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Kiwoàlàh

personnage d'Astérix

Kiwoàlàh
Personnage de fiction apparaissant dans
Astérix.

Origine Indien
Sexe Masculin
Activité gourou
Famille cousin : Iznogoud

Créé par Albert Uderzo
Séries Astérix
Albums 1
Première apparition Astérix chez Rahàzade

Kiwoàlàh est un personnage de fiction de la série de bande dessinée Astérix, apparaissant dans Astérix chez Rahàzade. C'est un méchant gourou vivant dans le pays de l'Indus.

Carte d'identitéModifier

Rôle du personnageModifier

Dans le royaume du rajah Cékouhaçà, dans la vallée du Gange, la saison de la mousson s'achève sans qu'aucune goutte de pluie ne soit tombée. Le gourou Kiwoàlàh a décrété que s'il ne pleut pas avant mille et une heures, la princesse Rahàzade devra être sacrifiée pour calmer la colère des dieux. Pour éviter ce malheur, le fakir Kiçàh se rend dans le village d'Astérix pour ramener avec lui le barde Assurancetourix, notoirement connu pour faire pleuvoir dès qu'il se met à chanter.

Très vite, Kiwoàlàh est suspecté par Cékouhaçà d'avoir imposé ce décret dans l'unique but de devenir le seul héritier du trône après le sacrifice de la princesse. Le gourou profite de sa relation privilégiée avec les dieux pour prétexter que ce n'est pas sa volonté mais la leur. Plus tard dans l'histoire, Kiwoàlàh se réjouit avec son serviteur Mercikhi de la réussite imminente de son usurpation du trône, car le délai des mille et une heures est bientôt écoulé alors que Kiçàh n'est toujours pas revenu avec Assurancetourix. D'ailleurs, il ne croit pas qu'un homme ait le pouvoir de faire tomber la pluie à lui seul. Son serviteur lui demande ce qu'il comptera faire s'il ne pleut toujours pas après le sacrifice, ce à quoi le gourou lui répond que c'est le tête de Cékouhaçà qui tombera.

Seulement, Kiçàh arrive à temps, en compagnie d'Assurancetourix, d'Astérix et d'Obélix. L'effroi de Kiwoàlàh se dissipe très vite, le barde étant devenu aphone pendant le voyage et ne pouvant donc pas chanter.

Cékouhaçà ordonne que l'on emmène Assurancetourix chez Pourkoipàh, l'éleveur d'éléphants, qui seul a le remède rapide et efficace pour guérir le barde : rester plongé durant une nuit dans un bain composé de lait, de bouse et de poils d'éléphant. Kiwoàlàh envoie alors deux sbires en vue de capturer le barde pendant la nuit, afin que le remède n'agisse pas. Leur mission est de le déposer au milieu du cimetière des éléphants pour qu'il se fasse tuer par ces derniers.

Au moment où Kiçàh et les gaulois partent ramener le barde, Kiwoàlàh demande à Mercikhi de les retarder. Un peu plus tard, le gourou confie qu'il envisage d'être rajah à la place du rajah, à l'instar de son cousin Iznogoud.

Le barde n'étant toujours pas là à la fin du compte à rebours, Kiwoàlàh emmène la princesse Rahàzade se faire hacher la tête. Au moment où le sacrifice est sur le point de se réaliser, les Gaulois arrivent et sauvent la princesse in extremis. Kiwoàlàh est capturé par Kiçàh qui, quelques instants plus tard, le jette à terre depuis son tapis volant. Le barde, en fin de compte sauvé, réussit tout de même à chanter (grâce à une gorgée de potion magique) et la pluie tombe enfin. Kiwoàlàh et son serviteur s'enfuient grâce à leur tapis volant.

Portrait physiqueModifier

Kiwoàlàh a une vraie tête de méchant : il a la peau verdâtre, les yeux malicieux, un nez et un menton crochus, les dents en avant, ainsi que sourcils, une moustache et une barbe pointus. Sa tenue vestimentaire est très originale : il porte une tunique bleue étoilée, avec sur le devant un énorme visage jaune arborant un sourire méchant (comparable à un smiley). Il porte un turban noir en pointe et des souliers violets. Sa démarche est courbée. Son physique n'est pas loin de celui d'Amonbofis, autre méchant des aventures d'Astérix.

Portrait moral et caractèreModifier

Méchant de base, Kiwoàlàh l'est à beaucoup de points de vue. Son ambition est de s’emparer du trône, et il n'hésite pas à programmer le sacrifice de la princesse pour y arriver. Il ne cache pas qu'il envisage aussi de tuer le rajah ; aussi, il décide de tuer Assurancetourix en le déposant au plein milieu d'un cimetière d'éléphants. Il se sert de sa relation privilégiée avec les dieux pour oser parler en leur nom, en vue d'assouvir ses désirs personnels. Il ressemble sur ces points à son cousin Iznogoud, bien que ce dernier s'attire plus de sympathie car il est souvent ridicule.

NomModifier

  • Origine de son nom : qui voilà ?

Kiwoàlàh dans le mondeModifier

Comme beaucoup de personnages de la série, son nom évolue selon les pays et les éditions linguistiques. Ainsi il est appelé :

HommageModifier

Uderzo fait un clin d'œil à Iznogoud en faisant dire par Kiwoàlàh que Iznogoud est son cousin. Cette allusion est « hors continuité » (elle ne doit pas être considérée comme une information sérieuse pour la série Iznogoud) puisque Iznogoud vit des siècles après cette scène. Ce clin d'œil se rapproche fortement du crossover, mais il n'en est pas un au sens strict.

Voir aussiModifier

SourcesModifier

  • Le Livre d'Astérix le gaulois, Albert-René, 1999.
  • Dictionnaire Goscinny, JC Lattès, 2003.