Kiryat Gat

ville israélienne

Kiryat Gat
(he) קריית גת
Blason de Kiryat Gat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau d’Israël Israël
District District sud
Maire Aviram Dahari (en) (2003- )
Démographie
Population 52 709 hab. (2013)
Densité 3 082 hab./km2
Géographie
Coordonnées 31° 36′ 22″ nord, 34° 46′ 18″ est
Altitude 125 m
Superficie 1 710,2 ha = 17,102 km2
Divers
Date de création 1954
Localisation
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Kiryat Gat
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Kiryat Gat (קריית גת) est une ville d'Israël.

HistoireModifier

Elle a été fondée comme camp de transit pour les nouveaux immigrants en 1954 (en hébreu, ma'abara). L'année suivante la camp a été transformé en ville de développement[1].

L’emplacement de la ville de Kiryat Gat a été choisi parce qu'il se trouvait sur les frontières de Gaza[2], « afin d’implanter une présence juive entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, deux territoires qui, au moment de la fondation de Qiryat Gat, étaient respectivement sous contrôle égyptien et jordanien et éviter toute annexion arabe[3] ».

Elle a d'abord accueilli des immigrants venus du Maroc, et d'Inde. Au cours des années 1990, des immigrants d'ex-Union soviétique s'y installent représentant aujourd'hui près d'un tiers de la population. Elle compte à présent environ 50 000 habitants[4].

Elle a obtenu le statut de conseil local en 1958, puis de ville en 1972. Aujourd'hui, c'est une ville moyenne avec une industrie développée.

NomModifier

Elle doit son nom à sa proximité avec le site voisin de Tel Erani (en) qui avait été identifié de manière erronée avec la ville antique de Gath. Aujourd'hui, la ville philistine de Gath est identifiée au site de Tel Zafit à 10 km au nord de Kiryat Gat.

Découverte archéologiqueModifier

En 2014, l’Autorité des Antiquités d’Israël a annoncé la découverte des ruines d’une église byzantine vieille de 1500 ans à Moshav Aluma (en), à trois kilomètres au Nord-Ouest de la ville[5].

Dans cette église du Ve siècle, la Croix est représentée au sol, gemmée, entourée d'un médaillon richement décoré, avec sur les côtés les lettres A et   et à son pied, deux coqs. Cette représentation ignore Théodose II qui en l'an 427 interdit de figurer la Croix sur le sol. Elle doit être figurée dans les portions les plus honorables des édifices de culte. Cette interdiction est maintenue sous le règne de Valentinien III (419-455)[6].

Personnes liées à la communeModifier

JumelageModifier

Voir aussiModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Partnership 2000, Kiryat Gat », Jewish United Fund (consulté le 20 octobre 2008)
  2. de Crousaz Pascal, « Le facteur démographique dans la détermination par Israël de ses frontières avec les Palestiniens », A contrario, 2005/2 (Vol. 3), p. 66-98. URL : https://www.cairn.info/revue-a-contrario-2005-2-page-66.htm
  3. https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/4618/Gamache_Etienne_2010_memoire.pdf
  4. Youval Achouch, Yoann Morvan. "Kiboutz et villes de développement en Israël. Les utopies sionistes, des idéaux piégés par une histoire tourmentée" . justice spatiale - spatial justice, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, UMR LAVUE 7218, Laboratoire Mosaïques, 2012, Utopies et justice spatiale, 5, http://www.jssj.org/article/les-utopies-sionistes-des-ideaux-pieges-par-unehistoire-tourmentee-kiboutz-et-villes-de-developpement-en-israel/ <http://www.jssj.org>. <halshs01518738>
  5. Israël : Découverte d'une église byzantine vieille de 1500 ans
  6. François Boespflug, La Crucifixion dans l’art : Un sujet planétaire, Montrouge, Bayard Editions, , 559 p. (ISBN 978-2-227-49502-9), p. 33 et 70