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Lézignan-Corbières

commune française du département de l'Aude
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lézignan.

Lézignan-Corbières
Lézignan-Corbières
L'église Saint-Félix.
Blason de Lézignan-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Le Lézignanais
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
(siège)
Maire
Mandat
Michel Maïque
2014-2020
Code postal 11200
Code commune 11203
Démographie
Gentilé Lézignannais
Population
municipale
11 334 hab. (2016 en augmentation de 3,79 % par rapport à 2011)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 12′ 05″ nord, 2° 45′ 30″ est
Altitude Min. 19 m
Max. 187 m
Superficie 37,68 km2
Localisation

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Lézignan-Corbières
Liens
Site web www.lezignan-corbieres.fr

Lézignan-Corbières Écouter (Lesinhan de las Corbièras en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Occitanie. Elle est la troisième commune la plus peuplée du département de l'Aude.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

Lézignan est située au débouché du massif des Corbières, dans la plaine de l'Aude et sur l'Orbieu. La ville fait partie du pays Corbières Minervois.

Sa localisation géographique primitive est issue d'un ancien relais sur la voie d'Aquitaine.

La superficie de la commune est de 37,7 km² [1], surface nettement supérieure à la superficie des communes alentours.

Au niveau départemental, située à 38 kilomètres de Carcassonne (préfecture) et 22 kilomètres de Narbonne (sous-préfecture), elle bénéficie des facilités routières, autoroutières et ferroviaires desservant les deux autres villes les plus importantes du département de l'Aude.

Au niveau régional, située à 130 kilomètres de Toulouse et 121 kilomètres de Montpellier, Lézignan se situe à l'épicentre de la nouvelle région Occitanie.

HydrographieModifier

L'Aude (en limite nord), l'Orbieu (en limite sud) et le ruisseau de la Jourre (affluent de l'Aude et traversant Lézignan) sont les principaux cours d'eau parcourant la commune.
C'est d'ailleurs la Jourre et ses affluents, susceptibles de subir des crues de type rapide qui sont à l'origine des inondations de 1999 sur la commune.

Un facteur du risque d'inondation identifié est la diffluence entre la Jourre et le ruisseau des Juifs. En effet, le ruisseau des Juifs est un affluent de l'Orbieu (au sud) alors que la Jourre continue vers la zone urbanisée au nord.
Le "noeud" d'échange entre ces deux ruisseaux situé à Gaujac conditionne largement, en période de crue, les débits résiduels dans la Jourre aval c'est-à-dire dans la zone la plus urbanisée de Lézignan.

A la suite de ce constat, un ouvrage de canalisation de la Jourre sous le bâtiment de la poste a été doublé et le secteur de diffluence Jourre / ruisseau des Juifs a fait l'objet de travaux.
La portion de l'Orbieu située sur la commune a fait l'objet de travaux d'aménagement qui lui permette de bénéficier du label « Rivière en bon état » sur la partie amont, le premier décerné dans le département[2].

Plusieurs autres ruisseaux traversent la zone urbaine provenant notamment de la pinède :

  • Le rec de la Fumade qui bénéficie d'un écrêteur de crues visible Avenue Gaston Bonheur,
  • Le rec de Bénèja,
  • Le ruisseau de la Font des Coucarous.

Communes limitrophesModifier


Lézignan qui se prévaut du titre de capitale des Corbières est plus naturellement tournée vers le massif des Corbières au sud dont il est le principal débouché en plaine que vers le Minervois au Nord. La liste des membres de la communauté de communes Région Lézignanaise, Corbières et Minervois reflète d'ailleurs le poids des communes des Corbières.

Voies de communication et transportModifier

La ville de Lézignan est située sur l'axe majeur de communication entre Toulouse et et la côte méditerranéenne depuis ses origines (Voie d'Aquitaine, actuelle rue des Romains).

Voie ferroviaireModifier

Elle est desservie par la SNCF en gare de Lézignan-Corbières à son entrée côté Narbonne.

Article détaillé : Gare de Lézignan-Corbières.

Voie routièreModifier

Lézignan est accessible par la départementale 6113 (route nationale 113 déclassée) au nord et par l'autoroute A61 sortie   25 Lézignan-Corbières au sud.

Voie aérienneModifier

En face de la sortie d'autoroute, on trouve aussi l'aérodrome de Lézignan-Corbières (loisirs et tourisme).

Article détaillé : Aérodrome de Lézignan-Corbières.

Les dessertes aériennes commerciales les plus proches se font par l'aéroport de Carcassonne Salvaza et l'aéroport de Perpignan-Rivesaltes.

Voie fluvialeModifier

Le canal du midi passe quant à lui à 5 km au nord de Lézignan (loisirs et tourisme).

ClimatModifier

La région de Lézignan-Corbières est soumise à un climat méditerranéen.
Des épisodes pluvieux de type cévenol peuvent se produire sur le département de l'Aude et donc sur la commune.
Les 12 et , de fortes pluies apportèrent 624 mm de précipitations en 36 heures [4], provoquant des inondations catastrophiques notamment à Lézignan-Corbières [5][6].

Cet événement dramatique a provoqué une prise de conscience et un travail de fond, toujours en cours avec les élus [7].
En réaction, dès 2004 un premier Plan de Prévention des Risques d'inondation (PPRi) a été mis en place [8].
Pour prévenir une répétition de l'événement, un ouvrage de canalisation de la Jourre sous le bâtiment de la poste a été doublé et le secteur de diffluence Jourre / ruisseau des Juifs a fait l'objet de travaux.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

LogementModifier

Projets d’aménagementModifier

HistoireModifier

Haut Moyen ÂgeModifier

Les première traces d'habitation des alentours de Lézignan sont localisées à l'actuelle plaine de Gaujac. En effet, une villa gallo-romaine s'élevait sur le site de Hosuerbas et jouait le rôle de relais routier sur la voie d'Aquitaine au passage de la Jourre. L'emplacement de ce relai est attesté par diverses sources dont la Table de Peutinger. Il y a une controverse sur le nom de cette villa qui pourrait être la villa Licinianus.

Moyen ÂgeModifier

Diplôme de 807Modifier

Le premier document officiel mentionnant Lisinianus est un acte de donation (diplôme) de Charlemagne au monastère de Lagrasse datée de 807. Ce document est généralement considéré comme un faux établit au XIIIe siècle pour appuyer les revendications du monastère sur Lézignan mais sans certitude absolue.

Diplôme de 847Modifier

La première mention certaine de la propriété de Lézignan (Liciniano) vient d'un autre acte officiel. Cette donation (aprision) de Charles le Chauve date de 847 et est destinée à un nommé Alfonse et à ses neveux Gomesinde et Duran, des wisigoths qui occupaient déjà les lieux et les avaient mis en valeur. Ceux-ci choisirent pour édifier leur maison et une église dédiée à Saint-Félix un dos de terrain alors cerné par deux ruisseaux : le rec de Bénéja au Sud et le rec de la Fumade au nord. Leur cours est alors légèrement différent de celui que nous connaissons aujourd'hui.

Le choix de Saint-Félix pour l'église se réfère probablement à Félix de Gérone, saint de catalogne dont le culte est répandu dans la région (Narbonne, Sigean).

Diplôme de 899Modifier

Une seconde mention de Lézignan est faite à l'occasion d'un autre acte officiel daté de 899, attribuant à titre féodal le quart de la villa Liciniano avec ses églises Saint-Nazaire et Saint-Félix à un nommé Étienne. Celui-ci semble être un personnage important à l'époque car il est également cité dans d'autres document antérieurs de donation. Les possesseurs des trois autres quarts restent inconnus.

L'église Saint-Nazaire est située à la place de l'actuelle école primaire Frédéric Mistral et donc hors les murs de la ville de l'époque. Selon le vicaire général de l'archevêque de Narbonne, elle est en 1404 accolée à un cimetière et fait donc office de chapelle cimetiérale.
Par ailleurs, ce document de 899 ne porte aucune mention de château, ce qui est surprenant au tout début de cette période féodale.

Durant la même période, d'autres sites du lézignanais sont occupés et s'organisent :

  • Sérame, Montrabech, Caumont voient leur sites fixés à leur emplacement actuel et bâtissent des églises.
  • Saint-Jaume et Cazihlac (actuel Saint-Estève) sont occupés à la fin du Xe siècle par des ordres religieux.
  • Béraigne qui sera renommé en Gaujac au XVIe siècle voit s'édifier une chapelle ou une église.

Dans la période de 899 jusqu'en 1118 et en l'absence de toute trace écrite, il est impossible de savoir quels sont les propriétaires de la seigneurie de Lézignan (hormis Étienne pour un quart en 899).

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Écrits du XIIe siècleModifier

En 1118 une bulle pontificale du pape Gélase II énumère les possessions du monastère de Lagrasse parmi lesquelles on trouve les deux églises et le château de Lézignan. On peut donc conclure que c'est le monastère qui est le seigneur à cette date.
Un accord conclu en 1171 entre la vicomtesse Ermengarde de Narbonne et Roger II Trencavel, vicomte de Carcassonne fut signé au castrum Liziniani.

Ces deux textes de 1118 et 1171 montrent donc qu'à ces dates, existent à Lézignan l'église Saint-Félix, l'église Saint-Nazaire et un château.
Le château de cette époque était adossé au fossé ceinturant le bourg, correspondant probablement au rec de la Fumade dans la partie nord.
La cour du château était située sur l'actuelle place Henry Dunant et les bâtiments du château s'ordonnaient autour de cette cour intérieure. Les détails architecturaux du château nous sont inconnus car il n'en reste aujourd'hui presqu'aucune trace. La toponymie atteste cependant de sa présence par une Rue du Château et une Impasse du Château aux abords immédiat de l'emplacement présumé. C'est d'ailleurs sur ces rues qu'une portion des murs a été dégagée lors des travaux d'aménagement de la place Cabrié [9].

Par ailleurs, la présence de plusieurs tours de surveillance et de défense nous est connue, sans pouvoir en mesurer l'importance.

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Du XIIIe au XIVe siècleModifier

En 1209, dès le début de la Croisade contre les albigeois, le siège de Béziers, la prise éclair de la ville et le massacre qui s'ensuivent convainquent les seigneurs locaux de signer les accords de Capestang, livrant les villes du narbonnais aux croisés. Ceux-ci occupent donc le château de Lézignan, alors toujours possession de l'abbaye de Lagrasse et ceux des alentours sans rencontrer d'opposition.

Simon IV de Montfort puis à sa mort en 1218 son fils Amaury VI de Montfort occupent tour à tour le château entre 1209 et 1224. Amaury de Montfort, et son oncle Guy de Montfort incapables de se maintenir dans une région qui leur est très hostile, remettent solennellement au roi leurs seigneuries albigeoises.

