La Formule

film sorti en 1980
La Formule
Titre original The Formula
Réalisation John G. Avildsen
Scénario Steve Shagan
Musique Bill Conti
Sociétés de production Metro-Goldwyn-Mayer
CIP Filmproduktion GmbH
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Genre thriller
Durée 117 minutes
Sortie 1980


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Formule (The Formula) est un film américano-ouest-allemand réalisé par John G. Avildsen, sorti en 1980. Il s'agit d'une adaptation cinématographique du roman du même nom de Steve Shagan, qui signe lui-même le scénario

SynopsisModifier

Vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Soviétiques attaquent Berlin. Le général allemand Helmut Kladen est envoyé en Suisse avec des documents ultra-secrets. Il sera cependant intercepté par l'armée américaine puis incorporé dans les services de renseignements militaires.

À Los Angeles en 1980, le lieutenant de police Barney Caine enquête sur un meurtre. Il va découvrir l'existence d'une formule chimique inventée par les nazis pour remplacer le pétrole. Ce produit de synthèse permettrait de ne plus dépendre des compagnies pétrolières. Tous ceux qui connaissent l'existence de cette formule, comme le policier, sont donc en danger de mort.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DistributionModifier

ProductionModifier

Marthe Keller a remplacé Dominique Sanda, initialement engagée l'actrice avait trop d'accent selon George C. Scott[1].

Le tournage a lieu à Los Angeles (Bel Air, hôtel de ville, Westwood) et dans d'autres villes de Californie : Arcadia, Newhall et les studios de la MGM à Culver City. Des scènes sont également tournées à Berlin (Spandau, Checkpoint Charlie), à Hambourg, en Suisse (notamment à Saint-Moritz) [2].

Lors du tournage du film, des tensions éclatent entre les deux acteurs vedettes : Marlon Brando utilisait une oreillette dans laquelle son texte était dicté. George C. Scott trouvait inconcevable qu'un acteur comme lui ne connaisse pas son texte, surtout avec le cachet qu'il a reçu pour participer à ce film (Marlon Brando aurait été payé 2,75 millions de dollars[1]).

PostproductionModifier

Le réalisateur John G. Avildsen sera lui-même très critique envers le film. Il demandera à ne pas être crédité comme réalisateur et monteur, requête finalement refusée. Le film sera ensuite remonté sous la houlette de Steve Shagan, auteur du roman d'origine, scénariste et producteur du film. Il propose ainsi une version très différente de celle imaginée par le réalisateur. Dans le livre Conversations with Brando, Marlon Brando critiquera fortement cette version, estimant que tout l'humour du film a été coupé. Après ce film, Marlon Brando fera une longue pause dans sa carrière, de presque dix ans, entre 1980 et 1989. George C. Scott est lui aussi très déçu par ce film, et regretta d'y avoir participé[1].

AccueilModifier

DistinctionsModifier

James Crabe est nommé à l'Oscar de la meilleure photographie lors des Oscars 1981. Le film sera par ailleurs plusieurs fois nommé aux 1re cérémonie des Razzie Awards 1981 : pire film, pire acteur dans un second rôle pour Marlon Brando, pire réalisateur pour John G. Avildsen et pire scénario pour Steve Shagan. Le film compte aussi deux nominations dans une cérémonie du même genre, les Stinkers Bad Movie Awards : pire second rôle masculin et faux accent le plus ennuyeux pour Marlon Brando[3].

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier