Langues en république démocratique du Congo

langues d'une région géographique

Langues en République démocratique du Congo
Image illustrative de l’article Langues en république démocratique du Congo
Distribution géographique des langues nationales parlées dans le pays.

Langues officielles français
Langues principales Télévision (%, 2014[1] :
  70
Presse (%, 2014)[2] :
  97
Radio (%, 2014)[1] :
  70
Chansons (%, 2014)[1] :
  90
État et entreprises privées (%, 2015)[3] :
  90
Langues nationales kikongo ya leta, lingala, swahili, tshiluba[4]
Principales langues étrangères anglais (1 %)[5]

Le français est la langue officielle de la République démocratique du Congo (RDC)[6]. La RDC est le pays francophone le plus peuplé du monde, devant la France, et en 2018, 42,5 millions de Congolais, soit 50,6 % de la population du pays, sont capables de lire et d'écrire le français, contre 33,2 millions en 2014[7]. La RDC est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie depuis sa création en 1967[8] ainsi que de l'Organisation internationale de la francophonie depuis 1977[9].

Outre la langue officielle, plus de 200 langues ethniques sont parlées dans le pays[10], dont quatre ont le statut de langues nationales : le kikongo ya leta (aussi appelé « kikongo » en dehors du Kongo central [11],[12],[13]), le lingala, le swahili et le tshiluba[6].

L'anglais est quant à lui enseigné à l'université[5] : une loi de 2012 ajoute l’obligation de connaître l’anglais à tous les niveaux de l’enseignement supérieur pour des raisons d’ouverture au monde et d’adaptation au progrès et à la recherche[5].

Le taux d'alphabétisation chez les plus de 15 ans en 2015 y est estimé à 77 % selon l'UNESCO, dont 89 % chez les hommes et 66 % chez les femmes[14].

Depuis 1975, les élèves sont censés recevoir leur instruction dans l'une des quatre principales langues nationales (kikongo ya leta (aussi appelé "kikongo" en dehors du Kongo central), lingala, tshiluba et swahili) lors des deux premières années du primaire, tandis que le français devient la langue d’enseignement à partir de la troisième année. Le swahili est offert dans les provinces de l’Est ; le lingala dans les provinces de l’Équateur et à Kinshasa ; le kikongo ya leta dans les provinces du Kongo central, du Kwango et du Kwilu ; et le tshiluba dans les provinces du Kasaï, du Kasaï oriental et du Kasaï central [5]. Mais dans la réalité, le français est le véhicule d'enseignement dès la première année dans bon nombre d'écoles en ville[15].

HistoriqueModifier

Les premières populations du Congo ont été les agriculteurs bantous qui s'y sont établis au cours du premier millénaire. Les principales langues africaines parlées en RDC (lingala, swahili, kikongo et tshiluba) sont de ce fait des langues bantoues.

Après une tentative d'établissement portugais au XVe et XVIe siècles, la présence européenne ne se concrétise qu'à la fin du XIXe siècle à la suite de l'expédition de Henry Morton Stanley[5]. Pendant la période coloniale, le pays est sous la tutelle de la Belgique, et l'éducation des enfants est le monopole des missions catholiques qui opèrent essentiellement dans les langues locales. Avant l'indépendance, ces écoles ont comme principal débouché les séminaires catholiques, où les futurs prêtres étudient le français et le latin. A la fin des années 1950, en dehors de quelque 500 prêtres congolais et d'une quinzaine d'universitaires, les Congolais les plus instruits sont alors des ouvriers ou des techniciens[5]. Le français était la langue la plus pratiquée par l'administration coloniale, même si le néerlandais était aussi enseigné dans les écoles d'administration belges. Pendant les années 1950, les Congolais instruits jugent cette politique élitiste inadaptée et rétrograde, et revendiquent un accès pour tous à l'enseignement du français[5].

En 1954, le ministre belge de l'enseignement Auguste Buisseret fait alors adopter le principe de dispenser un enseignement en français au Congo à partir de l'année suivante[16].

Lors de l'indépendance, le français est choisi comme langue officielle de la nouvelle république démocratique du Congo. Le 17 octobre 1962, une ordonnance présidentielle dispose que « le français est la langue de l'enseignement du cycle primaire » et écarte donc les langues locales de l'enseignement. Le gouvernement entend ainsi faciliter à la fois l'unité du pays et le développement économique[5]. Pendant les années Mobutu (1965-1997), la politique de « zaïrisation » réintroduit les langues africaines dans l'enseignement, notamment pendant les deux premières années de la scolarité primaire, mais ne remet pas en cause la primauté du français dans le domaine économique et social. En février 2006, le président Joseph Kabila, lui-même largement anglophone, fait adopter une nouvelle constitution qui définit trois niveaux pour les langues parlées en RDC :

  1. le français, qui est la langue officielle,
  2. les 4 grandes langues bantoues (lingala, swahili, kikongo ya leta (aussi appelé « Kikongo » en dehors du Kongo central) et tshiluba) sont déclarées « langues nationales » et
  3. « les autres langues du pays [qui] font partie du patrimoine culturel congolais dont l’État assure la protection. » (disposition particulièrement vague car cette protection n'est définie nulle part.)

La constitution dispose également que « le gouvernement assure la diffusion en français et dans chacune des quatre langues nationales dans le délai de soixante jours à dater de la promulgation. » Pour des raisons de manque de moyens, cette disposition n'est pas exactement mise en œuvre. La justice et la police peuvent opérer dans les langues nationales en fonction des besoins. Les permis de conduire et la signalisation routière sont exclusivement en français[5].

Des pressions en faveur de l'introduction de l'anglais comme langue officielles ont été exercées sans succès pour le moment, en raison de la présence sur le sol congolais de milices armées anglophones, « alliées de guerre » des Kabila, venues d'Ouganda, du Rwanda, du Zimbabwé ou de Namibie[5].

Par ailleurs, la diversité linguistique du pays et la faiblesse de l'enseignement du français comme langue commune provoque l'apparition de sabirs, mélanges de plusieurs langues qui permettent la communication entre ethnies différentes auquel on donne le nom de « congolo-franglais » ou du franglais congolais, avec des contributions venues du lingala ou du swahili, par exemple. Le français reste donc la langue des élites, ce qui limite la capacité à déployer la démocratie, qui s'exprime en français (quasiment toute la presse écrite est en français), et permet à la minorité la plus éduquée de bénéficier de nombreux privilèges[5].

FrançaisModifier

 
Rouge: variantes du français qui est originaire de la Belgique et qui sont utilisées en Afrique. C'est-à-dire en république démocratique du Congo, au Burundi et au Rwanda.
Rose : autres pays francophones.

En raison de l'historique colonial du pays, le français en RDC a beaucoup de similarités avec le français de Belgique. Il a également développé des caractères propres et de nombreux néologismes[17]. Le français a été maintenu comme langue officielle depuis l'époque de l'indépendance, parce qu'il est largement parlée par les groupes scolarisés du pays, elle est ethniquement neutre et elle facilite la communication entre les différents groupes ethniques du Congo ainsi que le reste de la francophonie. C'est la langue principale de l'éducation, et la langue de l'administration, des médias et des affaires.

L’hymne national est en français[18].

Selon l'OIF en 2010 il y aurait 78 % de la population adulte sachant lire et écrire le français[19] ; ce nombre atteint les 87 % si l'on prend juste ceux qui savent le parler[N 1]. La république démocratique du Congo est actuellement le pays francophone le plus peuplé.

Le français est en progression au Congo. Selon le rapport 2019 de l'OIF, 42,5 millions de personnes, soit 51% de la population totale du pays est francophone[20] contre 31 millions et 46% en 2010[19]. Par ailleurs, la capitale du Congo et plus grande ville, Kinshasa, avait en 2008 87 % de francophones, ce nombre est passé à 92 % en 2010[21]. La RDC est membre de l'Assemblée parlementaire de la francophonie depuis sa création en 1967[8] ainsi que de l'Organisation internationale de la francophonie depuis 1977[9].

D'après le rapport de l'OIF de 2010, 9 973 965 élèves avaient une scolarité en français en école primaire, 3 311 803 dans le secondaire, 308 739 dans le supérieur. Au plan des effectifs scolaires, la RDC est donc de loin le premier pays francophone du monde, du fait de la scolarisation générale en français[22]. Les données de l'UNICEF donnent pour l'année scolaire 2013-2014 14 178 000 enfants scolarisés dans l'enseignement primaire en RDC (par comparaison, il y a 4 230 000 enfants scolarisés dans le primaire en France)[23].

La population du Congo parle 200[24],[25] à 400 langues selon les distinctions entre langue et dialecte. Sur le plan linguistique, il est l'un des pays les plus multilingues de toute l'Afrique. En effet, l’Atlas linguistique du Congo Kinshasa dénombre 221 langues pour une population totale (estimée en 1996) à 42,2 millions d'habitants, c'est-à-dire une langue par tranche de 190 000 locuteurs. Cependant, 186 langues appartiennent à la seule famille bantoue et elles sont parlées par plus de 80 % de la population congolaise. Les autres langues sont représentées par la famille nilo-saharienne. Tous les Congolais parlent l'une des quelque 200 langues « ethniques »[25], voire plus de 400 dialectes. En plus du français, langue officielle, la loi reconnaît quatre langues nationales : lingala, swahili, kikongo et tshiluba. La plupart des Congolais parlent plusieurs langues. Le français, le lingala (à l'ouest) et le swahili (à l'est) servent de langues véhiculaires.

NéerlandaisModifier

Le néerlandais a été la seconde langue historique de l'État du Congo de 1885 à 1908 et du Congo belge de 1908 à 1960, et durant cette période, ses archives furent bilingues français/néerlandais. Le français a toutefois été largement privilégié par l'administration belge. Une bonne connaissance de la langue française était nécessaire pour obtenir une promotion dans la colonie et les néerlandophones ont été de ce fait plus dispersés dans les provinces tandis que les francophones étaient regroupés dans les villes. À l'École coloniale de Tervuren, la première promotion à suivre un cycle d'études en néerlandais n'a été diplômée qu'en 1937. Le néerlandais a été utilisé comme langue de code lors de périodes de troubles pour transmettre des messages que les Congolais même éduqués ne puissent pas comprendre, ce qui a accentué la défiance des Congolais envers cette langue[26],[27].

Pourtant la grande majorité des missionnaires catholiques, prêtres et sœurs, envoyés au Congo étaient flamands. Parlant des dialectes néerlandais différents, les Flamands ont toutefois préféré enseigner dans les langues indigènes du Congo au contraire des francophones qui n'ont pas hésité à enseigner leur langue. En 1954, en réponse aux revendications des Congolais eux-mêmes, le ministre belge de l'enseignement Auguste Buisseret fait adopter le principe de dispenser un enseignement en français au Congo à partir de l'année suivante, une concession surtout destinée à calmer les ardeurs des indépendantistes. La mesure est toutefois fortement combattue par la droite flamande et catholique qui préconise la poursuite de l'enseignement en langues locales, et soutenue par la gauche francophone et anticléricale[16].

Le néerlandais ne fut pas retenu comme l'une des langues officielles en 1961, et son enseignement a été complètement arrêté en 1970. Il était néanmoins encore parlé par environ 200 000 personnes en 1980. En , l'ambassade du Royaume des Pays-Bas indiquait qu'il y avait environ 420 000 locuteurs du néerlandais, de tous les âges en RDC, répartis sur tout le territoire, avec des groupes très isolés.[source insuffisante] Les locuteurs du néerlandais sont très dispersés sur l'immensité du territoire congolais. Il est parlé par des personnes âgées, mais aussi par les plus jeunes, et on ignore le nombre des locuteurs maternels. Les locuteurs du néerlandais sont le plus souvent parfaitement bilingues français/néerlandais, néerlandais/lingala, ou néerlandais/anglais. Du fait de son isolement par rapport au néerlandais parlé en Europe, il a tendance à avoir incorporé de nombreux mots français, anglais, ou lingala.

AnglaisModifier

Le président Kabila a grandi et étudié en Tanzanie, l'anglais est utilisé par les ministres, et en certaines occasions officielles. De plus, l'anglais est la langue la plus souvent utilisée par les soldats de l'ONU présents en RDC, et par un grand nombre de réfugiés congolais (souvent depuis les années 1960) qui rentrent au pays, et qui vivaient auparavant dans les pays anglophones aux alentours (Zambie, Tanzanie, Ouganda...).

PortugaisModifier

Vers les zones frontalières avec l'Angola, il subsiste également quelques petits groupes et villages où on parle le portugais surtout du Brésil.

SwahiliModifier

Le swahili est parlé comme langue seconde par environ 40 % de la population congolaise, ce qui en fait la langue africaine la plus parlée du pays[5].

LingalaModifier

Le lingala est la langue maternelle de deux millions de locuteurs et de sept millions d'autres qui l'utilisent comme langue seconde. C'est la deuxième langue d'importance dans le pays, surtout dans les provinces de l'Équateur, ainsi que du nord de l'Orientale et du sud du Bandundu. Le lingala est surtout la langue véhiculaire grâce à laquelle il est possible de communiquer et se faire comprendre dans presque tout le pays, et reste la langue véhiculaire orale de l'Armée nationale au lieu du français[5].

99 % des habitants adultes de Kinshasa parlent le lingala contre 68 % le français[28].

KikongoModifier

Ici, le terme "kikongo" fait en fait référence à la langue kituba, connue sous le nom de kikongo ya leta et non à la langue kikongo. La confusion vient du fait que le gouvernement de la RDC reconnaît officiellement le kikongo ya leta en tant que langue nationale et le nomme simplement "Kikongo".

Le kikongo ya leta, avec ses deux millions de locuteurs, est utilisé principalement dans les provinces du Bas-Congo et du Bandundu[29],[5].

TshilubaModifier

Le tshiluba ou luba-kasaï est pratiqué par quelque 6,3 millions de locuteurs dans les provinces du Kasaï, Kasaï-Central, Lomami et Kasaï-Oriental[5].

Langues selon SILModifier

SIL répertorie 214 langues parlées au Congo-Kinshasa. Sa liste est une compilation de différentes ressources, avec des estimations de nombres de locuteurs (le plus souvent en langue maternelle).

Langue Code ISO 693 Population Année
Alur alz 750 000 2001
Amba rwm 4 500 1991
Asoa (en) asv 25 474 2000
Aushi auh
Avokaya avu 25 000 1989
Babango (en) bbm 2 547 2000
Baka bdh 1 300 1993
Bali (en) bcp 42 000 1987
Baloi biz 20 000 2002
Bamwe (en) bmg 20 000 1983
Banda, sud-moyen bjo 2 000 1986
Banda, centre-sud lnl 3 000
Banda, togbo-vara tor 12 000 1984
Bangala bxg
Bangba bbe 11 000 1993
Bangubangu (en) bnx 171 000 1995
Barambu (en) brm 25 570 1990
Beeke (en) bkf 1 000 1994
Bemba du Katanga bem 300 000 2000
Bendi bct 32 000 1991
Bera brf 120 000 1992
Bhele (en) bhy 15 000 1989
Bila bip 40 000 1993
Binji bpj 165 000 2000
Bobangi bni 50 948 2000
Boko bkp 21 000
Bolia bli 100 000 2000
Boloki (en) bkt 4 200
Bolondo (en) bzm 3 000 1983
Boma boh 20 500 2000
Bomboli (en) bml 2 500 1986
Bomboma (en) bws 23 000 1983
Bondengese dez 8 600 2000
Borna bxx
Bozaba (en) bzo 5 500 1983
Budu buu 180 000 1991
Buraka bkg 1 300
Bushong buf 155 137 2000
Buya (en) byy 13 000 2002
Buyu byi 10 000 2002
Bwa bww 200 000 1994
Bwela (en) bwl 8 400 2002
Bwile (en) bwc 12 400 2002
Dzing diz 155 000 2002
Dongo doo 12 900 2000
Dzando (en) dzn 6 000 1983
Ebudza bja 226 000 1985
Efe efe 20 000 1991
Enya (en) gey 15 000 2000
Foma fom 13 000 2002
Français fra
Fuliro flr 300 000 1999
Furu fuu 12 000 1984
Gbanziri (en) gbg 3 000 1986
Gbati-ri gti 21 000 2002
Gilima gix 12 000 1984
Gobu gox 12 000 1984
Hamba hba 13 000 2002
Havu hav 506 000 2002
Hema nix 124 650 2000
Hemba hem 180 958 2000
Holoholo hoo 15 500 2002
Holu hol 5 095
Hunde hke 200 000 1980
Hungana hum 400
Joba job 10 000 1989
Kabwari kcw 8 400 2002
Kaiku (en) kkq 13 000 2002
Kakwa keo 200 000 2012
Kaliko kbo 7 500 1989
Kango kty 5 900 2002
Kango kzy 2 000 1998
Kanu khx 3 500 1971
Kanyok kny 200 000 1991
Kaonde kqn 36 000 1995
Kari kbj 1 000 1996
kela kel 180 000 1972
Kele (en) khy 160 000 1980
Kete kcv 8 400 2002
Kitembo tbt 150 000 1994
Kituba ktu 4 200 000 1990
Komo kmw 400 000 1998
Kikongo de San Salvador kwy 536 994 2000
Konjo koo
Kikongo kng 1 000 000 1986
Kisongye (songe) sop 1 000 000 1991
Kpala kpl 3 000 1986
Kusu ksv 26 000 1971
Kwami ktf 400
Kwese kws 60 000
Lala-Bisa (en) leb
Lalia (en) lal 55 000 1993
Lamba lam
Langbashe lna 3 000 1984
Lega-Mwenga lgm 44 896 2000
Lega-Shabunda lea 400 000 1982
Lele lel 26 000 1971
Lendu led 750 000 1996
Lengola lej 100 000 1998
Lese les 50 000 1991
Libinza liz 10 000 1986
Ligenza lgz 43 000 1986
Lika lik 60 000 1989
Likila lie 8 400 2002
Lingala lin 2 037 929 2000
Litembo tmv 5 000 1986
Lobala loq 60 000 2000
Logoti log 210 000 1989
Lombi lmi 12 000 1993
Lombo loo 10 000 1971
Lonzo lnz 300
Lugbara lgg 840 000 2001
Luna luj 50 000
Lunda lun
Lusengo lse 42 000 2002
Lwalu lwa 21 000 1971
Ma msj 4 700 1 977
Mabaale mmz 42 000 2002
Mamvu mdi 60 000 1991
Mangbetu mdj 620 000
Mangbutu mdk 15 000 1991
Mayeka myc 21 000 2004
Mayogo mdm 100 000 1991
Mba mfc 36 087 2000
Mbala mdp 200 000 1972
Mbandja zmz 351 543 2000
Mbesa zms 8 400 2002
Mbo zmw 11 000 1994
Mbole mdq 100 000 1971
Mfinu zmf 8 400 2002
Mituku zmq 50 948 2000
Moingi mwz 4 200 2002
Mongo-nkundu lol 400 000 1995
Mono mnh 65 000 1984
Monzombo moj 5 000 1986
Mpuono zmp 165 000 1972
Mündü muh 2 800
Mvuba mxh 5 095 2000
Nande nnb 903 000 1991
Ndaka ndk 25 000 1994
Ndo ndp 100 000
Ndobo ndw 10 190 2000
Ndolo ndl 8 000 1983
Ndunga ndt 2 500 1977
Ngando nxd 220 000 1995
Ngbaka minangende nga 1 012 184 2000
Ngbaka ma'bo nbm 11 000 1984
Ngbandi du Nord ngb 250 000 2000
Ngbandi du Sud nbw 105 000
Ngbinda nbd 4 200 2002
Ngbundu nuu 16 000 1984
Ngelima agh 13 588 2000
Ngiti niy 100 000 1991
Ngombe ngc 150 000 1971
Ngongo noq 4 076 2000
Ngul nlo 8 400 2002
Ngundu nue 5 095 2000
Nkutu nkw 40 000 1972
Ntomba nto 100 000 1980
Nyali nlj 43 000 1993
Nyanga nyj 150 000 1994
Nyanga-li nyc 48 000 2002
Nyindu nyg 8 400 2002
Nzakara nzk
Ombo oml 8 400 2002
Omi omi 39 500 1989
Pagibete pae 28 000 2000
Pambia pmb 21 000 1982
Pelende ppp 8 400 2002
Phende pem 420 000 1991
Poke pof 46 000 1971
Ruund rnd 152 845 2000
Rwanda kin 250 000
Sakata skt 75 000 1982
Salampasu slx 60 000 1977
Samba smx 4 200 2002
Sanga sng 431 000 1991
Sango sag
Seba kdg 167 000 2002
Sengele szg 17 000 2002
Sere swf 2 500
Shi shr 654 000 1991
So soc 6 000 1971
Sonde shc 96 000 2002
Songo soo 13 000 2002
Songomeno soe 50 000 1972
Songoora sod 1 300 1971
Suku sub 50 000 1980
Swahili du Congo swc 1 000
Taabwa tap 250 000 1972
Tagbu tbm 17 000 2002
Talinga-bwisi tlj 30 890 2000
Tshiluba du Kasaï lua 6 300 000 1991
Kiluba du Katanga lub 1 505 000 1991
Tchokwé cjk 504 000 1990
Teke eboo ebo 454 000 2001
Teke ibali tek 71 000
Tetela tll 750 000 1991
Tiene tii 24 500 1977
Vanuma vau 6 700 1993
Wongo won 12 691 2000
Yaka yaf 700 000 2000
Yakoma yky 10 000
Yamongeri ymg 13 000 2002
Yango yng 3 000 1986
Yansi yns 100 000 1997
Yela (langue) yel 33 000 1977
Yombe yom 669 000 2002
Yulu yul
Zande zne 730 000
Zimba zmb 120 000 1994

