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La Godivelle

commune française du département du Puy-de-Dôme

La Godivelle
La Godivelle
Fontaine et église de La Godivelle.
Blason de La Godivelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Arrondissement Issoire
Canton Brassac-les-Mines
Intercommunalité Communauté de communes du Massif du Sancy
Maire
Mandat
Jocelyne Mansana-Roche
2014-2020
Code postal 63850
Code commune 63169
Démographie
Population
municipale
13 hab. (2016 en diminution de 45,83 % par rapport à 2011)
Densité 0,84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 22″ nord, 2° 55′ 24″ est
Altitude Min. 1 076 m
Max. 1 377 m
Superficie 15,44 km2
Localisation

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La Godivelle

La Godivelle est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est la commune la moins peuplée du département.

GéographieModifier

 
Le village de La Godivelle avec le lac d'En-Bas à gauche.

Le petit village de La Godivelle est situé dans le massif du Cézallier au sud des monts Dore, à 70 km au sud-ouest de Clermont-Ferrand. Il fait partie du parc naturel régional des volcans d'Auvergne.

 
Le lac d'En Haut.

La commune de La Godivelle possède deux lacs, le lac d'En-Haut et le lac d'En-Bas.

  • Le lac d'En-Haut est un lac de cratère d'origine volcanique situé à 1 239 mètres d'altitude. Il a une forme circulaire[Note 1]. C'est un des lacs les plus oligotrophes d'Europe[2].
  • Le lac d'En-Bas est un lac d'origine glaciaire situé un peu plus bas que le précédent, à une altitude de 1 200 mètres[Note 2]. Il forme, avec le lac de Saint-Alyre, une tourbière.

Ses communes limitrophes sont Compains, Espinchal, Montgreleix et Saint-Alyre-ès-Montagne.

ToponymieModifier

Le nom de La Godivelle vient du germanique wald signifiant forêt en langue germanique alors parlée par l'aristocratie du Haut Moyen Âge et dont le langage a pénétré la langue[3]. Le nom s'arvernisa pour donner le nom auvergnat « La godivelà », signifiant « la petite forêt ». S'y rajoute la terminaison romane alia évoluant en elà pour désigner la taille modeste de la forêt concernée.

Évolution du toponyme : Wald/Gald/Gaud + terminaison alia/elà - Gaudivalia/Godivelà.

HistoireModifier

Lors de la création des communes et des départements, en février 1790, Godivelle est rattachée au département du Cantal. En mars de la même année, elle finit par être rattachée au département du Puy-de-Dôme.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2014 Marius Vallette    
mars 2014 En cours
(au 9 avril 2014)
Jocelyne Mansana[4]-Roche    

Rattachements administratifs et électorauxModifier

De 1793 à 1801, La Godivelle faisait partie du district de Besse et du canton d'Église Neuve. Depuis 1801, elle dépend de l'arrondissement d'Issoire et, jusqu'en 2015, du canton d'Ardes[5]. À la suite du redécoupage des cantons du département, la commune est rattachée au canton de Brassac-les-Mines[6].

IntercommunalitéModifier

La Godivelle a fait partie de la communauté de communes Ardes Communauté jusqu'en 2016. Cette structure intercommunale a fusionné le avec sept autres communautés de communes autour d'Issoire[7].

Depuis le , la commune fait partie de la communauté de communes du Massif du Sancy étendue aux communes du Vernet-Sainte-Marguerite, Saint-Genès-Champespe et Montgreleix, cette dernière étant située dans le département du Cantal. L'intégration de La Godivelle répond à une cohérence de périmètres de réserves naturelles nationales (Sagnes de la Godivelle, Vallée de Chaudefour et Chastreix-Sancy)[7].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[9].

En 2016, la commune comptait 13 habitants[Note 3], en diminution de 45,83 % par rapport à 2011 (Puy-de-Dôme : +2,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
278248253260242269264287305
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
283234241237219207246201186
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
197189184188166154161131131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
11010670623827222214
2016 - - - - - - - -
13--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine bâti et culturelModifier

 
Deux des modillons de l'église de la Godivelle.

La fontaine située sur la place de l'église est la plus large du département du Puy-de-Dôme. Sa création est attribuée a l'un des anciens maires de la commune. Celui-ci, au vu des difficultés d'abreuvage des bêtes durant l'hiver (qui devaient monter jusqu'au lac-d'En-Haut), et des problèmes d'approvisionnement en eau pour la consommation publique et pour la lutte contre d'éventuels incendies, décida de faire bâtir cette fontaine, où près d'une trentaine de bêtes peuvent s'abreuver en même temps.

L'église Saint-Blaise de La Godivelle, partiellement du XIIe siècle et en particulier ses modillons situés à l'arrière représentant les sept péchés capitaux[11]. Elle possède également une intéressante statue de Vierge à l'Enfant appelée Notre-Dame-des-Lacs-de-La-Godivelle du XVIIe siècle (remanié au XIXe siècle)[12].

Patrimoine naturelModifier

 
Aire d'observation des oiseaux près du lac-d'En-Bas.

La réserve naturelle des sagnes de La Godivelle est gérée par le parc naturel régional des volcans d'Auvergne. D'une superficie de 24 ha, elle est composée de deux parties : la plus grande autour du lac d'En-Bas, et la plus petite sur la tourbière de le Coualle Basse, à un kilomètre au nord du Lac. Les recensements naturalistes dénombrent actuellement plus de 1 500 espèces faunistiques et floristiques, dont plus de 80 sont protégées au niveau régional à international, et/ou sont inscrites sur les Livres Rouges des espèces menacées au niveau régional à européen. La flore de la tourbière accueille par exemple des espèces rares telle la droséra à feuilles rondes, une plante carnivore, et la Ligulaire de Sibérie. Plusieurs espèces de papillons remarquables sont également présentes sur le site, tout comme des coléoptères, orthoptères, etc. De nombreux oiseaux migrateurs viennent y faire escale.

Patrimoine culturelModifier

La commune est citée par Jean-Louis Murat dans son album Dolorès : « Alors de La Godivelle à Compains, on me jure que c'est sortilège » (Perce-neige).

Elle l'est également dans le livre de Didier Cornaille Les voisins de l'horizon.

HéraldiqueModifier

  Blason Écartelé, au 1 et 4, de gueules au cornet d'argent lié du même, au 2 et 3, d'or à la fasce ondée d'azur.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Diamètre 30 m, superficie 15 ha, profondeur 44 m[1].
  2. Profondeur : 3 m, superficie 15 ha[2].
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. La dépêche scientifique du parc : Lacs des volcans d'Auvergne, publication du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne, Aydat, janvier 2004, (EAN 3782794804008), p. 28.
  2. a et b La dépêche scientifique du parc : Lacs des volcans d'Auvergne op. cit., p. 28.
  3. Pierre Bonnaud, De l'Auvergne (un fil d'Ariane pour aller de la Confédération Arverne au IIIe millénaire), Nonette, Editions Créer, , 318 p. (ISBN 2-84819-001-9).
  4. « Liste des Maires du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 17 octobre 2016).
  5. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. « Décret no 2014-210 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Puy-de-Dôme », sur Légifrance (consulté le 17 octobre 2016).
  7. a et b « Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) – Département du Puy-de-Dôme » [PDF], Préfecture du Puy-de-Dôme, (consulté le 17 octobre 2016).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Art roman, Massif-central, Clermont-Ferrand, Chamina, coll. « Découverte du patrimoine », (ISBN 2-84466-023-1), p. 93.
  12. Ministère français de la culture, Base Palissy, [1] à la ligne La-Godivelle.