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L'Attrape-cœurs

roman de J. D. Salinger
Ne doit pas être confondu avec L'Arrache-cœur.

L'Attrape-cœurs
Image illustrative de l’article L'Attrape-cœurs
Titre original de L'Attrape-cœurs : The Catcher in the Rye

Auteur J. D. Salinger
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Roman
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The Catcher in the Rye
Éditeur Little, Brown and Company
Date de parution 1951
Version française
Traducteur Jean-Baptiste Rossi
Éditeur Robert Laffont
Lieu de parution Paris
Date de parution 1953
Nombre de pages 256 p.

L'Attrape-cœurs (titre original : The Catcher in the Rye) est un roman de l'américain J. D. Salinger publié en 1951. Depuis l'année de sa parution, plus de 65 millions d'exemplaires ont été vendus dans le monde et il s'en vendrait environ 250 000 chaque année[1],[2].

Constituant l'une des œuvres les plus célèbres du XXe siècle et un classique de la littérature américaine, il a marqué des générations de lecteurs. Il est à ce titre encore beaucoup étudié dans les écoles aux États-Unis et au Canada, bien que son usage ait été critiqué en raison de certains des thèmes abordés (décrochage scolaire, alcool, prostitution) et du niveau de langue (langage familier et souvent injurieux). La notion d'antihéros débute alors aux États-Unis et choque le grand public.

Le titre original du roman (The Catcher in the Rye) fait référence au poème écossais Comin' Thro' the Rye de Robert Burns.

Sommaire

RésuméModifier

Écrit à la première personne, L'Attrape-cœurs relate trois jours dans la vie d'Holden Caulfield. L'adolescent est exclu de son lycée Pencey Prep à la veille des vacances de Noël et erre seul dans la ville de New York.

Holden Caulfield évoque ses relations avec ses camarades de Pencey, en particulier Stradlater et Ackley, qu'il qualifie de superficiels. Après avoir été renvoyé du lycée, il fait rapidement ses bagages et quitte son internat dans la soirée. Il décide de ne pas regagner directement l'appartement familial et prend un train pour New York où il réserve une chambre dans un hôtel sordide, Edmont Hotel. Il rencontre trois jeunes filles de Seattle (« trois filles plutôt moches », selon lui) dans un bar et passe la nuit à danser. Caulfield invite une prostituée dans sa chambre et discute avec elle, préférant ne pas avoir de rapports sexuels. Il la paye pour la remercier de lui avoir accordé du temps. La prostituée, Sunny, revient plus tard lui réclamer davantage d'argent. Holden refuse et reçoit un coup violent à l'estomac de la part d'un proxénète.

Le jeune homme passe deux jours en ville, largement caractérisés par l'ivresse et la solitude. Dans un musée, il compare sa vie à celles des statues, qui sont figées et ne changent jamais. L'adolescent est effrayé et angoissé à l'idée de devenir adulte. Il se pourrait que ses doutes aient, en partie, été causés par la mort de son frère, Allie.

Holden Caulfield retourne en cachette et sans faire de bruit chez ses parents pour prendre des nouvelles de sa petite sœur Phoebé, « une petite crevette » de 10 ans qui se trouve être la seule personne qu'il aime littéralement et avec qui il peut communiquer aisément. Le sens du titre est donné dans ce chapitre, lorsque Holden et Phoebé parlent du poème de Robert Burns, Comin' Thro' the Rye. L’adolescent s'imagine dans un champ de seigle avec des milliers de petits « mômes ». Il est au bord d'une falaise et doit empêcher les enfants de tomber, s'ils courent sans regarder où ils vont ou s'ils s'approchent trop près du vide. Il serait « l'attrape-cœurs » (« the catcher in the rye »). Ce rêve est interprété comme un désir d'empêcher les enfants de grandir, Caulfield considérant les adultes comme des êtres faux et corrompus (le mot « phony » est utilisé de nombreuses fois dans la version originale du livre).

