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L'Empereur de Paris

film sorti en 2018 et réalisé par Jean-François Richet
L'Empereur de Paris
Description de l'image L'empereur de Paris Logo.jpg.

Réalisation Jean-François Richet
Scénario Éric Besnard
Acteurs principaux
Sociétés de production Mandarin Cinéma
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre policier historique
Durée 120 minutes
Sortie 2018

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Empereur de Paris est un film policier historique français réalisé par Jean-François Richet, sorti en 2018. Il s’agit de la troisième collaboration entre le réalisateur Jean-François Richet et l'acteur Vincent Cassel après le diptyque L'Instinct de mort / L'Ennemi public no 1 (2008) et Un moment d'égarement (2015).

SynopsisModifier

 
Portrait d'Eugène-François Vidocq, ici âgé de 61 ans, par Achille Devéria.

En 1805, Eugène-François Vidocq, une légende des bas-fonds parisiens pour ses multiples évasions, est emprisonné une fois de plus dans un bagne flottant. Il disparaît pendant des années après une nouvelle évasion, avant de réapparaître sous les traits d'un marchand drapier. Bientôt rattrapé par son passé, il est accusé par deux voyous d'un crime qu'il dit n'avoir pas commis et arrêté par la police. C'est le début d'une longue lutte pour sa réhabilitation, au cours de laquelle il met sa connaissance du milieu au service de la « brigade de sûreté » de Paris avec un petit groupe de proscrits et de marginaux dont le rôle est d'infiltrer le crime organisé. En raison de ses résultats exceptionnels, il s'attire les foudres des policiers classiques, ainsi que de la pègre qui met sa tête à prix.

Sur fond de règlements de comptes, une métaphore des rapports sociaux bouleversés par la Révolution et de la difficile stabilisation de l'Empire napoléonien.

Fiche techniqueModifier

  Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

DistributionModifier

Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Gaumont.

ProductionModifier

 
La titulaire du premier rôle féminin du film, Olga Kurylenko, ici aux Césars 2018.

Genèse et développementModifier

Le projet est révélé, en , par Vincent Cassel lors d'une interview où il explique : « C'est une histoire vraie. C'est une figure importante de la culture française même s'il n'est pas très connu. Ça raconte l'histoire de la France à ce moment, le Premier Empire, post-Révolution… Comment est-ce qu'on met Paris au pas… Napoléon était l'empereur de son Empire mais il n'était pas l'Empereur de Paris. C'est d'ailleurs pour cela que le film s'appelle ainsi pour désigner Vidocq[3]. »

Vincent Cassel retrouve le réalisateur Jean-François Richet, après le diptyque L'Instinct de mort / L'Ennemi public no 1 (2008) et Un moment d'égarement (2015). Tous deux, ils avaient pourtant envisagé, en 2011, de faire un diptyque sur La Fayette, proche de la période de L'Empereur de Paris, mais le projet n'a pas abouti[4].

TournageModifier

Le tournage débute le [3]. Entre le 19 octobre et le 10 novembre 2017, des scènes seront tournées sur « La Base », l'ancienne base aérienne 217 située près de Brétigny-sur-Orge et du Plessis-Pâté dans l'Essonne[5],[6],[7].

La production s'est également installée dans les châteaux de Vaux-le-Vicomte et Fontainebleau en Seine-et-Marne[8] ainsi que dans la cathédrale Saint-Maclou de Pontoise[9].

Pour les besoins du film, Vincent Cassel a pris 15 kilos au cours de l'été 2017. Le 17 décembre 2018 sur Europe 1, il déclare qu'il a « beaucoup mangé et poussé de la fonte » car il était trop « fluet » pour le personnage de Vidocq, qui était un homme plutôt imposant. Déjà sur Europe 1 le 16 décembre 2018, Jean-François Richet avait indiqué que Cassel avait pris « 15 ou 20 kilos » à sa demande, comme il lui avait déjà demandé pour le tournage du diptyque Mesrine en 2007.

Au sujet de sa brochette d'acteurs (Cassel, Chesnais, Luchini), le réalisateur avoue qu'il « arrive parfois à être spectateur quand [je] les dirige »[10].

Post-productionModifier

Pour les effets visuels, Jean-François Richet fait appel à Alain Carsoux, qui avait dirigé la création de ceux de L'Instinct de mort et L'Ennemi public no 1[11]. Le film contient environ 450 plans impliquant des effets visuels[11]. Les effets spéciaux numériques permettent notamment d'ajouter les étages supérieurs des bâtiments et rues des décors construits sur la base aérienne 217, qui ne consistaient qu'en des rez-de-chaussée[11],[12]. Le film montre des reconstitutions du Paris du début du XIXe siècle, quelques décennies avant les transformations haussmanniennes, et s'achève sur un long plan montrant le palais des Tuileries avec, en fond, le jardin des Tuileries, l'Arc de triomphe, la Rue de Rivoli en construction et les rives de la Seine[11].

