La Marie du port (film)

film sorti en 1950 et réalisé par Marcel Carné
La Marie du port
Réalisation Marcel Carné
Scénario d'après le roman de
Georges Simenon
Musique Joseph Kosma
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Comédie dramatique
Durée 88 minutes
Sortie 1950


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Marie du port est un film français réalisé par Marcel Carné en 1949, sorti en salle le [1].

SynopsisModifier

1949, Châtelard, propriétaire d'une grande brasserie, la brasserie Centrale à l’enseigne «Centrale», et d'un cinéma à Cherbourg, accompagne sa concubine, Odile, à l'enterrement du père de celle-ci, à Port-en-Bessin, petit port du Calvados. Leur amour s'est éteint et ils s'ennuient. Gardant ses distances avec la famille, Châtelard passe le temps au Café du port. Une annonce est affichée concernant la vente aux enchères d'un bateau de pêche. Pour se désennuyer, il décide de s'y rendre pour l'acheter. En partant il croise une jeune fille qui soutient son regard. C'est Marie, la sœur d'Odile qu'il n'a jamais rencontrée. Châtelard, attiré par la jeune fille mystérieuse, évoluera dès lors entre deux histoires, l'une qui se termine lentement avec Odile et l'autre qu'il hésite à commencer. Marie apprenant que Châtelard héberge Marcel son ex-petit ami qu'elle a éconduit et qui s'est fait renverser volontairement sur la route prend ce prétexte pour lui rendre visite. Elle est déçue par l'attitude désinvolte de Châtelard et lui déclare qu'elle n'est pas venue pour lui, mais pour Marcel. Grand seigneur, Châtelard la conduit vers la chambre de Marcel, où ils le découvrent au lit avec Odile. Châtelard prend la chose avec humour, mais Marie s'en va et parle de se jeter à l'eau. Châtelard n'y croit pas une seconde, mais un échange téléphonique avec le patron du chalutier lui confirme les tendances suicidaires de la jeune fille. Il prend sa voiture, rattrape le car, fait descendre Marie. Châtelard pour la persuader de son amour lui confie les clés de sa brasserie et, en guise de demande en mariage, celles de la mairie. Le plan final montre Marie serrant les clés dans sa main et affichant un air radieux.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier


Autour du filmModifier

  • Malgré l'absence au générique de Jacques Prévert, qui ne travaillera plus avec Carné, on croit reconnaitre sa patte sur quelques scènes (les scènes entre Marie et son amoureux triste de garçon-coiffeur, jaloux de Châtelard). Cela est dû au fait que, à la suite d'un accident, Prévert était alors en longue convalescence et percevait une pension d'invalidité conditionnée au fait qu'il ne pouvait pas travailler. Être crédité aurait été problématique, c'est donc son ami, poète et codialoguiste Georges Ribemont-Dessaignes seul qui apparait au générique[3].
  • Le cinéma attenant à la brasserie projette pendant le film : L'Idiot, film français de 1946 de Georges Lampin, dont on peut voir l'affiche et entendre quelques répliques, puis Tabou, film de F. W. Murnau sorti en 1931 dont on peut voir quelques extraits.
  • La brasserie et le cinéma de Cherbourg dont Châtelard est le propriétaire sont figurés par le Café du Grand balcon et le cinéma Le Central, situés à proximité du Pont-Tournant.
  • On voit dans le film Gabin conduire une voiture dont le volant est situé à droite. Il ne s'agit pas d'une anomalie, il s'agit d'une Hotchkiss 686 de 1936, modèle qui était, comme de nombreuses voitures haut de gamme de l'époque, conçu avec le volant à droite.
  • Il semble que ce soit le seul film de Joël Hamond.
  • Le film a été réédité en DVD en 2008 par René Chateau.

RéceptionModifier

La Marie du port connaît un succès dans les salles, puisque le film reste en tête des exclusivités parisiennes durant deux semaines avec plus de 100 000 entrées cumulées[4]. À Paris, le film connaît un véritable engouement puisqu'il totalise près de 600 000 spectateurs[4]. Sur le territoire français, La Marie du Port finit sa carrière dans les salles avec 2,6 millions d'entrées[4].

Notes et référencesModifier

  1. Maurice Bessy et Raymond Chirat, Histoire du Cinéma français : encyclopédie des films 1940-1950, Paris, Pygmalion/Gérard Watelet, , 599 p. (ISBN 2-85704-221-3)
  2. https://www.cnc.fr/professionnels/visas-et-classification/9274
  3. Carole Aurouet, Les Scénarios détournés de Jacques Prévert, p. 57, Dreamland Éditeur, coll. « Ciné Films », Paris, 2003 (ISBN 978-2-9100-2799-5).
  4. a b et c http://www.boxofficestars.com/4-categorie-11117569.html.

Liens externesModifier