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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Tache (homonymie).

La Tache
Auteur Philip Roth
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Human Stain
Éditeur Houghton Mifflin Harcourt
Lieu de parution États-Unis
Date de parution
ISBN 0-618-05945-8
Version française
Traducteur Josée Kamoun
Éditeur Gallimard
Collection Du monde entier
Date de parution
Type de média Livre papier
Nombre de pages 442
ISBN 2070759075
Série Nathan Zuckerman
Chronologie

La Tache (titre original : The Human Stain ; littéralement « La tache humaine ») est un roman américain de Philip Roth publié en 2000 aux États-Unis, paru en français le aux éditions Gallimard et ayant reçu la même année le prix Médicis étranger. Avant-dernier roman du « cycle Nathan Zuckerman », il s'agit de l'un des romans les plus appréciés de son auteur.

PrésentationModifier

RésuméModifier

Coleman Silk, vieil homme révolté, vient trouver le narrateur, Nathan Zuckerman (en), pour lui demander de l'aider à écrire son histoire. Son épouse vient de mourir, usée par la cabale contre son mari, ancien doyen de l'université d'Athena, ancien professeur de lettres classiques, forcé de prendre une retraite anticipée à la suite d'accusations de racisme. Bien vite, les deux hommes renoncent à ce projet, mais deviennent amis. Puis les méandres de la vie de Coleman les éloignent.

Le récit, que reconstitue Zuckerman, de la fin de vie de Coleman, entremêlé de retours en arrière sur la vie de celui-ci et sur celle d'autres protagonistes, dévoile le secret pour lequel Coleman refusa de se défendre contre une accusation pitoyable.

ContexteModifier

La Tache se déroule en 1998 aux États-Unis, pendant la période de procédure d'impeachment du président Bill Clinton lors du scandale « Monica Lewinsky ».

C'est le troisième roman de Roth situé après la Seconde Guerre mondiale et qui traite de thèmes sociaux[1] (notamment le passing).

Roth a précisé en 2012 dans The New Yorker que ce roman s'inspire d'une « chasse aux sorcières » dont a été victime son ami Melvin Tumin (en)[2]. Professeur de sociologie à l'université de Princeton[3], Tumin a dû longuement se défendre de toute intention raciste à la suite d'un malentendu sur l'interprétation du terme « spooks »[4] qu'il avait employé à propos de deux étudiants afro-américains absentéistes. C'est ce même incident que Roth a repris comme élément déclencheur de la chute de Coleman Silk. Dans l'article au New Yorker, Roth réfute l'hypothèse, soutenue par de nombreux commentateurs littéraires, selon laquelle il aurait pris l'écrivain Anatole Broyard (en) pour modèle de son héros. Broyard et Silk ont en commun de cacher des origines afro-américaines afin d'échapper aux règlements ségrégationnistes[5], mais « des milliers, probablement des dizaines de milliers, d'hommes et de femmes à la peau claire » ont fait de même[2].

L'essentiel de l'action se déroule en Nouvelle-Angleterre, ou plutôt au New Jersey : Comté d'Essex (New Jersey), Newark (New Jersey), East Orange, Monts Berkshire...

PersonnagesModifier

  • Coleman Silk (1926-1998), et son alias Silky Silk (boxeur)
  • les père et mère (Gladys)
  • les frère et sœur, Walter et Ernestine
  • les compagnes : Steena Palsson (1950-1954), Iris Gittelman (1954-1998), Faunia Farley (1998),
  • les enfants : Jeff, Lisa, Mark, Michaël
  • les collègues : Smoky Hollenbeck, Delphine Roux, Herb Keble...
  • les autres : Dr Chizna, Sally & Peg (élevage écologique), Nathan Zuckerman (voisin écrivain), Nelson Primus (avocat), D. Fenstermann, etc.

IncipitModifier

« À l'été 1998, mon voisin Coleman Silk, retraité depuis deux ans, après une carrière à l'université d'Athena où il avait enseigné les lettres classiques pendant une vingtaine d'années puis occupé le poste de doyen les seize années suivantes, m'a confié qu'à l'âge de soixante-et-onze ans il vivait une liaison avec une femme de ménage de l'université qui n'en avait que trente-quatre. »

Prix et distinctionsModifier

AdaptationModifier

ÉditionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Michiko Kakutani, « Confronting the Failures of a Professor Who Passes », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  2. a et b (en) Philip Roth, « An Open Letter To Wikipedia », The New Yorker,‎ (lire en ligne)
  3. (en) Wolfgang Saxon, « Melvin M. Tumin, 75, Specialist in Race Relations », sur nytimes.com, The New York Times, (consulté le 13 août 2019)
  4. Traduit par « zombies » dans l'édition française du roman, le terme (en) « spooks » a aussi été utilisé en argot américain pour désigner les personnes de couleur noire de façon insultante
  5. (en) Laurie L. Dove, « 10 People You Probably Didn't Know Were Black : 9 Anatole Broyard », sur people.howstuffworks.com (consulté le 14 août 2019)
  6. Editors' Choice sur nytimes.com.
  7. a et b « The Human Stain: Awards », Houghton Mifflin (consulté le 28 mars 2008) : « This complex novel about 'dissembling and impersonation is the work of a remarkable creative intelligence,' added Alvin H. Rosen. »

Voir aussiModifier

Article connexeModifier

Liens externesModifier