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Larbroye

commune française du département de l'Oise

Larbroye
Larbroye
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Noyon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Noyonnais
Maire
Mandat
Didier Wattiaux
2014-2020
Code postal 60400
Code commune 60348
Démographie
Gentilé Larbroyens, Larbroyennes
Population
municipale
507 hab. (2016 en augmentation de 4,97 % par rapport à 2011)
Densité 230 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 34′ 25″ nord, 2° 57′ 56″ est
Altitude Min. 48 m
Max. 150 m
Superficie 2,2 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairielarbroye.e-monsite.com

Larbroye est une commune française située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France.

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Entrée du village.

La commune est un village périurbain situé sur les axes Noyon-Lassigny et Noyon-Compiègne.

La commune est desservie par l'ex-route nationale 38 (actuelle RD 938), qui supporte en 2016 un trafic 5 300 véhicules journaliers[1] de et est aisément accessible par la route nationale 32.

Une voie douce, dite « voie douce du Maigremont », permet de relier le village à Noyon via le quartier Beauséjour et la zone d'activités du Mont-Renaud, évitant aux cyclistes d'emprunter la RD 938[2]

Elle est concernée par la future déviation ouest de Noyon, qui devrait suporter un trafic de 5 000 véhicules journaliers[3]

Communes limitrophesModifier

  Suzoy Vauchelles  
N Noyon
O    Larbroye    E
S
Ville Passel

HydrographieModifier

La commune est drainée par le Ru Soyer, sous-affluent de la Seine par la Divette puis l'Oise.

ToponymieModifier

Le village est est citée en 1098 dans une charte du chapitre de Noyon, sous le toponyme Arbreia[4]

HistoireModifier

 
Carte de Cassini de Larbroye et des environs (vers 1750)

Sur la Carte de Cassini (vers 1750), le nom du village est écrit l'Arbroye.

Au site du Petit-Ourscamps ont été retrouvée des poteries communes d'époque gallo-romaine[5]

Larbroye possèdait des carrières de pierre de bonne qualité dont certaines servirent à la construction du beffroi de Noyon en 1328[6]

Au XVIIIe siècle, des vignes étaient cultivées sur territoire de la paroisse: une ordonnance royale du nomme un garde pour surveiller les vignobles[7]. Le village possédait un pressoir banal[8].

Sous l'Ancien Régime, la paroisse relevait de la coutume de Noyon[9]. Au début de la Révolution française, l'abbaye d'Ourscamp indiquait posséder à Larbroye « 16 set. de mauvaises terres, et 17 set. partie de 10 set. en vignes, et le surplus en Savart, où se trouve une maison reconstruite depuis deux ans, pour cause de vetusté, un pressoir, fournil et étable, laquelle maison est occupée par un concierge qui veille à la conduite des travaux nécessaires aux vignes.... que tout le vin qui en provient est consommé dans la maison d'Ourscamp[10]... »

La commune de Suzoy, instituée par la Révolution française, a été fugacement rattachée à celle de Larbroye de 1828 à 1832[6]. Elle achète une maison d'école en 1838. Un nouveau bâtiment est construit et inaugiré en 1845[11].

Première Guerre Mondiale

Dès le début du mois de septembre 1914, Larbroye, comme toute la région, est occupé par l'armée allemande et restera loin du front qui se stabilisera à quelques kilomètres à sud-ouest vers Lassigny et Ribécourt-Dreslincourt jusqu'au début de 1917. Les occupants se livreront à de nombreuses exactions sur les habitations.

Le propriétaire du château, soupçonné d'espionnage fut emprisonné à Noyon. Quand il revint fin septembre son château avait été pillé et incendié par l'ennemi[12].

Pendant 30 mois les habitants vivront sous le joug des occupants qui réquisitionnent des pièces dans les habitations, le matériel, la nourriture et obligent hommes et femmes à travailler dans les champs pour nourrir les soldats du front.

En février 1917, lors du retrait des Allemands sur la ligne Hindenburg, le village est évacué par l'ennemi [13]. Le secteur passe sous contrôle allié et sera de nouveau repris par l'ennemi lors de l'offensive du printemps de mars 1918. C'est au cours de cette période que les bombardements feront de nombreux dégâts à la mairie, à l'église et aux habitations. Ce n'est que début octobre 1918 que le secteur sera définitivement repris.

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[14] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [15].

Après l'Armistice, peu à peu les habitants revinrent s'installer à Larbroye. Pour eux commença une longue période de plus de dix ans de reconstruction des habitations (maisons provisoires), des fermes, des bâtiments publics, des routes.

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Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Compiègne du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la sixième circonscription de l'Oise.

Elle fait partie depuis 1801 du canton de Noyon[16]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est toujours membre, est modifié, passant de 23 à 42 communes.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre de la communauté de communes du Pays Noyonnais, créée en 1994 sous le nom de communauté de communes de la haute vallée de l’Oise et qui succédait au district de la haute vallée de l’Oise.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[17]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1982 octobre 2006[18] Gilbert Giraudeau   Décédé en fonction
décembre 2006[19] mars 2014 Michèle Nguyen    
mars 2014[20],[21] En cours
(au 17 novembre 2016)
Didier Wattiaux   Retraité d'entreprise publique

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2016, la commune comptait 507 habitants[Note 1], en augmentation de 4,97 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
262225216252639251247223232
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
239232214223207203200174180
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
214211199162200202200184210
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
210221270267376373448459470
2013 2016 - - - - - - -
494507-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,5 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 25,2 %, 15 à 29 ans = 12,4 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 24,8 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 48,5 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 20,6 %, 45 à 59 ans = 23,2 %, plus de 60 ans = 18,4 %).
Pyramide des âges à Larbroye en 2007 en pourcentage[25]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,9 
3,3 
75 à 89 ans
5,7 
12,0 
60 à 74 ans
11,8 
24,8 
45 à 59 ans
23,2 
22,3 
30 à 44 ans
20,6 
12,4 
15 à 29 ans
16,7 
25,2 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[26]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoineModifier

 
Le monument aux morts.
 
L'église St-Pierre-ès-Liens.

Lieux et monumentsModifier

  • La mairie-école actuelle est reconstruite après la Deuxième Guerre mondiale[11].
  • Église Saint Pierre-ès-Liens de Larbroye. Détruite pendant la Première Guerre mondiale, l'église est reconstruite sur les plans de l'architecte J.M. Warin, en conservant une partie du chœur de l'église du XIXe siècle[27].
  • Maisons de la Reconstruction, 52 et 60 rue de Noyon[28], et 247 rue de Montdidier[29].
  • Château de Larbroye, propriété des Marcotte devenue par héritage, propriété de Marie Marcotte d'Argenteuil, épouse de Alexandre Legentil, bombardé par les Allemands, démoli et pillé en juin 1918[30].

