La Bastide-des-Jourdans

commune française du département de Vaucluse

La Bastide-des-Jourdans
La Bastide-des-Jourdans
La Bastide-des-Jourdans.
Blason de La Bastide-des-Jourdans
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Intercommunalité Communauté de communes Territoriale Sud-Luberon
Maire
Mandat
Séverine Maugan-Curnier
2020-2026
Code postal 84240
Code commune 84009
Démographie
Gentilé bastidans
Population
municipale
1 566 hab. (2017 en augmentation de 17,92 % par rapport à 2012 [1])
Densité 56 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 09″ nord, 5° 38′ 06″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 725 m
Superficie 27,74 km2
Élections
Départementales Canton de Pertuis
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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La Bastide-des-Jourdans

La Bastide-des-Jourdans est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

GéographieModifier

Le bourg est à environ 16 kilomètres au nord-est de la ville principale du secteur, Pertuis. Le village est situé à 410 mètres d'altitude, et son territoire couvre une superficie totale d’environ 2 774 ha. Sur le plan des voies de communication La-Bastide-des-Jourdans a été relativement avantagée. En effet, la portion d'itinéraire reliant Aix-en-Provence à Forcalquier et Manosque a déterminé son rôle d’étape, au confluent de l'Èze et du Ravin du Bois.

Communes limitrophesModifier

 
Carte de la commune.
  Vitrolles-en-Luberon Montjustin
(Alpes-de-Haute-Provence)
Montfuron
(Alpes-de-Haute-Provence)
 
Vitrolles-en-Luberon N Pierrevert
(Alpes-de-Haute-Provence)
O    La Bastide-des-Jourdans    E
S
Grambois Grambois Beaumont-de-Pertuis

Voies de communication et transportsModifier

Voies routièresModifier

La route départementale 955 traverse la commune depuis Grambois au sud-ouest vers le nord-est tout en passant par le bourg.

Services autocarsModifier

Lignes départementalesModifier

Le village est desservi par une ligne départementale[2] :

Ligne Tracé
17.2 Peypin-d'Aigues ↔ La Bastide-des-Jourdans ↔ Pertuis

SismicitéModifier

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de bâtiments[3].

HydrographieModifier

Le hameau de Notre-Dame, dont le prieuré est cité dès le XIVe siècle, a la particularité d'avoir un puits d'eau salée.

ClimatModifier

La commune est située dans la zone d'influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La Bastide-des-Jourdans n'ayant pas de station météo, le relevé le plus proche est celui de Pierrevert[4].

Relevé météorologique de Pierrevert
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 0,6 2,8 5,3 9 13,1 15 15,1 11,6 7,9 3,3 0,5 6,9
Température moyenne (°C) 4,5 5,8 8,7 11,2 15,4 19,5 22,3 22,2 18,2 13,5 8,2 5,1 12,5
Température maximale moyenne (°C) 9 11,1 14,8 17,1 21,8 26,1 29,7 29,5 24,8 19,2 13,3 9,7 18,1
dont pluie (mm) 27 24 24 44 40 28 21 33 46 54 53 31 425
dont neige (cm) 2 1 1 0 0 0 0 0 0 0 2 3 9
Source : Relevé météo de Pierrevert[5]


UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Répartition des solsModifier

La répartition des sols de la commune est la suivante[6] (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares)
Zones urbaines 3,03 % 83,40
Zones agricoles 49,69 % 871,07
Zones naturelles 65,35 % 1 800,37
Total 100 % 2 755,06

Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc.), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).

LogementModifier

ToponymieModifier

À l'origine, domaine agricole dont la dénomination s'amplifie du patronyme Jourdan (des frères Pierre et Guillaume Jourdan, chevaliers, qui y construisirent la première maison forte Bastida). Le plus ancien texte indique Bastida Jordanorum[7].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Aucun vestige d'occupation préhistorique n'a été répertorié à ce jour sur la commune. Par contre la découverte de mosaïques et d'un fut de colonne épigraphique peut laisser supposer l'existence d'une villa gallo-romaine tandis que celle d'une borne milliaire indique la présence d'une voie romaine[8].

Moyen ÂgeModifier

Le plus ancien site connu est Saint-Pierre de Pomerol qui appartenait, en 1027, aux chanoines du chapitre de Notre-Dame des Doms à Avignon. Ce prieuré est, de nos jours, transformé en bâtiment agricole. Mais il a conservé son chœur et son abside où l'on voit sur deux impostes des ornementations en rosaces, rouelles et étoiles. À l’intérieur quelques traces de peintures laissent encore deviner la présence de fresques.

 
La chapelle Saint-Marc.