En 1226, le roi Louis VIII venu dans le comté de Toulouse donne en fief La seigneurie de Castres et le château de Lézignan à Guy de Montfort puis à sa mort en 1228 à son fils Philippe Ier de Montfort-Castres. Cela signifie que Guy de Montfort est le premier châtelain de Lézignan. Mais également que désormais, ces terres relèvent du roi et non plus de l'abbaye de Lagrasse.

L'abbaye de Lagrasse qui s'estime lésée, obtient du pape Grégoire IX une bulle confirmant ses possessions. Elle fait valoir ses droits en 1234 lors d'un arbitrage qui se conclut en sa faveur. Philippe de Montfort conserve néanmoins le château sous la suzeraineté de l'abbaye moyennant un droit d'albergue.

Le roi Louis IX souhaite cependant prendre la suzeraineté des seigneuries ecclésiastiques dont celle de Lézignan moyennant une indemnité annuelle payée par le trésor royal. Cette transaction, acceptée par l'abbaye de Lagrasse et conclue en 1258 rattache définitivement Lézignan au domaine royal. La châtellenie de Lézignan est alors constituée et comprend : Lézignan, Saint-Jaume, Saint-Estève, Sérame, Caumont, Tourouzelle, Castelnau et Conilhac.

Pendant toute la période suivante, les seigneurs de Lézignan (également seigneurs de Castres), n'y résideront jamais, étant représenté sur place initialement par un sénéchal et un bailli et ensuite par un châtelain et un lieutenant de châtelain.

La dernière représentante de la famille des Montfort, Eléonore de Montfort épouse Jean V de Vendôme. À son décès en 1340, les Vendôme deviennent les seigneurs de la châtellenie de Lézignan.

Au cours de la Guerre de Cent Ans, en 1355, la randonnée éclair du Prince Noir depuis l'aquitaine jusqu'à Capestang déclenche l'obligation de fortification de tous les bourgs. C'est de cette époque que date la construction des remparts de Lézignan dont on connait peu de vestiges. Ils sont alors percés de deux portes, l'une au nord, la porte de Saint-Félix à cause de sa proximité avec l'église et l'autre au sud nommée porte du Mazel débouchant sur le marché.

En 1356, la seigneurie de Castres est érigée en Comté et la châtellenie de Lézignan devient une Baronnie.

La dernière représentante de la famille des Vendôme, Catherine de Vendôme, comtesse de Castres, épouse en 1364 Jean Ier de Bourbon-La Marche.

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XVe siècleModifier

Au décès de sa mère, la comtesse de Castres en 1412, Jacques II de Bourbon devient Comte de Castres et Baron de Lézignan.

Jacques II de Bourbon initie la fondation des monastères Clarisses à Castres et Lézignan. Le monastère de Lézignan est bâti à l'ouest de l'église actuelle, dans son axe et est consacré en 1432. L'église du monastère (Sainte-Anne) est d'ailleurs toujours visible mais à usage d'habitation. Son chœur se situe en face de la partie ouest du porche de l'église Saint-Félix.
Quant à celle-ci, elle est à cette même époque en pleine construction, dans le style gothique méridional qu'on peut encore lui voir aujourd'hui. La nouvelle église conserve des éléments d'architecture des deux précédentes (carolingienne et romane) encore visibles sur le mur ouest.

La fille unique de Jacques II de Bourbon Éléonore de Bourbon, comtesse de Castres et baronne de Lézignan épouse Bernard VIII d'Armagnac. Bonne d'Armagnac, issue de leur union, entre au couvent des Clarisses de Lézignan fondée par son grand-père, en mars-avril 1454 à l'âge de 20 ans. La légende de la "Sainte" Bonne d'Armagnac commence à son décès trois ans plus tard, en pleine jeunesse. Les donations liés à cette sainteté décernée par le peuple seront en partie à l'origine de la prospérité du monastère.
Dix moniales parties de Lézignan s'installent en 1461 à Gandie (Espagne) et fondent une dizaine de filiales, assurant un rayonnement spirituel au monastère de Lézignan.

Le fils de la comtesse de Castres et baronne de Lézignan, Jacques d'Armagnac prends ses titres à sa suite. Mais il complote contre le roi Louis XI qui le fait exécuter en 1477 après lui avoir confisqué ses terres et ses titres qui reviennent à la couronne.
Des Lettres royales attribuent le comté de Castres et la baronnie de Lézignan à Boffille de Juge pour ses services à la couronne dès 1476. De graves dissensions familiales amènent Boffille de Juge à faire donation du Comté de Castres et de la Baronnie de Lézignan à son beau-frère Alain d'Albret en 1494.

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La RenaissanceModifier

Alain D'Albret conserve le comté de Castres et la baronnie de Lézignan au décès de Boffille de Juge en 1502. Louis XII et François Ier acceptent son hommage-lige respectivement en juillet 1498 et janvier 1515.

Au décès d'Alain d'Albret en 1519, la succession est revendiquée par plusieurs parties dont le monastère de Lagrasse. L'arrêt de 1519 du parlement de Paris intègre définitivement le comté de Castres et la baronnie de Lézignan au domaine royal.

