Ouvrir le menu principal

La Roche-Morey

commune française du département de la Haute-Saône
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Roche.

La Roche-Morey
La Roche-Morey
Cour de l'ancien monastère de La Roche-Morey.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Vesoul
Canton Jussey
Intercommunalité CC des Hauts du val de Saône
Maire
Mandat
Thierry Tupinier
2014-2020
Code postal 70120
Code commune 70373
Démographie
Population
municipale
274 hab. (2016 en augmentation de 1,11 % par rapport à 2011)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 36″ nord, 5° 44′ 31″ est
Altitude Min. 234 m
Max. 447 m
Superficie 29,39 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte administrative de la Haute-Saône
City locator 14.svg
La Roche-Morey

Géolocalisation sur la carte : Haute-Saône

Voir sur la carte topographique de la Haute-Saône
City locator 14.svg
La Roche-Morey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Roche-Morey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Roche-Morey

La Roche-Morey est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

La Roche-Morey est située au pied d'une colline calcaire de l'Alanéen et du Bajocien, à 300 m d'altitude. Cette colline surnommée « la roche » constitue le point le plus élevé de l'ouest du département de Haute-Saône. De son sommet aux alentours de 500 mètres à peine, la vue s'étend de Langres (Haute-Marne), à l'ouest aux Vosges, au Jura et aux Alpes par temps clair ce qui constitue un des panoramas les plus étendus de France pour une si petite hauteur. Il n'existe pas en effet d'autres obstacles naturels dans les environs.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (septembre 2014)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

La Roche-Morey, appelé initialement Morey, est un petit village de Haute-Saône où fut édifié le dernier monastère de l'ordre des Bénédictins de la région avant la Révolution. Par la suite, ce monastère fut racheté par des sœurs qui le transformèrent en pensionnat dit de « l'Immaculée Conception ». Ce dernier ferma ses portes en 1979 pour causes de sécurité mais les bâtiments sont toujours intacts et peuvent être visités.

Les temps anciensModifier

Selon la Société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône, la roche aurait abrité un camp préhistorique, la situation permettant de contrôler toute la plaine et les plateaux avoisinants. Par la suite les Romains construisirent une voie reliant Le Rhône au camp stratégique de Langres. Des pièces de monnaie romaine ont été retrouvées dans les champs par des agriculteurs. Ce sont vraisemblablement les Romains qui installèrent la vigne sur les coteaux exposés à l'est sur la même faille que celle de Bourgogne. Mais du fait de la situation plus au nord, le vin de la Roche était de moindre qualité que celui de Bourgogne. La commune devint possession des sires de Fouvent puis en 1215 passa sous le contrôle des comtes de Bar. Par la suite, la région fut l'objet de nombreuses invasions et passages, les Suédois notamment saccagèrent et pillèrent la région. Puis la terre passa sous la possession de l'abbaye de Cherlieu. L'ensemble de la région ne faisait pas partie de la France mais du Saint Empire romain Germanique. L'influence espagnole fut très forte sous le règne de Charles Quint.

le mécénat de LullierModifier

Ce fut un mécène du nom de Claude François Lullier qui fut à l'origine de l'arrivée des moines. Il venait d'une famille qui avait précisément ses origines à Morey et qui avait été anoblie par Charles Quint.

Après son doctorat en droit, il fit profession d'avocat.

Mais pourquoi l'ordre des Bénédictins plutôt qu'un autre ? Cela tient au fait que Lullier épousa Claude Françoise de Santans qui avait des liens très forts avec les communautés de Bénédictins déjà installées dans la région. De surcroît, les Bénédictins étaient en concurrence avec les Jésuites. Or Claude François Lullier avait postulé une charge officielle au Parlement local et fut freiné par les Jésuites qui soutenaient Antoine Brun, l'un des leurs. Ce dernier obtint finalement la charge et Lullier trouva vraisemblablement dans son projet de Monastère à Morey, un moyen de contrebalancer le pouvoir des Jésuites. (La consultation des archives de la Haute-Saône témoigne de la concurrence qui s'exerçait entre les différents ordres.)

C'est précisément le 2 novembre 1644, à Dole que Lullier décida d'implanter le Monastère Bénédictin, le Collège Saint Jérôme de Dole étant tenu par les bénédictins et dont le Supérieur, Dom Gérard Girardot était lui-même originaire de Morey.

