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La Motte-en-Bauges

commune française du département de la Savoie
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Motte.

La Motte-en-Bauges
La Motte-en-Bauges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Chambéry
Canton Saint-Alban-Leysse
Intercommunalité Grand Chambéry
Maire
Mandat
Damien Regairaz
2014-2020
Code postal 73340
Code commune 73178
Démographie
Gentilé Mottands
Population
municipale
495 hab. (2016 en augmentation de 13,01 % par rapport à 2011)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 42′ 10″ nord, 6° 07′ 49″ est
Altitude Min. 598 m
Max. 1 474 m
Superficie 9,96 km2
Localisation

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Liens
Site web la-motte-en-bauges.com

La Motte-en-Bauges est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sommaire

GéographieModifier

La commune de La Motte-en-Bauges est située dans les Alpes, plus précisément le massif des Bauges, dans le département de la Savoie.

À mi-chemin entre Chambéry, Aix-les-Bains et Annecy (Haute-Savoie), la commune s'étend sur un territoire de 9,96 km2 compris entre 598 à 1 474 mètres d'altitude et est longée par le Chéran, principale rivière du massif, sur sa limite ouest la séparant du Châtelard et de Lescheraines.

Elle fait en outre partie du parc naturel régional du massif des Bauges[1].

HydrographieModifier

Le "Nant d'Enfer" est un cours d'eau qui prend sa source au-dessus du château pour se jeter dans le Chéran. D'autres rivières sillonnent la commune: le " Ruisseau de la Montagne", le "Nant d'Orange" et le "Nant de Bellecombe"[2].

Voies de communication et transportsModifier

TransportsModifier

Les transports scolaires sont gérés par le Grand Chambéry. Les bus amènent les enfants à l'école du Châtelard. Ces derniers, sont également accessibles aux autres usagers en fonction des places disponibles[3].

UrbanismeModifier

Depuis juillet 2015, la compétence de l'urbanisme a été transférée à la Communauté de Communes du Cœur des Bauges[4].

ToponymieModifier

La Motte-en-Bauges est un associe l'ancien nom de la commune, « La Motte », au syntagme « -les-Bauges », en lien avec le massif des Bauges. Le nom de La Motte désigne une « tertre fortifié », il peut avoir ensuite évolué en un « lieu de campagne, terre labourée »[5].

Le nom du village va évoluer au fil des siècles : Mota (v. 1344)[5], Mote, Motte, Lamotte (1793)[6], La Mote (1801)[6], La Mothe pour enfin devenir "La Motte-en-Bauges" au cours du XXe siècle[7].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit La Môta, selon la graphie de Conflans[8].

HistoireModifier

Le chef-lieu de la commune est installé sur un promontoire molassique, au nord de la colline du Mollard où se situe l'église. Il s'agit de l'un des lieux d'habitat les plus anciens des Bauges[9]. Un site gallo-romain (bâtiments et nécropole) a été découvert au XIXe siècle, puis une villa en 1987.

Au Moyen Âge existaient deux résidences d'importance : la maison forte de la Frénière (antérieure au XVe siècle) et le château de Cerise, près de l'église[9].

Le lieu est dénommé ad Motam en 1090, puis subtus Motam en 1657, Parrochia Mote en 1432 avant de se fixer au XXe siècle sous sa forme actuelle.

Au XVIe siècle, 485 habitants sont dénombrés, puis 936 en 1848. Depuis, la population a fortement diminué, bien que remontant de 211 à 431 habitants entre 1982 et 2009.

Le territoire communal de près de 1 000 ha s’étage depuis « l’île » du Chéran à 615 m, jusqu’au sommet boisé du Mont-Chabert, à 1 475 m[9].

Le village comptait neuf hameaux de part et d'autre du chef-lieu.

Un évènement marquant de la fin du siècle sont les inondations du 14 janvier 1899 causées par des pluies diluviennes[7].

