L'Homme au complet blanc

film sorti en 1951
L'Homme au complet blanc

Titre original The Man in the White Suit
Réalisation Alexander Mackendrick
Scénario John Dighton
Alexander Mackendrick
Roger MacDougall*
Musique Benjamin Frankel
Acteurs principaux
Sociétés de production J. Arthur Rank Organisation
Ealing Studios
Pays de production Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Comédie
Film de science-fiction
Durée 85 minutes
Sortie 1951

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Homme au complet blanc (titre original : The Man in the White Suit) est un film comique de science-fiction satirique britannique produit par Ealing Studios et réalisé par Alexander Mackendrick, sorti en 1951. Le thème central du film se veut celui du savant qui mène des recherches à la fois contre les patrons de l'''establishment'' ainsi que contre les syndicats d'ouvriers des usines textiles, qui tentent tous de supprimer son invention.

SynopsisModifier

Le film s'ouvre avec un narrateur, Alan Birnley, qui explique au spectateur, que l'industrie du textile anglais vient d'éviter la pire des catastrophes de son histoire. Il se met alors à raconter ce qui est arrivé quelques semaines auparavant... Sidney Stratton, un chimiste sans le sou, conduit des recherches qui le mènent sur la voie d'une découverte susceptible de révolutionner l'industrie textile : le tissu inusable et insalissable. Afin de tester sa découverte, il se fait embaucher dans les filatures et parvient à s'introduire dans les services de recherche. Après de nombreux essais infructueux et autant de dégâts dans les laboratoires, avec l'appui d'Alan Birnley, un gros industriel, la découverte de Stratton semble tout d'abord être un succès.

Corollairement, son succès scientifique se double de succès amoureux : la ravissante fille de Birnley, Daphné, le serre de près, tandis que du côté des "cols bleus", une pétulante déléguée syndicale au buste avantageux lui lance des regards enamourés.

Toutefois les magnats du textile et les syndicats ouvriers entreprennent bien vite d'empêcher l'exploitation d'une invention dans laquelle ils ne voient qu'une dangereuse menace pour leur industrie et leur travail. Après un concours de circonstances burlesques, Sidney est enfermé dans la chambre de Birnley. Avec l'aide de la fille de ce dernier, il arrive à s'échapper avec l'intention de révéler sa découverte à la presse. Il est alors poursuivi en pleine nuit à la fois par les ouvriers et par les patrons. Du fait de son complet blanc immaculé, infroissable et insalissable en tissu miracle, un rayonnement le rend facile à repérer au cours d'une chasse à l'homme échevelée où les barons du textile le chassent en Rolls-Royce et les ouvriers à pied ou en vélo.

Au moment où Sidney est acculé de toute part, la pluie se met à tomber en averse et on s'aperçoit que le tissu se dégrade sous l'action de l'eau de pluie, défaut pour le moins gênant sous le climat britannique. Ce léger détail lui évite un lynchage en règle alors que tout le monde s'en va, en laissant le pauvre inventeur seul dans la rue.

A la fin du film, sous le regard de Birnley, Sidney désormais licencié, part en relisant ses notes et, à son attitude, il semble qu'il ait vu où réside le problème, laissant la voie ouverte à une prochaine nouvelle invention.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

MusiqueModifier

La bande sonore comprend un réjouissant air de mambo à base de glouglous et de gargouillis émanant des tubes à essai à chaque scène de laboratoire.

NominationsModifier

Réception critiqueModifier

  • « L'Homme au complet blanc est un film absolument formidable. Aujourd'hui, c'est un petit classique, mais je me souviens du titre de l’Observer, je crois, à l'époque : « Film ignoble ». Le critique, qui n'y avait rien compris, ne s'attendait à rien d'autre qu'une bonne rigolade. » Alec Guinness.
  • « Une interprétation géniale de Guinness » Édouard Waintrop dans Libération.
  • « Un film très en avance. Certaines séquences annoncent et égalent les meilleures réussites de Godard et de Buñuel » Charles Barr, Ealing Studios[1].

Notes et référencesModifier

  1. Citations reprises de la jaquette du dvd du film, édition citée plus bas

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

VidéographieModifier

  •   zone 2 : L'Homme au complet blanc, StudioCanal « collection Ealing Studios, dir. Bertrand Tavernier », 2004, EAN 3-259130-217698. — L'édition comporte comme suppléments une présentation du film par Stephen Frears, une autre par Bertrand Tavernier.

Liens externesModifier

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