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La Marche

commune française du département de la Nièvre
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Marche (homonymie).

La Marche
La Marche
L'église Saint-Martin.
Blason de La Marche
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Arrondissement Cosne-Cours-sur-Loire
Canton Charité-sur-Loire
Intercommunalité Communauté de communes Loire, Nièvre et Bertranges
Maire
Mandat
Christian Marillier
2014-2020
Code postal 58400
Code commune 58155
Démographie
Population
municipale
553 hab. (2015 en diminution de 4,33 % par rapport à 2010)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 29″ nord, 3° 02′ 05″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 218 m
Superficie 10,87 km2
Localisation

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La Marche

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La Marche

La Marche est une commune française située dans le département de la Nièvre, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

GéographieModifier

La Marche est une commune située à 4,7 km au sud de La Charité-sur-Loire et à 25 km au nord de Nevers. Ce village est longé par la Loire !

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

La Marche, aujourd'hui petit village de la Nièvre, fut au Moyen Âge une des villes les plus importantes du Nivernais, grâce notamment à ses vignes. Ainsi, la ville voisine de La Charité-sur-Loire, a été créée sur des terres données par les seigneurs de La Marche. On peut également penser que l'importance de cette ville tenait pour une grande part à sa position géographique, notamment sous les Capétiens, puisqu'elle se trouvait, comme son nom l'indique, à la frontière de la Bourgogne et de l'Aquitaine, alors ennemis. Cette ville, sur les bords de la Loire, servait donc de points de rassemblement et de départ des armées de la Bourgogne lors des attaques contre l'Aquitaine. C'était également un secteur important de la défense de la Bourgogne, comme peut en témoigner la présence du donjon de la ville.

Une décroissance s'amorce avec la fondation en 1059 du prieuré Notre-Dame de La Charité-sur-Loire qui devient rapidement un but de pèlerinage important - il possède entre autres reliques le bras droit de saint Savinien. Les habitants de La Marche eux-mêmes, attirés par les richesses que le prieuré bénédictin répandait autour de lui, désertent leur ville. Le comte de La Marche Raynaud, furieux de voir l'herbe pousser dans les rues de sa ville, en prend les religieux en grippe et s'attaque à eux par des moyens variés allant de la simple chicane au vol armé de plusieurs biens du prieuré. Mais le prieuré a un puissant protecteur, qui vainc Raynaud et le fait prisonnier. Ce dernier n'est libéré que suite à la demande du comte de Nevers (qui est aussi comte d'Auxerre). Selon certaines sources, Raynaud se repent et prend l'habit de moine ainsi que plusieurs de ses descendants[1] ; selon d'autres, une guerre sourde persiste et ce n'est que par orgueil que les membres de cette famille veulent être enterrés dans cette célèbre abbaye et ils ne l'enrichissent que pour y parvenir[2].

Quand en 1148 Adam veut reconstruire le château de ses ancêtres pour protéger la ville, le prieur du monastère de La Charité s'y oppose ; il prend appui sur une bulle de Calixte II selon laquelle aucune forteresse dépendant d'un siège laïc ne doit être construite « dans les limites, justices et exemptions du prieuré ». Adam essaie de passer outre mais en 1149 Eugène III lui fait parvenir un bref par l'intermédiaire d'Alain de Larrivour évêque d'Auxerre[1] peut-être accompagné de l'archevêque de Sens[2], qui lui signifie en 1149 de démolir les constructions déjà commencées. Adam obtempère[1],[3].

La Marche a perdu une grande partie de sa richesse et de ses habitants au XIXe siècle, lorsqu'une épidémie de phylloxéra frappe les vignobles de la ville.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 [Quand ?] Annette Chabani   Retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 553 habitants[Note 1], en diminution de 4,33 % par rapport à 2010 (Nièvre : -3,57 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
424305455411495518516539593
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
560635689678628678621595538
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521518501466421410393356310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
315337417482511522586595558
2015 - - - - - - - -
553--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7]. |recens-prem=2007 |nom.)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Le donjon de La Marche.

La Marche possède, au centre de son territoire, un donjon médiéval, ou plutôt ce qu'il en reste. Ce donjon, emmotté jusqu'aux années 1950, et qui mesure aujourd'hui 7 mètres, faisait certainement à l'origine environ 22 mètres. À la suite de fouilles archéologiques menées en septembre 2008 par Sylvain Guillin, la chronologie de ce donjon est mieux connue. Ainsi, le donjon, surplombant la Loire, est élevé sur ce qui serait une nécropole mérovingienne, mais a également « emprunté » des morceaux de sarcophages pour son édification, emprunt visible dans les murs. Ce donjon semble également avoir été construit au moins sur un, voire deux édifices plus anciens, un d'époque mérovingienne, et peut-être un autre d'époque gallo-romaine. Le donjon est inscrit aux monuments historiques[8] au 1993.

L'histoire de ce donjon est particulièrement mouvementée, rasé la première fois sur ordre de l'évêque, puis détruit une seconde fois par les seigneurs de La Marche eux-mêmes, pour éviter qu'il ne soit à nouveau rasé par décision de l'évêque de Nevers. Celui-ci ordonna ces destructions au VIIIe siècle à la suite des persécutions que les seigneurs de la Marche faisaient subir aux moines de La Charité-sur-Loire ; en effet, les seigneurs de La Marche ont été forcés par l'évêque et le comte de Nevers à donner des terres aux moines, suscitant une certaine animosité à leur égard.

Les restes des fortifications de la ville sont également visibles dans tout le village, avec des pans de murs que l'on peut trouver un peu partout dans le village et les jardins privés.

La Marche a également possédé un port commercial sur la Loire, port qui n'existe plus aujourd'hui.

Personnalités liées à la communeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. a, b et c Georges Touchard-Lafosse, La Loire historique: pittoresque et biographique..., Tours (R. Pornin) / Nantes (Suireau), 1843, p. 115. La Marche : pp. 114-116.
  2. a et b Jean Née de La Rochelle, Pierre Gillet, Jean-François Née de La Rochelle. Mémoires pour servir à l'histoire civile, politique et littéraire, [... du département de la Nièvre – tome 1], Bourges (J.B.C. Souchois) / Paris (J.S. Merlin), 1827, pp. 352-353.
  3. Jean Lebeuf, Mémoires concernant l'histoire civile et ecclésiastique d'Auxerre et de son ancien diocèse, vol. I, Auxerre, Perriquet, (lire en ligne), p. 293.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. Notice no PA00125319, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • GUILLIN Sylvain, Étude préliminaire du bâti de l’édifice de La Marche, Contribution à la recherche en archéologie du bâti médiéval. dans Regards sur la Nièvre, l’expression de jeunes chercheurs no 9, Éditions du CG58, p. 17 à 25, Nevers, 2008.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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