En 1176, les Templiers s'installèrent à Limaye – toponyme d’origine gauloise – et y bâtirent leur commanderie dont les ruines dominent encore la Ferme de Limaye. Les fouilles ont mis en évidence que leur chapelle dédiée à saint Marcel était «occidentée»[9]. Leur second grand domaine eut pour centre Notre-Dame-de-la-Cavalerie, à la fin du XIIe siècle. L’église Saint-Pierre-ès-Liens, en partie rupestre, date de cette période.

Le terroir de La Bastide relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209 à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont La Bastide, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250[10].

La Bastide fut fondée en 1253 (l'acte de fondation porte : in Bastida Jordanorum) à l’instigation des Jourdan qui en restèrent les seigneurs jusqu’au XIVe siècle. La chapelle Saint-Lambert est contemporaine de cette fondation puisque datée de 1274. L’acte qui la cite la situe « en la Bastida del Jordans ».

Du XIIIe au XIVe siècle, les suzerains successifs furent le comte de Forcalquier, le marquis des Baux, le comte de Provence puis le comte de Sault. La seigneurie fut en définitive rattachée à la viguerie de Forcalquier.

Des remparts du XIVe, il ne reste que deux portes et l'on sait qu'au XVIe, un château succéda au vieux « castellum » du XIIIe siècle. Sa tour actuelle a été restaurée régulièrement du XVIIe au XIXe siècle.

En 1331, Guillaume Jordani, chevalier, était habitant et seigneur principal de La-Bastide-des-Jourdans[11][réf. non conforme]. Il était le descendant d'une famille de chevaliers présente dans l'entourage de Raymond-Bérenger V[12][réf. non conforme]. À cette époque, ce dernier donna à Pierre et Féraud Jordani la Bastide-des-Jourdans[13].

En 1378, la Bastide des Jourdans fit partie des seigneuries provençales confisquées par la reine Jeanne à son beau-frère François des Baux en révolte contre elle dans le royaume de Naples. La comtesse de Provence l’inféoda alors à Hugues de Riez puis la Bastide revint à Raymond II d’Agoult en 1385.

Époque moderneModifier

Le seul événement marquant des guerres de Religion fut l'occupation du village, en 1589, par les troupes du duc de Savoie pour le compte de la Ligue.

Au XVIIIe siècle, le domaine « templier » de la Cavalerie fut remis en culture par quinze « Frères Laboureurs ». Ces religieux le quittèrent lors de la Révolution. Il fut à nouveau mis en valeur entre 1840 et 1880 par des moines qui l'abandonnèrent pour aller s'installer dans l'abbaye de Sénanque.

Le fut créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Apt et d'Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

Politique et administrationModifier

 
Mairie de La Bastide-des-Jourdans.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 1795 Joseph Aubert    
1795 1797 Joseph Escoffier    
1797 1800 Joseph Aubin Liautaud    
1800 1806 Antoine Masset    
1806 1808 Pierre Martin    
1808 1813 Jean François Ribbe    
1813 1823 Joseph Xavier Clapier    
1823 1824 Louis Clapier    
1824 1830 Étienne Lachaud    
1830 1832 Aubin Liautaud    
1832 1843 Alexis Garcin    
1843 1847 Joseph Irénée Clapier    
1847 1855 Jean Joseph Aubert    
1855 1865 Joseph Alphonse Clapier    
1865 1866 Louis Garcin    
1866 1866 Adolphe Agnel    
1866 1870 François RIbbe    
1870 1871 Hippolyte Garcin    
1871 1871 Philothée Genty    
1871 1871 François Ribbe    
1871 1879 Étienne Ricard    
1879 1884 Bénonin Clapier    
1884 1888 Louis Ver    
1888 1896 François Cotholendy    
1896 1900 Victorin Isnard    
1900 1902 Ferdinand Dupont    
1902 1919 Victor Barriol    
1919 1971 Edouard Arniaud    
1971 mars 2001 Francis Arniaud DVG  
Mars 2001 Juin 2020 Michel Ruffinati DVG  
Juin 2020 En cours Séverine Maugan-Curnier [14]    

Instances administratives et juridiquesModifier

La Bastide-des-Jourdans est une des quatorze communes du canton de Pertuis qui totalise 32 492 habitants en 2006. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la cinquième circonscription de Vaucluse depuis 2010 (avant l'ordonnance n° 2009-935 du elle appartenait à la deuxième circonscription de Vaucluse). La Bastide-des-Jourdans fait partie du canton de Pertuis depuis 1801 après avoir été chef-lieu du canton de La Bastide-des-Jourdans de 1793 à 1801[15].