Holden Caulfield rend ensuite visite à son ancien professeur d'anglais, M. Antolini, qui lui propose de rester chez lui pour la nuit. Ils bavardent tous deux durant un long moment, le professeur donne des conseils à l'adolescent sur la façon de mener sa vie et de poursuivre des études. Mais durant la nuit, Caulfield se réveille brusquement et surprend M. Antolini en train de lui caresser la tête d'une façon qui lui semble « perverse ». Il quitte alors précipitamment l'appartement du professeur. Il se demande plus tard si son interprétation du geste de M. Antolini n'était pas exagérée.

Caulfield cherche à s'enfuir vers l'ouest et confie son projet à Phoebé, qui insiste pour partir avec lui, peu importe où il ira. Il refuse de l'emmener, se rendant compte que lui-même ne pourra pas le faire. Ils vont ensuite au zoo ; Holden regarde sa petite sœur sur un manège, admiratif et nostalgique à la fois. À la fin du livre, Holden ne veut pas parler de son présent, le trouvant sans importance. L'adolescent âgé de 17 ans se trouve dans un hôpital psychiatrique (il explique qu'il est tombé malade et parle du « psychanalyste qu'ils ont ici »). Il précise qu'il entrera dans un nouveau lycée à l'automne, et avoue que les personnes qu'il a citées dans le roman lui manquent.

ContenuModifier

Bien que L'Attrape-cœurs ne soit pas un récit autobiographique traditionnel, il s’agit pourtant de l’histoire d’une vie. Le livre est écrit à la première personne et constitue un récit détaillant trois journées déterminantes dans la vie d’un adolescent new-yorkais, Holden Caulfield.

Le narrateur s’en défend bien : « Je ne vais pas vous faire entièrement ma saleté d’autobiographie ni rien ». Pourtant, il raconte dans un ordre chronologique son emploi du temps : le moment où il quitte son internat et les deux jours qui suivent, son errance dans la ville. Mais ce rapport heure par heure, ce compte-rendu détaillé de tous ses faits et gestes s’ouvre vers des parenthèses et des digressions qui rendent le récit autobiographique.

Holden Caulfield fournit des informations qui permettent d'identifier son environnement familial et social. Il parle de ses parents, de son frère aîné; désigné par les initiales D. B., scénariste à Hollywood qui roule en Jaguar, de sa sœur cadette d’une dizaine d’années, Phoebé (le seul être vivant pour lequel il semble éprouver de l’admiration et de l’affection) et également de son jeune frère, Allie, mort d'une leucémie à l’âge de onze ans. Il évoque aussi ses camarades et ses professeurs.

StyleModifier

L'Attrape-cœurs adopte un style parlé, ou même relâché, comprenant des tics de langage, des mots approximatifs et des tournures familières. Sur la première page se trouvent les expressions « mon enfance pourrie », « toutes ces conneries à la David Copperfield », « ma saleté d’autobiographie » et « ce truc idiot ». Le récit est parfois drôle et révèle un humour décalé qui provient en partie de comparaisons saugrenues, d'expressions inattendues et d'argot imaginatif.

De plus, il y a cette interpellation étonnante, ce « vous » qui dès les premiers mots happe le lecteur et le bouscule, le place en position inconfortable, entre curiosité et connivence. C’est à vous, lecteur, que ce récit s’adresse, directement et sans artifice.

Cependant, plus le lecteur avance dans le livre et plus il réalise que ce « vous » est un autre. L'Attrape-cœurs pourrait être la transcription écrite d’un récit enregistré au magnétophone. Dès lors, si ce n’est pas lui qui est pris à partie, le lecteur se trouve face à une nouvelle interrogation : qui est ce « vous » auquel Holden Caulfield s’adresse ? Cette question crée un effet de suspense et laisse supposer que la réponse ne sera fournie qu’à la dernière page du roman.

Le langage dans lequel est écrit le roman constitue son point fort, il est sans doute l'intérêt principal pour les lecteurs anglo-saxons, mais aussi la plus grande source de difficultés pour les traducteurs dans une autre langue. C'est ce qui justifie que le livre ait connu deux traductions en français, aucune d'entre elles n'étant complètement satisfaisante, la seconde plus respectueuse de la forme, la première plus fidèle à l'esprit du livre par sa tonalité juvénile[3].

