La Montagne ensorcelée (film, 1975)

film sorti en 1975
La Montagne ensorcelée

Titre original Escape to Witch Mountain
Réalisation John Hough
Scénario Robert M. Young
Acteurs principaux
Sociétés de production Walt Disney Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure, science-fiction
Durée 97 minutes
Sortie 1975

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Montagne ensorcelée (titre original : Escape to Witch Mountain) est un film fantastique américain réalisé par John Hough, sorti en 1975.

SynopsisModifier

Deux mystérieux jeunes jumeaux orphelins aux pouvoirs extraordinaires sont poursuivis par un malveillant milliardaire. Heureusement, pour eux, un veuf va les aider. Mais qui sont-ils, ces enfants ? Et où veulent-ils appeler leur monde ?

Fiche techniqueModifier

Sauf mention contraire, les informations proviennent des sources suivantes : Dave Smith[1], Mark Arnold[2], IMDb[3]

DistributionModifier

Source : Dave Smith[1], Mark Arnold[2] et IMDb[3]

Sorties cinémaModifier

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database.

ProductionModifier

Le réalisateur John Hough a été engagé par Walt Disney Productions pour dynamiser les films du studio[4]. Lors de son entretien avec le studio il avait évoqué son expérience des films super-naturels et c'est pour cette raison que le film La Montagne ensorcelée lui a été confié[4]. Mais son intention initiale était de faire des films pour la jeunesse[5]. Il explique qu'en 1974, Walt Disney Productions fonctionnait comme Walt Disney le faisait, le Disney qu'on avait l'habitude d'avoir, les employés portaient des costumes et tout était réalisé en interne, planifié dans les moindres détails, sans improvisation[5]. Pour le film, il utilise des angles de caméras différents et des flashbacks, techniques peu pratiquées chez Disney auparavant[5].

L'un des premiers scripts du film est daté du [5]. De nombreux phénomènes d'OVNIs ont inspiré le film comme le révèle Kim Richards dans un documentaire DVD[4]. Le film reprend le livre d'Alexander Key (en)[6], publié en 1968. L'acteur britannique Eddie Albert avait déjà travaillé pour Disney en 1963 pour Le Grand Retour[5].

Le tournage a lieu au Carmel Valley Village, sur la côte de Big Sur et Pebble Beach dans le comté de Monterey en Californie[7]. Les scènes de l'orphelinat ont été filmées à Palo Alto dans le comté de Santa Clara et le manoir à Carmel[6],[8]. Tandis que les scènes avec Kim Richards et les marionnettes ont été réalisées en plateau aux studios de Disney[8]. Dans le film le personnage de Jason O'Day se plaint des prix de l'essence à lépqoue en 1975, qu'il faut 10 $ pour remplir le réservoir du camping-car, ce que Mark Arnold trouve risible[4]. Jason est aussi un prêtre dans le livre mais la plupart des autres éléments sont assez proche de l'ouvrage[6]. Toutes les scènes avec des animaux ont été réalisées avec un dresseur à côté des acteurs[6].

Le rôle de Tia Malone était destiné à Jodie Foster qui, alors une petite protégée du studio Disney, avait déjà signé un autre film[6],[8]. Cette dernière avait finalement été remplacée par Kim Richards[6],[8]. Kyle Richards la jeune sœur de Kim est également présente dans le film au travers des flash-backs montrant le personnage de Tia jeune[9]. Ike Eisenmann explique que les acteurs sont plus jeunes dans le film que dans le livre d'Alexander Key mais pour le second opus, l'âge coïncide[6]. Eisenmann a appris à jouer de l'harmonica pour le film mais il a découvert que le son a été remplacé au montage[6]. La boîte étoilée de Tia est toujours conservée aux Walt Disney Archives[6].

La sortie du film a été précédée d'une adaptation en bande dessinée dans le magazine Walt Disney Showcase publié en juin 1975[10].

