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La Brigade des maléfices

Série télévisée française

La Brigade des maléfices

Titre original La Brigade des Maléfices
Genre Série policière,
Fantastique,
Merveilleux
Création Claude Guillemot
Claude-Jean Philippe
Production Les films Jacques Baillon
Acteurs principaux Léo Campion,
Marc Lamole,
Jean-Claude Balard,
Pierre Brasseur,
Jacques François
Musique Jorge Milchberg et Armand Migiani
Pays d'origine Drapeau de la France France
Chaîne d'origine 2ème chaîne, ORTF
Nb. de saisons 1
Nb. d'épisodes 6
Durée 55 minutes
Diff. originale

La Brigade des maléfices est une série télévisée française en six épisodes de 55 minutes, créée par Claude Guillemot et Claude-Jean Philippe et diffusée du 2 août 1971 au 6 septembre 1971, le lundi à 20h30, sur la deuxième chaîne de l'ORTF. Elle a ensuite été rediffusée en juin-juillet 1974 (où une deuxième saison était prévue mais l'éclatement de l'ORTF a mis fin à ce projet) sur la même chaîne et en août 1976 sur TF1.


SynopsisModifier

La Brigade des maléfices, est chargée à la préfecture de police de Paris au 36 quai des Orfèvres, d’enquêter sur les affaires les plus insolites que la science policière classique n’arrive pas à résoudre au grand dam de l’inspecteur Muselier, qui ne croit pas au surnaturel ...

Le chef de la brigade des maléfices, Guillaume-Martin Paumier, supervise les opérations d’investigation et envoie son fidèle acolyte Albert, dans les missions les plus étranges et irrationnelles. Ils poursuivent les malfaiteurs les plus inattendus : fées, vampires, fantômes et même une incarnation du diable dans le corps d’une femme.

ProductionModifier

Développement [1]Modifier

L’idée de la série est venue lors d’une promenade de Claude Jean-Philippe et Jean Pierre Chartier dans la forêt de Rambouillet. Jean Pierre Chartier fît une remarque sur la beauté du lieu à son assistant réalisateur Claude Jean-Philippe. Pour lui ce n’est pas étonnant que l’on surnomme le lac de Rambouillet “la mare aux fées”. De là, la volonté de créer une série fantastique naît dans son esprit. Claude Guillemot et Claude Jean-Philippe se mirent donc au travail, pour réaliser cette série, tout en laissant le bénéfice du doute aux personnages (et aux spectateurs) sur un aspect merveilleux et fantastique. Dans la création des épisodes, ils ont fait en sorte de créer le doute sur la réalité des situations. En plus de cela, Claude Jean-Philippe voulait pour sa série, un “véritable héro” comme personnage principal. Il fallait un personnage qui puisse “déraper facilement vers un fantastique à l'américaine”. C’est ainsi que l’inspecteur Paumier est né.

ConceptModifier

La série crée par Claude Guillemot et Claude Jean-Philippe, s’inspire des séries fantastiques américaines, comme celle de The Ghost and Mrs. Muis. En effet le but était de leur faire concurrence. C’est aussi dans l’apparition répétée des personnages, qu’ils soient policiers officiels ou détectives privés, que l’équipe s’en inspire.[2]

Ainsi Claude Guillemot et Claude Jean-Philippe vont faire naître le concept de la série à l’univers merveilleux. Le projet est difficilement mis en place, les productions n’y croyant pas. C’est avec obstination qu’un financement de 18 millions de francs leur est enfin accordé pour chaque épisode (soit trois fois moins que pour une séquence d’Arsène Lupin). Les épisodes sont alors tournés en seulement quelques jours avec une équipe Joinvillaise d’une vingtaine de personnes.

Attribution des rôlesModifier

L’acteur principal de la série est Léo Campion, dans le rôle de l’inspecteur Paumier. Le choix de l’acteur a été évident pour Claude Guillemot, un des créateurs de la série. Lors de l’audition de Léo Campion, il s’est exclamé “c’est lui, c’est Paumier”.[3]

L’acteur a une carrière diversifiée (caricaturiste, chansonnier, producteur d’émissions radiophoniques, …), ce qui lui a permis d'interpréter au mieux un personnage aussi atypique que celui de l’inspecteur Paumier.

Pour Léo Campion, il doit aussi son rôle à une méconnaissance du public à son égard : “Si j’ai obtenu le rôle de Paumier à la télévision c'est parce que j’étais tout simplement inconnu.”[4]. Il affirme même que Claude Guillemot a pris des risques en lui donnant le rôle principal.

Fiche technique[5]Modifier

DiffusionModifier

1er diffusion (chaîne 2,ORTF)
Titre de l’épisode Date de diffusion Durée Heure de diffusion
Les disparus de

 Rambouillet

02/08/1971 53:32 20h30
La septième chaîne 09/08/1971 01:01:08 20h32
Voir Vénus et

 mourir

16/08/1971 01:10:44 20h41
La créature 23/08/1971 53:00 20h34
Les dents de

 Alexis

30/08/1971 51:55 20h32
Le fantôme du

 HLM

06/09/1971 52:52 20h34
2e diffusion (chaîne 2,ORTF)
Titre de l’épisode Date de diffusion Durée Heure de diffusion
Les disparus de

 Rambouillet

08/06/1974 53:32 15h21
Les dents de

 Alexis

22/06/1974 51:55 14h46
Le fantôme du

 HLM

27/06/1974 52:52 15h06
La créature 29/06/1974 53:00 15h14
La septième chaîne 11/07/1974 01:01:08 15h17
Voir Vénus et

 mourir

12/07/1974 01:10:44 15h19
3e diffusion (TF1)
Titre de l’épisode Date de diffusion Durée Heure de diffusion
Les disparus de

 Rambouillet

09/08/1976 53:32 13h59
La septième chaîne 10/08/1976 01:01:08 14h22
Voir Vénus et

 mourir

11/08/1976 01:10:44 13h59
La créature 12/08/1976 53:00 13h57
Les dents de

 Alexis

13/08/1976 51:55 14h01
Le fantôme du

 HLM

16/08/1976 52:52 13h50

DistributionModifier

Acteurs / Personnages principaux de la série Acteurs / Personnages principaux par épisode Acteurs / Personnages secondaires par épisode Invité par épisode
Épisode 1 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier

- Jean-Pierre Andréani : Jacques Lancelot, le photographe

- Roger Riffard : Garou, le braconnier

- Virginie Vignon : Musidora, la muse du photographe

- Alain Lionel : Monsieur Demartin, huitième disparu

- Anne Kerylen : Madame Demartin, la femme du huitième disparu

- Michel Pelletier : Le policier

- Pierre Cordier : Le garde-chasse

- Sylvie Fennec : Rosalinde, la Fée
Épisode 2 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier

- Olivier Lebeaut : Olivier Larue, acteur de la 7ème chaîne

- Sybille Maas : Sybille Larue, actrice de la 7ème chaîne

- Jacques Serres : Antoine Tourmelon

- Annie Sinigalia : Marie Tourmelon

- Jean Sagols : Rochemont

- Jorge Milchberg : L'imprésario

- Jacques Vandooven et Charles Dalin : les livreurs

- André Daguenet : Le concierge

- Nicole Chollet : La concierge

- Gilbert Damien : Le vendeur

- Pierre Brasseur : Diablevert
Épisode 3 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier

- Anny Duperey : la vénusienne

- Philippe Clay : Adonis Kergeyan, l'escroc

- Gérard Lartigau : Jérôme, le plombier

- Jean-Louis Legoff : Crostes

- Badin: Chenu

- Jean-Pierre Chapel : lui-même (journaliste TV)

Épisode 4 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier

- Catherine Jacobsen : La créature n°2 / Marguerite

- Claude Brasseur : Eugène Laurentin

- Simono Albert : Alphonse

- Benoist Brione : Gérard

- Nicole Evans : Simone de Calice

- Toni Arasse : La créature n° 1 / Florence

- Gilbert Damien : Le vendeur

- Janine Mondon : La cliente

- Michel Dussin : Le policier

- Pierre Brasseur : Diablegris
Épisode 5 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier

-   Pierre Vernier : Alexis de Sambleu

-   Karyn Balm : Thérèse Delorme

-   Jean-Marie Rivière : Pierrot la valise

- Michel Thomas : Joe Attila

- Christian de Tilibre : Le concierge

- Jean Luisi : La Rafale

- Eric Husberg : 1er gangster

- César Torres : 2eme gangster

- Emmanuelle Sevran : Caroline

- Chantal Aba : La pharmacienne

- Michel Dussier : Le policier

Épisode 6 - Léo Campion : Paumier

- Marc Lahole : Albert

- Jacques Francois : Le principal

- Jean Claude Balard : Muselier


- Paul Villé : le marquis de Palaiseau - Georges Audoubert : Ventoux, l'agent immobilier

- Jean Pierre Moreux : Mr Valentin

- Nicole Gueden : Mme Valentin

- André Chaumeau : Mr Blanquette

- Sophie Sam : Mme Blanquette

- André Nader : Mr Dourgnon

- Roger Trapp : Cachassin

- Roland Koessler : Clerval

- Jean Pierre Litu.C : le Psychiatre

- Gabrielle Doulcet : La vieille dame

- Hisha Bayard : Mme Dourgnon

- Gérard Séty : Anatole de Palaiseau, le fantôme


ÉpisodesModifier

GénériqueModifier

  • Générique d'ouverture

Le générique de la série débute sur un écran noir sur lequel est écrit le nom du producteur de la série : "Les Films Jacques Baillon[6]". Tout cela accompagné d’une musique qui introduit le thème musical de la série.

Le générique ensuite se divise en trois parties.

La première partie présente les quatre personnages principaux.

D'une part, il y a les deux membres de la brigade des maléfices, Paumier et Albert. On les voit arriver avec un moyen de locomotion peu commun pour des enquêteurs, un side-car jaune et rouge. Cette image que nous avons d’eux dès le début du générique nous fait rapidement comprendre que ce sont des enquêteurs hors du commun.

D'autre part, nous découvrons les deux membres de la police, c’est-à-dire, le principal et le commissaire Muselier, qui observent l’arrivée de cette brigade avec un mélange d’admiration et de scepticisme. Durant cette partie, les personnages nous sont présentés en suivant le modèle traditionnel du générique de personnage, où un plan est réalisé sur le visage de l’acteur et son nom est incrusté en majuscules, juste au-dessus du nom du personnage qu’il joue, écrit en minuscule. La musique reprend lorsque le nom de la série s’inscrit en majuscules sur la totalité de l’écran avec, en fond, Paumier et Albert, arrivant vers ce qui semble être leur bureau. Enfin, on voit apparaître quelques noms de l’équipe technique.  

Dans la deuxième partie du générique, la musique s’arrête et une porte s’ouvre laissant le spectateur avancer dans le bureau de la brigade des maléfices, pendant qu’un narrateur explique en quoi elle consiste. Nous comprenons que c’est une brigade secrète et illégale à qui la police fait appel lorsqu'elle est incapable de résoudre l’incroyable et le surnaturel. L’inspecteur Paumier, à la tête de la brigade ne s’arrête devant rien et a accepté de partager avec nous certaines de ses enquêtes. Cette annonce donne une impression de réalité et de participation du spectateur dans l’histoire, qui va suivre, à chaque épisode, les aventures de la brigade, le temps d’une enquête.

Après ces présentations, le générique est coupé pour insérer la situation initiale de l’épisode à travers une scène de quelques minutes.

Pour finir, la troisième partie du générique est propre à chaque épisode. Le thème musical reprend et le nom de l’épisode est affiché en lettre capitale sur l’ensemble de l’écran et sur un fond en lien avec l’univers de l’enquête. Les personnages principaux de l’épisode sont aussi présentés selon un générique de personnages, mais cette fois, seuls les noms des acteurs sont inscrits. Puis, les noms des acteurs secondaires sont affichés en liste, sur le même fond que celui du titre. S’il y a un acteur invité, il est présenté à la fin avec la précision du rôle qu’il incarne. Pour finir, l’autre partie de l’équipe technique est présentée.

  • Générique de fin

Le générique de fin reprend le thème musical de la série et permet de présenter l’autre partie de l’équipe technique. Dans les deux premiers épisodes, on alterne entre un plan de la situation finale de l’épisode et un autre plan comportant les noms de l’équipe technique inscrits en blanc sur fond noir. Pour les autres épisodes, seuls les noms s’affichent lors de ce générique de fin, en jaune pour le troisième épisode et en rouge pour les trois derniers. Chacune de ces couleurs renvoie aux thèmes abordés lors des différentes enquêtes.

