Lézat-sur-Lèze

commune française du département de l'Ariège

Lézat-sur-Lèze est une commune française située dans le nord du département de l'Ariège, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du Pédaguès, ancienne appellation remplacée au XXIe siècle par la dénomination géographique de Terrefort ariégeois, constitué des terreforts de Pamiers et de Saverdun, sur la rive gauche de l'Ariège.

Lézat-sur-Lèze
Lézat-sur-Lèze
Une rue de Lézat-sur-Lèze.
Blason de Lézat-sur-Lèze
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Ariège
Arrondissement Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes Arize Lèze
Maire
Mandat
Jean-Claude Courneil
2020-2026
Code postal 09210
Code commune 09167
Démographie
Gentilé Lézatois, Lézatoises
Population
municipale
2 348 hab. (2019 en diminution de 1,05 % par rapport à 2013)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 37″ nord, 1° 20′ 51″ est
Altitude 213 m
Min. 197 m
Max. 315 m
Superficie 40,13 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Lézat-sur-Lèze
(ville isolée)
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Arize-Lèze
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web lezat.fr

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par la Lèze, l'Aunat, la Criquonne, la Rijolle, le Rosé et par divers autres petits cours d'eau.

Lézat-sur-Lèze est une commune rurale qui compte 2 348 habitants en 2019, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Lézatois ou Lézatoises.

GéographieModifier

La commune de l'aire d'attraction de Toulouse située dans la vallée de la Lèze. C’est la commune la plus au nord du département ; elle se situe dans une avancée de l’Ariège dans le département de la Haute-Garonne, dont elle est limitrophe. Elle est traversée par l’ancienne route nationale 626 (nouvelle route départementale 919).

La commune s’inscrit dans le Pays des Portes d'Ariège-Pyrénées.

Communes limitrophesModifier

Lézat-sur-Lèze est limitrophe de huit autres communes dont sept dans le département de la Haute-Garonne.

 
Carte de la commune de Lézat-sur-Lèze et de ses proches communes.

Géologie et reliefModifier

La commune est située dans le Bassin aquitain, le deuxième plus grand bassin sédimentaire de la France après le Bassin parisien, certaines parties étant recouvertes par des formations superficielles. Les terrains affleurants sur le territoire communal sont constitués de roches sédimentaires datant du Cénozoïque, l'ère géologique la plus récente sur l'échelle des temps géologiques, débutant il y a 66 millions d'années. La structure détaillée des couches affleurantes est décrite dans la feuille « n°1034 - Cazères » de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème du département de l'Ariège[2],[3] et sa notice associée[4].

La superficie cadastrale de la commune publiée par l’Insee, qui sert de références dans toutes les statistiques, est de 40,13 km2[5],[Note 1]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 40,45 km2[3]. L'altitude du territoire varie entre 197 m et 315 m[8].

La superficie de la commune est de 4 013 hectares ; son altitude varie de 197 à 315 mètres[9].

Voies de communication et transportsModifier

HydrographieModifier

 
Réseaux hydrographique et routier de Lézat-sur-Lèze.

La commune est dans le bassin versant de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[10]. Elle est drainée par la Lèze, l'Aunat, la Criquonne, la Rijolle, le Rosé, la Rejollé, le Vermeil, le ruisseau caïchac, le ruisseau de Fumet, le ruisseau de Gilama, le ruisseau de la Trille, le ruisseau de l'Olivier, le ruisseau de Lonboy, le ruisseau de Paillès, et par divers petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 59 km de longueur totale[11],[12].

La Lèze, d'une longueur totale de 70,2 km, prend sa source dans la commune de La Bastide-de-Sérou et s'écoule du sud vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans l'Ariège à Labarthe-sur-Lèze, après avoir traversé 20 communes[13].

L'Aunat, d'une longueur totale de 21,7 km, prend sa source dans la commune de Sieuras et s'écoule du sud vers le nord. Il traverse la commune et se jette dans la Garonne à Montaut, après avoir traversé 13 communes[14].