Caractère du personnageModifier

Le caractère du personnage apparaît lui aussi clairement dès le début du récit, ne serait-ce que par sa façon de s’exprimer, mais également par son comportement. Holden Caulfield porte constamment une casquette de chasse rouge[4]. Il se démarque de ses camarades de son âge qui, tous, assistent au match de football américain de fin d’année. « Vous pouviez entendre leurs gueulantes, profondes et terrifiantes du côté de Pencey, parce que pratiquement toute l’école était là, excepté moi. »

Holden est à part, et selon ses propres termes « terrifié » par cette activité pourtant hautement fédérative qu’est le sport dans un collège de garçons. C'est un personnage qui n'est pas dans la norme. Il est marginal.

Est très révélatrice également de sa personnalité la façon qu’il a de dénigrer, d’exagérer les détails sans importance et de traiter comme insignifiantes les choses qui en réalité le touchent. Dans ses outrances, il perd le sens des proportions et de la mesure, et cette indifférenciation lui permet de jouer l’indifférence. Il aime monter des bobards, se présenter sous de faux noms, faire croire des choses qui ne sont pas, mais lui-même, à ce jeu, perd le sens du réel. Sans doute souffre-t-il d’une trop grande sensibilité dont il se protège par une exagération systématique qui lui permet de tout mettre sur le même plan. En réalité, il a peur de ses émotions, qu’elles soient positives ou négatives, « elles le tuent ». C’est une de ses expressions favorites, qu’il faudrait presque prendre au pied de la lettre.

Les êtres humains n’éveillent en lui que du dégoût, de l’incompréhension, de l’agacement, parfois, au mieux, de la compassion mêlée d’écœurement. Il semble qu’il y ait toujours une distance infranchissable, une barrière entre lui et les autres[5].

Une chose, pourtant anodine, le préoccupe et il y revient plusieurs fois : que deviennent les canards de Central Park lorsque le lac est pris par le gel ? Cette image remplace une interrogation informulée qui inconsciemment doit hanter le personnage : que deviennent les hommes lorsqu'ils perdent tout contact chaleureux avec les autres et lorsque la glace peu à peu les enserre ?
Étranger au monde et à lui-même, Holden ne sait pas quel mal le ronge. Ses difficiles relations aux autres deviennent même impossibles lorsqu’il aborde les filles, car la sexualité tout à la fois le fascine, l’obsède et le terrifie. Ainsi s’explique l’épisode à l’hôtel avec la prostituée qui le traite de « couille molle ».

ConstructionModifier

Le livre, dans sa construction, reprend et explique à la fin des éléments donnés au début. L'Attrape-cœurs, dans sa globalité, relate d’un cas clinique et sa démonstration. Cependant, s’il y a du suspense, il n’y a pas de surprise. Il s’agit en effet de la chronique d’un désastre annoncé.

La clé du roman est donnée par M. Antolini, ce pédagogue un peu hors normes qui aime la philosophie et la poésie et qui comprend, sans doute mieux que d’autres, cet âge incertain et fragile qu’est l’adolescence. Seul ce professeur a su approcher la vérité d'Holden Caulfield : « Franchement je ne sais que diable te dire, Holden [...] J’ai l’impression que tu marches vers une sorte de terrible, terrible chute... » Lui seul a pressenti la catastrophe — et, bien malgré lui, l’a précipitée en voulant aider le jeune homme, en lui témoignant son affection et sa tendresse.

C’est de l’intérieur et intimement que nous comprenons ce dont souffre Holden Caulfield. Le roman est le discours vivant d’un adolescent en proie à un mal-être profond et qui bascule dans la folie. « Ce truc idiot » qu’il raconte, c’est la manière dont il est parti à la dérive, d’un mouvement continu et inéluctable. Le protagoniste perd progressivement ses attaches, L'Attrape-cœurs est l’histoire d’un naufrage.