Bien que semblant désormais primitifs, les effets spéciaux du film démontrent l'avance technologique d'alors des Studios Disney, deux ans avant la sortie de La Guerre des étoiles (1977)[6]. Les effets spéciaux ont été réalisés avec des objets physiques et des techniques optiques, comme le révèle l'artiste d'effets spéciaux Danny Lee[6]. Pour Eissinman, l'un des trucages les plus difficiles a été de sauter haut dans les airs pour attraper une balle au vol, mais la scène n'a nécessité qu'une seule prise[6]. Lorsque Eissinman a attrapé la batte de baseball volante, elle l'a percuté à l'œil et lui a causé un œil au beurre noir, stoppant le tournage pour al journée, scène présente dans le film[5]. La soucoupe volante est bien entendu une maquette devant un décor en en carton et contre-plaqué et la scène où Tony joue de l'harmonica a été réalisé avec des filins et des aimants[5]. Selon Arnold, les effets spéciaux du film sont comparables à certains effets numériques des années 2000, et ont été testés plusieurs mois avant le tournage[5]. Harrison Ellenshaw explique dans un documentaire que lui et son père Peter Ellenshaw ont conçu de nombreux effets spéciaux grâce au matte painting, technique utilisée jusqu'à Dick Tracy (1990), après quoi le numérique prédomine[5]. L'artiste d'effets numériques, Michael W. Curtis explique que l'usage du numérique a permis de tout corriger virtuellement en post-production[5].

John Hough se souvient que le succès de La Montagne ensorcelée a pris tout le monde chez Disney par surprise[5]. Le film récolte 20 millions d'USD au box office, un succès important[11]. Fort de cet énorme succès[12], la production engage à nouveau le réalisateur pour filmer la suite intitulée Les Visiteurs d'un autre monde (Return from Witch Mountain) sortie en 1978. Le court-métrage d'animation Le Rêve de Pluto (1940) a été ressorti avec le film, ce qui explique sa présence sur les DVD américains[5].

Le film a été diffusé dans Disney's Wonderful World en février 1980 mais était initialement prévu pour l'année 1975-1976[11],[13]. Le film est disponible en vidéocassette à la location à partir de mars 1980 grâce à un partenariat noué avec Fotomat[14].

Remakes et suitesModifier

Mark Arnold mentionne de nombreuses suites et reprises[11]. La première est la suite du film Les Visiteurs d'un autre monde (1978), puis Beyond Witch Mountain, un téléfilm de 1982 qui était le pilote d'une série jamais réalisée[11].

Le film a fait l'objet une reprise pour la télévision en 1995 sous le titre Le Mystère de la montagne ensorcelée[11] de Peter Rader avec Robert Vaughn, Elisabeth Moss et Erik von Detten.

Un projet de suite au film a émergé en 2003 avec Richards mais s'est transformé en un remake[5]. En 2009, Walt Disney Productions recommandera une seconde fois pour le cinéma en reprenant le titre La Montagne ensorcelée (Race to Witch Mountain) sous la réalisation d'Andy Fickman aux côtés de Dwayne Johnson, AnnaSophia Robb et Alexander Ludwig[5],[11]. Richards et Eissinmann y font des caméos[5].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) Dave Smith, Disney A to Z: The Updated Official Encyclopedia, p. 190
  2. a et b (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 184-185.
  3. a et b (en) La Montagne ensorcelée sur l’Internet Movie Database
  4. a b c et d (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 189.
  5. a b c d e f g h i j k l m n et o (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 191.
  6. a b c d e f g h i j k et l (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 190.
  7. Anonyme, « Films Shot in Monterey County », sur Monterey County Film Commission (consulté le )
  8. a b c et d Kevin S. Butler, « Escape to Witch Mountain », sur kiddiematinee.com, (consulté le )
  9. Emily Soares, « Escape to Witch Mountain », sur Turner Classic Movies (consulté le )
  10. (en) Base INDUCKS : us/WDS 29Escape to Witch Mountain
  11. a b c d e et f (en) Mark Arnold, Frozen in Ice : The Story of Walt Disney Productions, 1966-1985, p. 192.
  12. KJB, « Featured Filmmaker: John Hough », sur IGN, (consulté le )
  13. Bill Cotter, « Appendix B - The Anthology Series Schedules »
  14. (en) Bill Sing, « Zenith To Enter Videodisc Market Using RCA Technology », Los Angeles Times,‎ , Part IV p. 1 (37) et p.10 (46) (lire en ligne, consulté le )

Liens externesModifier