La Haye-Pesnel

commune française du département de la Manche

La Haye-Pesnel
La Haye-Pesnel
La mairie.
Blason de La Haye-Pesnel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Avranches
Intercommunalité Communauté de communes de Granville, Terre et Mer
Maire
Mandat
Alain Navarret
2020-2026
Code postal 50320
Code commune 50237
Démographie
Gentilé Hayland
Population
municipale
1 258 hab. (2019 en diminution de 7,84 % par rapport à 2013)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 44″ nord, 1° 23′ 48″ ouest
Altitude Min. 62 m
Max. 134 m
Superficie 6,29 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Granville
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bréhal
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
La Haye-Pesnel
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
La Haye-Pesnel
Géolocalisation sur la carte : Manche
Voir sur la carte topographique de la Manche
City locator 14.svg
La Haye-Pesnel
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
City locator 14.svg
La Haye-Pesnel
Liens
Site web www.lahayepesnel.fr

La Haye-Pesnel est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 1 258 habitants[Note 1].

GéographieModifier

La commune est en bordure nord-ouest de l'Avranchin. Son bourg est à 15 km au nord d'Avranches, à 16 km au sud-ouest de Villedieu-les-Poêles et à 18 km au sud-est de Granville[1].

Le territoire est bordée par le Thar.

Le point culminant (134 m) se situe à l'est, près du lieu-dit Blin. Le point le plus bas (62 m) correspond à la sortie de l'Airou du territoire, au nord-est. La commune est bocagère.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[3]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[4].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[3]

  • Moyenne annuelle de température : 10,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 0,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 12,2 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 4] : 941 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Granville – pointe du Roc », sur la commune de Granville, mise en service en 1973 et qui se trouve à 15 km[9],[Note 5], où la température moyenne annuelle évolue de 11,6 °C pour la période 1971-2000[10] à 11,9 °C pour 1981-2010[11], puis à 12,4 °C pour 1991-2020[12].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

La Haye-Pesnel est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[13],[14],[15].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Granville, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 34 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (82 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (59,5 %), zones agricoles hétérogènes (21,6 %), zones urbanisées (15 %), forêts (3 %), terres arables (0,9 %)[18].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[19].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Haia Paganelli au XIIe siècle[20].

Le toponyme Haye est dérivé du germanique haga qui avait le sens de « lisière de forêt ». Il a donné le français haie qui originellement pouvait aussi désigner ce qui restait d'un bois essarté[21].

Pesnel est le patronyme des anciens seigneurs de l'« honneur de la Haye », les Paisnel ou Paynel.

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de La Haye-Libre[22].

Le gentilé est Hayland.

HistoireModifier

IL a existé, au Moyen Âge, sur le territoire paroissial un hôpital auquel fut uni l'hôpital Saint-Jacques fondé en 1193 par Henry de M[e]udrac, au Repas (Folligny)[23].

L'affaire criminelle Soulas s'est déroulée dans la commune. Elle fut jugée à Paris, par la chancellerie d'Henri IV d'Angleterre le [24].

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de La Haye-Pesnel se blasonnent ainsi :
D'or aux deux fasces d'azur accompagnées de neuf merlettes de gueules ordonnées en orle entre les fasces 5, 2 et 3[25].

Ce blason est emprunté aux armoiries de la famille Paynel ou Painel (éteinte), anciens seigneurs de la Haye-Pesnel et la baronnie de Hambye.


Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
ca 1860   M. Morin[26]    
  mars 1983 Georges Peuvrel[27]    
mars 1983 mars 2001 François Labarrière RPR Médecin
mars 2001[28] mars 2008 Daniel Villain UMP Commerçant
mars 2008[29] mars 2014 Robert Levivier PS[30] Professeur de sciences physiques
mars 2014[31] En cours Alain Navarret EM Vétérinaire, conseiller départemental
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[32].

EnseignementModifier

La commune est rattachée à l’académie de Caen. Elle dispose d'un collège — le collège Louis-Beuve — et d'une école publique. S'ajoute à ces deux institutions une école élémentaire privée : l'école Saint-Michel.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[34].

En 2019, la commune comptait 1 258 habitants[Note 8], en diminution de 7,84 % par rapport à 2013 (Manche : −0,97 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7909577858299631 0101 1011 051968
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9389008849359451 0011 0091 030978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9621 0551 1241 0361 0441 0951 0701 1931 078
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 1251 1931 2881 3551 2841 3171 3671 3651 354
2014 2019 - - - - - - -
1 3661 258-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Château Ganne (XIe siècle), au nord-est, entre la route de Cérences et l'Airou, motte et basse-cour avec fossés du château de la famille des Paynel. Détruit par les Anglais, il ne fut pas reconstruit et on préféra ériger un nouveau château dans le bourg dont il ne reste aucune trace.
En 1230, Foulques III Paisnel, seigneur de La Haye-Pesnel et son frère Guillaume de Percy choisirent le camp anglais et breton contre le jeune Saint Louis et sa mère Blanche de Castille. Le bailli du Cotentin, Jean des Vignes, mâta la rébellion et le château fut rasé[36].
  • Église Sainte-Marie-Madeleine (XVIIe – XVIIIe siècle). Cette église dépend de la paroisse Saint-Pierre-et-Saint-Paul du doyenné du Pays de Granville-Villedieu[37]. La cloche historique avec une inscription révolutionnaire, au pied de l'édifice, fondue en 1793, est classée à titre d'objet aux monuments historiques[38]. Deux confessionnaux sont également classés[39].

Activité, label et manifestationsModifier

LabelModifier

La commune est une ville fleurie (une fleur) au concours des villes et villages fleuris[40].

SportsModifier

L'Entente sportive haylande fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[41]. Elle possède aussi une équipe de tennis de table, qui évolue en D1 du comité de la Manche[42].

JumelagesModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2019.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[5].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[6].
  5. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  5. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  6. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Normandie », sur normandie.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Orthodromie entre La Haye-Pesnel et Granville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  11. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Granville – pointe du Roc - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le ).
  13. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  14. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  15. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  19. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  20. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
  21. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 102.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 205.
  24. Jean-François Miniac, Les Nouvelles Affaires criminelles de la Manche, de Borée, 2012.
  25. « GASO, la banque du blason - La Haye-Pesnel Manche » (consulté le ).
  26. Annuaire du département de la Manche, 33e année, 1861, p 123
  27. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000850614
  28. « Daniel Villain se représentera en mars », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  29. « Le maire Robert Levivier et les quatre adjoints élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  30. « Appel des élus du département de la Manche pour la victoire de François Hollande le 6 mai 2012 » [PDF] (consulté le ).
  31. « Le maire Alain Navarret et les adjoints élus », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  32. « La Haye-Pesnel (50320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  36. René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 289.
  37. Site du diocèse
  38. « Cloche », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  39. « Deux confessionnaux », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  40. « Palmarès du concours des villes et villages fleuris - La Haye-Pesnel » (consulté le ).
  41. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – Ent S Haylande » (consulté le ).
  42. « Site de la Fédération française de tennis de table - Résultats de la poule D du comité de la Manche » (consulté le ).