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La Belle Époque (film)

film français de 2019 réalisé par Nicolas Bedos
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Belle Époque.
La Belle Époque
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo du film.

Réalisation Nicolas Bedos
Scénario Nicolas Bedos
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du kiosque
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre comédie dramatique
Durée 110 minutes
Sortie 2019

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Belle Époque est une comédie dramatique française écrite et réalisée par Nicolas Bedos, sortie en 2019.

SynopsisModifier

Ancien dessinateur, Victor est aujourd'hui un sexagénaire désabusé. Son mariage avec Marianne bat de l'aile et il est désintéressé et dépassé par ce monde moderne trop technologique. Pour lui remonter le moral, son fils Maxime lui paie une soirée organisée par la société de son ami Antoine. Cette société propose à ses clients de revivre l'époque de leur choix, en mélangeant artifices théâtraux et reconstitution historique. Certains clients, fortunés, choisissent ainsi de passer une soirée avec William Faulkner, Adolf Hitler ou avec des aristocrates au XVIIe siècle. D'abord réticent, Victor accepte quand Marianne le met à la porte. Il opte alors pour replonger dans la semaine la plus marquante de sa vie, celle où il rencontra le grand amour, quarante ans auparavant, le 16 mai 1974, dans le café La Belle Époque à Lyon. Dans cette « mise en scène », Marianne est incarnée par Margot, une comédienne qui vit une relation compliquée et tumultueuse avec Antoine. Ce dernier, ancien scénariste, est très pointilleux et ne supporte aucune approximation de la part de ses collaborateurs. Peu à peu, Victor va se prêter au jeu, jusqu'à se perdre dans ces souvenirs « reconstitués ».

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données d'Unifrance.

DistributionModifier

ProductionModifier

 
Nicolas Bedos, réalisateur et scénariste

Genèse et développementModifier

Contrairement à son précédent film Monsieur et Madame Adelman où il jouait l'un des acteurs principaux, Nicolas Bedos a décidé de ne pas avoir de rôle dans ce film, craignant de voir son deuxième long métrage souffrir de l'image compliquée, voire clivante, qui est la sienne. Il déclare : « On m'accuse souvent d'autocentrisme. Je sais que certaines personnes n'iront pas voir un film dont je suis la tête d'affiche pour des raisons que parfois je comprends et qui parfois m'échappent. Même si Monsieur et Madame Adelman m'a permis de vérifier qu'il y en a d'autres qui apprécient ma façon de faire rire, à la fois féroce et sentimentale... »[2].

Après avoir vu son premier film, Guillaume Canet s'est dit « bluffé par sa maîtrise aussi bien scénaristique que visuelle, et je lui ai fait savoir que s'il avait un rôle pour moi dans le suivant, j'étais preneur » en ajoutant « ce qui me plaît dans La Belle Époque, c'est la mise en abyme de l'hystérisation technologique qui nous gagne et le fantasme d'un retour à une certaine nostalgie »[2].

TournageModifier

Le tournage a lieu du au [3] en Île-de-France.

MusiqueModifier

La bande originale du film (label Milan Records), comporte vingt-et-une chansons[4]. Neuf titres sont composés par Anne-Sophie Versnaeyen, dont quatre en duo avec Nicolas Bedos[5].

