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Langeron (Nièvre)

commune française du département de la Nièvre
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Langeron.

Langeron
Langeron (Nièvre)
Blason de Langeron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Nevers
Canton Saint-Pierre-le-Moûtier
Intercommunalité Communauté de communes du Nivernais bourbonnais
Maire
Mandat
Virginie Pacquet
2014-2020
Code postal 58240
Code commune 58138
Démographie
Gentilé Langeronaises, Langeronais
Population
municipale
369 hab. (2016 en diminution de 7,52 % par rapport à 2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 48′ 42″ nord, 3° 05′ 06″ est
Altitude Min. 180 m
Max. 237 m
Superficie 20,26 km2
Localisation

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Langeron

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Langeron

Langeron est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

Le village se situe au sud de Nevers. Entourée de champs, la commune ne connait aucun relief.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Origine du villageModifier

Dans les lettres que l'évêque de Nevers, Bernard de Saint-Saulge, adresse aux moines de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, en 1161, il y reconnaît que l'église de Langerono, relève de cette abbaye[1]. Ce qui est confirmée en 1164, par une bulle du Pape Alexandre III, réfugié alors en France[2].

En 1400, date à laquelle l'écuyer Louis Andrault prend possession de la baronnie de la Ferté-Chauderon. D'anciennes cartes datant du début du XVIe siècle placent le village près d'un cours d'eau aujourd'hui disparu.

Le comté de Nevers était divisé jusqu'au XVIe siècle, en quatre baronnies. Langeron faisait partie du fief titré baronnie de la Ferté-Chauderon dont le siège se situait dans l'actuelle commune de Chantenay-Saint-Imbert, alors châtellenie in solidum.

À la suite des guerres Bourbon/Bourgogne, les princes de Bourbon sont dépossédés de leurs terres en Nivernais (incluant la Ferté-Chauderon) qui reviennent au dauphin d'Auvergne en 1372, Guichard Ier, petit-fils de Richard III, comte de Clermont.

La seigneurie est confiée en fief par la famille royale, notamment aux de Mello, comte de Château-Chinon et surtout baron de la Roche-Milay, l'une des quatre autres baronnies du Nivernais. Les de Mello ayant acquis trop de pouvoir au gout du comte de Nevers finissent par se voir déposséder de la Ferté-Chauderon, qui reviendra à la famille Cochet, qui y intégrera la seigneurie de Monts.

La famille Cochet sera dans l'obligation de vendre sa baronnie en 1440, qui fut achetée par Laurent Andrault venu en Nivernais vers 1410 pour fuir la guerre de 100 ans. Il devint alors baron de la Ferté-Chaudron est seigneur de Monts.

Siège de baronnieModifier

Les barons de la Ferté-Chauderon étaient les premiers vassaux des comtes de Nevers. Ils étaient en plus de leur fonction de baron, maréchal et sénéchal du Nivernais[3]. Il commandait l'avant-garde du comte lors des départs en guerres et l'arrière-garde lors des retours[3], choisissaient le meilleur cheval après le comte et voyaient leurs gages doublés par rapport à ceux des autres barons.

Ils étaient les premiers conseillers de leur seigneur. Une coquille comtale permettait aux barons de la Ferté-Chaudron de battre monnaie[3].

Lorsque la Maison Andrault acquit la baronnie avec l'accord du comte de Nevers, Langeron remplaça le village de la Ferté-Chauderon comme fief principal. Bien que l'administration centrale de la seigneurie demeura à Châteauneuf, la construction d'un château fort et le transfert de nombreuses installations permirent d'en faire le véritable siège du pouvoir seigneurial des premiers barons du Nivernais. Faisant usage du droit de foire et de marché, les barons de la Ferté décidèrent dès lors de prendre le titre de baron de la Ferté-Langeron au début du XVIe siècle.

De là, les barons de la Ferté-Langeron prirent de plus en plus d'influence dans le comté et finir par acquérir de nouvelles terres, à commencer par la seigneurie d'Alligny vers 1510 ainsi que Buy et Bazolle vers 1560. Bazolle fut érigée en baronnie par agrégat des châtellenies de Buy et de Bazolle sur autorisation des Gonzague, devenus duc de Nevers vers 1612. Les Andrault reçurent par mariage la baronnie de Cougny en 1656.

Le déclin du villageModifier

Lorsque le comté de Nevers passa dans la famille royale, la Maison Andrault se rapprocha des Bourbon-Condé, dont ils devinrent clients. Devenus des proches de la famille royale[4] et malgré leur participation à la Fronde, les Andrault verront la terre de Langeron érigée en comté par une lettre patente de Louis XIV en 1669.

Les Andrault se titrèrent dès lors comte de Langeron, baron de la Ferté et de Cougny, seigneur de Monts, de Buy et d'Alligny. Bazolle fut érigée en comté et vendue aux Duzée.

De leur union 1684 avec les du Gouray, la Maison Andrault acquit le marquisat de la Coste[5] en Bretagne, ainsi que la baronnie de Sassy[6].

Leur fulgurante assomption (ils reçurent les honneurs de la Cour) les éloignèrent de leur terres en Nivernais pour Versailles et le château de la Coste.

Lorsque le château fort devint trop délabré, un vaste chantier de modernisation fut entrepris à Langeron et un nouveau château fut érigé au XVIe siècle, agrandi au XVIIe siècle.

Malgré les travaux faits dans leur château, la Maison Andrault préférera les fastes de la cour de Versailles. Les nombreuses charges militaires et civiles (lieutenance générale de Bretagne par exemple) les obligeront à préférer la Côste à Langeron qui finira par lentement décliner, ne devant plus qu'un petit village parmi d'autres.

La fin du comtéModifier

Lorsque la Révolution éclate, Alexandre Louis Andrault, alors colonel au service de Louis XVI au régiment d'Armagnac, soutiendra la monarchie jusqu'à la fin. Cet acharnement à défendre le roi l'obligera à émigrer en Russie, abandonnant l'ensemble de ses biens.

Le comté de Langeron fut démantelé, le château, ainsi que toutes les installations seigneuriales brulées.

À leur retour en France, les descendants de la Maison Andrault s'installèrent vers Nevers et Montargis.

Le village continua à décliner jusqu'à nos jours pour connaitre un léger regain démographique au début du XXIe siècle.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Jean Gautron SE Retraité
mars 2014 En cours Virginie Pacquet SE Éleveur
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2016, la commune comptait 369 habitants[Note 1], en diminution de 7,52 % par rapport à 2011 (Nièvre : -4,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682638635740678694651758877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820831853840804794738715697
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
663643634544527444476432426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
432385363338316356382399369
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10]. |recens-prem=2.)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

  • L'église du village date de l'Ancien Régime, on peut y voir gravées sur un mur les armoiries des Andrault (avant leur union au Gentien). La crypte contient les tombeaux de nombreux membres de la Maison Andrault jusqu'à la Révolution.
  • Il ne reste de l'ancien château, brûlé à la Révolution, qu'une tour médiévale (propriété privée) sur laquelle on peut voir en partie effacées les armoiries des Andrault avant leur alliance avec les Gentien (d'Azur aux trois étoiles d'argent avec deux anges tenant l'écu).

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Charte n°XVII du Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun
  2. Cartulaire de l'Abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte N°XVIII.
  3. a b et c Armorial de l'Ancien duché du Nivernais
  4. Gaston d'Orléans dira d'eux, qu'ils sont presque de la famille.
  5. Également nommé marquisat de la Coste Saint Julien
  6. On ne sait rien de particulier sur la composition du marquisat de la Coste
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

SourcesModifier

  • Armorial de l'ancien duché du Nivernais de George Richard

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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