Episode 1 : "Les Disparus de Rambouillet"Modifier

« Rosalinde se baigne dans un sel d’argent »

Des Hommes jeunes et beaux, se sont mystérieusement évaporés aux abords de la « mare aux fées » dans la forêt de Rambouillet. Un seul témoin sur les lieux : le braconnier Garou qui prétend avoir vu et entendu des fées et les accusent de ces disparitions. Le commissaire Muselier, d’abord chargé de l’enquête prend Garou pour un fou errant dans la forêt. N’arrivant pas à résoudre l’enquête, le commissaire principal, fait appel à Guillaume Martin Paumier pour résoudre ces mystérieuses disparitions. Paumier, lui, partage le point de vue de Garou. Dans la forêt, il rencontre Jacques Lancelot, un jeune photographe de mode. Pressentant qu’il sera la prochaine victime des fées, il va le suivre. Dans son studio de photographe, il découvre une photo de la « mare aux fées » où l’on distingue une très belle et féerique jeune femme: Rosalinde. La photographie argentique serait-elle la clé de l’enquête ?

Première diffusion : Lundi 2 août 1971[7]


Episode 2 : 'La Septième chaîne"Modifier

Après avoir tué sa femme, M. Rochemont décide de se dénoncer directement à la police. Son mobile lors de l’interrogatoire : sa femme le trompait avec un acteur de feuilleton. L'inspecteur Musolier reste dubitatif face à ses aveux et croit au crime passionnel accompagné de troubles mentaux. Cependant, le Principal, intrigué, appelle Paumier, qui établit un lien entre ce meurtre et d’autres. Tous sont liés à la télévision, et plus particulièrement, à la "Septième chaîne". Paumier retrouve la trace de son ennemi Diablegris, qui sous le nom de Diablevert, vend des postes de télévision aux jeunes mariés en leur offrant, en prime, les émissions expérimentales de la Septième chaîne. La nouvelle cible de Diablevert est le jeune couple des Tourmelon pour qui l’achat d’un simple poste de télévision va se transformer en cauchemar.


  • Pierre Brasseur : Diablevert
  • Olivier Lebeaut : Olivier Larue, acteur de la 7ème chaîne
  • Sybille Maas : Sybille Larue, actrice de la 7ème chaîne
  • Jacques Serres : Antoine Tourmelon
  • Annie Sinigalia : Marie Tourmelon
  • Jean Sagols : Rochemont
  • Jorge Milchberg : L'imprésario
  • Jacques Vandooven et Charles Dalin : les livreurs
  • André Daguenet : Le concierge
  • Nicole Chollet : La concierge
  • Gilbert Damien : Le vendeur

Première diffusion : Lundi 9 août 1971[8]

Cet épisode a été projeté sur grand écran en mars 2006 lors des 19e Rencontres Internationales de la Télévision de Reims[9].


Episode 3 : "Voir Vénus et mourir"Modifier

Le commissaire Muselier est sur la trace d’Adonis Kergeyan, un redoutable escroc qu’il poursuit en vain depuis des années. Profitant de l'immense mouvement d'intérêt créé autour du lancement du vaisseau spatial “Aphrodite” en direction de Vénus, Adonis propose à ses clients particulièrement crédules des “croisières sidérales”, en échange de versements d’arrhes. Adonis a donc ouvert une agence de voyages d’un type très particulier : l’agence “Vacances Sidérales”, avec Jérôme, un simple plombier passionné d’astronomie, rencontré quelques jours auparavant. Organisée sur le mode des “clubs de vacances internationaux” son agence promet un voyage et un séjour merveilleux sur la planète Vénus. Apprenant l’existence de ce marché frauduleux, les Vénusiennes envoient l‘une des leurs sur Terre pour empêcher ces voyages. Jérôme, qui comprend les mauvaises attentions de son associé, la vénusienne et le commissaire Paumier, essayeront de coincer Adonis à son propre jeu. Vont-ils réussir à préserver Vénus ?


Première diffusion : Lundi 16 août 1971[10]


Episode 4 : "La Créature"Modifier

Depuis plusieurs semaines, Paris, et plus précisément les terrasses de la maison de l’O.R.T.F., connaissent une vague de suicides. Les suicidés sont tous des célibataires, âgés d'une trentaine d'années. La Brigade des Maléfices intriguée par ces suicides à répétition, enquête. Paumier soupçonne qu'une machination diabolique se cache derrière cette épidémie. Aidé de son acolyte Albert, il va retrouver la trace de son vieil ennemi, Diablegris. Ce dernier tient d’ailleurs une enseigne d’appareils électroménagers, à l’enseigne de la M.F.S.T.O. (autrement dit Méphisto, personnage du roman Faust de Goethe), anagramme qu’il justifiera par “Mouvement Français pour la Suppression des Travaux Obligatoires". C’est en ce lieu qu’il crée et élabore la personnalité d'étranges créatures, d’abord Florence, puis Marguerite (au prénom là encore tout droit sorti du Faust de Goethe), qu'il va placer comme bonne à tout faire chez Eugène Laurentin, un jeune célibataire. Il lui présente Marguerite comme une créature perfectionnée, dernier cri, conditionnée pour effectuer tous les travaux ménagers. Persuadé d’être au cœur d’une plaisanterie de son ami Alphonse, Eugène accepte la proposition de Diablegris. Marguerite est très belle, c'est une maîtresse de maison accomplie, mais elle se révèle complètement insensible. Eugène, amoureux fou, se heurte donc à son indifférence et devient de plus en plus sombre, nerveux et désespéré. Seule solution pour survivre, rompre le pacte avec le diable. Paumier va-t'il trouver la clé du mystère?


  • Pierre Brasseur : Diablegris
  • Catherine Jacobsen : La créature n°2 / Marguerite
  • Claude Brasseur : Eugène Laurentin
  • Simono Albert : Alphonse
  • Benoist Brione : Gérard
  • Nicole Evans : Simone de Calice
  • Toni Arasse : La créature n° 1 / Florence
  • Gilbert Damien : le vendeur
  • Janine Mondon : la cliente

Première diffusion : Lundi 23 août 1971[11]


Episode 5 : "Les Dents d'Alexis"Modifier

L’épisode se déroule à Paris, lieu d’un hold-up des plus étranges : des faux curés ont attaqué un car de don de Sang et volent des flacons de sang. La police judiciaire prend en charge cette étrange enquête et cherche à savoir les raisons de ce vol sanguin. L’inspecteur Paumier et l’inspecteur Muselier ont tous les deux leurs propres idées. Le premier penche pour une thèse des plus singulières : ce hold-up serait causé par une créature surnaturelle : un vampire ! L’inspecteur Muselier, fidèle à son esprit rationnel, penche pour une thèse plus sensée. Pour lui, le hold-up serait lié à un gang mené par Pierrot La Valise qui souhaiterait se faire refaire le visage dans une clinique clandestine de chirurgie esthétique. Cette affaire des plus atypiques est bien une affaire qui a besoin d’être éclaircie par la Brigade des Maléfices.


  • Pierre Vernier : Alexis de Sambleux
  • Karyn Balm : Thérèse Delorme
  • Jean-Marie Rivière : Pierrot la valise
  • Jean Luisi : La Rafale
  • Michel Thomas : Joe Attila
  • Christian de Tiliere : le concierge
  • Michel Dusin : le policier
  • Chantal Aba : la pharmacienne
  • Emmanuelle Sevran : Caroline
  • Eric Husberg et César Torres : les gangsters

Première diffusion : Lundi 30 août 1971[12]


Episode 6 : "Le Fantôme du HLM"Modifier

Dans une banlieue triste et morne en région parisienne, Monsieur Ventoux, agent immobilier, insiste auprès du marquis de Palaiseau âgé de quatre-vingts ans, pour que ce dernier vende sa vieille demeure. Le promoteur souhaite pouvoir récupérer son terrain au vu de la construction d’immeubles modernes HLM. Ce qu’il ignore, c’est que le marquis vit avec le jeune fantôme de son ancêtre Anatole de Palaiseau, âgé de quarante ans et habillé d’un costume de l’époque de Louis XV. Ce dernier l’encourage également à vendre dans l’idée de pouvoir découvrir la modernité des grands ensembles, ce qui lui permettrait d’hanter des appartements et des nouveaux voisins. Avant de mourir, le Marquis de Palaiseau fait appel à son vieil ami l’inspecteur Paumier et lui confie son secret de famille, en lui révélant le mot de passe qui matérialise le fantôme. La maison du marquis est ensuite démolie. Un nouvel HLM y est alors construit, dans lequel Anatole s’y installe. Il va alors être la source de nombreux incidents et disputes au sein du voisinage au cours des nuits. Pour la presse et l’inspecteur Muselier, cette agitation n’est que le fruit « du mal des grands immeubles ». Paumier, qui connait les dessous du problème décide d’intervenir en prenant contact avec Anatole. Au fil du temps, Anatole commence à s’ennuyer des grands ensembles et souhaite de nouveau rejoindre une vieille habitation individuelle calme et paisible. Paumier, afin de résoudre les problèmes causés par la présence du fantôme, va le faire héberger chez une vieille dame. Cependant Ventoux, le promoteur immobilier est à l’affût et Anatole n’est pas au bout de ses peines.

