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La Garde-Adhémar

commune française du département de la Drôme
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lagarde.

La Garde-Adhémar
La Garde-Adhémar
Saint-Michel de La Garde-Adhémar.
Blason de La Garde-Adhémar
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Le Tricastin
Intercommunalité Communauté de communes Drôme Sud Provence
Maire
Mandat
Christian Andruejol
2014-2020
Code postal 26700
Code commune 26138
Démographie
Gentilé Lagardiens, Lagardiennes
Population
municipale
1 048 hab. (2016 en diminution de 5,33 % par rapport à 2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 23′ 38″ nord, 4° 45′ 17″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 232 m
Superficie 27,73 km2
Localisation

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La Garde-Adhémar

La Garde-Adhémar est une commune française située dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'histoire de cette commune est liée à celle de la famille d'Adhémar, qui lui a donné son nom.

GéographieModifier

Voies de communication et transportsModifier

Réseau routierModifier

L'accès à La Garde-Adhémar se fait par la route départementale RD 458, depuis Les Granges-Gontardes, au nord, ou Saint-Paul-Trois-Châteaux, au sud. De là, une route dessert le village, la RD 572. L'autoroute A7 traverse la commune, à l'ouest, dans le sens nord-sud, mais sans sortie directe. Les sorties les plus proches sont les   18 au nord, et   19 au sud.

Réseau ferroviaireModifier

La ligne de Combs-la-Ville à Saint-Louis (LGV) [ligne à grande vitesse Paris – Marseille], depuis laquelle l'église Saint-Michel est visible, traverse le territoire communal, à proximité de l'autoroute. La LGV franchit cette dernière, ainsi que le canal de Donzère-Mondragon, par deux viaducs successifs.

Les gares les plus proches sont celles de Pierrelatte et Donzère, toutes deux implantées sur la ligne de Paris-Lyon à Marseille-Saint-Charles [ligne classique Paris – Lyon – Marseille].

Transports en communModifier

La ligne de bus no 42 (Avignon – Montélimar) dessert quotidiennement la commune, avec plusieurs allers-retours[1].

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La Garde-Adhémar est arrosée par la Berre, affluent du Rhône de 28,3 km.

ReliefModifier

Le village est construit sur une crête rocheuse dominant la vallée du Rhône au niveau de Pierrelatte.

Apparition téléviséeModifier

La Garde-Adhémar a eu le droit à un passage dans l'émission Le Village préféré des Français diffusée sur France 2.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Guarda Adhemari en 1334[2].

De l'occitan garda et du nom de personne Adhemarus[2], « le village montait, autrefois, la garde pour la famille d'Adhémar de Montélimar »[3].

HistoireModifier

Son église perchée signale de loin ce vieux village du Tricastin. C’était, au Moyen Âge, une importante place forte de la famille d'Adhémar. Au XVIe siècle, un château Renaissance fut édifié par Antoine Escalin[4], baron de La Garde, ambassadeur et général des galères de France.

Ce château, détruit à la Révolution, fut la demeure de Pauline de Grignan, marquise de Simiane, fille de Françoise de Sévigné, comtesse de Grignan, et petite-fille de Mme de Sévigné. Le château faisait partie de la succession du marquis de La Garde, mort en 1713, dont Mme de Simiane fut la légataire universelle. Une tour subsiste encore, on dit que Charles IX et Catherine de Médicis y auraient passé une nuit[réf. souhaitée].

Pré-histoireModifier

ClimatModifier

La Garde-Adhémar est un village provençal, le climat est doux. Il fait chaud l'été mais cela n'empêche pas quelques rares chutes de neige comme pendant l'hiver 2017.

AntiquitéModifier

Moyen ÂgeModifier

Ce n’est sans doute qu’au XIe siècle que fut implanté sur l’éperon rocheux le castrum de « La Garde » dont le nom souligne la fonction défensive sur un site propice à la surveillance de la vallée du Rhône et du vallon du Rieu. Un premier rempart (fin XIe – XIIe siècles ?) enserra les édifices vitaux - l’ensemble castral et l’église Saint-Michel - et quelques habitations. Au XIIIe siècle, les populations paysannes du Val des Nymphes attirées par le renforcement du pouvoir seigneurial de la famille des Adhémar, s’installèrent à l’intérieur du castrum de La Garde ce qui nécessita son extension et la construction d’une seconde enceinte. L’habitat et trois églises du Val des Nymphes (Saint-Martin, Saint-Pierre, Saint-Roman) disparurent tant du paysage que de la mémoire collective. Dans le castrum, les réaménagements médiévaux du bâti soulignent la fonction résidentielle plutôt que défensive : les observations archéologiques actuelles mettent en évidence des maisons-tours romanes, une aula (pièce résidentielle) seigneuriale au-dessus d’un vaste cellier, une maison aristocratique à fenêtres géminées. L’église Saint-Michel, originale par sa double abside, est un bel exemple de l’art roman provençal du XIIe siècle.

