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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Léon Grégoire (homonymie) et Grégoire.

Léon Grégoire
Léon Grégoire

Naissance
Suresnes, France
Décès (à 72 ans)
Paris, France
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Années de service 1882-après 1918
Commandement 1re division d'infanterie
Conflits Première Guerre mondiale
Faits d'armes 1916 : Bataille de Verdun
1917 : Bataille du Chemin des Dames
1918 : Bataille de l'Aisne
Distinctions Grand Officier de la légion d'honneur
Croix de guerre 1914-1918

Léon Auguste Joseph Grégoire, né à Suresnes le et mort le à Paris, fut général de division pendant la Première Guerre mondiale.

Sommaire

BiographieModifier

OriginesModifier

Son père Étienne Grégoire était portier consigne de première classe à la forteresse du Mont-Valérien[1].

Il est un descendant attesté du pape Clément IV.

FormationModifier

Léon Grégoire est diplômé de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (1880-1882 : 65e promotion des Kroumirs)[2],[3] et de l'École supérieure de guerre où il obtient en 1891 le brevet d'État-major avec la mention bien.

États de serviceModifier

  • 1880, le 3 octobre : à la mairie de Mézières (Ardennes), engagé volontaire pour cinq ans, sur la liste de recrutement de la classe 1881 de la subdivision de Mézières[4]
  • 1882, le 1er octobre[5] : sous-lieutenant au 132e régiment d'infanterie
  • 1884 et 1885[5] : suit les cours de l'École régionale de tir du camp de Chalons
  • 1887, le 20 janvier[5] : lieutenant au 94e régiment d'infanterie
  • 1892, le 21 janvier[5] : lieutenant au 20e régiment d'infanterie
  • 1893, le 9 juillet[5] : capitaine au 88e régiment d'infanterie
  • 1894, le 26 janvier[5] par décision ministérielle, officier d'ordonnance du général commandant la 66e brigade d'infanterie
  • 1898, le 24 octobre[5] par décision ministérielle, officier d'ordonnance du général commandant la 33e division d'infanterie
  • 1900, le 10 août[5] par décision ministérielle, officier d'ordonnance du général commandant le 7e corps d'armée
  • 1901, le 12 octobre[5] : capitaine au 60e régiment d'infanterie
  • 1903, le 24 août[5] : capitaine adjudant major au 60e régiment d'infanterie
  • 1903, le 4 décembre[5] : officier d'ordonnance du général Dessirier, gouverneur militaire de Paris
  • 1904, le 30 mars[5] : chef de bataillon
  • 1906, le 24 juin[5] : chef de bataillon au 102e régiment d'infanterie
  • 1908, le 25 décembre[5] : chef d’état-major de la 15e division
  • 1910, le 28 septembre[5] : chef d’état-major du 17e corps d’armée
  • 1911, le 27 mars[6] : lieutenant-colonel
  • 1914, le 1er novembre[6] : colonel
    • 1914 : batailles de Belgique, de la Meuse, de la Marne
    • 1914 : bataille de l'Artois
  • 1916, le 7 octobre[6] : général de brigade, commandant[7] la 1re division d'infanterie (1er corps d'armée)
  • 1918, le 23 décembre[6] : général de division
    • bataille de Noyon en mars où le 1er régiment de la division Grégoire fait preuve d'une « excellente attitude »[8]
    • bataille de l'Aisne
    • le 15 décembre 1918, le général Grégoire participe avec ses troupes au défilé de Mayence[9]
  • 1919, en Allemagne du 6 juillet au 23 octobre

En 1922, Léon Grégoire est nommé gouverneur de Lille[10].

Libération de la LorraineModifier

 
Inauguration de l'avenue du Général-Grégoire le à Saint-Avold.

En , il met en marche sa Division vers la Lorraine. À Saint-Avold, le , une réception solennelle est organisée pour la reconquête de la Lorraine. Le général Grégoire entre à cheval à la tête de ses troupes.

Citations et décorationsModifier

Citations à l'ordre de l'arméeModifier

Le , il est cité à l'ordre de la 1re armée française : « a fait preuve des plus belles qualités de chef dans la préparation et l'exécution d'une attaque ; a su animer ses troupes de la volonté de vaincre et, par ses habiles dispositions a obtenu un brillant succès qui s'est traduit par l'enlèvement de trois lignes de défense puissamment fortifiées et par une avance de plus de trois kilomètres[11]. »

Le , il est cité à l'ordre de la Xe Armée par le général d'armée Charles Mangin, à l'issue de la seconde bataille de la Marne : « Après les combats de mai-juin au sud de Soissons, a rapidement réorganisé sa division qui venait d'être très éprouvée, en a poursuivi l'amalgame et l'entraînement dans une série d'actions de détail très rudes aux lisières de la forêt de Retz. En a fait une magnifique troupe d'attaque digne des traditions de la 1re division. Le au soir, a exécuté une délicate manœuvre de débordement et a enlevé l'importante position de Saint-Rémy-Blangy, a vigoureusement poursuivi jusqu'à la voie ferrée de Grand Rozoy, s'emparant de trente canons et d'un important matériel dans une série de rudes combats du 19 au 23 juillet[6],[12]. »

DécorationsModifier

HommagesModifier

Des rues dans les villages libérés portent son nom. C’est le cas notamment à Stiring-Wendel[16] où l'exposition Le général Grégoire, un acteur de la Grande Guerre est organisée en [17],[18].

