Krodo

divinité ou idole saxonne

Krodo, Krodon, Chrodo(n), Krodus ou C(h)rodus est le nom d'une divinité ou d'une idole saxonne mentionnée uniquement en 1492 par Conrad Bote dans sa Chronique des Saxons (de).

Illustration et interprétation de Krodo dans la Chronique des Saxons de Conrad Bote (1492).

Conrad Bote raconte dans sa chronique que lors de la guerre des Saxons, Charlemagne renversa à Harzburg (en) une idole qui ressemblait à Saturne, et que le peuple appelait Krodo ; il ajoute une gravure en bois, présentant un vieux homme à cheveux longs, barbe longue, vêtu en chemise, tenant à la main gauche élevée une roue et à la main droite un panier rempli de fruits ou de fleurs, debout, les pieds nus, sur un grand poisson[1]. La roue pourrait symboliser les rayons du soleil, le feu ; le panier la fertilité, la terre ; le poisson, l'eau ; la bande de toile ondulée formant sa ceinture, le vent, l'air. Les attributs de Krodo pourraient représenter les quatre éléments.

Pour Georg Fabricius, Krodo avait la figure d'un moissonneur, ceint d'un morceau de linge, qui tenait de la main droite un petit vase plein de roses, et une roue de char de la main gauche, qu'il élevait en l'air ; il foulait aux pieds une perche, poisson hérissé d'écailles et de piquants[2].

Selon Albrecht Krantz, Krodo était le Saturne des Saxons[3].

L'« Autel de Krodo » (musée de Goslar).

Il existe à Goslar un autel en bronze du XIe siècle qui porte le nom d'« Autel de Krodo » (Krodoaltar (en)).

Notes et référencesModifier

  1. Christopher Andreas Holmboe : « Krodo, idole saxonne renversée par Charlemagne », In: Annales de philosophie chrétienne, 33e année, 5e série, tome VII, 66e volume de la collection, Bureau des Annales de Philosophie Chrétienne, Paris, 1863, pp. 315-320.
  2. Jacques-Paul Migne, Dictionnaire universel de mythologie : ancienne et moderne, Paris (Petit-Montrouge) : Chez J.-P. Migne, éditeur, 1855, pp. 279-280 (lire en ligne).
  3. François Sabbathier, Dictionnaire pour l'intelligence des auteurs classiques Grecs et Latins, tant sacrés que profanes, contenant la géographie, l'histoire, la fable et les antiquités, tome vingt-quatrième, Paris : Chez Delalain, libraire, 1777, p. 194 (lire en ligne).

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BibliographieModifier

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