RenaissanceModifier

Époque moderneModifier

Époque contemporaineModifier

BlasonnementModifier

Article détaillé : Armorial des communes de la Drôme.

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Écartelé : au 1er d’argent à trois bandes de gueules, aux 2e et troisième d’azur à la croix pattée d’or chargée d’un besant du même, au 4e d’argent à la croix pattée d’or chargée d’un besant du même.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001   Raymond Girbaud    
2007 mars 2008 Christian Chabert    
mars 2008 En cours
(au 23 janvier 2015)
Christian Andruejol[5] Sans étiquette (SE) Agriculteur

JumelagesModifier

Politique environnementaleModifier

UrbanismeModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7].

En 2016, la commune comptait 1 048 habitants[Note 1], en diminution de 5,33 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9039289681 0001 1541 1001 2221 1121 145
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2201 1751 1981 2021 160969866887803
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
839802807693716714708548505
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5105508801 0771 1081 0751 1281 1071 048
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

AgricultureModifier

La commune est dans la zone de production des vins AOC Grignan-les-adhémar, anciennement Côteaux du Tricastin, ainsi que de la truffe du Tricastin. Deux domaines viticoles, une ferme biologique et une fromagerie sont installés sur la commune[10].

Commerces - ArtisanatModifier

Le café L'Absinthe, membre du réseau Bistrot de pays[11], adhère à une charte qui a but de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village »[12]. Une épicerie, trois restaurants et un boucher ambulant sont également installés dans le village. Plusieurs artisans, notamment liés au secteur du bâtiment, sont présents sur la commune[10].

IndustrieModifier

TourismeModifier

L'hébergement des touristes s'effectue par plusieurs moyens : un hôtel, plusieurs gîtes et chambres d'hôtes[13]

Vie localeModifier

EnseignementModifier

Les élèves de La Garde-Adhémar commencent leurs études à l'école maternelle située dans le quartier des Montjars puis à l'école primaire de la commune, qui comporte deux classes pour 41 enfants[14].

SantéModifier

SportsModifier

CultesModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Lieux et monumentsModifier

 
Jardin du presbytère de La Garde-Adhémar.
  • L’église : édifice roman, pur joyau architectural du Tricastin. D'abord chapelle castrale (XIe ?), elle devint au début du XIIe siècle église paroissiale, dépendante de l’abbaye de Tournus jusqu'en 1540, époque où le pape Paul III la donna au chapitre de l’église collégiale de Grignan, qui en perçut les revenus jusqu’à la Révolution.
  • Le Val des Nymphes : à l’est de la Garde-Adhémar, entre des collines calcaires et arides, s’étend comme une oasis, une verdoyante vallée couverte de prairies, de vergers et de chênes centenaires. Son nom viendrait du culte gallo-romain aux déesses nymphes installé près des sources qui l’arrosent. Ce site plein de poésie abrite un des joyaux de l'art roman provençal : le Prieuré du Val des Nymphes. Un autel votif aux déesses nymphes retrouvé au début du XXe siècle près du site est conservé dans l'entrée de l'église paroissiale Saint-Michel de la Garde-Adhémar.
Article détaillé : Prieuré du Val des Nymphes.
  • Le jardin des Herbes créé en 1990 par Danielle Arcucci présente de nombreuses plantes médicinales
  • Les remparts du XIIIe siècle
  • La chapelle des Pénitents Blancs
  • L'hôtel de Simiane (propriété privée) fait face à l'église Saint-Michel et surplombe le jardin remarquable et la Vallée du Rhône. Datant du XVIe siècle et bâti sur des ruines antiques, Il doit son nom à sa propriétaire, Pauline de Simiane, petite fille de la Marquise de Sévigné qui évoque la propriété dans ses lettres.

Galerie de photosModifier

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Personnalités liées à la communeModifier

  • Hélie de Saint Marc y a vécu ses dernières années, y est décédé le 26 août 2013 et y a été enterré le 30 août[15].
  • Johnny Hallyday y passa ses vacances, avec sa mère, un restaurant appelé « Le Tisonnier » lui rend hommage.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Ligne n° 42
  2. a et b Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises - page 1677.
  3. Stéphane Bern - Le village préféré des français, La France et ses villages, page 164, (ISBN 978-2-226-25929-5).
  4. Yann BOUVIER, « Antoine Escalin des Aimars (1498?-1578) - De La Garde-Adhémar au siège de Nice, le parcours d'un Ambassadeur de François Ier », Recherches Régionales, Nice, Conseil Général des Alpes-Maritimes, no 188, octobre-décembre 2007, 28 p.
  5. La Garde-Adhémar sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a et b économie de la commune
  11. La charte Bistrot de Pays
  12. L'implantation des Bistrots de pays en France métropolitaine en 2010
  13. hébergements touristiques
  14. école primaire de La Garde-Adhémar
  15. « En direct de St-Jean. Les obsèques d’Hélie Denoix de Saint-Marc », Lyon People, 30 août 2013.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier