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L'Horreur économique

essai de Viviane Forrester
L'Horreur économique
Langue
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Genre
Distinctions

L'Horreur économique est un essai de Viviane Forrester paru en 1996 aux éditions Fayard et ayant reçu la même année le Prix Médicis essai. Cet ouvrage - écrit après le suicide d'un de ses deux fils [1] - a connu un succès surprenant pour un genre réputé austère (350 000 exemplaires vendus en 2000, traduction en 24 langues). Sa dénonciation de ce qu'elle appelle le totalitarisme financier eut un succès inattendu, notamment en France, et fut un signe annonciateur de l'émergence de la réflexion altermondialiste.

Origine du titreModifier

Le titre évocateur provient d'un texte en prose d'Arthur Rimbaud dans les Illuminations, intitulé « Soir historique ».

« En quelque soir, par exemple, que se trouve le touriste naïf, retiré de nos horreurs économiques... »

RésuméModifier

Sur un ton inhabituel, Viviane Forrester dénonce les discours habituels, qui masquent les signaux d'un monde réduit à n'être plus qu'économique (ou même pire : financier, virtuel).

Selon elle « nous vivons au sein d'un leurre magistral, d'un monde disparu que nous nous acharnons à ne pas reconnaître tel ». « Quand prendrons-nous conscience qu'il n'y a pas de crise, ni de crises, mais une mutation ? » « Le chômeur subit une logique planétaire qui suppose la suppression de ce qu'on nomme le travail… qui se réduit comme une peau de chagrin ». La priorité va au profit ; « c'est ensuite qu'on se débrouille avec les miettes de ces « fameuses créations de richesses » ». Escamoté le monde de l'entrepreneur au profit des « multinationales, du libéralisme absolu, de la globalisation, de la mondialisation, de la déréglementation, de la virtualité ».

CritiquesModifier

Dans son livre Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, Johan Norberg critique l'idée exposée dans l'Horreur économique selon laquelle le libre-échange mondialisé détruirait la majeure partie des emplois. S'appuyant sur des chiffres et des statistiques, Norberg prétend que cette théorie selon laquelle la quantité de travail est toujours constante est contredite par les faits[2].

RéférencesModifier

  1. préface d’Antoinette Fouque au Dictionnaire universel des créatrices, novembre 2013 éditions Des femmes
  2. Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste, chapitre 3 : Le libre-échange c'est équitable, dans « Il y a toujours du travail à faire », page 116.

Voir aussiModifier