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L'Épreuve (Marivaux)

livre de Pierre Carlet de Marivaux
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L’Épreuve
Image illustrative de l’article L'Épreuve (Marivaux)
Première page de l’édition Merigot, Paris, 1740.

Auteur Marivaux
Pays Drapeau de la France France
Genre Comédie
Éditeur Mérigot
Lieu de parution Paris
Date de parution 1740
Date de création
Metteur en scène Comédiens français
Lieu de création Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain

L’Épreuve est une comédie en un acte et en prose de Marivaux représentée pour la première fois le par les Comédiens Italiens au théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain.

Un des bijoux les plus finement ciselés du théâtre de Marivaux, l’Épreuve a souvent été refaite et les comédiens l’appelaient ordinairement l’Épreuve nouvelle, pour la distinguer de l’Épreuve réciproque, de l’Épreuve villageoise, etc. Comme dans nombre de ses pièces, le dénouement de l’intrigue repose sur un travestissement.

PersonnagesModifier

  • Madame Argante.
  • Angélique, sa fille.
  • Lisette, servante d'Angélique.
  • Lucidor, amant d'Angélique.
  • Frontin, valet de Lucidor.
  • Maître Blaise, jeune fermier du village.

L’intrigueModifier

Lorsque Lucidor, fils d’un riche bourgeois et à la tête d’une fortune considérable, est tombé malade à la campagne, une famille d’honnêtes et peu riches propriétaires campagnards l’a soigné. La jeune fille surtout, Angélique, a pris de lui un soin tout particulier. Elle est charmante et Lucidor serait heureux de l’épouser, mais il voudrait, avant de lui offrir sa main, savoir si c’est lui qu’elle aime ou sa fortune. Il apprend qu’un fermier (pauvre et nul) du voisinage la recherche en mariage. Il fait venir de Paris son valet Frontin, l’habille en homme du monde, puis, rencontrant Angélique, lui dit qu’il lui a trouvé un mari, son ami intime, un autre lui-même, qui demeure à Paris, dans la même maison que lui. Angélique, heureuse et confuse, ne doute pas que ce futur, bien qu’il ne se soit pas nommé, ne soit Lucidor lui-même. Elle le dit même à Lisette. Aussi lorsqu’on lui présente Frontin, elle ne le regarde même pas ; elle se fâche contre tout le monde, contre Lisette, contre Lucidor qui l’a mal jugée, contre sa mère qui s’indigne qu’elle ait refusé le parti avantageux qu’on lui offrait. De dépit, elle dit qu’elle épousera Blaise et tâchera de l’aimer. Resté seul avec Angélique, Lucidor la calme et lui avoue qu’il l’aime et qu’il a seulement voulu s’assurer de son amour. C’est lui qui veut être son époux. On ne sait pas si Angélique est heureuse : son silence en fin de scène est équivoque. Marivaux souhaitait une pièce Baroque, dans le sens où le spectateur se forge sa propre opinion.

BibliographieModifier

  • (en) Derek F. Connon, « The Servant as Master: Disguise, Role-Reversal and Social Comment in Three Plays of Marivaux », Studies in the Commedia dell’Arte, Cardiff, U of Wales P, 1993, p. 120-37.
  • Antoine Spacagna, « Le Jeu linguistique et l’épreuve dans l’Épreuve », Langue, littérature du XVIIe et du XVIIIe siècle : mélanges offerts à M. le Professeur Frédéric Deloffre, Paris, SEDES, 1990, p. 393-404.

SourceModifier

  • Jean Fleury, Marivaux et le marivaudage, Paris, Plon, 1881, p. 144-5.

Liens externesModifier

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