La Bastide-des-Jourdans fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud'hommale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[16].

Politique environnementaleModifier

Collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et protection et mise en valeur de l'environnement dans le cadre de la communauté de communes Luberon-Durance.

La commune, de par la communauté de commune, fait partie du syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).

La commune fait partie du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vice-président du conseil général de Vaucluse)[17]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune ( à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[18].

FiscalitéModifier

L'imposition des ménages et des entreprises à La Bastide-des-Jourdans en 2009[19]
Taxe Part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 7,09 % 0,19 % 7,55 % 0,00 %
Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) 10,12 % 0,25 % 10,20 % 2,36 %
Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) 33,10 % 0,65 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 20,36 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[20]).

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Le recensement de 1826, qui ne serait qu'une réactualisation de celui de 1821, n'a pas été retenu.
Le recensement de 1871 a été, pour cause de guerre, repoussé à l'année 1872.
Le recensement de 1941, réalisé selon des instructions différentes, ne peut être qualifié de recensement général, et n'a donné lieu à aucune publication officielle.
Les résultats provisoires du recensement par sondage annuel réalisé en 2004, 2005 et 2006 selon les communes sont tous, par convention, affichés à 2006.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2017, la commune comptait 1 566 habitants[Note 1], en augmentation de 17,92 % par rapport à 2012 (Vaucluse : +2,41 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
811850839783805855804808891
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
916921844813811709625596561
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
559546509410446460463451463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4715225405978149641 2111 2411 328
2017 - - - - - - - -
1 566--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Administrativement : école primaire Edouard-Arniaud à La Bastide-des-Jourdans [24], collège Albert-Camus à La Tour-d'Aigues[25], puis lycée Val-de-Durance[26] à Pertuis (enseignement général). Le Centre Forestier de la région Provence-Alpes Côte d'Azur (pôle de formation Arbres Forêts Bois) se trouve sur le territoire même de la Bastide-des-Jourdans www.centre-forestier.org .

SportsModifier

Possibilité de faire des randonnées pédestres.

Tennis (terrains de tennis en mauvais état).

SantéModifier

Pour les urgences et l'hôpital, La Bastide-des-Jourdans dépend de celui de Pertuis ou de celui de Manosque.

CultesModifier

Catholique (église).

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

La commune produit des vins Côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée (AOC) peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays d'Aigues[27].

TourismeModifier

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un rôle, directement ou indirectement, dans l'économie locale.

On peut considérer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perchés ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme détente qui se traduit par un important développement des chambres d'hôtes, de l'hôtellerie et de la location saisonnière, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des marchés provençaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonnées et du cadre protégé qu'offrent le Luberon et ses environs[28].

La commune dispose d'un office de tourisme, d'un hôtel restaurant, des gites et de locations saisonnières.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'une des fontaines.
 
Fontaine à colonne - Place de la mairie.

Patrimoine civilModifier

  • Du château-fort des seigneurs de Limaye du XIIIe siècle il reste une motte au lieu-dit Limaille sur la hauteur dominant le village. La tour cylindrique en ruine possède encore un rez-de-chaussée voûté en coupole. La chapelle est classée depuis le [29].
  • De la première enceinte fortifiée du village, édifiée entre 1375 et 1388 il ne reste qu'une partie de courtine près du château
  • Le colombier du château pourrait être une tour d'angle du temps de la première enceinte reconvertie.
  • De la seconde enceinte fortifiée construite avant 1574, il ne reste plus que la porte de Fiol et au nord des restes de remparts et deux anciennes portes. En 1838 subsistaient en plus trois tours rondes et trois portes.
  • Plusieurs fontaines : la fontaine de la Jeanne construite en 1792 ou 1793, la fontaine-lavoir dite la Font Vieille reconstruite en 1825, la fontaine édifiée en 1845 à qui une colonne et un buste ont été rajoutés en 1881.
  • Colonne (fontaine) avec statue sur la place de la Mairie.
  • Au lieu-dit Limaille mentionné en 1027 Limaye ou Limaille un château au plan en éventail et un bourg castral étaient établi près du col et du nœud routier. Il comptait quinze feux en 1315 et a été abandonné avant 1375.
  • Au lieu-dit Châteauneuf ou Notre-Donne l'actuelle bastide est sur le site d'un bourg castral du XIIIe siècle à plan en éventail comportant le château fort, le bourg castral et l'église paroissiale Notre-Dame.
  • Chapelle Notre-Dame classée depuis le [30].
  • La porte du Fiol, vestige de la seconde enceinte datée du XVIe siècle, mérite une halte[31].