No TitreAuteurInterprètes Durée
1. Violin Sonata No. 4 in C Minor, BWV 1017Jean-Sébastien BachGiuliano Carmignola et Andrea Marcon 4:36
2. Soirée HemingwayAnne-Sophie Versnaeyen 1:24
3. Margot ThéâtreAnne-Sophie Versnaeyen 1.44
4. La RondeAnne-Sophie Versnaeyen et Nicolas Bedos 1:33
5. À la porteAnne-Sophie Versnaeyen et Nicolas Bedos 0:58
6. Bienvenue dans nos décorAnne-Sophie Versnaeyen 2:28
7. Chambre MargotAnne-Sophie Versnaeyen 2:30
8. The Man I LoveGeorge Gershwin et Ira GershwinBillie Holiday 3:06
9. Honey (en)Bobby Russell (en)Bobby Goldsboro 3:55
10. Por una CabezaCarlos Gardel et Alfredo Le Pera (en)Quintango 2:30
11. Dessiner MargotAnne-Sophie Versnaeyen et Nicolas Bedos 1:10
12. Rescue Me (en)Raynard Miner, Carl Smith et Fontella BassFontella Bass 2:53
13. Me and Bobby McGeeKris Kristofferson et Fred Foster (en)Doria Tillier 3:02
14. Yes Sir, I Can BoogieFrank Dostal (en) et Rolf Soja (de)Baccara 4:33
15. Lost In Your ArmsFranck Hedin, Nathalie Loriot et Vincent TurbéFranck Hedin 3:02
16. Baby Come Back (en)Peter Beckett (en) et J.C. Crowley (en)Player 3:28
17. Crying TreeBenedic Lamdin et Riaan VoslooBenedic Lamdin et Riaan Vosloo 2:34
18. J'ai dix ansAlain SouchonAlain Souchon 3:04
19. And I Will FollowAfter All (de)After All (de) 4:50
20. Ballade de MarianneAnne-Sophie Versnaeyen 2:47
21. Générique de FinAnne-Sophie Versnaeyen et Nicolas Bedos 4:13

AccueilModifier

Sélection cannoiseModifier

Le film est sélectionné hors compétition et projeté le au festival de Cannes, avant sa sortie nationale le en France et en Belgique. À sa projection, le film reçoit selon Télé Star un « accueil magnifique et amplement mérité » avec une « longue et chaleureuse ovation » d'une durée de min 22 s[6],[7].

CritiquesModifier

Parmi les critiques positives, le journal Le Figaro déclare « on rit beaucoup, mais les larmes ne sont pas loin », ajoutant qu'avec « cette comédie romantique, [Nicolas Bedos] revient à ses sujets de prédilection, le temps qui passe, l'usure du couple et avant tout, l'amour »[8],[9]. La chaîne de télévision CNews, parle d'un film « caustique et drôle, empreint de nostalgie, qui offre à Fanny Ardant et Daniel Auteuil l'un de leurs plus beaux rôles », avec des « récits [qui] s'entremêlent dans une mécanique parfaitement maîtrisée, et les répliques percutantes suscitent parfois l'hilarité dans la salle »[10]. Thierry Chèze du magazine Première, décrit une « œuvre romanesque en diable, à la fois éminemment personnelle et éminemment universelle [qui] avait toute sa place sur la Croisette. D'abord pour les qualités de conteur de Bedos », ainsi qu'un film qui « parle de nostalgie avec une émotion permanente à fleur de peau mais sans l'once d'un sentimentalisme pleurnichard. D'abord parce que l'écriture de Bedos est comme ça »[11]. Sur le site de France Télévisions, Jean-François Lixon décrit une « comédie douce amère sur la persistance et la confusion des sentiments dans une ambiance très Woody Allen »[12]. Paris Match sous la plume de Fabrice Leclerc, voit une « comédie romantique et satire du couple en manque d'amour où cet homme va pouvoir revivre la semaine des années 70 quand il a fait connaissance de l'amour de sa vie », ajoutant « Bedos lance son film sur les chapeaux de roues, écrit au cordeau avec un talent affiché de la punchline qu’on lui connait »[13]. Constance Dovergne de Vanity Fair, fait état que le « Grand Théâtre Lumière s'étrangle de rire au rythme des portes ouvertes qu'enfonce La Belle Époque » et que le film est une « overdose de nostalgie »[14]. Christophe Carrière de L'Express affirme que « 2 300 personnes qui applaudissent à tout rompre pendant min 22 s, c'est interminable », ajoutant que « Bedos pousse le curseur et monte d'un cran sa soif de mise en scène et de romanesque. Force est de constater que le gars est plus que doué : il est brillant »[7].

Parmi les critiques mitigées, Thomas Sotinel dans Le Monde déclare que « Nicolas Bedos réunit une belle affiche qui masque les lacunes de son scénario pourtant plein d'idées »[15].

Parmi les critiques négatives, Théo Ribeton des Inrockuptibles décrit le film comme une « bouillasse à base de nostalgie fumeuse, et de mégalomanie envahissante » de « bonheur enfui et l'amour fané »[16].