PerspectivesModifier

L’auteur ne laisse guère d’espoir pour Holden Caulfield, à moins que ce dernier réalise, après s’être confié — même dans le cadre d’une institution —, que c’est la parole qui peut le raccrocher au monde. Ses derniers mots maladroitement expriment cela :

«  Les gens dont j’ai parlé, ça fait comme s'ils me manquaient à présent, c'est tout ce que je sais […] C’est drôle. Faut jamais rien raconter à personne. Si on le fait, tout le monde se met à vous manquer. »

L'adolescent comprendra peut-être que le manque est le revers de l’attachement et que c’est parfois douloureux. Peut-être apprendra-t-il à ne plus avoir peur et à exprimer ses sentiments. Peut-être enfin, comme pour les canards de Central Park, quelqu’un viendra le chercher et le délivrer de son enfermement ?

Autour du livreModifier

Ce livre a marqué J. D. Salinger. Abandonnant sa vie new-yorkaise, il s'exile dans la petite ville de Cornish dans le New Hampshire[6]. L'auteur qui écrivait pourtant :

« Mon rêve, c'est un livre qu'on n'arrive pas à lâcher et quand on l'a fini on voudrait que l'auteur soit un copain, un super-copain et on lui téléphonerait chaque fois qu'on en aurait envie.[7] »

s'isole et n'accorde plus aucune interview, refusant tout entretien, même avec ses pairs. Il ne publie plus rien à partir de 1965 et s'oppose à toute adaptation de L'Attrape-cœurs au cinéma[8]. Cependant, il ne cesse d'écrire et à son décès, plusieurs histoires sont retrouvées dans sa maison [9].

L'Attrape-cœurs est le livre préféré de Bill Gates[10] et de l'actrice Winona Ryder[11].

ControversesModifier

L'assassin de John Lennon, Mark David Chapman, avait sur lui un exemplaire du roman avant de tuer l'ex-membre des Beatles. Les policiers qui arrêtèrent Chapman découvrirent une dédicace de Lennon, signée quelques heures plus tôt.

Un exemplaire de L'Attrape-cœurs est retrouvé dans la chambre d'hôtel de John Warnock Hinckley Jr., qui a tenté d'assassiner le président des États-Unis Ronald Reagan en mars 1981[12].

L'Attrape-cœurs est banni de certaines bibliothèques d'établissements scolaires au motif qu'il donnerait un mauvais exemple aux adolescents et pourrait avoir incité, dans une moindre mesure, Mark David Chapman à tuer le chanteur John Lennon, John Warnock Hinckley Jr. à tenter d'assassiner le président Ronald Reagan et Robert John Bardo à tuer l'actrice Rebecca Schaeffer (ces hommes possédant ce roman comme livre de chevet)[13]. Il est demandé aux professeurs d'expliquer et d'analyser le livre avec les élèves.

Références dans la culture populaireModifier

Les références à L'Attrape-cœurs sont nombreuses et variées dans la culture populaire.

LittératureModifier

  • Le dramaturge français Bernard-Marie Koltès a écrit une pièce de théâtre intitulée Sallinger (avec deux « l ») et publiée en 1995 aux Éditions de Minuit. Le rôle principal est tenu par le « Rouquin », petit frère charismatique et décédé d'Holden Caulfield.
  • Verre Cassé d'Alain Mabanckou : Le héros éponyme rencontre à la fin un personnage qui est en train de lire The Catcher in the Rye et qui prétend être Holden ; ce dernier pose la fameuse question : « où vont les canards quand il fait trop froid ? » à Verre Cassé. C'est à lui que Verre Cassé remet son manuscrit avant de disparaître à la fin du roman.
  • Le monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower) de Stephen Chbosky : Un professeur demande à Charlie de lire The Catcher in the Rye.
  • It Girl de Cecily von Ziegesar : L'Attrape-cœurs est mentionné dans le troisième tome.
  • Another Note de Nishio Ishin : Mello, le narrateur du livre, mentionne Holden Caulfield.
  • Qui es-tu Alaska ? de John Green : Milles lit le roman L'Attrape-cœurs emprunté dans la bibliothèque d'Alaska. Comme dans le roman de J.D. Salinger, John Green évoque le passage de l'adolescence à l'âge adulte.
  • 16 lunes de Kami Garcia et Margaret Stohl : Le personnage principal Ethan parle du roman.
  • 22/11/63 de Stephen King : Le héros Jake, professeur d'anglais, enseigne les thématiques de ce livre alors prohibé au début des années 1960 à des lycéens captivés.
  • Eleanor & Park de Rainbow Rowell : Eleanor offre un exemplaire de L'Attrape-cœurs à Park.
  • Oona et Salinger de Frédéric Beigbeder

MusiqueModifier

  • Dans la chanson The code of love (issue de l'album True), le groupe Spandau Ballet cite The Catcher in the Rye.
  • Le titre du roman est cité dans la chanson We Didn't Start the Fire de Billy Joel, parue en 1989.
  • Le groupe français Indochine a écrit une chanson intitulée Des fleurs pour Salinger.
  • Le groupe de punk-rock californien Green Day a composé une chanson nommée Who wrote Holden Caulfield? (« Qui a écrit Holden Caulfield ? »)
  • Dans la chanson Get it Right de The Offspring, il est fait mention du personnage d'Holden Caulfield.
  • Les paroles de la chanson Rue Simon Bolivar de David McNeil sont : « Mais, papa, c'était déjà trop tard ; j'avais chapardé ma guitare et j'avais lu The Catcher in the Rye »[14].
  • L’image de la couverture de l'album Follow The Leader du groupe Korn s'inspire de l’histoire d'Holden Caulfield, qui voulait devenir le « Catcher In The Rye » : quelqu'un qui empêcherait les enfants de tomber d'une falaise s'ils s'approchent trop près du bord.
  • Le nom du groupe de musique français Holden est un clin d’œil au personnage principal.
  • Dans la chanson Magna Cum Nada du groupe Bloodhound Gang, le titre The Catcher in the Rye et le nom d'Holden Caulfield sont cités.
  • L'Attrape-cœurs est le livre préféré de Frank Iero, guitariste de My Chemical Romance. Son ancien groupe s'appelait comme l'école d'Holden Caulfield : Pencey Prepatory.
  • Le chanteur français Cali se demande « Où vont les canards quand il fait trop froid ? » dans sa chanson Il y a une question (issue de l'album L'Amour parfait), faisant allusion à une question récurrente d'Holden Caulfield.
  • Le groupe britannique Bring Me The Horizon a écrit une chanson intitulée Who wants flowers when you're dead? Nobody en référence à l'œuvre de Salinger.
  • La chanson Catcher In The Rye de Guns N' Roses, extraite de l'album Chinese Democracy, fait directement référence au roman.
  • Dans la chanson Mélancolique, Benjamin Biolay fait référence à L'Attrape-cœurs dans la phrase « Anachronique candeur, politique de l'attrape-cœurs ».
  • Le titre du roman, The Catcher in the Rye, est cité dans la chanson I Must Be Emo du groupe Hollywood Undead.
  • Le groupe britannique Belle and Sebastian cite L'Attrape-cœurs dans les paroles de la chanson Le Pastie de la Bourgeoisie : « Give yourself up to the allure of Catcher In The Rye ».
  • Le groupe américain The Dandy Warhols a composé une chanson intitulée Catcher In The Rye.
  • Le groupe de pop-rock nantais Elephanz a sorti un morceau intitulé The Catcher in the Rye.
  • Dans le clip de la chanson Run (version japonaise) du groupe sud-coréen BTS, une phrase inscrite sur un mur « The mark of the immature man is that he wants to die » fait référence à la citation de Salinger « The mark of the immature man is that he wants to die nobly for a cause, while the mark of the mature man is that he wants to live humbly for one ».

Cinéma et télévisionModifier

  • Dans le film L'Obsédé de William Wyler (1965), le kidnappeur, Freddie Clegg, ne comprend pas pourquoi son otage, Miranda Grey, apprécie ce livre, et finit par le déchirer en le qualifiant d' « ignoble ».
  • Dans le film Annie Hall de Woody Allen, Alvy détient un exemplaire de L'Attrape-cœurs.
  • Dans Shining de Stanley Kubrick, Shelley Duvall — qui interprète l'épouse du personnage joué par Jack Nicholson — apparaît lors de sa première scène en train de lire L'Attrape-cœurs.
  • Dans le film Six degrés de séparation, Will Smith expose les grandes lignes de sa thèse fictive sur L'Attrape-cœurs à la famille bourgeoise qui le reçoit, afin de passer pour un étudiant cultivé.
  • Dans Deux garçons, une fille, trois possibilités, le personnage Alex lit ce livre.
  • Dans Complots, film avec Mel Gibson et Julia Roberts, des cobayes manipulés collectionnent, sans savoir pourquoi, les exemplaires du livre L'Attrape-cœurs (en référence au meurtrier de John Lennon).
  • Dans les films de Kevin Smith, Méprise multiple et Jay et Bob contre-attaquent, deux personnages se prénomment Holden McNeil (Ben Affleck) et Banky Edwards (Jason Lee). Les noms sont des références à Holden Caulfield et Ed Banky, deux personnages de L'Attrape-cœurs.
  • Dans le film Méchant menteur, le personnage interprété par Amanda Bynes explique la signification du titre L'Attrape-cœurs à un élève ayant des difficultés à lire ce roman.
  • Le personnage principal du film The Good Girl, interprété par Jake Gyllenhaal, se nomme Holden Worther en référence à Holden Caulfield. À plusieurs reprises, Holden Worther mentionne L'Attrape-cœurs.
  • Dans le film Ma mère, ses hommes et moi, The Catcher in the Rye est le livre préféré de George Devereaux (Logan Lerman). George demande à sa mère de lui citer son livre favori ; son absence de réponse prouve qu'elle ne connaît pas véritablement son fils, contrairement à Hope qui a su répondre.
  • Dans le film Submarine, Oliver donne un exemplaire de L'Attrape-cœurs à sa petite amie Jordana.
  • Dans le film Dans la maison, Jeanne cite en exemple Mark Chapman, l'assassin de John Lennon, qui avait sur lui un exemplaire de L'Attrape-cœurs, afin de prouver que la littérature peut être malsaine.
  • Dans la série télévisée Pretty Little Liars, Spencer donne un exemplaire de L'Attrape-cœurs à Toby. Dans l'épisode 16 de la saison 1, Toby Cavanaugh (Keegan Allen) est en train de lire The Cather In The Rye lorsque Emily Fields (Shay Mitchell) le rejoint dans le café de Rosewood.
  • Dans la série How I Met Your Mother (saison 8, épisode 9), Ted Mosby appelle le bébé de Lily et Marshall « Holden Crawlfield » (crawl signifiant ramper).
  • Dans la série Esprits criminels, L'Attrape-cœurs est considéré comme le livre de référence pour les tueurs en série[15].
  • Dans le film Sublimes Créatures, le héros du film accroche les couvertures de plusieurs romans sur une carte, dont celle de L'Attrape-cœurs.
  • Dans le film ASHBY de Tony McNamara, L'Attrape-cœurs est donné à lire par le professeur à la fin du cours. Le film raconte l'histoire d'un lycéen qui prend ses marques pour entrer dans l'âge adulte.
  • Dans la série télévisée Riverdale, Veronica surnomme Jughead « Holden Caulfield ».
  • Dans le film Naked, Rob demande à ses élèves leur avis sur le livre.
  • Dans le film Genèse, Guillaume lit L'Attrape-cœurs avant de s'endormir.