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Larbroye se blasonnent ainsi :
tiercé en fasce : au premier d'azur à l'ours au naturel, au second d'argent à l'arbre de sinople, au troisieme parti au premièr de sable à la broye d'argent et au second de gueules à la fasce d'argent.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Déblocage sur l’axe Noyon-Lassigny : Larbroye va renoncer à la pose de neuf ralentisseurs pour un projet anti-vitesse plus doux, à cette sortie où passent 5 300 véhicules chaque jour. Le point sur le dossier », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2019).
  2. « Noyon ouvre une voie douce », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2019).
  3. « Ils craignent le bruit de la future déviation ouest de Noyon : Les habitants de la sortie de la ville, à Larbroye, réclament des mesures limitant l’impact sonore de la route prévue pour 2021. Le Département mise sur la pose d’un revêtement spécial », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2019).
  4. Isabelle Barbedor, Michel Hérold, Alain Nafilyan, « Le canton de Noyon : le territoire de la commune de Larbroye », Région Hauts-de-France - Inventaire général (consulté le 5 octobre 2019).
  5. Emmanuel Woillez, Répertoire archéologique du département de l'Oise, Paris, Imprimerie impériale, coll. « rédigé sous les auspices de la Société académique d'archéologie, sciences et arts de ce département », , 213 p. (lire en ligne), p. 144, disponible sur Gallica.
  6. a et b Émile Coët, Notice historique et statistique sur les communes de l'arrondissement de Compiègne, Compiègne, Imprimerie A. Mennecier, , 462 p. (lire en ligne), p. 259-260, disponible sur Gallica.
  7. Alphone Ponthieux, « La justice du chapitre cathédral de Noyon : Fragments de registres d'audiences extraordinaires Août 1702-20 octobre 1706 ; 19 mai 1708, 4 janvier 1715. », Comité archéologique et historique de Noyon - Comptes rendus et mémoires lus en sénace, t. XVII,‎ , p. 201 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2019), disponible sur Gallica.
  8. Alphone Ponthieux, « La justice du chapitre cathédral de Noyon : Plaids du 5 juin 1646 au 30 octobre de la même année », Comité archéologique et historique de Noyon - Comptes rendus et mémoires lus en sénace, t. XVII,‎ , p. 159 (lire en ligne, consulté le 3 octobre 2019), disponible sur Gallica.
  9. Gaëtan Legrand, La Région soumise à la coutume du Vermandois, , 21 p. (lire en ligne), p. 16, disponible sur Gallica.
  10. A. Ponthieux, « Les derniers religieux des Abbayes et Couvents de Noyon en 1790 : L'abbaye d'Ourscamp », Comptes rendus et mémoires lus aux séances - Comité archéologique et historique de Noyon, vol. 2, t. XXIV,‎ , p. 182-190 (lire en ligne, consulté le 5 octobre 2019) disponible sur Gallica.
  11. a et b Michel Hérold, Alain Nafilyan, « Mairie et école primaire de Larbroye », Région Hauts-de-France - Inventaire général, (consulté le 5 octobre 2019).
  12. Baron A de Maricourt, L'Oise dévastée, Paris, Librairie Félix Alcan, coll. « La France dévastée », , 142 p. (lire en ligne), p. 109, disponible sur Gallica.
  13. « 16 mars 1917 », Cartographie 1914 - 1918 Le front ouest de la première guerre mondiale (consulté le 5 octobre 2019).
  14. Carte spéciale des régions dévastées, document mentionné en liens externes, 1920.
  15. Journal officiel du 18 février 1921, p. 2098.
  16. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. « Les maires de Larbroye », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 5 octobre 2019).
  18. « Le carnet », Courrier d'État, no 17,‎ , p. 4 (lire en ligne [PDF], consulté le 3 octobre 2019).
  19. « Le carnet », Courrier d'État, no 18,‎ , p. 4 (lire en ligne [PDF], consulté le 3 octobre 2019).
  20. « LARBROYE Didier Wattiaux en pôle », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2019) « Didier Wattiaux, retraité, conseiller municipal sortant et adjoint au maire de 2008 à 2012, conduit l’unique liste pour les municipales ».
  21. « Larbroye », Cartes de France (consulté le 9 septembre 2014)
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  25. « Évolution et structure de la population à Larbroye en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  26. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 novembre 2010)
  27. Michel Hérold, Alain Nafilyan, « Église paroissiale Saint Pierre-ès-Liens de Larbroye », Région Hauts-de-France - Inventaire général, (consulté le 5 octobre 2019).
  28. Michel Hérold, Alain Nafilyan, « Ensemble de deux maisons à Larbroye », Région Hauts-de-France - Inventaire général, (consulté le 5 octobre 2019).
  29. Michel Hérold, Alain Nafilyan, « Maison à Labroye », Région Hauts-de-France - Inventaire général, (consulté le 5 octobre 2019).
  30. Jacques Benoist, Le Sacré-Cœur de Montmartre, vol. 3, éditions de l'Atelier, coll. « Patrimoine » (no 1), (ISBN 2-7082-2978-8, lire en ligne), p. 1062.