Box-officeModifier

Le , jour de sa sortie en salles, le film est vu par 3 081 personnes dans les premières séances parisiennes. La Belle Époque se classe à la troisième place, des meilleurs démarrages d'un film français en 2019 (derrière Qu'est-ce qu'on a encore fait au Bon Dieu ? et Nous finirons ensemble)[17].

À l'issue de la première semaine d'exploitation, La Belle Époque arrive en tête du box-office français avec 565 429 entrées[18] ; il s'agit du 25e meilleur démarrage de l'année[19]. Le film devance Joker et Hors normes, avec respectivement 463 547 et 382 646 tickets vendus[18].

# Nombre d'entrées Place au box-office Nombre d'entrées cumulées Réf.
1re semaine 565 429 entrées 1re 565 429 entrées [18]

SélectionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Vavasseur, « Festival de Cannes : Nicolas Bedos enchante avec sa "Belle Époque" », sur Le Parisien,
  2. a et b Barbara Théate, « "La Belle Époque" : Nicolas Bedos jongle entre passé et présent », sur Le Journal du dimanche,
  3. Fabien Lemercier, « Nicolas Bedos tourne La Belle Époque », sur cineuropa.org,
  4. « Album La Belle Époque », sur cinezik.org,
  5. Benoît Basirico, « Interview B.O avec Anne-Sophie Versnaeyen (La Belle Époque, Hors Compétition Cannes 2019) », sur cinezik.org,
  6. Paul Guermonprez, « Cannes 2019 : Le coup de maître de Nicolas Bedos », sur Télé Star,
  7. a et b Christophe Carrière, « Cannes 2019 : avec "La Belle Époque", Nicolas Bedos triomphe et nous rend Fanny Ardant », sur L'Express,
  8. Nathalie Simon, « La Belle Époque, l'amour en fuite », sur Le Figaro,
  9. Benjamin Puech, « Avec sa comédie romantique La Belle Époque, Nicolas Bedos fait chavirer la Croisette », sur Le Figaro,
  10. Charlotte Marsal, « Festival de Cannes : Nicolas Bedos séduit avec sa "Belle Époque" caustique et touchante », CNews,
  11. Thierry Chèze, « Cannes 2019- La Belle Epoque : Nicolas Bedos réussit brillamment son baptême du feu sur la Croisette », sur Première,
  12. Jean-François Lixon, « Cannes 2019 : Dans "La Belle Époque" de Nicolas Bedos, Daniel Auteuil voyage dans le temps par amour », France Télévisions,
  13. Fabrice Leclerc, « La Belle Époque de Nicolas Bedos - la critique - Festival de Cannes », sur Paris Match,
  14. Constance Dovergne, « Avec "La Belle Époque", Nicolas Bedos nous offre son "Westworld" de l'angoisse », sur Vanity Fair,
  15. Thomas Sotinel, « Festival de Cannes 2019 : "La Belle Époque", une comédie qui remonte le temps », sur Le Monde,
  16. Théo Ribeton, « "La Belle Époque", le nouvel autoportrait gênant de Nicolas Bedos », sur Les Inrockuptibles,
  17. Kevin Boucher, « Premières séances : "La Belle Époque" de Nicolas Bedos démarre fort, Costa-Gavras au plus bas depuis plus de 25 ans », sur PureMédias,
  18. a b et c Clément Cuyer, « Box-office France : La Belle Époque en tête, Joker passe les 5 millions », Allociné,
  19. Kevin Boucher, « Box-office : "La Belle Époque" de Nicolas Bedos détrône "Joker" », sur PureMédias,
  20. Constance Jamet, « Festival de Cannes: Almodovar, Lelouch, les Dardenne et treize réalisatrices sur la Croisette », sur Le Figaro,
  21. Léa André-Sarreau, « Festival de Toronto 2019 : la sélection dévoilée », sur Trois couleurs,
  22. [audio] Alison Vicrobeck, « Nicolas Bedos réalise un rêve d’enfance en présentant son film à Toronto », Société Radio-Canada,
  23. « La Belle Époque : Filmfest Hambur », Institut français d'Allemagne,
  24. Florent Deligia, « Lyon : on connait enfin le film d'ouverture du Festival Lumière », sur Lyon Capitale,
  25. « Très belle présence du cinéma français au London Film Festival », Unifrance,

Liens externesModifier