Autres languesModifier

La SIL ne répertorie pas les langues suivantes.

Langue Code ISO 693 Population Année Note
Yeke 20 000 Les Bembe utilisent le kibembe et le swahili comme langues véhiculaires. Ils sont sur le Lac Tanganyika jusqu'au Sud du Katanga et Le Manieme[30]

Le néerlandais, ancienne langue de la puissance coloniale au Congo Belge, avec le Français, est encore parlé par quelque 300 000 personnes au Congo, de tous les âges, mais la langue est en déclin, car elle n'est plus enseignée depuis 1961. Elle n'a plus de statut officiel depuis 1960. De plus, les locuteurs sont dispersés sur tout le territoire, et avec l'isolement de la langue, depuis 1961, des mots de vocabulaire d'autres langues comme le Lingala, intègrent désormais cette langue[réf. souhaitée].

ArgotsModifier

Des pratiques argotiques existent, telles que l'Indubil dont l'existence est rapportée depuis les environs des années soixante[31] et qui continue à évoluer de nos jours[32].

StatistiquesModifier

Pour la première fois depuis celui de 1984 (dont le questionnaire[33], écrit en français, ne portait pas de question sur les langues), un recensement général de la population et de l'habitat du pays sera effectué en 2016, dont la publication des principaux résultats pourra intervenir au plus tard en [34]. Les questions qui seront posées (et qui pourraient éventuellement se rapporter aux langues) ne sont pas encore connues.

