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L'Amour sorcier

ballet-pantomime composé par Manuel de Falla

OrchestrationModifier

Effectif symphonique : cordes, trois flûtes, hautbois, basson, deux clarinettes, deux cors, deux trompettes, cloches, timbales, batterie, et piano. La durée de l'œuvre varie entre 24 et 28 minutes selon les interprétations.

ArgumentModifier

Le fantôme de son ancien amant revient hanter Candela la gitane. Pour pouvoir aimer librement Carmelo, elle trouve un moyen pour rompre le maléfice et éloigner à jamais le revenant en détournant son attention vers une autre femme.

MouvementsModifier

  1. Introducción y escena (Introduction et scène)
  2. En la cueva - La noche (Dans la cave - La nuit)
  3. Canción del amor dolido (Chanson de l'amour douloureux)
  4. El aparecido (L'apparition)
  5. Danza del terror (Danse de la frayeur)
  6. El circulo magico (Le cercle magique)
  7. Romance del pescador (Romance du pêcheur)
  8. Danza ritual del fuego (Danse rituelle du feu)[1]
  9. Escena (Scène)
  10. Canción del fuego fatuo (Chanson du feu follet)
  11. Pantomima (Pantomime)
  12. Danza y canción del juego de amor (Danse et chanson du jeu d'amour)
  13. Final - Las campanas del amanecer (Finale - Les cloches du matin)

La pantomime pour orchestre de chambreModifier

À l'origine L'Amour sorcier est une « gitanerie musicale » en 16 tableaux pour orchestre de chambre et cantaora (chanteuse de flamenco) ; c'est une pantomime dansée avec dialogues et chants dont l'esprit est proche de L'Histoire du soldat de Stravinski. Falla la compose à la demande de Pastora Imperio, alors considérée comme une des plus grandes danseuses de flamenco. L'œuvre est créée le 15 avril 1915 au Teatro Lara de Madrid, avec Pastora Imperio dans le premier rôle, mais ne rencontre aucun succès.

Effectif original : cantaora et parties parlées, flûte (piccolo), hautbois, cor, cornet, cloches, piano, deux premiers violons, deux second violons, deux altos, deux violoncelles et contrebasses.

La version pour orchestre symphoniqueModifier

En 1916, Falla remanie profondément l'œuvre, qu'il réorchestre pour un effectif symphonique avec mezzo-soprano. Il supprime les parties dialoguées et ne conserve que trois parties chantées. La création a lieu à Madrid, le 28 mars 1916 avec l'orchestre symphonique de Madrid dirigé par Enrique Fernández Arbós.

Le balletModifier

En 1925, L'Amour sorcier est transformé en ballet avec le même effectif pour orchestre, certaines parties sont supprimées dont la chanson de l'amour douloureux et le compositeur remplace les parties chantées dans la danse du jeu d'amour et le finale, par des instruments. Cette version est popularisée par la compagnie de ballet de La Argentina à Paris en 1928.

La chorégraphieModifier

En octobre 2013, Jean-Claude Gallotta co-signe l’Histoire du soldat de Stravinsky et el Amor brujo (l’Amour sorcier) de Manuel de Falla avec les deux autres artistes de la MC2: Grenoble, le chef d’orchestre Marc Minkowski, directeur des Musiciens du Louvre et le metteur en scène Jacques Osinski, directeur du Centre dramatique national des Alpes.

Source d'inspirationModifier

La 3e novelette en mi mineur de Francis Poulenc est inspiré de la mélodie du mouvement Danza y canción del juego de amor (la partition le mentionne).

DiscographieModifier

Version de chambre (1915)Modifier

  • Orchestre de chambre du Théâtre Lliure, direction Josep Pons, cantaora Ginesa Ortega. 1991 Harmonia Mundi HMC905213

Version symphoniqueModifier

CinémaModifier

RéférencesModifier

  1. « L'Amour sorcier - Danse rituelle (M. de Falla) Association des Concerts Lamoureux, dir. Albert Wolff », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 8 décembre 2017)

Voir aussiModifier