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[15]. En 2020, la commune est du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[16].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[15].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 765 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 9,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[18] complétée par des études régionales[19],[20] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Saint-Ybars », sur la commune de Saint-Ybars, mise en service en 1987[21] et qui se trouve à 5 km à vol d'oiseau[22],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,5 °C et la hauteur de précipitations de 790,3 mm pour la période 1981-2010[23]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Toulouse-Francazal », sur la commune de Cugnaux, dans le département de la Haute-Garonne, mise en service en 1922 et à 29 km[24], la température moyenne annuelle évolue de 14,1 °C pour la période 1971-2000[25], à 14,1 °C pour 1981-2010[26], puis à 14,3 °C pour 1991-2020[27].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Lézat-sur-Lèze est une commune rurale[Note 5],[28]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[I 1],[29].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 2],[I 3].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (73,7 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), prairies (3 %), zones urbanisées (2,9 %)[30].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logementModifier

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 263, alors qu'il était de 1 209 en 2013 et de 1 149 en 2008[I 4].

Parmi ces logements, 83,8 % étaient des résidences principales, 5,3 % des résidences secondaires et 10,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 88,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 11,5 % des appartements[I 4].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lézat-sur-Lèze en 2018 en comparaison avec celle de l'Ariège et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,3 %) inférieure à celle du département (24,6 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (69,1 % en 2013), contre 66,3 % pour l'Ariège et 57,5 % pour la France entière[I 5].

Le logement à Lézat-sur-Lèze en 2018.
Typologie Lézat-sur-Lèze[I 4] Ariège[I 6] France entière[I 7]
Résidences principales (en %) 83,8 65,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,3 24,6 9,7
Logements vacants (en %) 10,9 9,7 8,2

Risques majeursModifier

 
Zonage de l'aléa retrait-gonflement des argiles sur la commune de Lézat-sur-Lèze.

Le territoire de la commune de Lézat-sur-Lèze est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[31],[32].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement, crue torrentielle d'un cours d'eau, le Lèze, ou ruissellement d'un versant. L’épisode de crue le plus marquant dans le département reste sans doute celui de 1875. Parmi les inondations marquantes plus récentes concernant la Lèze figurent les crues de 1977, de 1992, de 1993, de 2000 et de 2007[33].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des glissements de terrains soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles. Près de 50 % de la superficie du département est concernée par l'aléa retrait-gonflement des argiles, dont la commune de Lézat-sur-Lèze[34]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[35].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques (PPR) inondation et mouvement de terrain approuvé le 23 novembre 2010[36].

ToponymieModifier

HistoireModifier

L'histoire de Lézat est liée à son abbaye bénédictine Saint-Antoine-et-Saint-Pierre, son abbatiale est devenue l'église Saint-Jean-Baptiste et les restes de l'abbaye sont occupés par la mairie[37] dont le rayonnement est très important dans la région (Ariège, Aude et Haute-Garonne). Jusqu'à la Révolution française, Lézat faisait partie du diocèse de Rieux (Rieux-Volvestre) et du comté de Foix. Voir cartes de Cassini.

Les vestiges archéologiques attestent de la présence humaine à Lézat dès l'époque néolithique (5000 à 2000 ans avant J.-C.). Des fouilles entreprises par Urbain Gondal (1905-1975)[38], historien, ont mis au jour quelques mosaïques gallo-romaines, des pièces de monnaie dont un valentinius.

La commune est riche en établissements ruraux gallo-romains[39].

La légende raconte qu'en l'an 842, Aton-Benoît, vicomte de Béziers, fonde un monastère à Lézat, placé sous le vocable de Saint-Pierre, et soumis à la règle de Saint Benoît. Des sources historiques situent sa création plutôt vers l'an 940, sous l'impulsion d'un vicomte toulousain Aton-Benoît[40], apparenté à la puissante maison de Carcassonne[41]. Au milieu du Xe siècle, la puissance de ce monastère s'étend sur 6 comtés, 5 abbayes,12 églises, 22 villes, dominant le Sud toulousain jusqu'à Saint-Béat. En 1073, il est rattaché à l'ordre de Cluny et bénéficie de son rayonnement culturel, religieux, artistique, il ne doit obéissance qu'au Pape et à lui seul.

