Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies

Le Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies (en abrégé LPNHE) est une unité mixte de recherche (UMR 7585) de l'Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS, de Sorbonne Université et de l'UPD. Il est situé sur le campus de Jussieu.

LPNHE
upright=Article à illustrer Organisation
Histoire
Fondation
Cadre
Code
UMR 7585
Domaine d'activité
Campus
Siège social
Pays
Coordonnées
Organisation
Effectif
129 personnes
Direction
Affiliation
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HistoriqueModifier

Le LPNHE a été fondé[1] par un groupe de chercheurs et enseignants-chercheurs issus de la division « hautes énergies » de l’Institut de physique nucléaire (IPN) d’Orsay. En 1970[2], ces spécialistes des chambres à bulles rejoignent l’université Paris VI et l’ensemble devient un laboratoire associé au CNRS, avec comme premier directeur Jean Teillac, puis, à partir de 1975, André Astier[3], professeur à l’université Paris VI.

StructureModifier

Le Laboratoire de physique nucléaire et de hautes énergies est un laboratoire de physique fondamentale. Il est constitué de 12 groupes de recherche, de 3 services techniques (informatique, électronique, mécanique), et de 2 services support (administration, logistique). Le laboratoire est engagé dans plusieurs grands programmes expérimentaux, poursuivis dans le cadre de collaborations internationales auprès de très grandes infrastructures de recherche du monde entier, centres d’accélérateurs de particules et observatoires. Ces programmes couvrent les enjeux actuels de la physique des particules, des astroparticules, et de la cosmologie.

Au , 129 personnes travaillent au LPNHE[4] :

  • enseignants-chercheurs : 25 ;
  • chercheurs CNRS : 23 ;
  • personnels d'appui à la recherche : 50 ;
  • doctorants : 31.

Domaines de rechercheModifier

Le laboratoire est engagé dans plusieurs grands programmes expérimentaux[5], poursuivis dans le cadre de collaborations internationales auprès de très grandes infrastructures de recherche du monde entier, centres d’accélérateurs de particules et observatoires. Ces programmes couvrent les enjeux actuels de la physique des particules, des astroparticules, et de la cosmologie :

  • origine des masses et des familles de particules, recherche du boson de Higgs, unification des interactions fondamentales, recherche de la supersymétrie, dimensions supplémentaires de l’espace-temps : thèmes abordés par les expériences CDF et D0 auprès du Tevatron à Fermilab, et par des expériences auprès du Large Hadron Collider au CERN (ATLAS au LPNHE), et enjeux d’un futur collisionneur e+e- pour lequel le LPNHE est engagé dans le développement de détecteurs en silicium ;
  • l’asymétrie matière-antimatière et la physique des saveurs lourdes : c'est le sujet principal de l'expérience LHCb au CERN ;
  • propriétés des neutrinos : participation à l’expérience Tokaï To Kamiokande (T2K) au Japon ;
  • contenu énergétique de l’univers, matière noire et énergie noire : le groupe Cosmologie du LPNHE joue un rôle déterminant dans Supernovae Legacy Survey (SNLS) auprès du Canadian French Hawaï Telescope dans Supernovae Factory (SNF) et est engagé dans la préparation des projets futurs Large Synoptic Survey Telescope (LSST) et EUCLID ;
  • origine des rayons cosmiques de très haute énergie : rayons gamma au TeV pour l’observatoire HESS en Namibie, et rayons cosmiques d’ultra haute énergie (1018 eV) pour l’observatoire Pierre-Auger en Argentine.

Depuis la conception des expériences, en passant par l’étude et la réalisation des instruments de détection, la mise au point des systèmes de détection, d’acquisition et de réduction des données, la calibration et le monitorage des détecteurs pendant les longues périodes de prise de données, l’analyse et l’interprétation physique des mesures, pour enfin aboutir aux publications, c’est sur plusieurs années, parfois plus de dix ans, que s’étale le travail des équipes qui réunissent et développent des compétences extrêmement diversifiées en physique, électronique, informatique ou mécanique. Les théoriciens du LPNHE représentent une petite composante qui enrichit la vie scientifique du laboratoire. Le laboratoire est membre de la Fédération de Recherche sur les Interactions Fondamentales (FRIF[6]) ce qui favorise un rapprochement plus fort théoriciens-expérimentateurs.

DistinctionsModifier

Le laboratoire (ou l'un de ses membres) a reçu les distinctions suivantes :

  • médaille d'argent du CNRS 2009[7] ;
  • médaille de cristal du CNRS 2014[8] ;
  • prix Villemot 2012 de l’Académie des sciences[9].

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier