Lanloup

commune française du département des Côtes-d'Armor

Lanloup
Lanloup
L’église de Lanloup.
Blason de Lanloup
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Yannick Le Bars
2020-2026
Code postal 22580
Code commune 22109
Démographie
Gentilé Lanloupais, Lanloupaise
Population
municipale
215 hab. (2018 en diminution de 18,56 % par rapport à 2013)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 48″ nord, 2° 57′ 51″ ouest
Altitude 52 m
Min. 35 m
Max. 97 m
Superficie 2,45 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Paimpol
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.lanloup.bzh/

Lanloup [lɑ̃lu] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

GéographieModifier

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,1 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 10,4 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 735 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Lanleff », sur la commune de Lanleff, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,6 °C et la hauteur de précipitations de 839,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Saint-Brieuc », sur la commune de Trémuson, mise en service en 1985 et à 23 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,2 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Lanloup est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (95,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (52,8 %), terres arables (31,9 %), zones urbanisées (10,9 %), forêts (4,4 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[20].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanlop en 1160[21], Lanloup en 1237[22], Lanlop en 1239[21] et en 1252[22], Lanloup en 1263[22] et en 1266[21], Lanlop en 1263, 1266, 1268 et à la fin du XIVe siècle[22], Sainct Loup en 1478[22], Lanloup en 1467 et en 1486[22], Lanlou en 1516[21], Sainct-Loup en 1536[22], Lanloup ou Sainct Loup en 1543 et en 1569[22].

Son nom vient de l'ancien breton lann, qui signifie ermitage, et de Saint-Loup[22].

HistoireModifier

L'Ancien RégimeModifier

Sous l'Ancien Régime , la paroisse de Lanloup faisait partie du doyenné de Dol relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Loup. Elle avait comme trève Lanleff. Lanloup appartenait également au comté de Goëlo.

La Révolution françaiseModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Lanmor et de Tercillat-Pelletier[23].

Le XXe siècleModifier

Les guerres du XXe siècleModifier

Le monument aux Morts porte les noms de 23 soldats morts pour la Patrie[24] :

  • 19 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 4 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.

Le les instituteurs André Lefebvre et Marcel Leroy, qui se dirigeaient à bicyclette vers Lanloup pour une mission de résistance furent tués par les Allemands, le premier à Plouézec, le second à l'Épine-Halle en Étables, après avoir été torturé[25].

Le XXIe siècleModifier

En octobre 2019, les deux cloches de l'église furent démontées pour une rénovation.

 
Run ar Vilin, artère de la commune.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur aux six annelets d'argent ordonnés 3, 2 et 1.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1988 ? Louise-Anne Even    
mars 2001 2008 Hubert Blanchard    
mars 2008 2014 Louise-Anne Even    
mars 2014 En cours Yannick Le Bars DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347402403514552559573586552
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
544527502500593611503507460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
448451444369383377391396358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
331284236209195214261265230
2018 - - - - - - - -
215--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monumentsModifier

 
Détail du porche de l'église.

L’église de Lanloup est de style gothique et date du XV°siècle, sans que l’on connaisse la date exacte de son édification. Elle fut remaniée plusieurs fois au XVIII°siècle. Le porche sud construit vers 1550 à l’emplacement de l’ancienne chapelle dédiée à Saint Gilles abrite les statues des douze apôtres avec leurs attributs [28]. Les quatre évangélistes sont disposés aux quatre coins, reconnaissables par leurs attributs du tétramorphe. Une vierge polychrome du XIV° siècle domine la porte d’entrée de l’église. Ce porche est surmonté de la chambre du conseil de fabrique. A l’extérieur, le porche est orné par un double bandeau de feuillage surmonté d’une niche abritant la statue de saint loup. De part et d’autre des deux contreforts qui soutiennent le porche siègent les statues de saint Loup à gauche et saint Gilles à droite. Le porche a la particularité de posséder des « boîtes à chef », appelées aussi « boîtes à crâne », contenant les crânes de personnalités de la paroisse. Cette tradition destinée à honorer la mémoire de défunts importants fait suite à l’interdiction d’inhumation dans le sous-sol des églises, comme c’était le cas depuis le moyen-âge, prise le 16 août 1719 par arrêté du parlement de Bretagne dans le but de limiter la propagation des épidémies.[29]

Le calvaire, initialement du XVI° siècle fut restauré en 1758 comme l’indique une date gravée sur le fût. Il représente le Christ en croix entre Marie et saint Jean.

L’intérieur de l’église recèle une statuaire riche et abondante. Cette collection bénéficia du transfert de statues issues de la désaffection de la chapelle Sainte-Colombe, aujourd’hui restaurée. L’église dispose d’une nef, d’un transept et de deux chapelles latérales, dont une abrite les fonds baptismaux en granit. Le maitre-autel est entouré d’un retable du XVIII° siècle où figurent les statues de saint Loup et de saint Gilles de part et d’autre d’un tableau de Jésus prêchant à la foule. saint Yves et saint Nicodème sont également présents de chaque côté de l’autel. Dans l’église sont visibles les statues anciennes de saint Guillaume (évêque), saint Blaise, saint Yves, saint Mathurin, sainte Anne et celles plus récentes de saint Joseph, Notre-Dame de Lourdes, saint Antoine de Padoue, le Sacré-Cœur, la Vierge et l’Enfant, sainte Thérèse de Lisieux, Notre-Dame de Bon Voyage. Dans la chapelle du Rosaire, les statues de sainte Apolline et saint Éloi trônent sur le retable et par ailleurs sainte Bernadette est représentée.

Issues de la chapelle de Sainte-Colombe, les statues de sainte Colombe et de saint Therizien ont rejoint l’édifice [28]. La statue de saint Therizien (ou saint Therezien) en bois polychrome du XVII° siècle est unique en Bretagne et fut vraisemblablement commanditée par un recteur de Lanloup portant le nom de famille Therezien, courant dans la région du Goëlo [30]. Ce saint d’origine Galloise est mentionné comme évêque du Yaudet au VI° siècle [31].

L’église possède des tableaux remarquables dont celui représentant une crucifixion, daté de 1634 et attribué à Georges Le Tourneur, où figurent l’effigie des donateurs le seigneur Guillaume de Lanloup et sa femme Françoise du Perrier. Ce tableau est classé monument historique depuis 1911.

Les vitraux sont abondamment colorés et représentent sainte Colombe et saint Loup, saint Mathurin et saint Roch, le baptême de Jésus par saint Jean-Baptiste et l’œil de Dieu.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.

RéférencesModifier

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Bretagne », sur www.chambres-agriculture-bretagne.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Lanleff - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Lanloup et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Lanleff - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Lanloup et Trémuson », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Saint-Brieuc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  20. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  21. a b c et d Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis » (consulté le ).
  22. a b c d e f g h et i infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Lanloup » (consulté le ).
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Lanloup », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
  24. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le ).
  25. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (septembre 1941-août 1944)", éditions Astoure, 2012, (ISBN 978-2-36428-032-8).
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  28. a et b abbé Jean Le Floch, Lanloup, Paimpol, Presse et Imprimerie d'Armor, , 15 p., p. 10
  29. Alain Jacques Lemaître, « Espace sacré et territoire vital au XVIIIe siècle : la régulation des lieux d'inhumation en Bretagne », Annales de Bretagne et des pays de l'Ouest, vol. 90, no 2,‎ , p. 249–259 (DOI 10.3406/abpo.1983.3126, lire en ligne, consulté le )
  30. Annick Société d'émulation des Côtes-d'Armor, Les Therezien, une famille en Goëlo : (XVe-XIXe siècle), (ISBN 978-2-9540713-0-5 et 2-9540713-0-3, OCLC 864819044, lire en ligne)
  31. Yves LeThérisien, « Saint Therizien, saint celtique du Goëlo », Les carnets du Goëlo,‎ , p. 15-26

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier