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La Barre-de-Semilly

commune française du département de la Manche

La Barre-de-Semilly
La Barre-de-Semilly
L'église Saint-Ébremond.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Saint-Lô-2
Intercommunalité Saint-Lô Agglo
Maire
Mandat
Loïc Renimel
2014-2020
Code postal 50810
Code commune 50032
Démographie
Gentilé Barriens
Population
municipale
988 hab. (2016 en augmentation de 4,22 % par rapport à 2011)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 06′ 41″ nord, 1° 02′ 03″ ouest
Altitude Min. 48 m
Max. 166 m
Superficie 7,74 km2
Localisation

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La Barre-de-Semilly est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 988 habitants[Note 1].

Sommaire

GéographieModifier

La commune est à l'est du Pays saint-lois. Son bourg est à 5 km limitrophe à l'est de Saint-Lô, à 12 km au nord de Torigni-sur-Vire et à 12 km au sud de Saint-Clair-sur-l'Elle[1]. Il est traversé par le Semilly, petit ruisseau de première catégorie qui prend sa source à Saint-Pierre-de-Semilly et se jette non loin, dans la retenue artificielle de Fumichon. Il est situé au bord de la route départementale 972 et à deux pas du rond-point de la zone Delta de Saint-Lô.

Le territoire est bordé par la route départementale no 972 — ancienne route nationale 172 — reliant Saint-Lô à Bayeux au nord-est et traversé par la D 11 joignant le chef-lieu de département à Caumont-l'Éventé par Saint-Jean-des-Baisants à l'est. Le bourg s'étale entre ces deux voies le long de la D 549 qui se prolonge au sud vers Sainte-Suzanne-sur-Vire. D'autres départementales plus modestes desservent les différents lieux-dits de la commune. L'accès à l'échangeur no 3 de la route nationale 174 est à 3 km au sud-ouest. Il permet de retrouver l'A84 à Guilberville (échangeur 40) à 20 km au sud.

La Barre-de-Semilly est dans le bassin de la Vire, par son affluent le Fumichon qui traverse le sud du territoire. Trois de ses affluents parcourent le territoire communal : le ruisseau des Étangs de Semilly qui marque la limite au nord, le ruisseau de Baudre, en limite est, et le ruisseau du Pont Huet qui draine le centre du territoire.

Le point culminant (166 m) se situe en limite est, près du lieu-dit l'Hôtel Toupin. Le point le plus bas (48 m) correspond à la sortie du Fumichon du territoire, au sud-ouest. La commune est bocagère.

Le climat est océanique, comme dans tout l'Ouest de la France. La station météorologique la plus proche est Caen-Carpiquet, à 43 km, mais Granville-Pointe du Roc est 50 km[2]. Le Saint-Lois s'en différencie toutefois pour la pluviométrie annuelle qui, à La Barre-de-Semilly, avoisine les 900 mm[3].

La commune est structurée en une trentaine de hameaux[4] : le Bourg, la Mazure, la Motte, la Bache, le Blanc Pignon, la Longue Maison, le Quenot, la Moulinière, la Cosnetière, la Meneulière, la Lande, l'Hôtel-Ferrier, le Jardin, les Jardins, le Parc, la Hamel-Aubrée, l'Hôtel-Toupin, les Monts Joie, Plantro, les Chasses, l'Avenue, la Duranderie, les Fontaines, les Fondraies, la Rougerie, la Percherie, la Pouerie, le Caillou, Bouligny, la Houeslière, Arondel, le Ruffey, le Roussel, le Bordel.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Barra de Veteri Symilleio en l288[6].

Le nom de Semilly représente l'appellation initiale d'un domaine qui fut démembré en deux paroisses, La Barre-de-Semilly et Saint-Pierre-de-Semilly.

Une première trace du démembrement est attestée dès le XIIe siècle par la forme Similleium vetus, « Semilly le Vieux », qui restera en usage jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, et qui suppose une distinction d'avec un habitat de création plus récente.

L'élément la Barre apparaît dans les textes à la fin du XIIIe siècle, et fait peut-être allusion à une réserve seigneuriale, un endroit clos, ou encore à une frontière ou limite de juridiction (de l'ancien français bare « barrière, clôture, porte »). Le mot barre a également désigné en toponymie des éperons rocheux, des remparts, et souvent les deux à la fois (site naturel fortifié).

Semilly représente un toponyme gallo-romain°SIMILIACU, formé avec le suffixe gallo-roman -ACU ajouté à un nom de personne. Le premier élément est l'anthroponyme gallo-romain Similius[7], d'où le sens global de « domaine rural de Similius »[8]. Ce type toponymique se rencontre également dans le Calvados (Semilly, hameau à Cussy), dans l'Aisne et la Haute-Marne.