Dessins animésModifier

  • Dans l'épisode Irregarding Steve de la saison 2 de la série télévisée d'animation American Dad!, Steve porte une casquette rouge similaire à celle d'Holden Caulfield lorsqu'il annonce son départ pour New York avec Roger.
  • Dans la série télévisée animée inspirée du manga Paradise Kiss de Ai Yazawa, l'héroïne lit L'Attrape-cœurs dès sa première apparition.
  • Dans certains épisodes de la série Ghost in the Shell: Stand Alone Complex, il est question d'un antagoniste récurrent, « le Rieur », qui fait usage d'un logo orné d'une citation de l'Attrape-cœurs : « I thought what I'd do was, I'd pretend I was one of those deaf-mutes » (« Je me ferai passer pour un sourd-muet ») . L'œuvre de Salinger est une source d'inspiration pour ce personnage. A l'épisode 20, le livre est lu par le personnage de Togusa.
  • Le second épisode de la saison 14 de la série South Park débute sur une lecture imposée à l'école de L'Attrape-cœurs. Il inspire par la suite à Stan, Kyle, Eric et Kenny la rédaction d'un livre « encore plus vulgaire et dégoûtant » que L'Attrape-cœurs, dans lequel ils n'ont, d'après eux, trouvé « aucun truc crade ». Ce qui n'est manifestement pas de l'avis de Butters qui se sent obligé de « tuer John Lennon », faisant référence au meurtre de l'ex-membre des Beatles.
  • Dans l'épisode 16 de la série inspirée du manga Assassination Classroom, l'une des questions de l'examen d'anglais porte sur une phrase du livre L'Attrape-cœurs. Lors d'un flash-back, le professeur Koro conseille la lecture de ce livre à ses élèves avec une courte présentation du roman.

Bandes dessinéesModifier

ParfumModifier

Autres références culturellesModifier

BibliographieModifier

Il existe deux traductions françaises de L'Attrape-cœurs chez le même éditeur Robert Laffont. La première de 1953 est signée Jean-Baptiste Rossi (romancier plus connu sous le pseudonyme de Sébastien Japrisot) et la seconde de 1986 est signée Annie Saumont. Jean-Baptiste Rossi, âgé de 22 ans en 1953, a publié trois ans plus tôt chez Robert Laffont son premier roman, Les Mal Partis. J. D. Salinger — qui maîtrisait parfaitement le français — avait félicité le jeune traducteur. En 1996, Sébastien Japrisot souhaite que sa version soit de nouveau disponible à la vente, celle d'Annie Saumont l'ayant remplacée en 1986. Depuis 1998, seule la version d'Annie Saumont est commercialisée. Sébastien Japrisot a traduit les Nouvelles (Nine Stories) de J. D. Salinger en 1961.

Traduction par Jean-Baptiste Rossi

  • Paris : Robert Laffont, 1953, 255 p. (Collection « Pavillons »).
  • Paris : le Livre de poche, 1967, 384 p. (Le Livre de poche, no 2108). Réimpr. 1969.
  • Paris : le Livre de Poche, 1982, 384 p. (Le Livre de poche, no 2108).
  • Paris : Librairie générale française, 1984, 282 p. (Le Livre de poche, no 2108). (ISBN 2-253-00978-4).

Traduction par Sébastien Japrisot (anagramme et pseudonyme de Jean-Baptiste Rossi).

  • Paris : Robert Laffont, 1996, 258 p. (Collection « Pavillons »). (ISBN 2-221-08339-3).

Traduction par Annie Saumont

  • Paris : Robert Laffont, 1986, 237 p. (Collection « Pavillons ») (ISBN 2-221-04957-8).
  • Paris : Librairie générale française, 1991, 255 p. (Le livre de poche, no 2108) (ISBN 2-253-00978-4).
  • Paris : Pocket, 1994, 252 p. (Pocket, no 4230) (ISBN 2-266-06233-6)
  • Paris : Robert Laffont, 1998, 235 p. (Collection « Pavillons ») (ISBN 2-221-08817-4).
  • Paris : Robert Laffont, 2003, 237 p. (Collection « Pavillons ») (ISBN 978-2-221-09909-4).
  • Paris : Pocket, 2005, 257 p. (Pocket jeunes adultes). (Pocket jeunesse, n° J1504) (ISBN 2-266-14986-5).
  • Paris : Pocket, 2010, 257 p. (Pocket jeunes adultes). (Pocket jeunesse, n° J1504) (ISBN 978-2-266-20594-8).
  • Paris : Robert Laffont, 2016, 246 p. (Collection « Pavillons poche ») (ISBN 978-2-221-15748-0).

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier

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