Patrimoine religieuxModifier

  • Chapelle Notre-Dame de la Cavalerie de Limaye : la commanderie de Templiers au lieu-dit la Cavalerie de Limaye mentionnée à partir de 1176, abandonnée puis mis en fermage à partir de 1503. Devenue Notre-Dame-de-la-Retraite grâce aux ermites de Saint-Hilaire en 1706. Elle comporte une nef unique avec abside en cul-de-four.
  • L'église Paroissiale Notre-Dame fondée au XIIIe siècle avec une nef de trois travées voûtées en berceau brisé, puis ajout vers 1343 d'une chapelle latérale au nord et d'un clocher-mur à trois baies, et vers 1500 d'une chapelle latérale au sud puis entre 1672 et 1674 construction du collatéral nord par les maçons Jean Delestic et Michel Féraud.
  • Le prieuré de bénédictins Saint-Marcel de Limaye situé au lieu-dit les Canards est un prieuré rural, dont la construction a débuté au XIIe siècle dont il ne reste que l'église à nef unique et abside en cul-de-four.
  • Le prieuré de bénédictins Saint-Pierre-de-Pomerol situé au lieu-dit Plan de Saint-Pierre est un prieuré rural dont il ne reste que l'église, la chapelle Saint-Pierre de Pomerols et un pigeonnier circulaire accolé au chevet.
  • Chapelle Saint-Marc.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Consolation.

Personnalités liées à la communeModifier

[1] CLAPIER Marcel - Marius - Louis

Né le à La Bastide-des-Jourdans (Vaucluse), décédé le à La Bastide-des-Jourdans.

Fils de Marius Louis Gabriel Clapier (La Bastide-des-Jourdans 30/4/1850-27/4/1939 La Bastides-des-Jourdans), cultivateur, puis charron, maréchal-ferrant, et de Magdeleine Amélie Bienaimé (Ansouis, Vaucluse, 8/8/1856-21/2/1948 La Bastide-des-Jourdans), mariés le à La Bastide-des-Jourdans.

Services militaires en 1909 et 1910, sous-lieutenant de réserve. Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le , mobilisé le . Lieutenant d’infanterie, puis capitaine en 1916, Trois citations, dont la suivante : « Officier modèle de bravoure. Le , s’est porté sous un feu de mitrailleuses d’une extrême violence à hauteur de la première vague d’assaut pour en assurer le débouché et maintenir l’alignement des unités. Le commandant d’une compagnie venant d’être blessé, est allé le relever sous le tir ennemi et l’a transporté en arrière sous une grêle de balles, faisant l’admiration de tous les hommes auxquels il donnait un exemple magnifique de courage et de dévouement ». Croix de guerre avec palmes. Démobilisé le .

Rédacteur à la préfecture de Vaucluse le . Secrétaire général du conseil général de Vaucluse le , chef du secrétariat particulier du ministre des Colonies Edouard Daladier le , chef du cabinet civil du ministre de la Guerre Paul Painlevé le , chef du cabinet du ministre de l'Instruction Publique et des Beaux-arts Edouard Daladier le , chef du cabinet du même, ministre des Travaux Publics le , directeur du cabinet le , directeur du cabinet civil du même, ministre de la Guerre le , directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le .

Conseiller référendaire de 2e classe le . Directeur du cabinet civil du ministre de la Guerre Edouard Daladier le , de nouveau directeur du cabinet du même, Président du Conseil, le . Directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le . Conseiller référendaire de 1ère classe le , administrateur de la SNCF à sa création en , directeur du cabinet du Président du Conseil Edouard Daladier le . Conseiller maître le , directeur du cabinet civil du même, ministre de la Défense Nationale et de la Guerre le , directeur du cabinet du même, ministre des Affaires Etrangères le , membre du cabinet du ministre de la marine marchande et militaire l’amiral de la Flotte François Darlan le , participe ensuite à la Résistance. Membre de la commission de révision des créations et transformations d’emploi et de la commission permanente des méthodes du ministère du Ravitaillement le . Président de la section des transports à la commission de vérification des comptes des entreprises publiques en 1950, doyen de la 3ème chambre, membre du comité de contrôle du Fonds forestier national. Président de la Cinquième chambre le , commissaire aux comptes de la Société générale. Honoraire le .

Extrait de son éloge par le Premier président Léonard : « (…) Dès son arrivée à la Cour, Marcel Clapier manifesta sa volonté de devenir un magistrat capable d’assumer les vérifications les plus délicates. (…) Parmi les conseillers maîtres, il fut certainement l’un des plus écoutés, s’attachant à développer les travaux de la juridiction vers le contrôle, encore à ses débuts, mais de plus en plus exigeant, des comptabilités administratives (…) Président de la Cinquième chambre, vouée à la vérification des comptes des hôpitaux publics et au contrôle des organismes de sécurité sociale, il devait donner sa pleine mesure, conférant à ses travaux le style original qui est le sien, l’entraînant dans des études systématiques et neuves, aussi constructives que critiques, qui ont largement enrichi nos deux derniers rapports publics. Toujours il eut le goût du travail en équipe dont il pensait avec raison qu’il doit couronner et orienter les recherches les plus individuelles (…). ».

Domicile : 78, avenue de la Grande-Armée (17e).

Chevalier de la Légion d’honneur en 1918 pour faits de guerre, Grand Officier de la Légion d'honneur le .

Son nom a été donné au stade municipal d’Orange.

Publications : La Bastide des Jourdans, Paris, Peyronnet et Cie 1966 (son village natal).

[32]

HéraldiqueModifier

  Blason
Coupé : au 1er, de gueules au loup passant d'or ; au 2d, d'argent à la barre de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Archéologie :

  • Nathalie Bourdely, Recherches sur l'occupation humaine dans le canton de Pertuis depuis l'Age du Fer jusqu'au haut Moyen Âge : contribution au pré-inventaire de la Carte Archéologique du département du Vaucluse, mémoire de maitrise non publié, sous la direction de Michel Provost et Eric Morvillez, Université d'Avignon et des pays de Vaucluse, 2 vol.,
  • L. Tallah (Paris, 431 p.), Carte Archéologique de la Gaule : Vaucluse, vol. 2 : Le Luberon et pays d'Apt, Paris, éd. des Inscriptions et Belles-Lettres, , 431 p. (ISBN 2-87754-085-5)
  • Jean-Pierre Muret (Lauris, 120 pages), La Bastide des Jourdans, Editions Pour Le Luberon, (ISBN 978-2-912097-31-6 et 2-912097-31-2)

Histoire :

  • Jean-Pierre DEGUERET (Bernay 176 pages), La Bastide des Jourdans : mémoire en images d'un village provençal, La Bastide-des-Jourdans, auto-édition Jean-Pierre DEGUERET, , 175 p. (ISBN 979-10-92953-84-8)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Populations légales 2010 de la commune », INSEE
  2. « TransVaucluse Fiche horaire ligne 17.2 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Zonage sismique réglementaire de la France, classement des cantons (découpage fin 1989) de la région PACA, page 48
  4. « Station la plus proche », MSN Météo
  5. « Relevé météo de Pierrevert 2000/2007 », MSN Météo
  6. (fr) « La Bastide-des-Jourdans », Parc du Luberon
  7. Michel Fraysset, Pertuis Capitale du Pays d'Aigues, Maison de la Culture Pertuis, (ISBN 2-908810-01-8)
  8. Joseph Sautel, Carte archéologique de la Gaule romaine : le Vaucluse, Éd. Leroux, Paris, 1939.
  9. Cette chapelle occidentée avait son abside à l’ouest.
  10. Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (IXe-XIIIe siècles). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, p. 486.
  11. Faurié, la communauté villageoise, p. 51
  12. Coulet, Aix, p. 731
  13. Ibid., p. 5O
  14. « Résultats Municipales La Bastide-des-Jourdans (84240) - Élections 2020 », sur Franceinfo (consulté le 26 juillet 2020).
  15. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. « Les Juridictions judiciaires de Vaucluse », Ministère de la Justice et des Libertés
  17. « Historique du SIVOM », SIVOM Durance-Luberon
  18. « Prix de l'eau et de l'assainissement au sein du SIVOM »
  19. « Impôts locaux à La Bastide-des-Jourdans », taxes.com
  20. Loi n° 2009-1673 du 30 décembre 2009 de finances pour 2010 (Légifrance)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  24. Enseignement publique primaire en Vaucluse
  25. Carte scolaire du Vaucluse
  26. « Site du lycée Val de Durance », Académie Aix-Marseille,
  27. Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le département de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabrières-d'Aigues, Cabrières-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, Ménerbes, Mérindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Oppède, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  28. Voir Massif du Luberon
  29. « Fiche PA00081960 : chapelle Notre-Dame de la Cavalerie de Limaye sur la Base Mérimée », Ministère de la Culture,
  30. « Fiche PA00081959 : chapelle Notre-Dame sur la Base Mérimée », Ministère de la Culture,
  31. « La Bastide des Jourdans dans le Luberon, tourisme et vie locale », sur Luberon.fr, (consulté le 15 novembre 2014)
  32. « Clapier Marcel Marius Louis », sur https://www.ccomptes.fr,