La règle de Saint VanneModifier

La particularité des Bénédictins qui agissaient en Lorraine et en Franche Comté était de respecter la Règle de Saint Benoît à l'exception de la fidélité au lieu c’est-à-dire au monastère. Cette variante de l'ordre s'appelait règle de Saint Vanne et c'est pour cette raison que les religieux y obéissant s'appelaient les Vanniers. Il en résultait une grande mobilité des moines, à l'inverse des autres Bénédictins plutôt sédentaires.

L'Immaculée Conception Notre DameModifier

C'est en son honneur que le Monastère devait être construit mais pour des raisons non connues sinon l'interprétation extensive des dernières lignes de son testament, celui-ci fut érigé également sous le nom de saint Servule.

Les préliminaires juridiquesModifier

Lullier était juriste et s'entoura de précautions afin qu'aucune partie ne vint contester l'établissement du Monastère. Entre-temps, il était devenu Président du Parlement local et sa fortune personnelle n'ayant pas d'héritiers directs bénéficia à l'établissement de l'édifice.

Les étapes des actes juridiques s'échelonnèrent ainsi :

  • 22 avril 1657 : obtention de la signature de Dom Henry Mennesson, secrétaire du chapitre de la Congrégation Saint Vanne ;
  • 11 mai 1657 : autorisation de la Cour du Parlement de Dole ;
  • 14 mai 1657 : les administrateurs de l'Archevêché donnent leur consentement « pour l'établissement d'un couvent de pères Bénédictins au lieu de Morey.. ».
  • Différents accords des propriétaires terriens ont été également signés.
  • Une lettre de Dom Arsène Alvisenet, procureur général de l'Ordre de saint Benoît parachève la liste des autorisations.

L'installation des MoinesModifier

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la première circonscription de la Haute-Saône.

La Roche-Morey faisait partie depuis 1801 du canton de Vitrey-sur-Mance. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Jussey[1].

IntercommunalitéModifier

La commune était membre fondateur de la petite communauté de communes des belles fontaines, intercommunalité créée en 1997 et qui regroupait environ 2 000 hanitants en 2009.

L'article 35 de la loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010[2] « de réforme des collectivités territoriales » prévoyait d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre, dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants.

Dans ce cadre, le schéma départemental de coopération intercommunale a prévu la fusion cette intercommunalité avec d'autres, et l'intégration à la nouvelle structure de communes restées jusqu'alors isolées[3]. Cette fusion, effective le , a permis la création de la communauté de communes des Hauts du val de Saône, dont la commune est désormais membre.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[5] avril 2014 Marcel Schummer   Président du syndicat scolaire de La Roche Morey (2001 → 2014)
avril 2014[6] juin 2014[7] Didier Bazeaud   Agent de maîtrise Banque de France
Maire délégué de Betoncourt-les-Ménétriers ( ? → 2014)
Vice-président de la CC Hauts du Val de Saône (2013 → 2014)
Décédé en fonction
septembre 2014[8] En cours
(au 19/7/2016)
Thierry Tupinier   Surveillant pénitentiaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 274 habitants[Note 1], en augmentation de 1,11 % par rapport à 2011 (Haute-Saône : -1,02 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700700767803787757751757771
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
711731730749743708685592543
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
50550447444998351418370281
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
272258383315297330296267272
2016 - - - - - - - -
274--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé : au 1er parti au I mi-parti de gueules à trois quintefeuilles d’or, au II mi-parti de gueules à cinq burelles d’or, au croissant d’azur brochant sur les deux premières, au 2e d’or à l’aigle de sable accostée en pointe de deux roses de gueules, au 3e d’or au cep de vigne de sable, fruité de deux grappes de gueules, au 4e parti au I mi-parti de gueules à cinq burelles d’or, au croissant d’azur brochant sur les deux premières, au II mi-parti de gueules à trois quintefeuilles d’or.
Devise 
Unis par la roche
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  3. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 12 août 2016), p. 5.
  4. « Les maires de Roche-Morey (La) », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 14 septembre 2016).
  5. « Marcel Schummer, candidat à sa propre succession », L'Est républicain, édition de Haute-Saône,‎ (lire en ligne) « Maire et président du syndicat scolaire de La Roche Morey depuis 2001, Marcel Schummer brigue un nouveau mandat ».
  6. « Didier Bazeaud élu maire », L'Est républicain, édition Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  7. « Émouvant hommage au maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  8. « Thierry Tupinier est maire », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.