En , la commune de Ville dans l'Oise présente l'exposition « Les généraux Grégoire et de Villéméjane, Ville et la Grande guerre »[19].

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Liens familiauxModifier

 
Château de Ville, peinture de Léon Grégoire en 1927 (collection privée).

Léon Grégoire était très lié à son cousin, le général François de Villeméjane. En 1915, ce dernier est relevé du commandement de la 33e division d'infanterie par le général Joffre « pour avoir fait preuve le d'une impéritie qui a coûté des pertes sensibles surtout en prisonniers, notamment la perte de toute une artillerie divisionnaire ». Il est cocasse de noter que le journal de marche mentionne alors que le 17e corps d'armée (dont dépendait la 33e division) avait à cette époque comme chef d'état-major, le lieutenant-colonel Léon Grégoire[20].

François de Villeméjane et Léon Grégoire étaient cousins par alliance, et malgré ces revers, les deux cousins étaient très liés. Léon Grégoire séjournait régulièrement à Ville, où il possédait une maison proche du château, propriété appartenant à Marie de Beauquesne, l'épouse de François[21]. C'est dans sa maison de Ville que mourut le Germaine Mimerel, l'épouse de Léon Grégoire.

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Famille de Beauquesne
 
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Famille Le Bas
 
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Famille Mimerel
 
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Famille Scrive
 
 
 
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Joseph Saturnin de Peytes
1741 — 1819
 
Marie Josèphe Tannique de Saint-Lanne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Antoine Mimerel
1750 — 1828
 
 
 
Florence Le Bas
1761 — 1830
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Antoine de Beauquesne
1766 — 1838
 
 
 
Anne Rouvairolis Rigaud de Villedieu
 
Jean Eloy Fortuné de Peytes de Montcabrier
 
Lucie Dominique de Bedos de Campan
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Auguste Mimerel
1786 — 1871
 
 
 
Marie Flahaut
1792 — 1875
 
 
 
Antoine Mimerel
1788 — 1867
 
 
 
Stéphanie Durand
1795 — 1843
 
 
 
Henri Gustave de Beauquesne
1807 — 1889
 
 
 
Théonie
de Peytes de Montcabrier
1814 — 1891
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Auguste Mimerel
1812 — 1881
 
 
 
Laure Scrive
1817 — 1863
 
 
 
Antoine Mimerel
1823 — 1912
 
 
 
 
 
 
 
Gabrielle de Beauquesne
1835 — 1900
 
Henri de Beauquesne
1833 — 1909
 
 
 
Marie Sézille de Biarre
1838 — 1905
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Auguste Mimerel
1839 — 1889
 
 
 
 
 
 
Léon Grégoire
1861 — 1933
 
 
Germaine Mimerel
1869 — 1948
 
 
 
 
François de Villeméjane
1852 — 1941
 
 
Marie de Beauquesne
1867 — 1921
 
 
 
 

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, Paris, mai 1991
  • Gérard Géhin et Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la grande guerre 1914-1918, t. 1 : A-K, Paris, Archives & culture, , 519 p. (ISBN 978-2-350-77058-1, OCLC 601139912), p. 401
  • Biographie de Léon Grégoire sur le site non-officiel de l'École supérieure de guerre.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, p. 37.
  2. Gérard Géhin, Jean-Pierre Lucas, Dictionnaire des généraux et amiraux français de la Grande Guerre (1914 - 1918), p. 401.
  3. Général de brigade (2s) Jean Boÿ, Historique de la 65e promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr (1880-1882), promotion des Kroumirs, 30 juin 2011, [lire en ligne].
  4. a et b « Cote LH/1196/1 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. a b c d e f g h i j k l m n et o Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, p. 39.
  6. a b c d et e Alexandre Beauquesne, Beauquesne, premières notes historiques et généalogiques d'une branche émigrée en Languedoc, p. 40.
  7. Site consacré à l'histoire de l'armée française pendant la Première Guerre mondiale
  8. Général Palat, Une division de cuirassiers à pied du 21 au 26 mars 1918, Revue d'histoire de la guerre mondiale, Société de l'histoire de la guerre, Paris, janvier 1925, p. 45, [lire en ligne].
  9. Le Figaro du 16 décembre 1918, [lire en ligne].
  10. Le Figaro du [lire en ligne].
  11. Journal officiel du , cité dans le Bulletin ardennais du .
  12. Copie manuscrite de la citation, archives familiales.
  13. Journal officiel de la République française.
  14. Journal officiel de la République française.
  15. Journal officiel du 13 avril 1906.
  16. Site de la ville de Stiring-Wendel.
  17. « EXPOSITION LE GENERAL GREGOIRE UN ACTEUR DE LA GRANDE GUERRE », sur le site « Moselle Tourisme » (consulté le 23 octobre 2014).
  18. « Le général Grégoire : acteur de la Grande Guerre », sur le site du quotidien Le Républicain lorrain, (consulté le 9 novembre 2014).
  19. Vill'Infos no 89, 4e trimestre 2016, p. 7 sur 20.
  20. Alexandre Beauquesne, p. 63.
  21. « Le Château de Ville et son Histoire », sur le site de la mairie de Ville (consulté le 16 mars 2010).