Laurence Rasti

photographe suisse
Laurence Rasti
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Biographie
Naissance
Nationalité
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Activité

Laurence Rasti est une photographe suisse née en à Genève.

Née de parents iraniens, elle est connue pour son travail engagé sur la notion d’identité et de beauté, explorant les concepts de masculinité et de féminité et dénonçant les inégalités.

BiographieModifier

Jeunesse et étudesModifier

Laurence Rasti est née en à Genève en Suisse de parents iraniens. Elle se destine à faire du droit, marquée par ses fréquents séjours en Iran où les codes sociaux différents lui « donnent envie de [se] battre pour l’égalité, l’émancipation et la liberté d’expression »[1].

Disposant de facultés pour le dessin, elle passe un Certificat fédéral de capacité (CFC) de graphisme puis un bachelor à l’École cantonale d'art de Lausanne (ECAL) en 2014 où elle découvre la photographie et son pouvoir communiquant. En 2019, elle obtient un master en arts visuels à la Haute École d'art et de design Genève (HEAD)[1].

Carrière photographiqueModifier

There are no homosexuels in IranModifier

En 2017, Laurence Rasti publie There Are No Homosexuals in Iran (Il n’y a pas d’homosexuels en Iran) en réaction à la déclaration du président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad dix ans plus tôt à l’université Columbia, aux États-Unis : « En Iran, nous n’avons pas d’homosexuels comme dans votre pays ». Pour ce travail, elle s’est rendu des dizaines de fois entre 2014 et 2016 dans la petite ville turque de Denizli, où des centaines de réfugiés homosexuels attendent de rejoindre un pays d’accueil. Ses photos aux angles très variés comportent des aspects ludiques et parfois festifs[2]. Publié aux Éditions Patrick Frey, l’ouvrage est présélectionné au Paris Photo Aperture First Photobook Award, au Prix du livre d'auteur des Rencontres d'Arles et nommé parmi les 10 meilleurs livres photo de 2017 par le New York Times Magazine[3],[4],[5].

VenusesModifier

Laurence Rasti poursuit son travail avec Venuses, un projet au long cours où elle interroge le féminin, son ressenti et ses expressions. Elle photographie et s’entretient avec Shaya, une femme trans iranienne qui a vécu en Turquie et Lena, sa voisine atteinte d’un cancer du sein et dont elle documente le combat. Elle obtient une bourse Berthoud, Lissignol-Chevalier et Galland pour la jeune création contemporaine de la Ville de Genève[1]. Ses photos sont présentées au Centre d’art contemporain de Genève[6].

Le SalèveModifier

En 2018, Laurence Rasti est sélectionnée par le Musée de l’Élysée qui donne carte blanche à dix photographes romands pour partager leur vision des notions d’humanité, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance. Elle réalise un court-métrage de trois minutes, Le Salève, une conversation autour de la notion de frontière avec Zia, 21 ans, né en Afghanistan. L’ensemble est présenté dans le cadre de l’exposition itinérante Principes humanitaires, ici et maintenant, en partenariat avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et présentée dans le monde entier par le biais du réseau des ambassades suisses[7],[8].

Elle est cosignataire de Rencontres photo d’Arles : où sont les femmes ? lettre à Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles publiée dans le quotidien Libération le 3 septembre 2018[9].

Elle intervient depuis septembre 2020 à l’École de design et haute école d'art du Valais (EDHEA)[10].

PublicationModifier

Expositions majeuresModifier

Plusieurs de ses photographies font partie de la collection du Fonds régional d'art contemporain (Frac) Poitou-Charentes[14]

DistinctionsModifier

  • 2019 : L’enquête photographique genevoise[15]
  • 2016 : Prix suisses de design[16]
  • 2015 : Festival Boutographies de Montpellier[17]
  • 2015 : Swiss Press Award – ewz selection, catégorie Fine Art[18],[19]

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Portrait d’une photographe – L’objectif de Laurence Rasti sonde les méandres de l’identité », sur Tribune de Genève (consulté le )
  2. « « Les homosexuels, ça n’existe pas chez nous, en Iran » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. « Laurence Rasti : « Il n’y a pas d’homosexuels en Iran », Fisheye #10 », sur Fisheye Magazine - Un magazine de photo contemporaine, (consulté le )
  4. (en-US) « The 2018 PhotoBook Awards Shortlist », sur Aperture, (consulté le )
  5. (en-US) Teju Cole, « The Best Photo Books of 2017 », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  6. « Bourses de la Ville de Genève 2020 – Centre d’Art Contemporain Genève », sur centre.ch (consulté le )
  7. Rachel Barbara Häubi, « Une installation itinérante qui repense l’humanitaire », sur L'Elysée hors champ, (consulté le )
  8. « Principes humanitaires, ici et maintenant - Nuit des images », sur nuitdesimages.ch (consulté le )
  9. « Signataires de la lettre à Sam Stourdzé, directeur des Rencontres d’Arles. », sur Visuelles.art, (consulté le )
  10. « Laurence Rasti | EDHEA », sur edhea.ch (consulté le )
  11. « Circulation(s), album photos de la jeune Europe », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  12. « Mille visages de la jeune photographie au musée de l’Elysée », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  13. « Laurence Rasti | Untitled (2014) | Artsy », sur www.artsy.net (consulté le )
  14. « Laurence Rasti, collection FRAC Poitou-Charentes », sur www.frac-poitou-charentes.org (consulté le )
  15. Communiqué de presse, « La photographie, axe fort de la politique culturelle genevoise en 2019 », sur Ville de Genève,
  16. Office fédéral de la culture OFC, « Prix suisses de design 2016 », sur www.bak.admin.ch (consulté le )
  17. « Boutographies [FR] », sur Boutographies [FR] (consulté le )
  18. « Deux Romands remportent un Swiss Photo Award », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  19. (en) palmbeach interactive, « Swiss Photo Award 2014 (Fine Art) - Laurence Rasti - There are no homosexuals in Iran », sur www.swissphotocollection.ch (consulté le )

Liens externesModifier