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Le centre d'écologie générale de Brunoy, situé à Brunoy, en France, est un centre de recherche attaché au Département « Écologie et gestion de la biodiversité » du Muséum national d'histoire naturelle. Il comporte, d'une part un parc d'environ un hectare et demi permettant des essais expérimentaux en grandeur réelle, et d'autre part des locaux de recherche (dont une ancienne maison de maître)[1]. Le parc est classé espace naturel sensible du département de l'Essonne[2].

Plan du centre d'Écologie générale du Muséum, à Brunoy

Sommaire

ÉtablissementModifier

Les moyens de l'établissement sont utilisés pour observer et analyser l'écologie du sol, la dynamique et adaptation des populations d'oiseaux, l'étude du régime alimentaire et des capacités d'adaptation des Collemboles, la réaction des populations animales et microbiennes à la privation des apports annuels de litière et autres expériences réalisées dans un cadre naturel préservé de la fréquentation du public. En outre l'établissement comporte un élevage de Primates et une riche instrumentation scientifique permettant de mesurer et comparer avec précision la dynamique des sols, les mouvements des êtres vivants, l'évolution de leurs biomasse et biodiversité ou leur métabolisme, de consulter collections et bibliothèque, de créer des modélisations à partir des études de terrain (in situ) ou de laboratoire (in vitro).

 
Les collemboles sont d'essentiels « ouvriers du sol », « fongicides naturels » et « baromètres de la santé des sols », mais méconnus en raison de leur taille millimétrique.

RecherchesModifier

Quatre équipes complémentaires de chercheurs y travaillent à demeure : il s'agit d'équipes mixtes où collaborent des chercheurs du Muséum, du CNRS et d'autres institutions de recherche.

Approche fonctionnelle de l’évolution des systèmes complexes intégrésModifier

Ce laboratoire travaille sur l’origine et l’évolution des écosystèmes et des biotopes, et sur leurs mécanismes afin de mesurer, comprendre et modéliser le rôle des compromis (énergétiques, mécaniques, physiologiques) et les contraintes (architecturales, développementales, ontogénétiques, phylogénétiques...). Cette approche permet de comparer :

  • le fonctionnement et le contrôle de systèmes complexes,
  • les avantages qu’ils apportent à un organisme dans son contexte écologique,
  • le rôle de la sélection et des effets génétiques ou morphologiques sur l’évolution des organismes et des systèmes.

Les approches expérimentales de cette équipe quantifient les mouvements des structures dans leur complexité spatio-temporelle et dans un contexte écologique donné, puis l'équipe réalise des modélisations mécaniques et des variations phénotypiques (morphologiques) en trois dimensions, autrement dit surprend et mesure l'évolution en marche.

Mécanismes adaptatifs et évolutionModifier

L’équipe étudie les réponses adaptatives des organismes aux facteurs d’environnement, principalement chez les plantes, les arthropodes, les oiseaux et les mammifères), associant des données d’écologie comportementale, d’anatomie fonctionnelle et de physiologie. Le projet commun consiste à décrypter les facteurs de l’environnement impliqués dans des réponses, qu’ils soient abiotiques (climat, lumière, habitats, ressources..) ou biotiques (communication inter-organismes, systèmes sociaux). Chez ces organismes, la perception de l’environnement, c’est-à-dire les relais sensoriels et les signaux, représente une donnée fondamentale pour comprendre comment ils régulent et limitent leurs réponses adaptatives. Par exemple, leurs rythmes (journaliers/saisonniers) sont particulièrement étudiés en raison de leur valeur adaptative aux variations périodiques de l’environnement. Ces recherches permettent d’apporter des éléments de réponse aux grandes questions de la phylogénie, voire à celles concernant la spéciation. Elles sont le plus souvent menées en partenariat avec d’autres équipes de recherches et fournissent des éléments de réflexion pour la mise en place de protocoles de Gestion de la Biodiversité et pour des applications dans le domaine de la santé humaine et du « développement durable ».

Mécanismes adaptatifs, des organismes aux communautésModifier

Ces recherches concernent la biologie des systèmes et s’appuient sur les relations forme/fonction/milieu des espèces actuelles et fossiles. Elles visent à décrypter l’origine et de l’évolution du vivant à travers les capacités d’adaptation et de résistance des organismes et des communautés aux changements environnementaux. Cela permet d’identifier les mécanismes qui contribuent au maintien de la biodiversité, d’appréhender sa vulnérabilité et, au travers de la connaissance de sa dynamique, de définir des stratégies pour une gestion durable.

Les objectifs de l’unité sont l'étude :

  • des réponses des communautés et organismes aux modifications naturelles ou anthropiques de l’environnement (écosystèmes tropicaux et tempérés),
  • des mécanismes et les limites de ces réponses,
  • des adaptations morpho-fonctionnelles et les structures qui les sous-tendent,
  • des « inventions de la nature » (bionique), qui inspirent aux sciences de l'ingénieur des développements technologiques (robotique), et apportent des perspectives intéressantes dans le domaine biomédical (vieillissement, pathologies).

Biodiversité tropicale : réponses aux perturbations naturelles et anthropiquesModifier

Les perturbations des milieux tropicaux ont des effets sur la vie de milliards d'êtres humains. Les variations climatiques et de la biosphère de la forêt tropicale, qu'elles soient naturelles ou anthropiques (déforestation, exploitation forestière, fragmentation de la forêt, chasse) sont mesurables : ainsi celles des animaux disperseurs de graines, des insectes décomposeurs-recycleurs, des plantes du sous-bois représentent autant de changements de richesse spécifique et de composition de peuplements. Des bases de données, des collections et un suivi temporel de certains assemblages sont à la disposition des chercheurs pour analyser le rôle des processus démographiques et historiques sur l’évolution de la biodiversité.

Les chercheurs de cette équipe sont rarement à Brunoy, car la plupart du temps ils mènent leurs études en Guyane, au Surinam, au Rwanda, en Centrafrique (excepté pendant les affrontements inter-religieux), au Gabon, en Chine, en Thaïlande, en Malaisie et en Indonésie.

NotesModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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