L'épisode comporte une métaréférence à un quarante-neuvième épisode de La Brigade des maléfices intitulé La Sorcière du drugstore.


Première diffusion : Lundi 6 septembre 1971 [13]


Univers de la sérieModifier

Le MerveilleuxModifier

Sortie en 1971, la Brigade des Maléfices est diffusée sur les écrans télévisés français dans une période d’expansion des séries et feuilletons fantastiques. Néanmoins la particularité de cette série est un mélange entre fantastique et merveilleux[9]. Le merveilleux est ce qui s'éloigne du cours ordinaire des choses, ce qui est miraculeux, surnaturel. L'intervention de moyens et d'êtres surnaturels, de la magie, de la féerie[14], en font également partie. Le fantastique est quant à lui ce qui n'existe que dans l'imagination, ce qui relève de l'inexplicable[15]. Ces deux mondes qui semblent pourtant proches sont en fait opposés. Dans un univers merveilleux, le surnaturel en fait partie, il est accepté autant par les personnages de l’histoire, que par le public (lecteurs, spectateurs), ce qui est ici le cas. En effet, l’inspecteur Paumier ne semble jamais étonné des faits surnaturels, bien au contraire il lui semble évident que la résolution des mystères y soit liée. Alors que dans un univers fantastique, qui est ancré dans la réalité, les événements surnaturels ne sont pas acceptés, à l’image de l’inspecteur Muselier, cherchant toujours une explication rationnelle aux événements.

Personnages principauxModifier

  • Inspecteur Paumier : L’inspecteur Paumier est un personnage principal de la Brigades Des Maléfices, il apparaît dans tous les épisodes et il est la clé à la bonne résolution des enquêtes. Il est un enquêteur peu ordinaire, grâce à son lien avec le monde surnaturel. Le personnage de l’inspecteur Paumier à été créer dans un but définit : faire croire à la thèse surnaturelle. En effet, Claude Guillemot explique “ Toute la question était d’y croire. Ou de pas y croire. À nos yeux la réponse était donnée puisque nous avions pris le parti de l’imagination. Mais comment y faire croire. C’est alors que naquit Guillaume Martin Paumier, responsable à la préfecture de police, de la brigade des Maléfices.”[16]. Pour définir le personnage en quelques mots, Claude Guillemot le décrit ainsi “ Il nous fallait un Maigret de la féerie, un Sherlock Holmes du surnaturel.”[3]. Ainsi, le personnage est similaire à des enquêteurs bien connu mais il se distingue par son attrait pour le surnaturel. De plus, Claude Guillemot avoue même s’être inspiré du personnage du Colonel March, de la série anglaise Les Aventures du Colonel March, diffusé en 1955-1956 sur ITV.[3]


  • Albert : Albert, un jeune policier pas très sérieux, interprété par l’acteur Marc Lamole, est un des membres de la Brigade des Maléfices. Il est le fidèle associé de Guillaume Martin Paumier, le chef de la brigade. Il conduit ce dernier à bord de son side-car jaune et rouge, vêtu d'un costume d'aviateur de l'époque, lors de leurs diverses missions, plus fantastiques les unes que les autres. Albert représente la célèbre figure de l’assistant de l’inspecteur, à l’instar de Watson chez Sherlock Holmes.
  • Le principal : Le commissaire Principal qui est un supérieur hiérarchique de Muselier, est interprété par Jacques François, acteur et homme de théâtre français. Il représente tout comme Muselier, le côté de la police cartésienne et réaliste qui ne parvient pas à résoudre les enquêtes les plus surprenantes et fantastiques. Il reconnaît donc la nécessité de faire appel à ses deux collègues forts peu conventionnels : Paumier et Albert. L’acteur Jacques François d’écrit lui-même son rôle de Principal dans une interview pour Télé 7 Jours de J-C. Verots en disant : « Je tiens l’emploi d’une sorte de patron d’une Police Judiciaire assez extraordinaire ».


