitat des oiseaux marins.

Quelques vues de la planteModifier

Références externesModifier

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