AccueilModifier

Festival et sortiesModifier

Le 3 novembre 2018, une avant-première mondiale a lieu lors de l'Arras Film Festival 2018, dans la ville natale de Vidocq, en présence de Vincent Cassel et Jean-François Richet[13]. À cette occasion, la municipalité d'Arras inaugure une rue « Eugène-François Vidocq », la plaque étant dévoilée par Vincent Cassel lui-même[14].

Accueil critiqueModifier

L'Empereur de Paris

Score cumulé
SiteNote
Allociné 
Compilation des critiques
PériodiqueNote
CinéSéries 
Première 
Le Monde 

En France, le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 2,9/5, et des critiques spectateurs à 3,4/5[15].

CinéSéries écrit : « L’Empereur de Paris est un excellent film, qui résout beaucoup de problématiques. Celle de réussir un blockbuster intelligent, celle de parler d’une identité et d’un inconscient collectif avec amour et au plus grand nombre »[16]. Un avis partagé par Le Point : « Le beau film d'action historique de Jean-François Richet rend enfin justice au célèbre ex-bagnard devenu chef de la sûreté sous Bonaparte », tandis que Première évoque « un film sombre et réaliste ».

Du côté de Ouest-France, on est bien plus mitigé : « Spectaculaire, sombre, souvent puissant, parfois maladroit, L'Empereur de Paris n'arrive pas à être à la mesure de sa propre ambition ».

Box-officeModifier

En février 2019, Le Film français révèle que, sur l'unique base du box-office français — donc sans prendre en compte les ventes vidéo, les droits de diffusions à la télévision et le box-office international —, L'Empereur de Paris n'a pas été un film rentable (seulement 12,82 % de rentabilité), qu'il n'a pas été vu par suffisamment de spectateurs pour amortir son énorme budget[18].

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « L'Empereur de Paris : critique Vidocq en toc », sur EcranLarge.com (consulté le 15 décembre 2018)
  2. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  3. a et b « Après Mesrine, Vincent Cassel devient Vidocq pour Jean-François Richet », sur Le Figaro, (consulté le 10 octobre 2017).
  4. « Vincent Cassel sera Vidocq pour Jean-François Richet », sur Allociné, (consulté le 2 juillet 2018).
  5. La Base - Cœur d'Essonne Agglomération
  6. « La Base accueille le tournage de L'empereur de Paris (Vidocq), le nouveau film de Jean-François Richet ! », sur Cœur d'Essonne Agglomération, (consulté le 10 octobre 2017)
  7. Appel au casting de figurants - Communauté d'agglomération Cœur d'Essonne Agglomération
  8. « Fontainebleau : Jean-François Richet tourne « Vidocq », au château », sur Le Parisien, (consulté le 12 juin 2018)
  9. « Pontoise : Vincent Cassel se cache dans la Cathédrale Saint-Maclou », sur Le Parisien,
  10. « Jean-François Richet : "Vidocq est un personnage plutôt terre à terre, plutôt un sanglier" », sur Europe 1 (consulté le 17 décembre 2018)
  11. a b c et d (en) Vincent Frei, « The Emperor of Paris : Aurélie Lajoux — VFX supervisor — CGEV », sur www.artofvfx.com, (consulté le 8 août 2019).
  12. Compagnie Génerale des effets visuels, [vidéo] L’Empereur de Paris Breakdown sur Vimeo, 2018.
  13. Fabien Bidaud, « Arras : Vincent Cassel rend « honneur au fils d'Arras » en dévoilant la rue Vidocq », sur La Voix du Nord, (consulté le 3 novembre 2018).
  14. Gilles Durand, « Cinéma : La ville d'Arras rend hommage à Vidocq, avec Vincent Cassel », sur www.20minutes.fr, 20 minutes, (consulté le 3 novembre 2018).
  15. « L'Empereur de Paris », sur Allociné (consulté le 28 décembre 2018).
  16. « Critique de L'Empereur de Paris (Film, 2018) », sur CinéSéries, (consulté le 10 janvier 2019)
  17. JP-Boxoffice.com ; page du film L'Empereur de Paris, consulté le 5 janvier 2019.
  18. Bastien Hauguel, « Le top 10 des films français les plus rentables de 2018 », sur www.lepoint.fr, Le Point, (consulté le 16 août 2019) : « Parmi les productions dont le budget dépasse les 15 millions d'euros, et qui affichent un taux de rentabilité inférieur à 25 % (et qui n'ont donc pas amorti leur coût), on peut citer Les Aventures de Spirou et Fantasio (5,37 %), Un peuple et son roi (6,65 %), Les Frères Sisters (8,43 %), Gaston Lagaffe (9,97 %) ou encore L'Empereur de Paris (12,82 %) ».

Liens externesModifier