Époque contemporaineModifier

A la fin du XIXe siècle, le Chef-lieu est transformé, une école est construite en 1891-1892 et l'église dédiée à Saint-Victor est reconstruite (1862-1872). Le château de Cerise, une ancienne demeure seigneuriale, est acheté et restauré par Jacques Chauland du Rocher. La maison de la dîme se situe du côté sud de l'église. Les paysans devaient, jusqu'à l'invasion du duché de Savoie, par les troupes révolutionnaires françaises, y verser une taxe. Ils remplissaient une pierre ronde creusée de céréales. La quantité variait en fonction des récoltes de l'année. A cette époque, presque tous les habitants de la commune vivent de l'agriculture (élevage et polyculture traditionnels). Ce sont principalement le travail dans les champs, des grands champs de pommes de terre notamment, et le soin des vaches qui occupent leurs journées. Les paysans vont se mettre à construire des fruitières communes afin de fabriquer le fromage[7].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 En cours Damien Regairaz ... ...
mars 1989 mars 2014 Marisie Moine DVG ...
1977 1989 Lucien Neyret    
1971 1977 Albert Pavy    
1939 1947 Joanny Mazin    
1934 1939 M.Lehne    
1929 1934 Joseph Crouau    
1920 1929 François Dalphin    
1900 1919 Jean-Marie Gallice    
1889 1900 Pierre Chappuis    
Les données manquantes sont à compléter.

[7]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 495 habitants[Note 1], en augmentation de 13,01 % par rapport à 2011 (Savoie : +2,56 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
647627666831892936744755678
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
633660607599553525501502505
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
426418410374333297264238218
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016 - -
211287310399431475495--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

La commune de La Motte-en-Bauges est située dans l'académie de Grenoble. L'école maternelle de la Motte-en-Bauges se trouve sur la commune du Châtelard, dans le cadre du Regroupement Pédagogique entre les deux communes. L'école primaire, quant à elle, est gérée par la commune du Châtelard[13].

Les TAP (temps d'activités périscolaires) sont un temps de sieste ou de garderie après le repas du midi et en fin d'après-midi. Les coûts sont pris en charge par la commune de la Motte-en-Bauges et des goûters sont organisés[14].

SportsModifier

Le milieu naturel de la commune est propice aux balades à pied, notamment autour du plan d'eau de la Motte-en-Bauges. Des cours de yoga sont proposés au sein de la commune[15].

ÉconomieModifier

L'économie de la Motte-en-Bauges se concentre sur certaines activités . Dans le domaine de l'agriculture, de nombreux GAEC proposent des ventes à la ferme. Le tourisme est également facteur du dynamisme économique: location d'ânes, gîtes, bar-restaurant. Il y a aussi des entreprises individuelles dans le domaine de l'artisanat par exemple[16].

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2012, le revenu médian de la population de la Motte-en-Bauges était de 19 296 euros par an. En 2011, ce dernier était de 17 826 euros[17].

L'impôt moyen prélevé sur le revenu des habitants est estimé, en 2016, à 753 euros. Au total, c'est 102 000 euros d'impôts locaux qui sont prélevés sur la commune[18].

EmploiModifier

En 2014, la part des habitants actifs étaient de 47,26 %, tandis que les chômeurs représentaient 6,5 % des Mottans (contre une moyenne française de 10,4 %)[17].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Façade de l'église Saint-Victor de La Motte-en-Bauges.
  • Le chef-lieu est le hameau central du village. Il comprend l'église, l'école, ainsi que le château de Cerise[19].
  • Le rocher est un village construit le long de la départementale. Il a été ravagé par un incendie le 23 juillet 1899. Un quartier, le quartier du Cordava, a été épargné par ce dernier grâce à l'action des villageois qui couvraient les toits de chaume de couvertures mouillées[19].
  • Les hameaux sont multiples. Le nom de certains hameaux rappellent l'environnement naturel du village: la Frénière (les frênes), les Fresses, le Noiray (les noyers), les Blaches (marais)... D'autres tirent leur nom des familles qui y habitaient: les Brunods, les Frénods, les Dalphins[19]...
 
Manoir des Cerises.
  • Manoir dit château des Cerises, restauré au XIXe siècle, construit sur l'ancien emplacement du château de la famille de Cerise[21],[22].

Patrimoine culturelModifier

La bibliothèque de la commune se trouve dans le bâtiment de la mairie. Elle est ouverte aux habitants de la commune mais également aux habitants des communes alentour. Les livres sont prêtés pour deux semaines et l'inscription est gratuite. Au niveau de la collection, la bibliothèque de la Motte-en-Bauges possède environ 1 400 livres auquel on peut ajouter les livres de la bibliothèque départementale de Savoie. Des livres sont à destination des adultes tandis que d'autres sont dédiés aux enfants[23].

Personnalités liées à la communeModifier

  • André Gallice, écrivain. Paysan en activité, il va remporter le prix Meynot pour son engagement au service des structures agricoles du massif des Bauges. Il publie en 1990, Le loup n'a jamais mangé l'hiver, premier ouvrage d'une série de six qui retracent les anecdotes de la Motte-en-Bauges de manière poétique[7].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Michèle Brocard, Lucien Lagier-Bruno, André Palluel-Guillard, Histoire des communes savoyardes : Aix-les-Bains et ses environs - Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian (vol. 2), Roanne, Éditions Horvath, , 463 p. (ISBN 978-2-7171-0310-6, lire en ligne), p. 142-143.} ([PDF] lire en ligne)
  • La Motte-en-Bauges, La légende du siècle, 1900-2000 - Montmélian, La Fontaine de Siloé, 2001, 239 p. (ISBN 2-84206-176-4).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Parc Naturel Régional du Massif des Bauges, « Les 65 Communes du Parc », sur parcdesbauges.com (consulté le 17 octobre 2014).
  2. Secrétariat, « Histoire - Géographie », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 4 avril 2017)
  3. Renoir Marion, « Les transports scolaires », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 5 avril 2017)
  4. Secrétariat, « Urbanisme », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 20 mars 2017)
  5. a et b Henry Suter, « Coux », sur le site d'Henry Suter, « Noms de lieux de Suisse romande, Savoie et environs » - henrysuter.ch, 2000-2009 (mis à jour le 18 décembre 2009).
  6. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. a b c d et e La Motte-en-Bauges, La légende du siècle, 1900-2000, Montmélian, [La fontaine de Siloé], , 239 p. (ISBN 2-84206-176-4), p. 11-93.
  8. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 21
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  9. a b et c « Histoire » sur le site de la commune.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Secrétariat, « Vie scolaire », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 22 mars 2017)
  14. Renoir Marion, « Les temps d’activités périscolaires (TAP) », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 5 avril 2017)
  15. Renoir Marion, « Activités / Loisirs / Sports », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 22 mars 2017).
  16. Renoir Marion, « Activités économiques », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 8 mars 2017).
  17. a et b « La Motte-en-Bauges - 73340 », sur Le Monde.fr (consulté le 22 mars 2017).
  18. « Données fiscales et impôts pour La Motte-en-Bauges | Le Monde.fr », sur Le Monde.fr (consulté le 22 mars 2017).
  19. a b et c Secrétariat, « Lieux remarquables, activités touristiques », sur la-motte-en-bauges.com (consulté le 8 mars 2017)
  20. Françoise Dantzer, Les Bauges : Terre d'art sacré, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 251 p. (ISBN 978-2-8420-6272-9), p. 80.
  21. Histoire des communes savoyardes 1984, p. 142.
  22. Henri Bouvier, Histoire du Châtelard-en-Bauges, Les Marches, La Fontaine de Siloé, coll. « Les Savoisiennes », , 257 p. (ISBN 978-2-84206-050-3, lire en ligne), p. 241.
  23. Secrétariat, « Bibliothèque », sur www.la-motte-en-bauges.com (consulté le 5 avril 2017)