Sur InternetModifier

Le cybercafé est une infrastructure particulièrement accessible en république démocratique du Congo : en 2012, 43 % dans Congolais de l’ensemble des villages et quartiers urbains l'ont dans le voisinage de leur lieu de résidence à moins de 15 minutes de trajet, 10 % entre 15 et 30 minutes, 0 % entre 30 et 60 minutes, mais toutefois encore 48 % à plus d'une heure[35]. En 2015, dans la capitale Kinshasa, 38 % des individus âgés de 15 ans et plus se connectent régulièrement à Internet[36].

Internet se démocratise dans le pays et devient de plus en plus abordable : le nombre d'abonnements à l'internet mobile a triplé entre 2012 et 2013 pour atteindre 2 167 631 abonnés[37] représentant toutefois un taux de pénétration encore très faible de 3 % de la population du pays, en faisant l'un des plus faibles au monde ; tandis que le nombre d'abonnements à l'internet fixe ne cesse de diminuer, passant d'un pic de 67 000 abonnés en 2008 à 12 000 en 2013[38].

Classement des principales éditions linguistiques de l'encyclopédie en ligne Wikipédia consultées en 2013 en république démocratique du Congo (≥ 1 %)[39] :

Langues de consultation de Wikipédia (2013)[39]
# Langue Pourcentage
1 Français
 
  79
2 Anglais
 
  17
- Autres
 
  4
Langues des sites utilisant .cd (2016)[40]
# Langue Pourcentage
1 Français
 
  53
2 Anglais
 
  32
3 Chinois
 
  7
Langues d'interface d'Avast! (2016)[41],[N 2]
# Langue Pourcentage
1 Français
 
  89
2 Anglais
 
  10
3 Autres
 
  1
Langues d'interface de Google Congo RDC[42],[N 3]
# Langue
1 Français                                                                                             
2 Kiswahili
3 Lingala
4 Alur
5 Tshiluba
6 Kikongo

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. En revanche, selon l'OIF, les moins de 10 ans peuvent difficilement être comptabilisés comme francophones puisqu'il faut 5 ou 6 ans de scolarisation avant de maîtriser les bases du français. Les pourcentages cités s'appliquent donc uniquement à la population adulte. Voir à ce sujet La langue française dans le monde en 2010, Nathan, (ISBN 978-2-09-882407-2, fhttp://observatoire.francophonie.org/wp-content/uploads/2019/11/langue_francaise_monde_integral.pdf), p. 25.
  2. Avast! est le logiciel antivirus ayant le plus d'utilisateurs actifs au monde : en mars 2015, il regroupe 233 millions d'utilisateurs actifs à travers le monde, répartis dans 184 pays ou 222 territoires et est disponible en 46 langues.
  3. Les langues proposées sont en ordre d'importance dans le pays.

RéférencesModifier

  1. a b et c La langue française dans le monde en 2014 2014, p. 121.
  2. La langue française dans le monde en 2014 2014, p. 123.
  3. Habibou Bangré, « RDC : le géant francophone à l’heure anglaise », sur rfi.fr, (consulté le ).
  4. http://www.elan-afrique.org/quelles-actions-menees-page/republique-democratique-du-congo
  5. a b c d e f g h i j k l m n et o http://www.axl.cefan.ulaval.ca/afrique/czaire.htm
  6. a et b (en) « Constitution de la république démocratique du Congo de 2005 (rév. 2011), Article 1 », sur le site ConstituteProject.Org (2013).
  7. « Qui parle français dans le monde ? », sur http://observatoire.francophonie.org/ (consulté le ).
  8. a et b http://apf.francophonie.org/Republique-democratique-du-Congo.html
  9. a et b http://www.francophonie.org/Statut-et-date-d-adhesion-des.html
  10. http://glottolog.org/glottolog/language.map.html?country=CD
  11. Jean-Claude Bruneau, « Les nouvelles provinces de la République Démocratique du Congo : construction territoriale et ethnicités », sur journals.openedition (consulté le ).
  12. Foreign Service Institute (U.S.) and Lloyd Balderston Swift, Kituba; Basic Course, Department of State, 1963, p.10
  13. Salikoko S. Mufwene, Kituba, Kileta, or Kikongo? What's in a name?, University of Chicago, Dans: Le nom des langues III. Le nom des langues en Afrique sub-saharienne : pratiques dénominations, catégorisations. Naming Languages in Sub-Saharan Africa: Practices, Names, Categorisations (sous la direction de C. de Féral), Louvain-la-Neuve, Peeters, BCILL 124, 2009, p. 211-222
  14. http://www.uis.unesco.org/DataCentre/Pages/country-profile.aspx?code=COD&regioncode=40540&SPSLanguage=FR Onglet "Alphabétisme" puis descendre à "Taux d'alphabétisation (%)".
  15. La langue française dans le monde en 2014 2014, p. 117.
  16. a et b (nl) Wim de Jonge, « Nederlands, geheimtaal voor travestieten » [« Le néerlandais, langue secrète des travestis »], Taalschrift, no 79,‎ (lire en ligne).
  17. Marie-France Cros, François Misser, Le Congo de A à Z, André Versaille Éditeur, 2010, p. 125-127
  18. La langue française dans le monde en 2014 2014, p. 122.
  19. a et b La langue française dans le monde en 2010 2010, p. 11.
  20. La langue française dans le monde 2019 2019, p. 94.
  21. La langue française dans le monde en 2010 2010, p. 54.
  22. La langue française dans le monde en 2010 2010, p. 116.
  23. « Primary Education, Net attendance rates, November 2019, (actionner "Download spreadsheet") », sur https://data.unicef.org/ (consulté le ).
  24. « Democratic Republic of the Congo », sur Ethnologue (consulté le ).
  25. a et b http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/czaire.htm
  26. (nl) Evert Kets, Kuifje & Tintin kibbelen in Afrika - de Belgische taalstrijd in Congo, Rwanda en Burundi, Acco Uitgeverij, , 123 p. (ISBN 9789033473913).
  27. (nl) Ine Roox, « Taal(strijd) in Congo » [« (Lutte) linguistique au Congo »], De Standaard,‎ (lire en ligne).
  28. http://webzine.tns-sofres.com/societe-opinion/temoignage-client-franck-buge-tv5-monde/
  29. John Victor Singler, Pidgin and Creole Tense/Mood/Aspect Systems, John Benjamins Publishing, 1990, p.97
  30. Le peuple Yeke, De l'Aleph à l'@, 21 mai 2010
  31. « Ghetto Blaster : Et la rumba congolaise rythma les indépendances » (consulté le )
  32. Georges Mulumbwa Mutambwa, « The spread of Indubil through DR Congo: context and modalities » (consulté le )
  33. http://unstats.un.org/unsd/demographic/sources/census/quest/COD1984fr.pdf
  34. http://7sur7.cd/new/recensement-general-de-la-population-en-rdc-resultats-en-juillet-2016/
  35. http://www.ins-rdc.org/sites/default/files/Rapport%20enquete%20123.pdf, page 56.
  36. http://www.tns-sofres.com/communiques-de-presse/tv-radio-mobile-internet-decryptage-de-la-conso-medias-en-afrique Africascope 2015 de TNS Sofres
  37. http://www.ins-rdc.org/sites/default/files/Montage%20AnnuStat%20FINAL%202%20From%20VEROUILLE%20_0.pdf, page 467.
  38. http://www.ins-rdc.org/sites/default/files/Montage%20AnnuStat%20FINAL%202%20From%20VEROUILLE%20_0.pdf, page 466.
  39. a et b (en) « Wikimedia Traffic Analysis Report - Wikipedia Page Views Per Country - Breakdown. ».
  40. (en) « Distribution of content languages among websites that use .cd. ».
  41. « Démographie de l'Utilisateur > Langues parlées par les utilisateurs Avast > République démocratique du Congo. ».
  42. « Google République démocratique du Congo » (consulté le ).

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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