Ouvrir le menu principal

Lances de Malissard
Les Lances de Malissard depuis le Pravouta
Les Lances de Malissard depuis le Pravouta
Géographie
Altitude 2 045 m
Massif Massif de la Chartreuse (Alpes)
Coordonnées 45° 20′ 48″ nord, 5° 52′ 24″ est
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Ascension
Voie la plus facile par le cirque de Saint-Même
Géologie
Roches Calcaire

Géolocalisation sur la carte : Isère

(Voir situation sur carte : Isère)
Lances de Malissard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Lances de Malissard

Les Lances de Malissard sont un sommet du massif de la Chartreuse, situé dans le département de l'Isère. Plus qu'un sommet à proprement parler, il s'agit d'une longue crête orientée nord / sud, que sépare le col de Bellefond et un long vallon d'alpage (ou combe) d'une autre crête, l'Aulp du Seuil, à l'est, moins élevée, et qui domine la vallée du Grésivaudan. La Lance sud de Malissard culmine à 2 045 m d'altitude et la Lance nord de Malissard à 2 036 m. D'autre part, le Guiers Vif prend sa source à l'extrémité nord de la crête des lances de Malissard.

GéologieModifier

Les lances de Malissard constituent un crêt calcaire c'est à dire une crête dont un versant est incliné parallèlement aux couches et dont l'autre plus abrupt tranche perpendiculairement les couches[1].

SpéléologieModifier

 
Entrée de la grotte du Guiers Vif.

Un réseau spéléologique important se situe sous les Lances de Malissard et non au centre du synclinal de l'Aulp du Seuil.

La rivière de Malissard se développe selon un axe nord-sud et sort à l'exsurgence du Guiers Vif. Le réseau de Malissard est constitué de deux entrées sur le plateau : le trou des Flammes, à 1 535 mètres d'altitude et le gouffre Tasurinchi, à 1 445 mètres d'altitude, ainsi que de la grotte du Guiers Vif[N 1], à 1 140 m d'altitude dans le cirque de Saint-Même.

Son développement qui était de 17 793 m pour 415 m de profondeur en 2008[2], dépassait les 18 000 mètres fin 2016.

La plus ancienne signature trouvée dans la grotte du Guiers Vif[3] remonte à 1659, mais les explorations ont longtemps buté sur un siphon.

En 1992, des Britanniques le passent et font la jonction avec le trou des Flammes[N 2] découvert en 1973. En 1993 le gouffre Tasurinchi[N 3] est relié à l'entrée du Guiers Vif[4].

Deux autres gouffres, le Ténébreux[N 4] (−360 m)[N 5] et le Cavernicole[N 6] (−362 m), sont situés au-dessus du réseau mais ne sont pas reliés à la rivière de Malissard.

Protection environnementaleModifier

 
Les Lances de Malissard vues du sommet de la Dent de Crolles.

Les Lances de Malissard sont situées dans la réserve naturelle nationale des Hauts de Chartreuse.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La grotte du Guiers Vif a pour coordonnées 45° 23′ 26″ N, 5° 53′ 29″ E.
  2. Le gouffre Trou des Flammes a pour coordonnées 45° 22′ 31″ N, 5° 53′ 33″ E.
  3. Le gouffre Tasurinchi a pour coordonnées 45° 23′ 26″ N, 5° 53′ 50″ E.
  4. Le gouffre Ténébreux a pour coordonnées 45° 22′ 43″ N, 5° 53′ 09″ E.
  5. En spéléologie, les mesures négatives ou positives se définissent par rapport à un point de référence qui est l'entrée du réseau, connue, la plus élevée en altitude.
  6. Le gouffre Cavernicole a pour coordonnées 45° 23′ 01″ N, 5° 53′ 12″ E.

RéférencesModifier

  1. Maurice Gidon, « Géologie des Lances de Malissard », sur geol-alp.com (consulté le 11 octobre 2019)
  2. Marc Galy, Fédération française de spéléologie, « Le trou des Flammes », Scialet : bulletin du CDS de l'Isère, Grenoble, Comité départemental de spéléologie de l'Isère, no 37,‎ , p. 61-66 (ISSN 0336-0326).
  3. [PDF] Bruno Talour, Quelques classiques spéléologiques en Chartreuse, Spéléo-club de Chartreuse, juin 1995, pages 9-10.
  4. Bernard Loiseleur, « Le massif du Seuil (Chartreuse, France) », Karstologia : revue de karstologie et de spéléologie physique de la Fédération française de spéléologie et de l'Association française de karstologie, Paris, Fédération française de spéléologie, no 24,‎ , p. 13-28 (ISSN 0751-7688, lire en ligne, consulté le 30 juin 2017).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :