Ouvrir le menu principal

Lanhouarneau

commune française du département du Finistère

Lanhouarneau
Lanhouarneau
L'église Saint-Hervé.
Blason de Lanhouarneau
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Saint-Pol-de-Léon
Intercommunalité Haut-Léon Communauté
Maire
Mandat
Éric Pennec
2014-2020
Code postal 29430
Code commune 29111
Démographie
Gentilé Lanhouarnéens
Population
municipale
1 316 hab. (2016 en augmentation de 9,03 % par rapport à 2011 en augmentation de 9,03 % par rapport à 2011)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 34′ 54″ nord, 4° 12′ 32″ ouest
Altitude Min. 17 m
Max. 106 m
Superficie 17,69 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte administrative du Finistère
City locator 14.svg
Lanhouarneau

Géolocalisation sur la carte : Finistère

Voir sur la carte topographique du Finistère
City locator 14.svg
Lanhouarneau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lanhouarneau

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lanhouarneau
Liens
Site web Site de la mairie de Lanhouarneau

Lanhouarneau [lɑ̃nwaʁno] (en breton : Lanhouarne) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

GéographieModifier

Lanhourneau est situé dans le Léon dans le nord du département du Finistère. Son finage est limité au sud par le petit fleuve côtier la Flèche.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Lanhoarneu vers 1330, Landa Hoervei en 1384 et en 1467, Lanhouarneau en 1426 et en 1481.

Lanhouarneau vient du breton lan (ermitage) et de Houarneau (Saint Hervé).

HistoireModifier

OriginesModifier

 
Intérieur de l'église Saint-Hervé.

Saint Houarneau ou saint Houarné, plus connu sous le nom de saint Hervé, fils d'Hyvarnion (ou Harvion) et de Rivanone. Hyvarnion était un barde originaire de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) qui aurait vécu un moment à la cour du roi franc Childebert. Il aurait épousé Rivanone, nièce, sœur ou mère (les sources sont contradictoires) de saint Urfold et leur fils saint Hervé serait né aveugle vers 520.

Ils auraient vécu au manoir de Lanrioul (dénommé aussi dans les anciens textes Lanrigoul ou Lanrigour) en Plouzévédé. Après la mort de son mari, Rivanone se serait établie sur le territoire de Keran (la trève de Tréflaouénan), où elle aurait élevé son fils encore en bas-âge. Hervé, après avoir été un disciple du moine Martianus (ou Harchian), aurait été vivre près de son oncle saint Urfold dans un petit monastère du pays d'Ac'h, près de Bourg-Blanc (à l'emplacement de l'actuelle chapelle Saint-Urfold). Quant à Rivanone, elle se retira "en solitude" à Lanhouarneau où elle mourut ; elle fut enterrée là où se trouve l'église paroissiale[1].

Saint Hervé est surnommé "maître du loup" ("mestr ar bleiz" en breton) à Lanhouarneau.

La paroisse de Lanhouarneau faisait partie de l'archidiaconé de Léon relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Hervé.

Époque moderneModifier

Charles Le Bris, né à Lanhouarneau en 1664, décédé le , publie en 1712 un ouvrage de prières et de méditations Heuryou brezounek ha latin, qui fut réédité 35 fois jusqu'au milieu du XIXe siècle[2].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Lanhouarneau de fournir 14 hommes et de payer 91 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[3].

Le XIXe siècleModifier

Trois cadavres, ceux des époux Cuëff et de leur fils François-Marie, sont découverts le dans une maison proche du moulin Soul en Lanhouarneau au lendemain de l’incendie de leur demeure. Le , le cadavre ensanglanté de Marie-Anne Combot, sa bonne, est trouvé par le meunier Léost qui constate que sa maison, le moulin Soul, a été fouillé et plusieurs objets, ainsi qu’une somme d’argent, dérobés. Jean-Marie Caër, âgé de 28 ans, homme violent et détesté dans la région, est rapidement accusé de ces meurtres (des objets volés sont retrouvés chez lui) et condamné à mort par la Cour d’assises du Finistère le . Sa peine fut commuée en celle de travaux forcés à perpétuité par le président de la République Émile Loubet[4].

Le XXe siècleModifier

La Belle ÉpoqueModifier

Répondant en 1904 à une enquête de l'inspection académique, un instituteur de Lanhouarneau écrit que « tous les enfants de plus de 10 ans savent le français » ; il ajoute : « Le clergé paroissial est systématiquement opposé à toute idée de progrès. Par esprit de domination, il voudrait maintenir le peuple dans l'ignorance »[5].

Le , le Conseil municipal de Lanhouarneau « reconnaissant le bien que les religieuses de l'Immaculée Conception ont rendu à notre commune, leur vote des remerciements bien chaleureux et regrette la laïcisation qui s'impose contre la volonté générale de notre population ». Le maire, Alain Drogou, démissionne en 1907 en signe de protestation[6].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Lanhouarneau porte les noms de 67 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, deux (Émile Abjean, décoré de la Croix de guerre, et René Roudaut) sont morts sur le front belge ; trois dans les Balkans dans le cadre de l'Expédition de Salonique (Jean Guivarch en Grèce, René Le Rest en Macédoine, Jean Rosec en Serbie) ; deux sont des marins disparus en mer (Alain Lagattu disparu lors du naufrage du croiseur cuirassé Amiral Charner et Yves Parc, disparu lors du naufrage du croiseur cuirassé Léon Gambetta) ; les autres sont morts sur le sol français[7].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

L'école privée catholique devient mixte en 1964, ce qui entraîne le dépérissement de l'école publique de garçons qui avait antérieurement trois classes et doit fermer en 1972[6].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Eric Pennec DVD Agriculteur
février 1986 mars 2001 Denise Michel    
mars 1983 février 1986 Alexis Vourc'h    
mars 1965 mars 1983 Jean Louis Roué    
février 1956 mars 1965 François Siohan    
1943 janvier 1956 François Jaffres    
1940 1943 Jean Marie Bécam    
octobre 1907 juillet 1940 René Méar    
1896 octobre 1907 Alain Drogou    
  1896 Jean Berthou    
Les données manquantes sont à compléter.

MonumentsModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[9].

En 2016, la commune comptait 1 316 habitants[Note 1], en augmentation de 9,03 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7362 1081 8631 7121 1341 0571 2411 3681 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1821 3371 2921 2681 2151 1781 2061 2041 256
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2391 3281 3401 5121 5211 3891 3341 2801 107
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 1121 0581 0291 0329599031 0161 0321 249
2016 - - - - - - - -
1 316--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Personnalités liées à LanhourneauModifier

NaissancesModifier

DécèsModifier

Notes et référencesModifier

  1. J. de La Passardière, "Topologie des paroisses du Léon", Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, janvier-février 1911, volumes 45 à 46, pages 179-180, consultable https://books.google.fr/books?id=uJAVAAAAYAAJ&pg=RA1-PA179&lpg=RA1-PA179&dq=Albert+Le+Grand+Kerdanet&source=bl&ots=suCPVjzMV-&sig=0vHoR7CpXTw3sL514Zzc0lc5D5E&hl=fr&sa=X&ei=3x74TsfhPI7J8gOrz9CVDA&sqi=2&ved=0CEYQ6AEwBw#v=onepage&q=Albert%20Le%20Grand%20Kerdanet&f=false
  2. Jean Rohou, "Catholiques et Bretons toujours ? (essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne)", éditions Dialogues, Brest, 2012, [ (ISBN 978-2-918135-37-1)]
  3. >"Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f8.image.r=Plovan
  4. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ (ISBN 978-2-84494-808-3)]
  5. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
  6. a et b Jean Rohou, "Fils de ploucs", tome 2, 2007, éditions Ouest-France, [ (ISBN 978-27373-3908-0)]
  7. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=17632
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. http://www.lanhouarneau.fr/histoire/lanhouarneau-dautrefois/164-charles-le-bris-1664-1736.html

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Voir aussiModifier


Erreur de référence : Des balises <ref> existent pour un groupe nommé « Note », mais aucune balise <references group="Note"/> correspondante n’a été trouvée, ou bien il manque une balise fermante </ref>