Léon Charles Thévenin

ingénieur français
Léon Charles Thévenin
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Léon Charles Thévenin

Naissance
Meaux (France)
Décès (à 69 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Domaines Électrocinétique
Institutions École professionnelle supérieure des postes et télégraphes (EPSPT)
Diplôme École polytechnique
École supérieure de télégraphie
Renommé pour Théorème de Thévenin

Léon Charles Thévenin ( à Meaux - à Paris) est un ingénieur en télégraphie français. Il est l'auteur du théorème de Thévenin.

BiographieModifier

Diplômé de l'École polytechnique (promotion X1876) et de l'École supérieure de télégraphie (EST) en 1879, il entre en 1890 dans la jeune Administration des postes et télégraphes. Dans le même temps, il s'occupe de cours de mathématiques, et mène ses propres recherches en électricité[1].

Il publie en 1883 une formule de simplification des schémas électriques qui est devenue célèbre sous le nom de théorème de Thévenin, en étudiant les lois de Kirchhoff dérivées de la loi d'Ohm.

Il est à l'origine du décret de 1895 qui confie aux ingénieurs des télégraphes le contrôle des installations électriques industrielles.

Dès la création de l'École professionnelle supérieure des postes et télégraphes (EPSPT), en 1888, qui remplace l'EST, il est chargé d'y enseigner les mathématiques et l'électricité puis, en 1896, il est nommé directeur de l'école à la suite de Jacomet[1],[2]. À ce poste, il conduit des études qui influenceront la manière de construire les réseaux électriques. Il demande que soit renforcé le laboratoire de l'École pour y mener des recherches plus ambitieuses, mais cette requête ne sera satisfaite qu'en 1916, deux ans après son départ à la retraite. En 1901, il est remplacé à la tête de l'EPSPT par Édouard Estaunié mais continue de dispenser des cours de mécanique à l'Institut national agronomique[3].

Jusqu'à sa retraite, il devient alors directeur des Ateliers du boulevard Brune, où il s'occupe des machines fabriquant les timbres-poste.

Quelque peu isolé à la fin de sa vie au sein de l'Administration à cause de son attrait avancé pour la recherche, il est de nos jours bien mieux reconnu. Il meurt le dans le 13e arrondissement de Paris[4].

Son nom est donné à un navire câblier à propulsion électrique de la compagnie France Télécom Marine.

Un amphithéâtre porte son nom à Télécom Paris.

Notes et référencesModifier

  1. a et b H. Thomas, « Léon Thévenin », Annales des Postes, Télégraphes et Téléphones, vol. 15,‎ , p. 1090–1098
  2. (en) A. Butrica, « The Ecole superieure de Telegraphie and the Beginnings of French Electrical Engineerng Education History », IEEE Transactions on Education,‎
  3. C. Suchet, « Léon Charles Thévenin », Elec. Eng., vol. 68, no 10,‎ , p. 843–844
  4. Archives de Paris 13e, acte de décès no 3963, année 1926 (page 28/31)

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

Articles connexesModifier

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