Léon Robin

historien de la philosophie antique

Léon Robin (Nantes, - ) était un philosophe français, spécialiste de philosophie grecque, professeur d'histoire de la philosophie antique à la Sorbonne de 1924 à 1936.

Fils d'un marchand, Robin enseigne à la Faculté des Lettres de Paris depuis 1913. En 1924, il reprend la chaire d'histoire de la philosophie antique, qui avait été supprimée après la mort de Louis Rodier en 1913. En 1927, il est professeur invité à l'Université de Pennsylvanie. Après sa retraite à la chaire de Paris, son successeur est Pierre-Maxime Schuhl. Robin fut par la suite directeur de l'Institut international de Philosophie. 

Léon Robin a traduit en français les dialogues de Platon.

FormationModifier

Élève au lycée de Nantes puis au lycée Charlemagne, Léon Robin étudie à la faculté des Lettres de Bordeaux et à la Sorbonne avant de devenir agrégé de philosophie en 1891[1]. Pour accéder au titre de docteur ès-lettres, il soutient en 1908 ses thèses, dont la principale, La Théorie platonicienne des Idées et des nombres d'après Aristote, sera publiée chez Félix Alcan.

CarrièreModifier

Il enseigne d'abord dans le secondaire, au collège de Compiègne, puis aux lycées de Vendôme et d'Angers[2], avant d'intégrer la faculté des lettres de Caen en 1909, et enfin la Sorbonne, où il enseignera de 1913 à 1937[3]

Outre ces activités d'enseignement, Léon Robin est professeur aux Etats-Unis (Universités de Pennsylvanie et d'Harvard, 1927 et 1929), professeur d'échange à Liège (1929), et délégué aux Congrès internationaux de philosophie d'Harvard (1926), d'Oxford (1930), Prague (1934), ainsi qu'au Congrès d'éducation morale de Cracovie en 1934.

Il intervient également en qualité de collaborateur aux revues l'Année philosophique, Revue philosophique, Revue de métaphysique et de morale, ou encore Revue des études grecques[4].

ŒuvreModifier

Élève et disciple d'Octave Hamelin, il assura avec Léon Brunschvicg la diffusion de ses idées et la publication de ses œuvres ; il édite notamment Le Système d'Aristote, cours professé par Hamelin à l'École normale supérieure en 1904-1905. Il publie de nombreux livres sur la philosophie grecque, et dirige la traduction des œuvres complètes de Platon qui sera publiée en 1950 dans la Bibliothèque de la Pléiade.

DistinctionsModifier

Léon Robin a été lauréat du prix Estrade-Delcros (Académie des sciences morales et politiques) 1910 [5] pour La Théorie platonicienne des idées et des nombres après Aristote et La Théorie platonicienne de l'amour, du prix Bordier (Académie des inscriptions et belles-lettres) ou encore du prix Jappas (Association pour l'encouragement des études grecques).

PublicationsModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • La Théorie platonicienne des idées et des nombres d'après Aristote: étude historique et critique, Paris, Félix Alcan, , 702 p. (lire en ligne)
  • La Théorie platonicienne de l'amour, Paris, Félix Alcan, , 229 p. (lire en ligne)
  • Ėtudes sur la signification et la place de la physique dans la philosophie de Platon, Paris, Félix Alcan, , 96 p.
  • La Pensée grecque et les Origines de l'esprit scientifique, Paris, Renaissance du livre, , 480 p.
  • Platon, Paris, Félix Alcan, , 364 p. (lire en ligne)
  • La Morale antique, Paris, Félix Alcan, , 180 p. (lire en ligne)
  • La Pensée hellénique, des origines à Épicure : questions de méthode, de critique et d'histoire, Paris, Presses Universitaires de France, , 554 p. (lire en ligne)
  • Pyrrhon et le scepticisme grec, Paris, Presses universitaires de France, , 255 p. (lire en ligne)
  • Aristote, Paris, Presses universitaires de France, , 324 p. (lire en ligne)
  • Les Rapports de l'être et de la connaissance d'après Platon, Paris, 1957.

TraductionsModifier

  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 1re partie : Phédon, Paris, Les Belles Lettres,
  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 2e partie : Le Banquet, Paris, Les Belles Lettres,
  • Platon, Œuvres complètes, t. IV, 3e partie : Phèdre, Paris, Les Belles Lettres,
  • Platon, Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade »,

PostéritéModifier

Léon Robin a donné son nom à une unité du CNRS basée à la Sorbonne créée en 1947 par Pierre-Maxime Schuhl : le Centre Léon-Robin.

Notes et référencesModifier

  1. http://rhe.ish-lyon.cnrs.fr/?q=agregsecondaire_laureats&nom=&annee_op=%3D&annee%5Bvalue%5D=1891&annee%5Bmin%5D=&annee%5Bmax%5D=&periode=All&concours=14&items_per_page=10.
  2. Voir Qui êtes-vous ? Annuaire des contemporains. Notices biographiques, Paris, 1924, p. 660 (texte en ligne).
  3. « Distinctions et parcours dans la base Léonore »
  4. Christophe Charle, « 96. Robin (Léon, Eglée, Eugène) », Publications de l'Institut national de recherche pédagogique, vol. 2, no 2,‎ , p. 189–190 (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2020)
  5. Revue néo-scolastique de philosophie 69 (1911) p. 166


Liens externesModifier