Le hameau Bouligny était le domaine du gallo-romain Bolinius (Bolinus+-acum > Boliniacum).

Les hameaux en Y-ère, Y-erie, Hotel/Maison Y, les Y sont des constructions récentes. À l'origine, ils désignaient la ferme de la famille Y. Quenot = ferme des Quenot ; Moulinière = ferme des Moulin ; Cosnetière = ferme des Cosnet ; Meneulière = ferme des Meneule ; Hôtel-Ferrier = ferme des Ferrier ; Hamel-Aubrée = ferme des Aubrée ; Hôtel-Toupin = ferme des Toupin ; Duranderie = ferme des Durand ; Fontaines = ferme des Fontaine ; Fondraies = ferme des Fondre ; Rougerie = ferme des Rouge ; Percherie = ferme des Perche ; Pouerie = ferme des Pouer ; Houeslière = ferme des Houesle ; Ruffey = ferme des Ruffey ; Roussel = ferme des Roussel ; Bordel = ferme des Bordel.

Le gentilé de la commune est Barrien.

HistoireModifier

Sous l'Ancien Régime, la paroisse dépendait de la généralité de Caen, de l'élection de Bayeux (1612/1636, 1677), puis de Saint-Lô (1713), et de la sergenterie de Thorigny.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1938 1947 Hippolyte Gancel    
1947 1956 Aimé Letourneur    
1956 1971 Albert Savary    
1971 1975 Rémi Cocheteux    
1975 1977 Albert Godey    
1977 juin 1995 Marcel Bouin    
juin 1995 En cours Loïc Renimel[9] SE Cadre financier
Pour les données antérieures, dérouler la boîte ci-dessous.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et deux adjoints[9].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[11].

En 2016, la commune comptait 988 habitants[Note 2], en augmentation de 4,22 % par rapport à 2011 (Manche : -0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Devenue commune périurbaine, La Barre-de-Semilly a doublé sa population entre la fin des années 1960 et le début des années 2000.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
576592626602634608617564513
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
492492536510507485505475486
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455427407364369394396461407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
360403513621656792932948988
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église Saint-Ébremond est inscrite aux Monuments historiques depuis le 2 août 1946[14]. Elle date du XIIe siècle (du second tiers selon les spécialistes, c'est-à-dire entre 1130 et 1170), tout au moins pour sa partie la plus ancienne, le chœur, et probablement la plupart des murs.

Activité et manifestationsModifier

SportsModifier

L'Union sportive Semilly-Saint-André fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une deuxième équipe en division de district[15]. Née en 1976 de la fusion de l'Étoile sportive de La Barre-de-Semilly et de l'Avenir de Semilly-Saint-André, elle regroupe des joueurs des communes de Saint-André-de-l'Épine, Saint-Pierre-de-Semilly et La Barre-de-Semilly.

Service d'animationModifier

Le centre de loisirs de La Barre-de-Semilly a ouvert ses portes en 1995. Il a une capacité d'accueil de cinquante enfants âgés de plus de 3 ans encadrés par cinq animateurs[16].

BibliographieModifier

  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : l'église, Association Vivre à la Barre, 1991, multigraphié.
  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : les écoles, Association vivre à la Barre, 1992, multigraphié.
  • Janjac Leroy, La Barre-de-Semilly et son histoire : les lieux-dits, Association vivre à la Barre, 1995, multigraphié.

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. Distances orthodromiques selon le site Lion 1906
  3. « Pluviométrie interannuelle. Normale 1970-2000 » (consulté le 24 juillet 2016) (archive Wikiwix du site www.basse-normandie.ecologie.gouv.fr)
  4. « La Barre-de-Semilly » sur Géoportail.
  5. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  6. Ernest Nègre - 1998 - Toponymie générale de la France: Formations dialectales (suite) et françaises, Page 1485.
  7. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 184a.
  8. Ce nom gallo-romain est un dérivé à valeur patronymique du cognomen latin Similis, réemploi anthroponymique de l'adjectif latin similis « semblable, ressemblant », éventuellement donné à un jumeau (entre autres interprétations).
  9. a et b Réélection 2014 : « Le maire Loïc Renimel réélu pour un 4e mandat », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 avril 2014)
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. « Église », notice no PA00110332, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – U.S. Semilly St Andre » (consulté le 18 septembre 2014)
  16. Site du Centre de loisirs.

Liens externesModifier

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