  • Le commissaire Muselier : Muselier est un membre de la police judiciaire, ambitieux et s’appuyant sur des méthodes d'investigations modernes. Il est toujours très sceptique face aux hypothèses très farfelues de Paumier mais est obligé de collaborer avec lui car son supérieur, le principal, fait appel à la brigade des maléfices dès qu’un élément de l’enquête l’intrigue. Il y a donc un réel contraste entre la manière de réfléchir et de réaliser l’enquête de ces deux personnages, ce qui en fait des rivaux. Muselier se retrouve donc souvent confus face à l’issue des enquêtes menées par la brigade des maléfices, où l’imaginaire l’emporte sur la réalité.

AccueilModifier

La série fut très appréciée du grand public. Elle plait autant sur le plan scénaristique que sur le casting. Beaucoup saluent le mélange du policier et du fantastique. Le succès de cette série, s'étend jusqu'en Belgique et en Suisse.  

Le public était en attente d’une deuxième saison. Sept épisodes sont déjà écrits et prêts à être tournés. Mais suite, sûrement, à des problèmes financiers et à l'éclatement de l'ORTF, elle ne verra jamais le jour.

Produits dérivésModifier

DVDModifier

En 2011, un coffret de 2 DVD de la collection de l'INA intitulé "Les Inédits fantastiques" a édité l'intégrale de la série.[17]

LivreModifier

Un livre homonyme signé Claude Guillemot et Claude Jean Philippe a été publié après la diffusion de la série. [18]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Jacques Baudou et Jean-Jacques Schleret, Merveilleux, Fantastique et Science-fiction à la télévision française - Éditions Huitième Art, 1995.
  • Jacques Baudou et Jean-Jacques Shlere, Meurtres en séries : les séries policières de la télévision française, Larousse, Paris, 357 pages, 10 janvier 2000.
  • Laredj Karsallah, «Le Champion des maléfices c'est Champion», Télérama, 4 septembre 1971.
  • Sévérine Barthes, «71 Année Fantastique. Réflexivité et séries télévisées sur les chaînes de l'ORTF», ALTERNATIVE FRANCOPHONE, vol 1, n°8, 12 MARS 2015.
  • Télérama no 1124, article de Claude-Jean Philippe.
  • Télé 7 Jours n°593, septembre 1971.
  • Claude-Jean Philippe et Claude Guillemot, La brigade des maléfices - Éditions Hachette, 1971.
  • Interview de JC. Vérots du Télé 7 Jours n°593, de Jacques François, septembre 1971

Liens externesModifier

RéférencesModifier

  1. article de Claude Jean-Philippe, « La Brigade des Maléfices », Télérama n°1124,‎ semaine du 1er au 7 août 1971
  2. Zoom n°4, Le magazine de l'image,
  3. a b et c Jacques Baudou et Jean-Jacques Shlere, Meurtres en séries : les séries policières de la télévision française
  4. Laredj Karsallah, « Le Champion des maléfices c’est Champion », Télérama,‎
  5. « la-brigade-des-malefices », sur inatheque.ina.fr (consulté le 12 octobre 2019)
  6. « Les Films Jacques Baillon », sur data.bnf.fr (consulté le 13 octobre 2019)
  7. « les-disparus-de-rambouillet », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  8. « la-septieme-chaine », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  9. a et b Séverine Barthes, « 71 Année Fantastique. Réflexivité et séries télévisées sur les chaînes de l'ORTF », ALTERNATIVE FRANCOPHONE, vol. 1, no 8,‎ , p. 127–147 (ISSN 1916-8470, lire en ligne, consulté le 16 mars 2018)
  10. « voir-venus-et-mourir », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  11. « la-creature », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  12. « les-dents-d-alexis », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  13. « le-fantome-du-hlm », sur inatheque.ina.fr (consulté le 16 mars 2018)
  14. « Merveilleux, définition du site Larousse », sur larousse.fr (consulté le 14 octobre 2019)
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