Commence alors une grande rivalité avec l'abbaye de Moissac. Roger II, comte de Foix, de retour de la première Croisade apporte les reliques de Saint Antoine, l'Égyptien, l'ermite du désert (251-356), à l'abbé de Lézat Odon de Bagéras (25e abbé). En 1114, une procession portant les reliques sur Toulouse, s'arrête au niveau de Beaumont. La châsse contenant les reliques est si lourde que les porteurs ne peuvent plus la transporter et les reliques de Saint Antoine retourneront à Lézat.

Le village devient alors un lieu de guérison du « feu de Saint Antoine ». Une source intarissable apaise ceux qui souffrent, abritée par l'ermitage de St Antoine. Une petite chapelle romane, paroissiale, populaire (différente de l'abbaye St Pierre - St Antoine, siège du pouvoir politique et religieux) s'agrandit et devient l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste. En 1242, l'abbaye Saint- Pierre-Saint-Antoine subit des pillages successifs et se met sous la protection du comte de Foix. L'abbé Pierre de Dalbs signe un paréage avec Roger IV de Foix, en échange d'un partage des revenus du monastère.

L'abbé Hunaut de Lanta octroie à la ville une charte des coutumes qui régit l'organisation de la cité, le commerce, la police, la circulation des personnes et des biens, délimitant une zone de « sauveté » à l'intérieur de laquelle toute personne est en sécurité.

Au XIVe siècle, l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste sera agrandie. Lézat accueillera en 1309 le pape Clément V qui fut évêque de Comminges.

Au XVIe siècle, deux hôpitaux seront construits pour accueillir gratuitement les malades.

Henri IV descendra à plusieurs reprises dans le château des Batac de Cachac.

Avec la Révolution, le décret de suppression et d'extinction est signé le par le dernier évêque de Rieux, Joseph de Lastic. L’abbaye est vendue en adjudication au district de Mirepoix le .

Les reliques de saint Antoine, les panneaux appartenant à la chapelle de Saint-Antoine, située dans l'abbatiale Saint-Pierre-Saint-Antoine, seront transportés dans l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, le jour de Noël 1794.

Vendue en lots de pierres, l'église abbatiale sera démontée. Les pierres seront réutilisées en réemploi pour la construction des maisons des particuliers. Seuls resteront encore visibles, une partie de l'escalier à vis accédant au clocher, la sacristie avec l'ouverture romane aux colonnes géminées, un mur du XIVe siècle, ainsi que le monastère, devenu depuis l'hôtel de ville. Le lot des pierres du chœur sera racheté par le meunier François Page pour construire un second moulin sur le Pech de la Garde.

Une relique supposée de Sainte Apollonie, patronne des dentistes, est conservée dans l'église du village, il s'agit d'une dent enchâssée sur un manche d'argent. La relique aurait le pouvoir de calmer les dents des bébés. La relique est apposée et frottée sur les gencives des enfants. De nos jours encore, ce rituel est pratiqué régulièrement[42].

De 1910 à 1938, la commune a bénéficié d'une gare de la ligne de Toulouse-Roguet à Sabarat à l'emplacement du collège François Verdier.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur à trois tours d'argent, celle du milieu plus haute que les deux autres, rangées sur une terrasse de sinople.


Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Lézat-sur-Lèze est membre de la communauté de communes Arize Lèze[I 8], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Le Fossat. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[43].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Girons, au département de l'Ariège, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Occitanie[I 8].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Arize-Lèze pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 8], et de la deuxième circonscription de l'Ariège pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[44].

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[45],[46].

 
L'hôtel de ville.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1896 1938
(décès)
Gérard Penent d'Izarn Rad. Notaire
Conseiller général du canton du Fossat (1907 → 1938)
Président du conseil général de l'Ariège (1925 → 1938)
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1947 Jean Bourrel SFIO Conseiller général du canton du Fossat (1945 → 1961)
Les données manquantes sont à compléter.
1956
(décès)
Joseph Pradeau    
Roger Monereau[47]   Artisan plâtrier peintre
Gilbert Sieurac[48]   Ferrailleur
en cours Jean-Claude Courneil PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

JumelageModifier

  Ateca (Espagne) depuis 1997.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[49]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[50].

En 2019, la commune comptait 2 348 habitants[Note 7], en diminution de 1,05 % par rapport à 2013 (Ariège : +0,39 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5602 5222 5752 5392 7522 8182 9342 8692 855
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9702 9672 8502 7962 6982 5532 5422 5542 521
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3792 5612 5082 1232 0612 0272 0181 9141 547
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 6121 7391 8611 8321 9642 1142 1552 1972 343
2015 2019 - - - - - - -
2 3292 348-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[51] puis Insee à partir de 2006[52].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[53] 1975[53] 1982[53] 1990[53] 1999[53] 2006[54] 2009[55] 2013[56]
Rang de la commune dans le département 13 12 12 13 12 14 13 14
Nombre de communes du département 340 328 330 332 332 332 332 332

Lieux et monumentsModifier

 
Les moulins de la Garde en octobre 2016.

Personnalités liées à la communeModifier

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018, la commune compte 985 ménages fiscaux[Note 8], regroupant 2 165 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 430 [I 9] (19 820  dans le département[I 10]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 9] (40,7 % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 11] 5,6 % 9,3 % 7,1 %
Département[I 12] 8,9 % 11,1 % 11,2 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 322 personnes, parmi lesquelles on compte 77,9 % d'actifs (70,8 % ayant un emploi et 7,1 % de chômeurs) et 22,1 % d'inactifs[Note 10],[I 11]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 14]. Elle compte 759 emplois en 2018, contre 814 en 2013 et 840 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 951, soit un indicateur de concentration d'emploi de 79,8 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 53,2 %[I 15].

Sur ces 951 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 316 travaillent dans la commune, soit 33 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 82,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,3 % les transports en commun, 9,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

Activités hors agricultureModifier

191 établissements[Note 11] sont implantés à Lézat-sur-Lèze au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 12],[I 18].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 191
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
26 13,6 % (12,9 %)
Construction 32 16,8 % (14,2 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
45 23,6 % (27,5 %)
Activités financières et d'assurance 6 3,1 % (2,8 %)
Activités immobilières 10 5,2 % (4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
24 12,6 % (13,2 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
28 14,7 % (14,4 %)
Autres activités de services 20 10,5 % (8,8 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,6 % du nombre total d'établissements de la commune (45 sur les 191 entreprises implantées à Lézat-sur-Lèze), contre 27,5 % au niveau départemental[I 19]. Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[61] :

  • Meubles Lanaspeze, commerce de détail de meubles (423 k€)
  • Lolydol, vente à distance sur catalogue spécialisé (259 k€)
  • Durand, contrôle technique automobile (187 k€)
  • Savignol Eric, travaux d'installation d'eau et de gaz en tous locaux (162 k€)
  • RVFO, travaux d'installation électrique dans tous locaux (93 k€)

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé…) a encore une place importante mais tend à diminuer en faveur de zones résidentielles liées à la proximité de l'agglomération toulousaine.

L'artisanat ainsi que le commerce y sont bien représentés.

Un pôle d'innovation collaborative sur 600 m² a ouvert en 2018 avec un hôtel d'entreprises, un espace de coworking et un atelier d'impression 3D.

AgricultureModifier

La commune fait partie de la petite région agricole dénommée « Coteaux de l'Ariège »[62]. En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 13] sur la commune est la polyculture et le polyélevage[63].

1988 2000 2010
Exploitations 102 65 42
Superficie agricole utilisée (ha) 3 114 2768 2799

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 102 lors du recensement agricole[Note 14] de 1988 à 65 en 2000 puis à 42 en 2010[63], soit une baisse de 59 % en 22 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 48 % de ses exploitations[65]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 3 114 ha en 1988 à 2 799 ha en 2010. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 31 à 67 ha[63].

Culture locale et patrimoineModifier

Vie pratiqueModifier

Service publicModifier

EnseignementModifier

Lézat-sur-Lèze fait partie de l'académie de Toulouse et compte une école maternelle et l'école élémentaire François-Rozès avec restauration scolaire. Sur le territoire de la commune se trouve également un collège portant le nom de François Verdier, en son hommage.

Culture et festivitésModifier

Activités sportivesModifier

Écologie et recyclageModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Urbain Gondal, La Communauté de Lézat au XVIIe siècle d'après le cadastre de 1679 (Extrait des Actes du XXIe Congrès de la Fédération des Sociétés académiques et savantes de Languedoc - Pyrénées - Gascogne).
  • Henri-Louis Duclos, Histoire des Ariégeois, 874 pages

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. La superficie publiée par l’Insee est la superficie évaluée en 1975 par le service du cadastre de la Direction Générale des Impôts, corrigée des modifications communales intervenues depuis 1975. Elle comprend toutes les surfaces du domaine public et privé, cadastrées ou non cadastrées, à l'exception des lacs, étangs et glaciers de plus d'un kilomètre carré ainsi que des estuaires et ne correspond pas obligatoirement à la surface géographique[6],[7]
  2. Les normales servent à représenter le climat dans lequel nous vivons. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[17].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  8. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  9. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  11. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  12. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  13. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  14. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[64].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le )
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Commune urbaine-définition » (consulté le ).
  2. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  3. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  4. a b et c « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Lézat-sur-Lèze - Section LOG T2 » (consulté le ).
  5. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Lézat-sur-Lèze - Section LOG T7 » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans l'Ariège - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
  8. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Lézat-sur-Lèze » (consulté le ).
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Lézat-sur-Lèze » (consulté le ).
  10. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 en Ariège » (consulté le ).
  11. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Lézat-sur-Lèze » (consulté le ).
  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 en Ariège » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Lézat-sur-Lèze » (consulté le ).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
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  18. « DEN T5 - Nombre d'établissements par secteur d'activité au 31 décembre 2019 à Lézat-sur-Lèze » (consulté le ).
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Autres sourcesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Carte géologique de Lézat-sur-Lèze » sur Géoportail (consulté le 22 avril 2022).
  3. a et b « Caractéristiques géologiques et hydrogéologiques de la commune de Lézat-sur-Lèze », sur le Système d’information pour la gestion des eaux souterraines (SIGES) en Occitanie (consulté le )
  4. « Notice associée à la feuille n°1034 - Cazères de la carte géologique harmonisée au 1/50 000ème de la France métropolitaine », sur Infoterre, le site du BRGM (consulté le )
  5. Insee, « Comparateur de territoire - Commune de Lézat-sur-Lèze », sur le site de l'Insee (consulté le )
  6. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Indicateurs en données ouvertes (superficie) », sur l'Observatoire des territoires (consulté le )
  7. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Répertoire géographique des communes d'Île-de-France - définition de certains champs (dont la superficie) », sur data.iledefrance.fr (consulté le )
  8. IGN, « Répertoire géographique des communes (RGC) 2014 », sur drive.google.com
  9. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  10. « Le réseau hydrographique du bassin Adour-Garonne. » [PDF], sur draaf.occitanie.agriculture.gouv.fr (consulté le )
  11. « Fiche communale de Lézat-sur-Lèze », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Occitanie (consulté le )
  12. « Carte hydrographique de Lézat-sur-Lèze » sur Géoportail (consulté le 29 octobre 2021).
  13. Sandre, « la Lèze »
  14. Sandre, « l'Aunat »
  15. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  16. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  17. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  18. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  19. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  20. [PDF]« Le changement climatique dans les Pyrénées : impacts, vulnérabilités et adaptation. », sur opcc-ctp.org (consulté le ).
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  64. Présentation des premiers résultats du recensement agricole 2020, Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, 10 décembre 2021
  65. « Fiche de recensement agricole - Exploitations ayant leur siège dans le département de l'Ariège » (consulté le ).
  66. « L'histoire du petit peuple présentée par Urbain Gondal », La Dépêche du Midi,‎ (lire en ligne)