En reconnaissance de services rendus, la marquise de Saluces et son fils François de Saluces reçoivent donation à vie du comté de Castres et de la baronnie de Lézignan. En 1536, le marquis de Saluces tombé en disgrâce pour trahison voit tous ses biens confisqués et le comté de Castres et la baronnie de Lézignan sont réintégrés dans le domaine royal.

En 1540, Jacques de Verzeilhes est seigneur engagiste de Lézignan. Lui ou ses descendants le sont toujours en 1576, sous l'appellation de M. d'Argens lors des guerres de religion.
Lézignan est attaquée en 1576 par les troupes du parti huguenot menées par le capitaine Mazamet qui s'empare par surprise du château. M d'Argens avec les défenseurs de Lézignan est repoussé jusque dans l'église. La troupe huguenote prend ensuite d'assaut le monastère des Clarisses, catholiques, en passant par les toits dès matines. Les religieuses sont rançonnées avant de pouvoir fuir vers Narbonne, puis le monastère est pillé par la troupe. À leur retour, la ville est dévastée et a perdu une partie de la population.

De 1577 à 1594, Lézignan est une place forte défendant les abords de Narbonne et les troupes catholiques y stationneront à plusieurs reprises avec des capitaines ralliés au Duc de Joyeuse, catholique intransigeant. Un poste de guet (escouto) est installé au nord de Lézignan sur la D611 pour surveiller les gués sur l'Aude (chemins en provenance de Sérame et Montrabech). Ce qui s'avèrera utile pour fournir des renseignements sur les mouvement de troupes ennemies et donnera au lieu son nom (escouto can plaou).
Pendant toute cette période, l'insécurité règne et des guérillas entrecoupées de trêves permettront plutôt mal que bien aux paysans de rentrer les récoltes. En 1591, les belligérants ne trouvent d'ailleurs plus de blé pour l'alimentation de leurs troupes.
En 1596, la paix est de retour et Lézignan peut enfin reprendre son développement.

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Du XVIIe au XVIIIe siècleModifier

En juin 1639, la baronnie de Lézignan est engagée à Justinian Dupriandy. Il semble n'être qu'un homme de paille pour le compte d'Henri de Saint-Aunès, alors en disgrâce auprès du roi, ce qui lui interdit de devenir lui-même baron engagiste de Lézignan. C'est en 1648, revenu en grâce qu'il devient enfin seigneur engagiste jusqu'en 1666.

À la fin du XVIIe siècle, le monastère des Clarisses a acquis une puissance financière foncière et mobilière indéniable. Il peut se permettre de prêter de l'argent aux particuliers, aux villes et communautés du diocèse. A tel point qu'on nomme la ville Lézignan-les-Religieuses en raison de cette puissance financière.

En 1729, le maréchal de Belle-Isle devient baron de Lézignan par échange de seigneuries avec la couronne et le reste jusqu'en 1761.

Entre 1791 et 1792, la loi de la Constitution civile du clergé et ses décrets sèment la zizanie dans la monastère des Clarisses puis amènent à la fermeture légale du couvent.

XIXe siècleModifier

Le déclassement des remparts en 1817 par ordonnance royale permet aux particuliers de construire sur le fossé et de mettre à bas les murailles.

XXe au XXIe siècleModifier

Lézignan fut aussi concernée par la révolte des vignerons du Languedoc en 1907

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[10].

Tendances politiques et résultatsModifier

La population lézignanaise est encore majoritairement de gauche, comme le confirme l'élection municipale de 2014, où Michel Maïque et sa liste Union de la gauche (alliances du PS et du PCF) rassemble 56,25 % des suffrages exprimés. Donc loin devant les deux listes d'opposition, celle Front national, conduite par Maximilien Faivre qui récolte 25,11 % des suffrages, ainsi que la liste divers droite conduite par Didier Granat, qui rassembla 18,63 % des votants. Toutefois, il faut noter la forte poussée du Front National à Lézignan, qui arriva en tête au premier tour de l'élection départementale de 2015, et fut battu au second tour par le binôme socialiste . (Valérie Dumontet - Jules Escaré Parti Socialiste 55,08 % Gilbert Biasoli - Charlène Escoda Front National 44,92 %).

Liste des mairesModifier

JumelagesModifier

Lézignan a fêté en juin 2019 ses 50 ans de jumelage avec   Lauterbach (Allemagne) depuis 1969, voir Lauterbach (de) [11].

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 11 334 habitants[Note 2], en augmentation de 3,79 % par rapport à 2011 (Aude : +2,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3791 5051 6681 6691 7922 2692 1682 4422 537
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 7543 0163 9343 9694 6706 2866 5694 7924 857
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 9516 3396 7877 0397 1527 2277 2486 9866 682
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6 9397 5587 3557 5147 8818 2669 46510 92011 334
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 5 5 5 5 5 5 4 4
Nombre de communes du département 439 436 435 437 438 438 438 438

EnseignementModifier

Lézignan possède 3 écoles maternelles dont une privée et 3 écoles élémentaires dont une privée.

Elle possède également 3 collèges dont un privé et un Lycée plus un centre de formation d'apprentis :

Le bâtiment du lycée est notamment signé de Rudy Ricciotti et est orienté 100% énergies renouvelables. Il dispose en particulier d'une chaufferie bois, d'un internat de 120 lits, d'un gymnase construit en bois, d'un pôle logistique et transport et d'un restaurant scolaire partagé avec le Collège Rosa Parks [19].
Le retour d'un Lycée à Lézignan était attendue depuis la suppression en 1971 de celui présent dans les bâtiments de l'actuel collège Joseph Anglade.

  • L'Institut l'Amandier qui regroupe un collège privé sous contrat (228 élèves) inauguré en 2009 et un lycée agricole privé sous contrat inauguré en 1995,
  • Le CFAI Henri Martin

Les effectifs annoncés sont ceux de 2018 [20].

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SantéModifier

La ville de Lézignan possède une infrastructure médicale assez diversifiée.

  • L'hôpital de Lézignan, inauguré en 1914 a presque tout de suite été transformé en hôpital militaire pour accueillir les blessés de la grande guerre [21]. S'il a longtemps assuré les fonctions d'hospice, maternité et urgences, il est maintenant devenu un centre hospitalier et les urgences et la maternité sont désormais assurées par les établissements de Narbonne ;
  • Une maison médicale de garde a été mise en place dans les locaux du centre hospitalier pour pallier l'absence de service d'urgence dans les cas les plus bénins ;
  • La maison de retraite (EHPAD) La Capounado dépend quant à elle toujours du centre hospitalier ;
  • La Clinique des oliviers traite les affections psychiatriques ;
  • La Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) Les Genêts accueille en hébergement complet des résidents adultes polyhandicapés;

CultesModifier

La communauté catholique de Lézignan-Corbières dispose de l'église Saint-Félix (dépendant du diocèse de Carcassonne et Narbonne), tandis que la communauté musulmane sunnite se réunit à la mosquée Al-Imane de l'avenue du Maréchal-Joffre et au centre islamique de l'Aube, au Plantier[22].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

PromaudeModifier

Avec près de 45 000 visiteurs en 2019, Promaude est la manifestation majeure de Lézignan et l'une des principales du département. Organisée au printemps à la fin de moi de mai, Promaude est localisée sur le site de Gaujac.

Créée en 1990, elle a à l'époque l'ambition de valoriser la qualité des produits et savoir-faire de l’Aude. Aujourd’hui, tournée également vers la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et l’Europe, elle reste un lieu festif, propice aux rencontres et aux échanges[23].

Les Grandes fêtes de LézignanModifier

Elles sont toujours programmées sur 3 jours en incluant le premier vendredi et le premier week-end du mois d'août.

Dans les années 50 et 60 les grandes fêtes avaient un lustre particulier car des vedettes nationales voir internationales y participaient (Johnny Hallyday, Claude Nougaro, Charles Aznavour, Joe Dassin, Henri Salvador...) [24].

Marche vigneronneModifier

Sainte Suzanne est invoquée à Lézignan chaque 11 août depuis plus d'un siècle par les viticulteurs pour protéger les récoltes avant les vendanges ou demander la pluie en période de sècheresse. La marche vigneronne part du début du parcours Vita et va jusqu'à la croix de sainte Suzanne, dans la pinède.

Au retour de la marche, un moment de convivialité réunit les participants qui partagent un apéritif et parfois un repas jusqu'à la nuit [25].

SportsModifier

Rugby à XIIIModifier

Article détaillé : FC Lézignan.
 
Logo du FCL

Lézignan est bien connu pour son club de rugby à XIII pratiqué au stade du Moulin.

Le FC Lézignan (dit le Feuceuleu) est le club semi-professionnel de rugby à XIII de la ville de Lézignan-Corbières. Il évolue actuellement en première division nationale.

Autres sportsModifier

Tour de France 1980

ÉconomieModifier

ViticultureModifier

La viticulture est historiquement la principale ressource économique de la ville avec ses vignobles (Vignoble des Corbières, Corbières-boutenac, Minervois...).

Plusieurs entreprises représentent bien cette activité:

  • La coopérative Agricole « Le chai des Vignerons », toujours installée sur son site historique depuis 1909 [26],
  • Les domaines Auriol, engagés dans la production, la vinification, le négoce et l'export (Europe, USA, Asie) [27],[28].

TourismeModifier

Une autre activité ancienne de la région est le tourisme.
Le camping 3 étoiles "La pinède", créé au début des années 1970, dispose de 68 emplacements et de 18 mobile homes à proximité immédiate de la piscine municipale d'été et du Tennis Club de Lézignan.

IndustrieModifier

D'autres entreprises à vocation industrielle se sont aussi implantées dans les dernières décennies :

  • La compagnie des desserts, fabricant de glaces et desserts pour les professionnels. L'entreprise est en développement continu en particulier à l'international et a été reprise par CM-CIC Investissement en 2017 [29],[30].
  • La société Bio Habitat (ex entreprise O'Hara), filiale du groupe Bénéteau, a implanté un site de production de mobile homes[31].

TransportModifier

Les entreprises de transport sont bien implantées à proximité de la sortie d'autoroute de Lézignan-Corbières.
En particulier Express Marée, entreprise spécialisée dans le transport des produits de la mer. L'entreprise a été rachetée par le groupe STEF en 2018 [32].

CommerceModifier

 
Le marché de Lézignan-Corbières sur la place Cabrié

La ville dispose de près de 80 commerces en cœur de ville, plusieurs grandes surfaces et un marché de plein vent très couru des touristes pendant la saison estivale.

Ce marché historiquement situé sur le cours de la République, s'étend depuis 2019 à la place Cabrié où une halle abrite une partie des commerçants.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-FélixModifier

 
Façade nord de l'église Saint-Félix

L'église Saint-Félix de Lézignan-Corbières est un édifice de style gothique méridional.

L'église primitive carolingienne est fondée à la même période que la ville de Lézignan vers le IXe siècle, remplacée par un édifice roman vers le XIIe siècle puis par l'église gothique actuelle édifiée entre les XIIIe et XVe siècle. Le chœur, les chapelles, le clocher-donjon et le porche sont édifiés en plusieurs périodes distinctes et on peut d'ailleurs voir les différents types d'appareil (nature et taille des pierres) sur les façades.

De nombreuses modifications sont réalisées notamment à l'intérieur au XIXe siècle : installation d'une tribune, établissement de voûtes en briques sur la nef, mise en place de boiseries dans le chœur, surélévation du dallage primitif avec le dallage existant.
Le chœur est de nouveau modifié au XXe siècle avec le retrait des boiseries et la rénovation des vitraux.
La dernière rénovation de l'édifice au début du XXIe siècle a permis de mettre en valeur le mur intérieur ouest décoré de l'église primitive carolingienne.

Cave coopérative Le chai des VigneronsModifier

Faisant suite à la révolte des vignerons de 1907, le Chai des Vignerons est la première cave coopérative fondée dans l'Aude le 11 avril 1909 sous l'impulsion du maire de Lézignan Léon Castel qui en assure la présidence de sa création à 1955. Elle a été construite par l'architecte Jules-Pierre Reverdy au lieu dit Rec d'En Courvel, non loin de la gare ferroviaire. C'est l'un des rares édifices labellisé patrimoine du XXe siècle de l'Aude depuis 2013 [33].

Toujours en activité, on y trouve aussi une présentation du travail de la vigne. Des dégustations sont organisées dans le grand chai central, au milieu d'immenses foudres de chêne.

A la fin des années 1970, la cave vinifie en moyenne 45 319 hectolitres sur une surface de 719 hectares avec 423 adhérent. Les crises viticoles amènes à la création de l'AOC Corbières en 1984, à des arrachages massifs et à une progression qualitative nette tant sur la production du raisin que sur l'élaboration et l'élevage de vin.
En 2003, la cave met l'accent sur la vente directe au caveau de dégustation qui permet d'écouler un tiers des volumes (en 2015) et depuis 2009, la cave travaille également à l'exportation.
En 2015, le Chai des vignerons a produit de 23 à 25 000 hectolitres sur une surface d'environ 430 hectares avec environ 140 adhérents [34].

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Stade du MoulinModifier

Article détaillé : Stade du Moulin.

Le stade du Moulin est un stade municipal de la ville de Lézignan-Corbières. Il accueille le club de rugby à XIII du FC Lézignan comme club résident depuis 1919.

Collège Joseph-AngladeModifier

Les premiers bâtiments du collège Joseph-Anglade ont été construits en 1936. Il s'agissait à cette époque d'une école primaire supérieure puis d'un lycée technique pour filles dont les dotations étaient réalisées par la commune.
En 1957, l'état le prend à sa charge moyennant une contribution financière de la commune et il devient le lycée mixte Joseph-Anglade.
Un gymnase lui est ajouté en 1966 et conserve son statut de lycée avec internat jusqu'en 1969.
De 1969 à 1971, les classes du niveau lycée sont supprimées et l'établissement devient un collège.
En 1985, il est agrandi côté ouest par lequel se fait désormais l'entrée.

Mais l'établissement a aussi été utilisé à d'autres fins que l'enseignement dans des circonstances exceptionnelles.
En août 1937, le Grand Quartier Général de la 2ème division aérienne s'installe dans ce qui est alors l’École Supérieure des jeunes filles à l'occasion de manœuvres aériennes nationales. L'aérodrome de Lézignan-Corbières sert à cette occasion de base d'opérations pour la première fois.
Durant la seconde guerre mondiale, il est occupé par l'armée allemande.
Le 20 août 1944, Les hommes de l'Armée Secrète et des maquis investissent l'aérodrome de Lézignan-Corbières et font prisonnier une partie de la garnison allemande qui s'était éparpillée dans les villages alentours. Les prisonniers sont alors conduits à l’École Supérieure des jeunes filles qui était devenu le Poste de Commandement des résistants du secteur.

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Les bains-doucheModifier

 
Les anciens bains-douches

En 1912, les salles de bains étant inexistantes dans la plupart des logements, la municipalité décide d'étudier l'édification d'un établissements de bains-douches sur la commune. La Société des bains et lavoirs municipaux est chargée de l'étude et de présenter un devis. Le conseil municipal valide le devis et vote la construction de l'établissement le 31 mars 1913. Après approbation des services de l’État, les travaux débutent en 1914. L'emplacement initialement choisi (côté du jardin public Victor Hugo) est modifié pour l'emplacement actuel (au croisement de l'avenue Barbès et de la rue Marat) en raison d'une nappe phréatique affleurante.

Les travaux se poursuivent de 1914 à 1916 où la Société des bains et lavoirs est déclarée en liquidation judiciaire. C'est en 1923 que les travaux reprennent sur la base d'un projet des architectes départementaux. L'entreprise Geynes gagne la soumission et termine les travaux.

L'établissement ouvre en 1923, il est alors le second du département et comporte 24 cabines de douches, 12 pour les hommes (côté gauche) et 12 pour les femmes (côté droit) [35]. En 1926, 8 cabines de douches sont modifiées en 4 cabines avec baignoire. A cette période, l'ensemble de la population fréquente l'établissement qui est très apprécié.

Au début des années 60, les installations sanitaires sont de plus en plus courante dans les logements et la fréquentation de l'établissement chute. La moitié des cabines est démolie et reconvertie en salle de classe. En 1966, les bains-douches quittent le bâtiment pour s'installer à proximité, puis ferment définitivement en 1980[36].
Par la suite le bâtiment des bains-douche est reconverti en bibliothèque et prend le nom de l'érudit local Joseph Euzet. En 2016, la bibliothèque municipale intègre de nouveaux locaux à proximité dans le cadre du projet de médiathèque intercommunale MilCom.
Depuis septembre 2018, c'est le conservatoire de musique intercommunal qui occupe les lieux [37].

Musée de la vigne et du vinModifier

Le musée de la vigne et du vin est ouvert depuis le milieu des années 1970 et installé dans les bâtiments d'une ancienne exploitation viticole du XIXe siècle située près de la gare ferroviaire. Il présente des mises en scènes de la vie quotidienne et les outils usuels viticoles utilisés au fil des saisons [38].

Le jardin publicModifier

Le jardin public Victor Hugo, situé au centre de la ville, est le poumon vert de la ville. Il est accolé à la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), et au gymnase Léo Lagrange.

Il comprend quelques œuvres bien connues des lézignannais comme La surprise dite La Capounado, dont la nouvelle interprétation a été installée en 2013 et le Monument à Joseph Anglade installé en 1933.

Les deux autres sculptures sont la Nymphe à la source d'Henri-Louis Levasseur[39], installée en 1906 et une sculpture de coq symbolisant la France, installée en 2018[40].

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Sculpture La surpriseModifier

La sculpture La surprise dite La Capounado était un groupe sculpté en bronze, commandé en 1909 par l'état, réalisée par le sculpteur Paul Ducuing et livrée en 1911 à la municipalité de Lézignan [41]. La capounado, qui désigne le fait d'écraser du raisin sur le visage de quelqu'un, devient l'un des symboles de la ville [42].

Initialement placée dans le jardin public Victor Hugo du côté du square Marcelin Albert, elle y est remplacée en 1933 par le monument à Joseph Anglade et déplacée du côté de l'avenue Joffre. Elle y reste jusqu'en décembre 1943 où elle est réquisitionnée et fondue.

La municipalité de Lézignan commande en 2012 une nouvelle œuvre sur le même thème et toujours en bronze à Arthur Saura, sculpteur originaire de la commune et qui est inaugurée début novembre 2013, 70 ans après la disparition de La Capounado originale [43].

Monument à Joseph AngladeModifier

Le monument à Joseph Anglade est constitué d'un buste en bronze et de bas-relief sculptés sur le socle en pierre par le sculpteur d'origine lézignannaise Joachim Costa.

Il est commandé en 1932, payé par souscription et inauguré en 1933 dans le jardin public Victor Hugo à l'emplacement de La Capounado à côté du square Marcelin Albert. Il constitue un hommage à Joseph Anglade, défenseur de la langue occitane, né à Lézignan en 1868 et disparu en 1930.

Le bas relief du socle, intitulé Les Troubadours représente les troubadours devant la cité de Carcassonne, sur la face principale du socle et sur la face arrière du socle se trouve une scène représentant la bataille de Muret.

La pinèdeModifier

Équipements culturelsModifier

Lézignan dispose de nombreux équipements culturels :

  • La MilCom - Médiathèques Intercommunales en Corbières-Minervois, située en centre-ville.
  • Le Conservatoire de Musique intercommunal, également situé en centre-ville à côté de la Maison Gibert,
  • la Maison Gibert, ancienne propriété viticole du XIXe siècle, qui présente tout au long de l'année des expositions artistiques et des rencontres culturelles.
  • Le cinéma Le Palace
  • La Maison des Jeunes et de la Culture

Équipements sportifsModifier

  • Le stade du Moulin, stade historique du club local de rugby à XIII, le FCL,
  • Le stade multisports de La Rouminguière (handball, rugby, skate, athlétisme)
  • Le stade multisport de Gaujac (football, rugby, tennis),
  • La piscine municipale d'été avec deux bassins,
  • Les terrains de tennis du Tennis Club Lézignan (TCL) situés en face de la piscine,
  • Les boulodromes couverts du Moulin et de Gaujac.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armoiries originales de Lézignan, attribuées en 1696 en raison du rattachement de la ville au domaine royal, sont visibles dans le vitrail central de l'église St Félix (détail du vitrail ci-dessous à droite)[48].

 
Armoiries royales visibles dans le vitrail central de l'église Saint-Félix
  Blason D’azur au chevron d’argent accompagné de trois oiseaux d’or dans leur nid de sable, les deux en chef affrontés, au chef cousu de gueules chargé d’un croissant d’argent accosté de deux étoiles d’or.
Ornements extérieurs 
Palmettes, pampres, couronne
Détails
La municipalité du début du XXe siècle trouve les armoiries de la ville trop royalistes et adopte celles trouvées à Sérame et correspondant au blason d'Antoine de Niquet, seigneur du lieu. Sans aucune raison, on l'encadre d'ornements extérieurs qui n'ont aucune signification pour la ville [49].
Les armoiries actuelles n'ont donc aucun lien avec l'histoire de Lézignan.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias D'azur aux trois fleurs de lys d'or, dit "France moderne".
Armoiries originales de Lézignan

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Joseph Euzet, Histoire de Lézignan, commentée par Gabriel Chapeau, Société d'Études Scientifiques de l'Aude (1988)
  • Philippe Marcy, Myriam Joliveau et Sylvain Le Noach, L'aérodrome de Lézignan, Toute une Histoire !, Vilatges Al Pais - Association Ciném'Aude (2015)
  • Direction Départementale des Territoires et et de la Mer de L'Aude (11), PPRi du Bassin de l'Orbieu - Commune de Lézignan-Corbières (2016)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Commune de Lézignan-Corbières (11203) », sur INSEE (consulté le 19 août 2019)
  2. « Un label, 3,6 millions d’euros et des travaux pour la rivière Orbieu », sur L'Indépendant, (consulté le 19 août 2019)
  3. Carte IGN sous Géoportail
  4. « Catastrophe sur les Corbières », sur Météo France (consulté en août 2019)
  5. « Inondations meurtrières à Lezignan-Corbières », sur www.ina.fr, (consulté le 19 août 2019)
  6. « Lézignan : trois victimes, dont la mère de Pierre Tournier », sur La Dépêche, (consulté en août 2019)
  7. « Lézignan-Corbières : les communes planchent sur le risque inondation », sur L'Indépendant, (consulté en août 2019)
  8. « PPRI DE L'ORBIEU - COMMUNE DE LÉZIGNAN-CORBIÈRES », sur www.aude.gouv.fr (consulté le 19 août 2019)
  9. « La place Cabrié amorce sa transformation », sur L'Indépendant, (consulté en août 2019)
  10. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  11. « Une amitié avec Lauterbach dignement célébrée », sur L'Indépendant, (consulté le 20 août 2019)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. « Visite inaugurale du lycée Ernest-Ferroul », sur L'Indépendant, (consulté le 21 août 2019)
  20. « Les chiffres de l'académie », sur Académie de Montpellier (consulté le 21 août 2019)
  21. « Hôpital de Lézignan: de la maternité aux urgences », sur L'Indépendant, (consulté le 18 août 2019)
  22. Annuaire des mosquées et salles de prières de l'Aude
  23. « Lézignan-Corbières : Prom’Aude c’est parti ! », sur L'Indépendant, (consulté le 19 août 2019)
  24. « L'âge d'or des Grandes fêtes », sur L'Indépendant, (consulté le 19 août 2019)
  25. « Nouvelle édition de la marche vigneronne de Sainte-Suzanne », sur L'Indépendant, (consulté le 19 août 2019)
  26. « Une cave coopérative plus que centenaire », sur L'Indépendant, (consulté le 17 août 2019)
  27. « Croissance des domaines Auriol », sur La Tribune, (consulté le 17 août 2019)
  28. « Export des domaines Auriol », sur L'indépendant, (consulté le 17 août 2019)
  29. « Du glaçon des Corbières au royaume des glaces », sur L'indépendant, (consulté le 17 août 2019)
  30. « Vente de l'entreprise à CM-CIC Investissement », sur L'indépendant, (consulté le 17 août 2019)
  31. « O'Hara va construire des mobile homes dans l'Aude », sur Les Echos, (consulté le 17 août 2019)
  32. « Rachat d'Express Marée par STEF », sur La lettre M, (consulté le 17 août 2019)
  33. « Label XXe », sur Ministère de la Culture (consulté le 20 août 2019)
  34. « Une cave coopérative plus que centenaire et toujours à la page », sur L'Indépendant, (consulté le 26 août 2019)
  35. « Histoires d'eau aux lavoirs bains-douches », sur L'Indépendant, (consulté le 25 août 2019)
  36. « Et coulent les souvenirs des anciens bains douches », sur L'Indépendant, (consulté le 25 août 2019)
  37. « Conservatoire de Musique Intercommunal, c’est la rentrée ! », sur Le Petit Journal, (consulté le 25 août 2019)
  38. « Musée de la Vigne et du Vin: le témoignage d'une époque », sur La Dépêche, (consulté le 28 septembre 2019)
  39. « Nymphe à la source », sur Ministère de la culture (consulté le 24 août 2019)
  40. « Une statue, une fontaine et un parc pour embellir le quotidien », sur L'Indépendant (consulté le 25 août 2019)
  41. « La surprise », sur Centre National des Arts Plastiques (consulté le 24 août 2019)
  42. « Arthur Saura va faire revivre la statue symbole de la ville », sur L'Indépendant, (consulté le 24 août 2019)
  43. « La statue de la Capounado fait sensation au jardin public », sur L'Indépendant, (consulté le 24 août 2019)
  44. « Un militaire avec un cœur d’enseignant », sur L'Indépendant, (consulté le 9 septembre 2019)
  45. « Louis CASTEL – 45339 », sur Mémoire Vive (consulté le 9 septembre 2019)
  46. « Louis EUZET : décès », sur Midi Libre, (consulté le 9 septembre 2019)
  47. « Arthur Saura, un sculpteur à redécouvrir », sur L'Indépendant, (consulté le 9 septembre 2019)
  48. Histoire de Lézignan de Joseph Euzet - Commentaire de Gabriel Chapeau
  49. « Armoiries de Lézignan-Corbières », sur La société d’études scientifiques de l’Aude (consulté le 30 août 2019)