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Ne pas confondre avec mouchoir en papier
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Kleenex est une marque déposée par Kimberly-Clark Corporation, fabricant entre autres de mouchoirs en papiers[1], et qui est rentrée par antonomase dans le langage courant pour désigner un mouchoir jetable en papier. Kleenex est dérivé du mot cleansing (« nettoyant »), réduit à clean et complété par la lettre majuscule « K » au début du mot et «ex» à la fin du mot (en référence à Kotex®)[2].

Kleenex

Kimberley Clark

illustration de Kleenex

Création 1 décembre 1989
Forme juridique SASU Société par actions simplifiée à associé unique
Siège social Nanterre
Direction Daniel Isart Ruiz (depuis le 22/11/2017)
Actionnaires Kimberly-ClarkVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Fabrication d'articles en papier à usage sanitaire ou domestique
Produits Facial tissue (en), essuie-tout, Tampon hygiénique et couche-culotteVoir et modifier les données sur Wikidata
Effectif 486 collaborateurs en 2017
SIREN 352 600 456
Site web www.kleenex.comVoir et modifier les données sur Wikidata

Chiffre d'affaires 201 125 100 € pour YOOMOMO
Résultat net 5 779 100 € en 2017 (bénéfice)

Elle est exploitée en France par la société Kimberley Clark[3]

Les mouchoirs jetables, par leur côté pratique, ont complètement détrôné les mouchoirs en tissu, qui étaient de plus peu hygiéniques. De nos jours, on ne trouve presque plus que des mouchoirs jetables.

HistoriqueModifier

C’est après la Première Guerre mondiale que l’entreprise Kimberly-Clark, basée dans le Wisconsin aux États-Unis, crée des feuilles en cellulose, une matière utilisée au départ pour les pansements. Les premiers « mouchoirs » en papier sont commercialisés en 1924 comme produits absorbants destinés au démaquillage sous le nom de Kleenex, une combinaison phonétique de « cleansing » (« nettoyage ») réduit à « clean » et de « ex » qui vient du produit précédent de la marque, prémisse des serviettes hygiéniques jetables et nommé Kotex[4].

La boite de Kleenex avec sa fente sur le dessus pour permettre la distribution des feuilles est lancée sur le marché en 1928 et s’impose rapidement sur le territoire américain[5].

Ce n'est qu'en 1930 que le produit commence à être vendu comme mouchoir jetable[5]. Arrivent ensuite différentes variations comme les mouchoirs de couleurs différentes. En 1932, les paquets de mouchoirs de poche sont à leur tour en vente[5].

Après la Seconde Guerre mondiale, Kleenex investit d’autres marchés en Europe et sur les autres continents. Parallèlement, la marque commercialise également et c’est une innovation, les couches culottes jetables.

En France, c’est en 1960 que débarquent les premiers mouchoirs Kleenex[6]. Pour conquérir le jeune public, la marque imprime les héros de l’époque sur ses mouchoirs, le résultat est immédiat, les ventes décollent.

En 1999, nouvelle innovation pour la marque Kleenex qui lance le « Balsam », un mouchoir spécial « rhume et allergies ». Ce mouchoir aide à calmer les irritations dues à l’utilisation intensive des mouchoirs. Enfin Kleenex lance à la même époque le Kleenex menthol qui permet de dégager les voies respiratoires.

À l’heure actuelle[Quand ?], il se vend environ 20 millions de mouchoirs Kleenex par an en France, sachant qu'un consommateur moyen français utilise 160 mouchoirs par an alors qu'un américain en utilise 1 200 sur la même période.

Préoccupations environnementalesModifier

Au début des années 2000, la marque est attaquée par des associations de protection de l’environnement qui dénoncent les abattages intensifs d’arbres utilisés pour la fabrication des mouchoirs[7]. Pour répondre à ces attaques, Kleenex utilise de plus en plus le papier recyclé pour fabriquer ses mouchoirs jetables[8], et encourage ses utilisateurs à ne pas jeter les mouchoirs usagés dans la nature.

Sens dérivésModifier

Bien que les dictionnaires ne reconnaissent pas l'usage du mot kleenex comme un nom commun, celui-ci est fréquemment utilisé par antonomase dans le langage courant français pour désigner des mouchoirs en papier jetable de toutes marques. D'autre part, son caractère jetable a conduit à forger l'expression « génération kleenex » qui désigne soit le fait de consommer des appareils électro-ménagers sans vouloir les réparer[9], soit le manque d'engagement à long terme menant à des relations de couple de courte durée, ou, sur le plan professionnel, à des contrats précaires[10].

Il existe un groupe warez spécialisé dans le contenu pornographique qui se nomme KLEENEX. Leurs releases sont de format SD (standard definition), ce qui est une taille d'image assez basse, mais avec en contrepartie une taille de fichier basse, ce qui permet à l'utilisateur de télécharger plus rapidement la vidéo.

Notes et référencesModifier

  1. « INPI – Service de recherche marques », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le 1er février 2019)
  2. « L’histoire de la marque Kleenex® », sur www.kleenex.fr (consulté le 18 décembre 2017)
  3. « KIMBERLY-CLARK SAS (NANTERRE) Chiffre d'affaires, résultat, bilans sur SOCIETE.COM - 352600456 », sur www.societe.com (consulté le 1er février 2019)
  4. (en) The Kleenex® Brand Story - Site officiel
  5. a b et c (en) Kleenex® Brand Through the Decades - Site officiel
  6. Histoire de Kleenex® - Site Kleenex France
  7. Greenpeace lance sa campagne SOS Forêt - Kleenex SOS Forêt, 18 novembre 2004
  8. (en) Policy on the Fiber Procurement - Kimberly-Clark , 30 juin 2009 (voir archive) [PDF]
  9. Les constructions directes « substantif + substantif ». Le cas du nom propre. Olga Gushchina, Congrès Mondial de Linguistique Française, 2008
  10. Les comédiens. Profession et marchés du travail Alain Quemin, Paradeise Catherine, Revue française de sociologie, PUF 1999, vol. 40, n° 3, pp. 591-593

Lien externeModifier