Koreyoshi Kurahara

réalisateur japonais
Koreyoshi Kurahara
蔵原 惟繕
Description de cette image, également commentée ci-après
Koreyoshi Kurahara en 1967
Naissance
Kuching (Sarawak)
Nationalité Drapeau du Japon Japonaise
Décès (à 75 ans)
Yokohama (Japon)
Profession Réalisateur
Scénariste
Films notables Antarctica

Koreyoshi Kurahara (蔵原 惟繕, Kurahara Koreyoshi?), né le et mort le , est un réalisateur et scénariste de films japonais.

BiographieModifier

Koreyoshi Kurahara fait ses études en cinéma à l'université Nihon. Il est le frère aîné du réalisateur Koretsugu Kurahara (ja).

Ses études achevées, en 1952, il est embauché comme assistant directeur par les studios Shochiku de Kyoto. Deux ans plus tard, il quitte ce poste pour entrer aux studios Nikkatsu, où il travaille surtout comme assistant directeur en chef pour le réalisateur Eisuke Takizawa.

Il réalise en 1957 son premier film, J'attends (俺は待ってるぜ, Ore wa matteruze?), mettant en vedette Yūjirō Ishihara et gagne la réputation d'un metteur en scène qui utilise des mouvements et des angles de caméra soignés et expressifs. Dans plusieurs des films qu'il réalise au cours des années qui suivent, il collabore de nouveau avec Yūjirō Ishihara et avec l'actrice Ruriko Asaoka.

En 1960, il réalise Intimidation (ある脅迫, Aru kyōhaku?), le premier film noir japonais. En 1964, Le Soleil noir (黒い太陽, Kuroi taiyō?) est le récit d'un amitié entre un GI noir et un jeune vagabond japonais obsédé par le jazz. Les deux hommes deviennent des hors-la-loi et le film dépeint leur lien grandissant, révélateur d'un choc culturel aussi absurde que tragique.

Après 1967, Soif d'amour (愛の渇き, Ai no kawaki?) est le premier d'une série de gros succès populaires qui culminent, en 1983, avec Antarctica (南極物語, Nankyoku monogatari?), dont les recettes s'élèvent à 5.9 millions de yen, un record. Le film se maintient à la première place du box office nippon jusqu'à ce qu'il soit surpassé, en 1997, par le film d'animation Princesse Mononoke de Miyazaki Hayao.

Entre 1955 et 1991[1], Koreyoshi Kurahara aura réalisé 43 films et écrit 4 scénarios.

FilmographieModifier

Assistant réalisateurModifier

RéalisateurModifier

  • 1957 : J'attends (俺は待ってるぜ, Ore wa matteruze?)
  • 1958 : L'Homme au milieu du brouillard (霧の中の男, Kiri naka no otoko?)
  • 1958 : Fūsoku 40 mētoru (風速40米?)
  • 1958 : Arashi no naka o tsuppashire (嵐の中を突っ走れ?)
  • 1959 : Dai san no shikaku (第三の死角?)
  • 1959 : La femme qui vient du fond de l'océan (海底から来た女, Kaitei kara kita onna?)
  • 1959 : Dynamite ni hi o tsukero (爆薬に火をつけろ?)
  • 1959 : Warera no jidai (われらの時代?)
  • 1960 : Kyōnetsu no kisetsu (狂熱の季節?)
  • 1960 : Intimidation (ある脅迫, Aru kyōhaku?)
  • 1961 : Kono wakasa aru kagiri (この若さある限り?)
  • 1961 : Arashi o tsukkiru jetto-ki (嵐を突っ切るジェット機?)
  • 1962 : Un type méprisable (憎いあンちくしょう, Nikui an-chikushō?)
  • 1962 : Garasu no jonī: Yajū no yō ni miete (硝子のジョニー 野獣のように見えて?)
  • 1962 : Mekishiko mushuku (メキシコ無宿?)
  • 1963 : Nanika omoshiroi koto nai ka (何か面白いことないか?)
  • 1964 : Le Soleil noir (黒い太陽, Kuroi taiyō?)[3]
  • 1964 : Dévotion ardente (執炎, Shūen?)[4]
  • 1965 : Yoake no uta (夜明けのうた?)
  • 1966 : Cœur de Hiroshima (愛と死の記録, Ai to shi no kiroku?)[5]
  • 1967 : Soif d'amour (愛の渇き, Ai no kawaki?)[6]
  • 1969 : Eiko e no 5,000 kiro (栄光への5000キロ?)
  • 1973 : Hi wa shizumi, hi wa noboru (陽は沈み陽は昇る?)
  • 1975 : Ame no Amsterdam (雨のアムステルダム?)
  • 1978 : Kita-kitsune monogatari (キタキツネ物語?) (documentaire)
  • 1980 : Zou monogatari (象物語?) (documentaire)
  • 1981 : Seishun no mon (青春の門?)
  • 1982 : Seishun no mon: Jiritsu hen (青春の門 自立篇?)
  • 1983 : Antarctica (南極物語, Nankyoku monogatari?)
  • 1985 : Haru no kane (春の鐘?)
  • 1986 : La Route ou Des gens sans importance (, Michi?)[7]
  • 1988 : Umi e (海へ See You?)
  • 1991 : Sutoroberi rodo (ストロベリーロード?)
  • 1995 : Hiroshima (téléfilm)

ScénaristeModifier

ProducteurModifier

MonteurModifier

Récompenses et distinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. (ja) « Filmographie », sur JMDB (consulté le 16 avril 2018)
  2. L'Homme à abattre : titre français du film lors de la rétrospective « Kō Nakahira, le troisième homme de la nouvelle vague japonaise » du 20 novembre au 11 décembre 2012 à la MCJP
  3. Le Soleil noir (1964) : titre français lors de la rétrospective « Centenaire de la Nikkatsu » du 7 décembre 2011 au 20 janvier 2012 à la Cinémathèque française
  4. Dévotion ardente : titre français du film lors de la rétrospective « La Nikkatsu où la modernité toujours recommencée » du 2 octobre au 27 octobre 2007 à la MCJP
  5. Cœur de Hiroshima : titre français du film d'après le catalogue de Hideko Govaers, Reiko Inoue et La Cinémathèque française, Le Cinéma japonais de ses origines à nos jours (de janvier 1984 à avril 1985), Cinémathèque française, 1er trimestre 1984, 144 p. (lire en ligne), p. 138
  6. Soif d'amour : titre français du film d'après le catalogue de Hideko Govaers, Reiko Inoue et La Cinémathèque française, Le Cinéma japonais de ses origines à nos jours (de janvier 1984 à avril 1985), Cinémathèque française, 1er trimestre 1984, 144 p. (lire en ligne), p. 138
  7. « Des gens sans importance, d’après le roman de Serge Groussard », tel est inscrit en français le sous-titre sur l’affiche japonaise du film qui reprend donc l’intitulé du roman paru en 1949. Ce film japonais n’est jamais sorti en France ; par contre, le roman a déjà été adapté pour le cinéma sous ce même intitulé par le cinéaste Henri Verneuil en 1956.

Liens externesModifier