Ouvrir le menu principal
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Beccaria.
Laurent Beccaria
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
Nationalité
Activité

Laurent Beccaria, né le , est un éditeur français.

Ancien directeur littéraire aux éditions Plon, puis aux éditions Stock, Laurent Beccaria est le fondateur et directeur des éditions Les Arènes depuis 1997, le cofondateur et le directeur de la revue XXI depuis 2008, et de la revue 6 mois depuis 2011. En 2017, il cofonde avec Patrick de Saint-Exupéry l'hebdomadaire l'Ebdo.

BiographieModifier

Famille et originesModifier

Laurent Beccaria est le fils d'Yves Beccaria et Mijo Denoix de Saint Marc, anciens directeurs généraux de Bayard Presse[1]. Il est aussi le petit-neveu d'Hélie de Saint Marc, ancien commandant en second du 1er régiment étranger de parachutistes de qui il a écrit la biographie, publiée en 1989[2]. Il est le neveu de Renaud Denoix de Saint Marc , vice-président du conseil d'État[3].

Laurent Beccaria suit des études à l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1986)[4], puis passe deux mois au Centre de formation des journalistes, avant d'abandonner par désillusion[2].

Parcours professionnelModifier

Alors qu'il était directeur littéraire chez Plon, Laurent Beccaria a démissionné en 1995 lorsque sa maison d'édition refuse de publier Pendant les affaires, les affaires continuent[2].

La création de la maison d'édition Les Arènes a été décidée pour publier un manuscrit de Dominique Lorentz Une guerre, un livre sur les relations nucléaires franco-iraniennes[1], refusé par Claude Durand, alors PDG de Stock et de Fayard. Cet épisode a été raconté en détail par Dominique Lorentz dans un récit publié dix ans après, "Des sujets interdits" (2007).

Laurent Beccaria a notamment publié des ouvrages de Denis Robert, Noam Chomsky, François-Xavier Verschave, Eva Joly[2], Hélie de Saint Marc, Geneviève de Galard, Jean-Pierre Guéno, Alain Chabat, Jean-Pierre Jeunet, Jérôme Garcin, Patrick de Saint-Exupéry, Daniel Tammet, Medhi Ba.

En , il fonde avec Patrick de Saint-Exupéry le trimestriel de reportage XXI[5]. Laurent Beccaria est le directeur de la publication et possède 33 % des parts; Patrick de Saint Exupéry en est le rédacteur en chef et possède 33 %; les éditions Gallimard possèdent 20 %; et le reste est réparti entre des actionnaires individuels : Charles-Henri Flammarion, Patrick Bréaud, ancien directeur général du CIC, Dominique Villeroy de Galhau, directeur général de La Financière Tiépolo, Laurent Hebenstreit, pdg des éditions Démopolis.

Au printemps 2011, il lance avec Patrick de Saint-Exupéry, 6 mois, une revue semestrielle de photojournalisme, suivant la même politique d'indépendance financière et de diffusion en librairie que XXI[6].

En 2014, il publie l'ouvrage de Valérie Trierweiler Merci pour ce moment qui connait une diffusion d'importance exceptionnelle[7]. Un premier tirage à 200 000 exemplaires est épuisé en quelques jours[8]. Il est retiré à 290 000 exemplaires[8]. Cet ouvrage suscite d'importantes réactions dans le monde politique et la presse[9],[10],[11].

Fin 2017, il lance, toujours avec son associé Patrick de Saint-Exupéry, l'hebdomadaire Ebdo, dirigé par l'ancien député socialiste Thierry Mandon et composé d'une trentaines de journalistes. En février 2018, il publie une enquête concernant des violences sexuelles dont est accusé le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot : un viol dont la plainte a été classée sans suite pour prescription[12], et des faits de harcèlement sexuel qui ont été démentis[13]. Nicolas Hulot porte plainte pour diffamation contre le journal, plainte qu'il retire le 26 décembre 2018[14].

D'après Laurent Beccaria, cette enquête provoque le départ d'un investisseur, empêchant une levée de fonds qui provoque la cessation de paiement de l'éditeur du journal, dont les ventes étaient par ailleurs en baisse, version contestée par des membres de l'équipe, arguant plutôt d'une mauvaise gestion[15]. Le journal dépose le bilan en mars 2018.

Vie privéeModifier

Laurent Beccaria est marié à Sophie de Sivry, fondatrice des éditions L’Iconoclaste[1]. Les origines de la famille Beccaria se situent dans l'Italie du Nord[réf. nécessaire].

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Edouard Launet, « Il passe le seuil », Libération, 1er avril 2010
  2. a b c et d LAURENT BECCARIA : Incorruptible, Stratégies, 27 juin 2003
  3. [1]
  4. http://www.sciences-po.asso.fr/profil/laurent.beccaria86_1.
  5. Laurent le magnifique, Nouvel Obs, 3 mai 2010
  6. Interview de Laurent Beccaria, co-fondateur de XXI, Lecteurs.com
  7. « [Exclusif] Trierweiler : Laurent Beccaria s’explique », Livres-Hebdo,‎ (lire en ligne)
  8. a et b Nathalie Silbert, « « Merci pour ce moment» de Valérie Trierweiler s’est déjà vendu à 313.500 exemplaires, Médias », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  9. « Trierweiler publie un livre où se mêlent l'intime et la politique », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  10. Catherine Schwaab, « Valérie Trierweiler, "Ma vie avec François" », Paris Match,‎ (lire en ligne).
  11. « Valérie Trierweiler publie un livre sur sa vie à l'Elysée », Libération,‎ (lire en ligne).
  12. « La justice confirme une plainte pour "viol" en 2008 à l'encontre de Nicolas Hulot, classée pour prescription », sur Franceinfo, (consulté le 25 juin 2019)
  13. Par Jean-Michel Décugis et Damien Delseny et Geoffroy TomasovitchLe 8 février 2018 à 21h39, « Affaire Hulot : une accusation démentie, une autre prescrite », sur leparisien.fr, (consulté le 25 juin 2019)
  14. « Nicolas Hulot a retiré sa plainte pour diffamation contre le magazine « Ebdo » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  15. « Le journal « Ebdo » s’arrête : un sentiment « d’amateurisme » et de « gâchis » », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier