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La Cuisine au beurre

film sorti en 1963
La Cuisine au beurre
Description de cette image, également commentée ci-après
Façade du restaurant « La Sole Normande »
Maison du XVIIIe siècle[1] dite « au chapeau de gendarme » (quartier de L’Île à Martigues)

Titre original La Cuisine au beurre
Réalisation Gilles Grangier
Scénario Jean Manse
Pierre Lévy-Corti
Jean Levitte
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films Corona
Films Agnès Delahaie
Dear Film Produzione
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 82 minutes
Sortie 1963

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Cuisine au beurre est un film franco-italien réalisé par Gilles Grangier et sorti en 1963.

Sommaire

SynopsisModifier

Après quelques années passées en captivité durant la Seconde Guerre mondiale, puis en liberté auprès de Gerda en Autriche jusqu'au retour du mari de celle-ci, Fernand Jouvin, restaurateur marseillais rigolard et menteur, revient à Martigues pour retrouver son épouse Christiane. Mais il découvre que cette dernière, le croyant mort, s'est remariée avec André, un cuisinier normand, qui a transformé son petit restaurant en une table réputée. Fernand s'incruste dans son ancienne maison, et la rivalité s'installe entre le Normand travailleur, mais rigide, et le Marseillais paresseux, mais bon vivant.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Musique du filmModifier

1963 : BO de La Cuisine au beurre, musique de Jean Marion et orchestre sous la direction du compositeur, super 45 tours mono, disque Bel Air 211132M[5], liste des titres :

  1. Générique (min 32 s)
  2. Martigues (min 52 s)
  3. Sentiment (min 28 s)
  4. Les Filets de pêche (min 25 s)
  5. Valse de la cuisine au beurre (min 27 s)
  6. Petit Bal (min 52 s)

ProductionModifier

DistributionModifier

La Cuisine au beurre est non seulement la rencontre de deux des plus grandes vedettes de l'époque, mais également celle d'un admirateur avec son idole : Bourvil avait en effet, depuis son enfance, une énorme admiration pour Fernandel. Il a d'ailleurs commencé sa carrière comme chanteur en interprétant des chansons de celui-ci dans des radio-crochets. Mais sur le tournage, Bourvil est déçu sur le plan humain par Fernandel : ce dernier a en effet pour habitude de tout faire pour tirer la vedette à lui, en ne laissant guère d'espace à ses partenaires. Bourvil n'a ensuite jamais plus voulu retravailler avec Fernandel[6].

TournageModifier

Le projet du film est lancé très rapidement, sur la seule idée de réunir Fernandel et Bourvil, au point que le tournage commence avec un scénario inachevé. Les deux acteurs ayant constaté l'incohérence de ce qu'on leur faisait jouer, les prises de vue finissent par être arrêtées pendant quatre semaines à la suite d'une colère de Fernandel. Une fois le scénario réécrit comme le réclamait l'acteur, le tournage peut reprendre, avec par ailleurs une nouvelle actrice principale[6].

PromotionModifier

Les secrets d’une bonne recette : pour la promo du film, la production dévoilait sa recette[Note 3] : « Avec La Cuisine au beurre, nous assistons au mariage de la roublardise normande et de la galéjade marseillaise. Comme pourrait l’expliquer Raymond Oliver, voici la recette pour faire un film capable de satisfaire les spectateurs qui veulent rire au cinéma. Vous graissez la poêle avec une noix d’accent normand. Vous jetez une pincée d’herbes provençales. Lorsque ça rissole, vous prenez un Fernandel et un Bourvil de la bonne année que vous placez côte à côte et vous laissez mijoter avec un grand verre de Soleil, beaucoup d’ail, vous ajoutez quelques jolies femmes, une poignée de bonne humeur et après avoir incorporé une pincée de musique toute pleine de couleur qui est celle signée par Jean Marion, vous servez chaud ce plat que vous baptiserez La Cuisine au beurre. »

Autour du filmModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le film a fait l'objet d'une colorisation lors de certaines rediffusions télévisées.
  2. Henri Bon (ou Henry Bon) fut « le facteur Émile Campagne », protagoniste avec Casimir, de l'émission enfantine télévisée L'Île aux enfants.
  3. Présentation du film au verso de la pochette de la BO.

RéférencesModifier

  1. Données du Service de l'Urbanisme de la Ville de Martigues.
  2. a b et c Unifrance.
  3. CNC.
  4. a et b Ciné-Ressources (Cinémathèque française)
  5. Le 45 tours sur Encyclopédisque.fr
  6. a et b Laurent Delahousse, « André Bourvil, la rage de vaincre », documentaire Un jour, un destin, 2 novembre 2014, 52 min 30 s.
  7. a et b Tournage sur Ciné-Ressources (Cinémathèque française).
  8. IMDb Filming & Production.
  9. Un siècle d'images martégales - Chapitre Le Cinéma à Martigues, directeur de rédaction Maurice Pascal, édition Office municipal socio-culturel de Martigues, 1977.

Liens externesModifier

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