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La Cérémonie (film, 1995)

film français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Cérémonie.
La Cérémonie
Réalisation Claude Chabrol
Scénario Caroline Eliacheff
Claude Chabrol
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau : France MK2 Productions
Drapeau : France France 3 Cinéma
Drapeau : Allemagne Prokino Filmproduktion
Drapeau : Allemagne Olga-Film
Drapeau : Allemagne ZDF
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Film dramatique
Durée 111 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Cérémonie est un film franco-allemand de Claude Chabrol, sorti en 1995, adaptation du roman L'Analphabète de Ruth Rendell, lui-même librement inspiré de la célèbre affaire Papin qui vit deux sœurs domestiques assassiner leurs patronnes en 1933, ainsi que de la pièce de Jean Genet Les Bonnes.

SynopsisModifier

Sophie (Sandrine Bonnaire) est engagée comme domestique par les Lelièvre, un couple de bourgeois (Jean-Pierre Cassel et Jacqueline Bisset). Jeune femme timide et introvertie, elle est analphabète, mais le cache soigneusement car elle en a honte.

Elle se lie peu à peu d'amitié avec Jeanne (Isabelle Huppert), la postière du bourg, une femme au passé trouble. Cette dernière voue une haine et une jalousie sans limite aux Lelièvre, ainsi qu'à leur fille, Melinda (Virginie Ledoyen), qu'elle hait tout autant, malgré le service que celle-ci lui rend un jour quand sa voiture tombe en panne en pleine campagne. Progressivement Jeanne monte Sophie contre les Lelièvre. Peu à peu le passé criminel des deux jeunes femmes est révélé et leurs failles psychiatriques surgissent.

Un jour, Melinda découvre par hasard l'analphabétisme de Sophie et lui propose son aide. Honteuse et furieuse, Sophie menace de dévoiler aux parents de Melinda la grossesse de leur fille, afin que celle-ci garde son secret, mais la jeune fille s'empresse de tout raconter à son père qui, n'appréciant pas le chantage exercé par Sophie, décide de la licencier.

Un soir, Sophie et Jeanne se rendent à l'improviste chez les Lelièvre qui n'entendent pas les deux femmes car ils écoutent un opéra à la télévision. Jeanne, par vengeance, entreprend de saccager la maison, tandis que Sophie la suit dans sa folie destructrice. Elles abattent Georges Lelièvre qui les avait surprises avec ses fusils de chasse en main. Dans la foulée, elles tuent également le reste de la famille : Catherine, la mère, puis ses deux enfants, Melinda et son frère Gilles.

Après leur méfait, Jeanne prend congé de Sophie en emportant le lecteur de cassettes de Melinda mais elle meurt aussitôt dans un accident de la circulation près de la maison des Lelièvre, alors qu'elle tente de faire démarrer sa voiture. Les policiers retrouvent le poste volé : les Lelièvre avaient enregistré l'opéra et donc s'y trouve l'enregistrement des meurtres.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

AccueilModifier

« Tout ça finira mal, aucun doute. Mais Hitchcock nous l'a bien appris : c'est justement cette certitude qui fait naître la peur. L'angoisse naît moins de la catastrophe qui survient que de l'attente intolérable qui la précède. Et, donc, avec la perversité qu'on lui connaît et cette sorte d'élégance implacable qu'il atteint, parfois, Chabrol va faire de cette danse de mort une "cérémonie" funèbre. Un suspense de classe. […] Mais il suffit d'un secret découvert, cet analphabétisme, dont Chabrol joue en orfèvre pour que le fragile équilibre se rompe et que l'horreur se déchaîne. Chabrol est beaucoup trop malin pour songer à se prendre au sérieux. Son film est un divertissement. Brillant. Mais c'est, peut-être, aussi, un avertissement. Qui suggère, mais comme ça, mine de rien, que tout pourrait péter un jour. Que tout pétera sûrement. Et qu'il n'y aura, alors, ni remords ni regrets. »

— Pierre Murat, Télérama, août 1995

Voir aussiModifier