Ouvrir le menu principal

L'Estréchure

commune française du département du Gard

L'Estréchure
L'Estréchure
Église de Saint-Martin-de-Corconac.
Blason de L'Estréchure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Le Vigan
Canton Le Vigan
Intercommunalité Communauté de communes Causses Aigoual Cévennes
Maire
Mandat
Bernadette Macquart
2014-2020
Code postal 30124
Code commune 30108
Démographie
Population
municipale
163 hab. (2016 en diminution de 8,94 % par rapport à 2011)
Densité 8,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 33″ nord, 3° 47′ 02″ est
Altitude Min. 271 m
Max. 1 166 m
Superficie 19,34 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte administrative du Gard
City locator 14.svg
L'Estréchure

Géolocalisation sur la carte : Gard

Voir sur la carte topographique du Gard
City locator 14.svg
L'Estréchure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
L'Estréchure

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
L'Estréchure

L'Estréchure est une commune française située dans le département du Gard, en région Occitanie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune est située dans le nord-ouest du département du Gard. Elle est limitrophe de la Lozère.

Communes limitrophesModifier

Hameaux et lieux-ditsModifier

  • Saint-Martin-de-Corconac, hameau situé sur la route menant à Lasalle. Ce chemin desservant la vallée au Moyen Âge a laissé sa trace fréquentée aujourd'hui par les randonneurs, il s'agit du sentier dit de la Diligence ;
  • Millérines.

Hydrographie et reliefModifier

L'Estréchure s'étend le long du Gardon à une altitude de 300 m et plus pour certains écarts.

ClimatModifier

En septembre 2002, la commune a subi une violente crue au cours de ce qu'on appelle un épisode cévenol.

ToponymieModifier

Occitan Estrechour, du roman espagnol estrechura, du catalan estretura : étroitesse, rétrécissement[2].

Sa racine occitane est estrech du catalan estret, du bas latin strictum : chemin resserré, lieu étroit, détroit, défilé[2].

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Le hameau de l'Estréchure faisait autrefois partie de Saint-Martin-de-Corconac[3], Mansus de Corsenaco dans le cartulaire de la seigneurie d'Alais en 1345[3], puis Prioratus Sancti-Martini de Corquonaquo en 1444[3]. Le blason de l'Estréchure vient de cette filiation, il représente saint Martin partageant son manteau avec un indigent.

Époque moderneModifier

Lors de la guerre des Cévennes, l'église et le presbytère de Saint-Martin-de-Corconnac sont incendiés en novembre 1702 par les Camisards de Salomon Couderc. L'abbé Goiffon relatera cet événement à la fin du XIXe siècle.

Révolution française et EmpireModifier

En 1793, la commune de Saint-Martin-de-Corconac porte provisoirement le nom de Corconac[3].

Époque contemporaineModifier

La construction, en 1870, de la nouvelle route départementale D907 favorise le développement d'un nouveau village au lieu-dit l'Estréchure que l'on peut repérer sur la carte de Cassini. Ce n'est qu'en 1873 que le village prend le nom de l'Estréchure. Par la suite Saint-Martin-de-Corconac se rattachera à l'Estréchure[interprétation personnelle].

En 1910, l'Estréchure compte 580 habitants vivant de l'agriculture, de l'élevage, d'un métier artisanal ou de la culture du ver à soie et des activités des deux filatures du village. La nourriture est largement constituée de plats à base de châtaigne qui se substituent au pain, le châtaignier étant surnommé arbre à pain. L'activité liée au ver à soie qui constitue une ressource importante pour le village périclite dès le début du XXe siècle et entraîne la fermeture des filatures, la première en 1935 (Viala et Girot), la seconde en 1955 (la Prolétarienne). L'exode rural s'accentue, c'est la fin d'un Âge d'Or durant lequel on a pu compter jusqu'à 80 fileuses.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Article détaillé : Liste des maires de L'Estréchure.
Liste des maires successifs[4].
Période Identité Étiquette Qualité
1825 1826 Méjanelle de Perjurade    
1826 1851 Jean Louis Gras    
1851 1870 Édouard Gras    
1870   Ulysse Campredon    
  1880 Maurel David    
1880 1904 Marius Pascal    
1904 1914 Ulysse Girot    
1914 1936 Edmond Pascal   Conseiller général
1936 1940 Louis Maurin    
1940 1944 Léon Aurès    
1944 1946 Eugène Deleuze    
1946 1951 Louis Maurin    
1951 1953 Arthur Julien    
1953 1965 H. Perrier    
1965 1979 Maxime André    
1979   Gustave Manoel    
         
2001 En cours Bernadette Macquart UDF puis NC  
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 163 habitants[Note 1], en diminution de 8,94 % par rapport à 2011 (Gard : +3,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
610464484520576548606603611
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
605569592561583600612567580
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
571575553453469513357293295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
228176158150140143159174163
2016 - - - - - - - -
163--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

SantéModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

CultesModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

EmploiModifier

Entreprises de l'agglomérationModifier

Secteurs d'activitésModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices civilsModifier

Édifices religieuxModifier

 
Église de Saint-Martin de Corconac.
  • Église de Saint-Martin-de-Corconac.

Patrimoine culturelModifier

Patrimoine naturelModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis Frédéric Lucien Hierle (artiste-peintre) est né à L'Estréchure le 16 avril 1856 (1). Il décédé à Paris 10e, le 20 août 1906 (2).[pourquoi ?].

HéraldiqueModifier

  Blason D'azur, à un saint Martin à cheval, d'or[3].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b (oc + fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 1073, t. 1
  3. a b c d et e Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 79 et 218
  4. « Monographie de Raymond Vaquier », sur pagesperso-orange.fr (consulté le 31 mars 2015)
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :