La Congrégation

La Congrégation dite Congrégation de la Sainte-Vierge est une congrégation mariale et une association religieuse pour laïcs catholiques fondée à Rome en 1560 par un professeur jésuite du Collège romain, Jean Leunis, qui la plaça sous le patronage de « Marie, Secours des chrétiens ».

Par la suite, il y eut, en Europe et dans les pays de missions, des congrégations non seulement dans les collèges, mais aussi dans toutes les classes de la société : nobles, bourgeois, artisans, prêtres, soldats, etc.

Congrégation du P. Bourdier-DelpuitsModifier

Une de ces congrégations connue sous le nom de « La Congrégation » est réunie le par le Père jésuite Jean-Baptiste Bourdier-Delpuits[1], chanoine de Paris. Cette organisation charitable, constituée de laïcs et d’ecclésiastiques, a joué un rôle politique[2] et religieux important, notamment dans la défense de la Religion, sous le Directoire, le Premier Empire et la Restauration en rassemblant des personnalités traditionalistes et ultras. Elle favorisa la carrière de ses membres comme par exemple celle de Vincent Bonneau.

Vivement critiquée pour ses liens avec les États pontificaux, elle a été accusée d'espionner à son profit, voire de comploter, et elle est dissoute en 1809 par décret impérial. Elle est reconstituée en 1819 par l'abbé Legris-Duval[3] et le jésuite Pierre Ronsin.

Elle fut à l’origine de diverses associations caritatives ou autres comme la Société des Bonnes Œuvres, la Société catholique des bons livres dont le journaliste Pierre-Sébastien Laurentie (1793-1876) fut le secrétaire, l'Association pour la Défense de la Religion, ou encore le Refuge des jeunes condamnés.

Parmi ses membres célèbres, on trouve le médecin Laennec (1781-1826), le prêtre Jean-Marie de La Mennais (1780-1860) ou encore le mathématicien Augustin Louis Cauchy (1789-1857).

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Baptiste Bourdier-Delpuits (5 mai 1734 en Auvergne-15 décembre 1811 Paris). Ce dernier a rejoint la Compagnie de Jésus, le 18 décembre 1752. Il a été l’éditeur des Observations sur le contrat social de J.-J. Rousseau par le Père G.-F. Berthier en 1789 et le continuateur de l’Abrégé de la vie des Pères et des martyrs traduit de l’anglais par Godescart (1802)
  2. Francis Démier, La France de la Restauration (1814-1830), Folio histoire, Gallimard, 2012, p. 35 (ISBN 9782070396818).
  3. Biographie de L'abbé Legris-Duval

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Article connexeModifier